• Voici un ouvrage plein de tendresse qui conte avec réalisme la vie compliquée d'enfants âgés d'une douzaine d'années qui sont confrontés à la pauvreté, la maladie et l'amour, à Varsovie en 1910. L'auteur de cet ouvrage, Janusz Korczak, de son vrai nom Henryk Gildszmit, était un grand pédiatre et fut au fondement de célèbres pédagogies éducatives. Il fonda la Maison de l'orphelin en Pologne et lutta pour les droits des enfants. Il mourut en 1942, au camp de déportation de Treblinka avec un groupe d'enfants qu'il n'avait pas voulu abandonner.

  • Le droit de l'enfant au respect condense, en quelques dizaines de pages, l'essentiel de la pensée korczakienne. L'auteur y dénonce avec vigueur le manque de considération dont souffrent les enfants, à la maison comme à l'école, entretenu par l'égoïsme, l'ignorance ou l'orgueil des adultes. Il revendique, au nom des enfants, leur droit à être ce qu'ils sont, c'est-à-dire des êtres humains non pas en devenir, mais à part entière, qui méritent respect, écoute et confiance. Peut-on faire semblant de vivre ? « La hiérarchie des âges n'existe pas » nous dit Janusz Korczak.
    Publié pour la première fois plus d'un demi-siècle avant la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant, ce manifeste est toujours aussi frappant d'actualité.

  • Seul à seul avec Dieu

    Janusz Korczak

    • Points
    • 23 November 1995

    Cet ouvrage, seul à seul avec dieu, texte poétique au ton intimiste et d'une grande fraîcheur, montre le côté le plus mystérieux de la personnalité de janusz korczak : sa foi en dieu.
    C'est d'une rencontre avec le dieu unique dont il s'agit ici, ce dieu avec lequel il dialogue dans sa solitude et sa conscience de juste. ces "prières de ceux qui ne prient jamais" révèlent un homme déchiré, un errant solitaire, fasciné par la justice et la liberté.
    Un texte bouleversant de vérité, d'humanisme et de foi, oú l'on reconnaît sans peine la plainte et le cri universels du psalmiste de la bible.

  • Le roi est mort, et son successeur, son fils Mathias, est encore un petit garçon. Les ministres veulent gouverner seuls, mais Mathias Ier, lui, veut régner.

  • Janusz Korczak s'intéressa de très près à la radio polonaise dès sa création en 1925. Il reçut rapidement des propositions de collaboration qui aboutirent à une série de textes radiophoniques intitulés "Causeries du Vieux Docteur." Ils furent diffusés à une fréquence plus ou moins importante en fonction des années, de 1930 jusqu'à l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en septembre 1939. Le succès de ces causeries fut fulgurant auprès des enfants mais aussi des adultes. Il ne subsiste malheureusement aucun enregistrement. Seuls De la pédagogie avec humour et les 7 feuilletons dont nous donnons ici la traduction française ont pu être conservés. L'empathie de Korczak, sa capacité à deviner, à ressentir la douleur de chaque être à tout âge est simplement bouleversante. Ce recueil de textes s'inscrit dans la lignée des ouvrages précédents "Le droit de l'enfant au respect" et "Les règles de la vie"

  • Ouvrage Comme dans la plupart des romans de Janusz Korczak pour la jeunesse, Kaytek le Magicien (1934) a pour héros un jeune garçon. Il s'agit ici d'un enfant et de son rapport au monde, en particulier celui des adultes tout-puissants. Kaytek est un garçon espiègle, souvent en butte à l'incompréhension autoritaire des grandes personnes. Il veut donc acquérir des pouvoirs magiques qui lui permettront d'agir à sa guise. Ses premiers exploits de magicien relèvent surtout de la farce burlesque, mais peu à peu vont tourner à la catastrophe, et amener le héros - à travers un parcours initiatique qui l'entraîne de Pologne jusqu'en Amérique - à réfléchir aux conséquences de ses actes et se sentir plus responsable vis-à-vis des autres.
    /> Tout comme les héros des autres romans, Kaytek n'aboutit pas au terme de sa quête mais la voie est ouverte et d'autres pourront poursuivre l'entreprise.
    Janusz Korczak est doué d'un véritable talent de conteur, passant du comique à la gravité, voire à la poésie. Ses dialogues enjoués révèlent un sens inné du théâtre, et ses péripéties variées naissent d'une imagination sans frein. Kaytek le Magicien demeure un chef-d'oeuvre atypique, fait d'humour, de profondeur et de sensibilité, dont les adultes autant que les jeunes lecteurs pourront tirer profit.

    Auteur Janusz Korczak, médecin, éducateur et écrivain célèbre, est reconnu comme le précurseur et l'inspirateur de la Convention des droits de l'enfant. Grand témoin de son temps, il s'est battu toute sa vie pour défendre et faire respecter l'enfant.
    Sa démarche profondément humaniste, son attitude éthique toujours exemplaire, et son oeuvre littéraire pour adultes et enfants ont profondément marqué des générations de jeunes Polonais. Pour Janusz Korczak, l'enfant est un citoyen qui doit être considéré avec sérieux, qui est un acteur de son éducation et qui devrait toujours être associé aux décisions qui le concernent.

    Argumentation - Ouvrage dont la lecture peut servir de base pour une réflexion menée avec des écoliers dans la cadre de la " philosophie à l'école ", de l'éducation morale, de l'éducation civique, de l'initiation aux droits, des droits de l'enfant.
    - Peut être utilisé dans le cadre d'un projet interculturel de correspondance scolaire (comme médiation: échanger à partir d'un support qui fait office de tiers et qui permet de s'interroger sur soi et sur l'autre).
    - Peut-être utilisé comme support de réflexion lors des formations d'animateurs, d'enseignants.
    - Vont acheter ce livre: les enseignants du primaire, les responsables d'associations (confessionnelles y compris) s'occupant de jeunes, les animateurs, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les bibliothèques de jeunesse, les parents...

    Sommaire (extraits) - Kaytek adore parier. - Kaytek joue les clients sans avoir un sou en poche.
    - Comme le monde est étrange et mystérieux. - Une horloge magique. - Kaytek apprend tout seul à lire.
    - L'île enchantée de Kaytek. - Le palais dans l'île. - Le bon prince. - Musique, danse, cinéma. - Tout est anéanti.
    - Réunion à Genève. - Les savants tiennent conseil. - Magie ou pas magie? - L'inconnu KTK.
    - Kaytek se change en saule. - Visite à des peuples étrangers. - Au fond des mers. - Au pôle Nord. - Sois vigilant.

  • La Faillite du Petit Jack est un roman sur la gestion de l'argent et ses difficultés, un sujet dont Janusz Korczak connaissait l'importance dans l'éducation des enfants. Jack Fulton, petit Américain qui entre en troisième année d'école primaire, rêve de devenir commerçant. Il crée dans sa classe une petite boutique, afin de permettre à ses camarades de se fournir en matériel scolaire. Pour ce faire, Jack doit apprendre les ficelles du métier, négocier avec les commerçants de son quartier, gérer son stock et son budget, etc.
    Dans cette belle, mais délicate entreprise, Jack parviendra-t-il à éviter la faillite ?

  • Les deux livres de Colonies de vacances, Moski, Joski i Srule, en français Moïchele, Yossele et Sroule et Józki, Jaski i Franki, rendu en français par Youzek,Yanek et Franek, que nous publions ici réunis pour une toute première fois en un seul volume, ont paru d'abord en Pologne en feuilleton en 1909 dans la revue Promyk (Rayon de soleil). Ils ont été inspirés au jeune Henryk Goldszmit, alors encore étudiant en médecine puis pédiatre débutant, par son travail de moniteur dans des centres de vacances d'été organisés par Towarzystwo Kolonii Letnich (Société de Colonies d'Ete), une société philantropique soucieuse d'offrir à des enfants des quartiers pauvres de Varsovie des séjours à la campagne dont il est devenu membre dès 1900. Deux centres ont alors été ouverts à cette fin à proximité de Varsovie, l'un situé à Michalowka, destiné aux enfants juifs défavorisés, l'autre à Wilhelmowka, pour les enfants du prolétariat polonais, les deux communautés, juive et polonaise, disposant à l'époque de structures séparées pour en raison de différences confessionnelles et alimentaires. C'est d'abord à Michalowka, en 1904, que Korczak fit ses premières armes d'éducateur auprès d'un groupe d'enfants juifs, séjour qui lui a inspiré le texte de Moïshele, Yossele et Sroule. Les deux séjours suivants ont eu lieu en 1907 et 1908 à Wilhelmowka, centre de vacances pour de jeunes garçons polonais, et ont abouti au livre dont les petits héros sont porteurs de prénoms polonais typiques : Youzek,Yanek et Franek. Le contact quotidien avec ces enfants juifs et polonais issus des quartiers pauvres de Varsovie a fourni à Korczak un champ d'observations pédagoqiques précieux. Une dizaine d'années plus tard, il dira dans son célèbre,traité Comment aimer un enfant : « Je dois beaucoup aux colonies de vacances. C'est là que j'ai rencontré une collectivité d'enfants ; c'est là que j'ai appris, grâce à mes seuls efforts, l'abécédaire de la pratique éducative » (éd. Robert Laffont). C'est dès 1904, date de son premier engagement comme moniteur au centre de vacances de Michalowka qu'il commence à faire publier dans Izraelita, hebdomadaire juif, organe du milieu progressiste favorable à l'assimilation qui paraissait en polonais, de brefs textes littéraires inspirés de son expérience de moniteuréducateur débutant. Dans un de ces textes intitulé Cykierbobe (bébé-sucre), expression yiddish désigant un fiston à maman ou un petit empoté, répondant aux inquiétudes d'une maman, il écrit :
    « Je mes suis fait reprocher (en privé) que les garçons dont je parle dans mes instantanés de colonies ne sont pas assez juifs, que ce ne sont que des enfants à la campagne tout court, pas les enfants juifs.
    Remarque apparemment justifiée : j'ai moi-même cherché chez eux au début des traits spécifiquement juifs, mais que faire - je n'en ai pas trouvés. J'ai cherché et j'ai pas trouvé.»

  • En publiant Confession d'un papillon à la veille de la Première Guerre mondiale, Korczak réalise un projet qu'il semble avoir carressé de longue date. On sait qu'il attachait beaucoup d'importance au rôle des journaux intimes dans la vie de tout un chacun. Il y voyait un excellent moyen d'auto-éducation, tant pour un enfant que pour un adulte et avouait que lui-même tenait régulièrement le sien depuis ses quatorze ans. Confession d'un papillon se présente en effet sous la forme du journal intime d'un adolescent. Afin de créer un portrait psychologique crédible qui rendrait compte des transformations profondes, tant physiologiques que psychiques, qui font de l'âge pubertaire une période essentielle dans la vie de chacun, Korczak décide de s'inspirer de son propre journal consigné entre 1892 et 1896, dates qui correspondent à ses années de collège et de lycée. Si le narrateur de la Confession d'un papillon ressemble en tous points à Henryk Goldszmit adolescent, l'analyse critique de ce texte faite en Pologne tendrait vers une interprétation selon laquelle sa première partie correspondrait bien au journal authentique du jeune Korczak, légèrement stylisé peut-être, tandis que sa seconde partie, tout en restant largement autobiographique, relèverait davantage d'une création littéraire conforme à la mode littéraire de l'époque.

  • L'action de cette pièce se situe dans un établissement psychiatrique hors du commun : le médecin qui le dirige passe pour un original dangereux qui laisserait ses patients faire ce que bon leur semble ; il s'en explique lors de son entretien avec un collègue, le Professeur, venu visiter son établissement. C'est à l'occasion de cette visite que nous découvrons une journée de la vie quotidienne de cet étonnant établissement dont les pensionnaires, s'improvisant députés, vont siéger en une assemblée parlementaire bouffonne, chacun allant d'une proposition de réformes destinée à changer la vie et le monde...
    Seule pièce de théâtre retrouvée de Korczak, Le Sénat des fous est un conte philosophique et satyrique qui se déroule dans l'enceinte d'un hôpital psychiatrique, un nouveau plaidoyer en faveur de l'enfance par un auteur visionnaire interrogeant la folie du monde. Les patients libres de leurs paroles pourraient se révéler bien plus sages que nombre de leurs contemporains supposés non aliénés.

  • Janusz Korczak, pédagogue de notoriété internationale et juif polonais, fonde en 1913 La Maison des orphelins, où il recueille des enfants. En 1939, lorsque l'Allemagne envahit la Pologne, il accompagne " ses " enfants dans le ghetto de Varsovie, refusant de fuir seul et de les abandonner. Pendant tout le temps de la guerre, il mène une lutte de chaque jour afin de trouver et mendier de la nourriture pour tous et leur dispenser de l'amour et de la joie. En 1942, lorsque les enfants sont embarqués pour les chambres à gaz de Treblinka, il les accompagne et meurt avec eux.
    Durant les derniers mois de sa vie, Korczak profita de la nuit pour écrire Journal du ghetto, dans lequel il relate avec une plume acerbe et un humour cinglant le quotidien du ghetto. C'est un témoignage bouleversant d'amour et de dignité.
    Le journal, confié à des amis avant sa déportation, est publié pour la première fois en 1956. L'édition présente est complétée par des lettres, notes, articles et récits pour enfants qui furent retrouvés par miracle, envoyés anonymement à l'association israélienne Korsakoff, en 1988.

  • La palestine

    Janusz Korczak

    Dans les années 1920, les éducateurs formés par Janusz Korczak quittent la Pologne pour la Palestine.
    Ils lui écrivent souvent pour lui faire part de leurs difficultés, de leurs espoirs, et l'invitent à venir. Malgré leur insistance, il ne peut se résoudre à les rejoindre. Korczak répond à tous. Ce sont ces lettres, ainsi que le texte des conférences données après ses deux voyages en Palestine, en 1934 et 1936, qui font l'objet du présent livre. Elles nous éclairent sur l'évolution de l'auteur vis-à-vis de l'État d'Israël et de son futur rôle dans le monde.
    Ces écrits ont également valeur de documents exceptionnels sur l'état des lieux dans la Palestine des années 20 et 30, et paraissent aujourd'hui d'une surprenante actualité.
    Pour reprendre les mots de Korczak : " Si j'ai voulu, et je veux toujours, venir en Palestine, ce n'est pas que je me nourrisse encore d'illusions, mais il est temps de dire aux gens que Dieu seul (mais pas celui d'il y a deux mille ans) peut apporter à la Palestine sa raison d'être et l'espoir de trouver sa voie.
    Pas le Dieu du ciel, mais celui de la Terre, un Dieu humain, à notre portée bien qu'inconnu. " Ces paroles sont toujours porteuses d'espoir.

  • Lorsqu'en 1929 Korczak publiait Les Règles de la vie, son but était, comme l'indique le sous-titre Pédagogie pour les jeunes et les adultes, de mettre à la disposition de tous un «essai», un «livre scientifique», qui permettrait de mieux comprendre ce qui se joue dans les relations interhumaines et dans l'esprit des enfants. Malgré la distance temporelle et culturelle, cet écrit a conservé toute sa véracité: aujourd'hui encore, les jeunes y trouveront des éléments de réflexion leur permettant de se frayer un chemin dans la jungle de leurs désirs et des attentes parfois contradictoires des adultes, de mieux comprendre ce qui se joue dans la complexités des règles, pas toujours explicites, qui régissent les relations sociales et familiales, la vie scolaire, le monde du jeu, de la camaraderie, et d'y voir plus clair dans les sentiments et les idéaux qui les animent.
    Dans un style très libre où la réflexion s'égrène au fil de la plume, avec des retours et des reprises, et prend des tours de conversati on à bâtons rompus, on trouve, en filigrane, ce qui fonde, explique, et parfois transcende, les attitudes quotidiennes : la dimension morale qui, seule, peut aider les enfants à construire leur projet de vie dans la perspective d'un monde plus juste, plus humain, plus solidaire, à la mesure de leurs aspirations. C'est en cela que cet essai concerne aussi les adultes.

  • Suite et fin des aventures hautes en couleur du petit roi Mathias 1er, conte-parabole le plus connu des ouvrages littéraires de Janusz Korczak, destiné aux enfants, mais qui concerne également les adultes.

    « À partir de maintenant, mon récit va changer du tout au tout.Parce que, dès son arrivée sur l'île déserte, Mathias lui-même avait complètement changé. C'était comme s'il était devenu soudain un autre. Ou comme s'il avait rêvé et venait tout juste de se réveiller [...] Tout n'aurait donc été qu'un rêve ? Non, tout cela avait bel et bien existé, et dans un passé qui n'était même pas si lointain. Il y avait donc un ancien et un nouveau Mathias. Mais lequel des deux était le vrai ? Le fi er roi Mathias-Réformateur ou le silencieux et pensif Mathias-philosophe qui avait choisi de s'exiler volontairement sur l'île déserte ? » À lire également, Le roi Mathias 1er.

  • Fatigué de sa vie d'adulte et découragé par les déboires de son métier, le narrateur, instituteur de son état, a la chance de revivre son enfance grâce à la lanterne magique d'un lutin qui, surgissant devant lui un soir de déprime, lui permet de redevenir le jeune garçon qu'il était. Il retrouve donc ses père et mère, son école, ses copains, mais ne perd pas pour autant la conscience du temps présent ni de son rôle d'éducateur et d'élève à la fois.
    Les scènes de sa vie d'antan défi lent, comme fixées par une caméra. N'oubliant jamais l'enfant qui demeure en lui, Korczak y introduit de nombreux détails tirés de sa propre vie. Quand je redeviendrai petit, à l'instar de la plupart des ouvrages littéraires de Korczak, reflète sous une forme ludique ses principales idées pédagogiques forgées tout au long de sa pratique d'éducateur et de médecin pour qui observer et comprendre l'enfant revenait d'abord à respecter son droit à être ce qu'il est.

    Sur commande
  • Il était une fois, dans un pays imaginaire, un jeune garçon amené malgré lui à devenir monarque à la mort de son père. Le petit Mathias se heurte à l'hostilité des ministres, l'incompréhension des adultes et à leur ignorance des problèmes des enfants. Après de nombreuses péripéties et d'incroyables aventures, il parvient à s'imposer et à faire évoluer son pays en une démocratie où les enfants auraient les mêmes droits que les adultes. Le petit Roi réformateur crée ainsi le Parlement des Enfants et parvient à réformer son administration pour l'adapter à l'écoute des enfants et répondre à leurs besoins. Mais, inexpérimentés, les principaux intéressés ne font pas toujours le meilleur usage de leur liberté... Les ennemis de Mathias organisent un mémorable désordre, les États voisins lui déclarent la guerre et le petit roi est finalement vaincu. Roman d'aventures, Le Roi Mathias Ier est aussi un conte métaphorique plein d'humour qui s'adresse aux enfants, mais qui concerne également les adultes. À partir de l'imaginaire et de la toute-puissance de l'enfance, il donne à réfléchir sur les mécanismes du pouvoir, sur la méfiance et les malentendus persistants entre le monde des adultes et le monde des enfants, et sur la reconnaissance des droits d'expression et de participation de ces derniers : des problématiques toujours d'actualité...

  • Est-ce facile de gouverner un pays ? Que faut-il mettre en oeuvre pour que les habitants soient heureux ? Voici des questions auxquelles le héros du roman de Janusz Korczak intitulé Le Roi Mathias Premier tente de trouver les réponses. Dans ce livre l'auteur réfléchissait, avec les enfants, aux difficultés et aux responsabilités inhérentes à l'exercice du pouvoir. Inspiré par Le Roi Mathias Premier dont il emprunte des extraits enrichis par la remarquable interprétation graphique d'Iwona Chmielewska, Comme il est difficile d'être roi est un livre destiné aux enfants comme aux adultes.
    Korczak considérait les enfants comme des citoyens à part entière, qui devraient prendre une part active dans notre société. Il voulait que les enfants croient en eux et qu'ils sachent qu'" on ne peut pas laisser le monde tel qu'il est. " Ce livre souhaite le rappeler. Janusz Korczak (1878-1942) est un médecin-pédiatre et écrivain polonais. Il laisse son nom à la postérité par ses ouvrages pédagogiques, sa littérature de jeunesse, et son engagement en faveur des droits de l'enfant.
    Il est reconnu comme l'inspirateur de la Convention internationale des droits de l'enfant. Grand témoin de son temps, il s'est battu toute sa vie pour défendre et faire respecter les plus petits jusqu'à avoir choisi délibérément d'accompagner les deux cents enfants de son orphelinat au camp d'extermination de Treblinka, où ils furent tous déportés et gazés.

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