• « C'est un pays où l'on doit justifier sa vie en publiant au moins un recueil de poèmes. » écrit Dany Laferrière, dans son discours prononcé le 28 mai 2015 à l'occasion de son entrée à l'académie française. En Haïti, la poésie est considérée comme le genre littéraire par excellence. Il faut dire que des poètes incontournables du mouvement surréaliste sont passés par là. Aujourd'hui, une nouvelle génération de poètes voit le jour. Qui sont-ils ? A quelle source s'abreuvent-ils ? James Noël est allé à la rencontre de 65 poètes haïtiens pour récolter ce que chacun d'entre eux considère comme les cinq plus beaux poèmes qu'ils n'aient jamais écrits.

    Né en Haïti en 1978, James Noël est écrivain, poète, acteur et chanteur. Il est aussi fondateur de la revue lntranQu'îllités (éditions Zulma).

  • « Vice viscéral, je revendique la pyromanie comme une poétique, un état second, pour traverser le froid, la mort, et autres pièges de notre temps. La pyromanie est en vérité la dernière planche de salut de la chaleur humaine. » Le pyromane adolescent Les poètes sont-ils des pyromanes adolescents qui chantent l'espoir du monde ? Leurs mots embrasent les cours. Leurs amours nous donnent de quoi rêver et vivre. James Noël n'a d'autre métier que celui de pyromane. Pour lui, c'est la seule manière d'être : la fulgurance de l'enfant qui dit que toute nuit est jour férié par amour. James Noël est un cracheur de mots, un funambule qui déverse la poudre des étoiles.

  • Belle merveille

    James Noël

    12 janvier 2010, jour fatidique du grand séisme ravageur. Un survivant ténu - autoproclamé Bernard - rencontre Amore, Napolitaine oeuvrant comme bénévole dans une ONG. Le coup de foudre sonne comme un regain. Pour sortir du grand chaos de la ville soliloque et disloquée, et aider Bernard à se délivrer de son effondrement, Amore, belle tigresse de Frangipane, lui propose un voyage à Rome.
    À bord d'Ici-Bas Airlines, Bernard part, décolle les yeux fermés. Une étrange mappemonde, entre autres belles merveilles - comme on dit l'extraordinaire dans le parler haïtien -, se dessine dans la pensée de celui qui rêve de retourner au pays comme un héros...
    Belle merveille est un roman flash balayant sept ans de l'existence d'un homme déboussolé - qui a perdu la carte. Et qui nous dit, avec un humour et une causticité débridés, l'absurdité de l'aide humanitaire quand elle tire à elle la couverture des désastres, l'amour, les joies du sexe salutaire, la confusion, la folie, le combat d'un peuple face à l'impérialisme des puissants. Écrit dans une langue syncopée, imagée, magnifiquement inventive, Belle merveille est un premier roman, et porte si bien son nom.
    En bref...Déboussolé, dans un dérèglement de tous les sens, un homme revient sur les sept années écoulées depuis le séisme qui a bouleversé sa vie : son coup de foudre avec Amore, qui l'a sauvé de la folie, son pays sous emprise des ONG, devenu la proie des appétits impérialistes et toujours dans la tourmente, entre la Chose (le goudougoudou) et le Choléra... Seul l'amour le sauvera, et la folie endiablée du sexe et du rythme du Kompa.

  • En pleine actualité de la sortie possible du Royaume-Uni de l'Union européenne, James Noël nous livre une véritable ballade anglaise sur le Brexit.

    « Le Brexit m'excite c'est incroyable c'est la première fois qu'une nation se jette par la fenêtre en plein orgasme ».

    Cette chronique puissante du Brexit est suivi de La Migration des murs, un pamphlet poétique et philosophique, texte d'intervention et d'engagement, que James Noël a commencé à rédiger en mémoire des ravages provoqués par le séisme de 2010, est très vite devenu une invitation universelle à faire table rase de tous les murs qui font ruines du monde.

  • "Toutes les îles du monde rassemblées côte à côte forment une plaque tectonique plus vaste que la terre entière"

  • « Des murs, des murs, jusqu'au tombeau... », écrit James Noël, trois ans après le terrible séisme qui a frappé Haïti. « La terre qui a tremblé et qui a atteint l'épicentre de la mort le 12 janvier en Haïti ne doit pas nous faire oublier les murs », tous les murs de par le monde.

    La Migration des murs est un pamphlet poétique. Un work in progress, dont James Noël nous a donné un premier aperçu dans une édition expérimentale en collaboration avec Fanette Mellier à la Villa Médicis.

    Ce texte d'intervention et d'engagement, que James Noël a commencé à le rédiger en mémoire des ravages provoqués par le séisme de 2010, est très vite devenu une invitation universelle à faire table rase de tous les murs qui font ruines du monde.

    « Aux yeux des étoiles, les murs et les gratte-ciel sont des géants au pied d'argile. [...] Pour elles, le monde est plat et sans hauteur dans son asphalte, donc ne constitue pas une preuve solide, indéboulonnable dans l'univers. »  

  • Mélange de poèmes et d'aphorismes, Kana sutra est un ouvrage témoin du temps du voyage de James Noël. Voyage en Nouvelle-Calédonie où le chemin kanak lui a insufflé sa part d'ailleurs, voyage de coeur à corps entre voluptés et phantasmes, voyage intérieur enfin, ou l'adulte s'interroge sur sa part d'enfant.
    Un livre de transition, où James Noël ose un peu plus la prose, un peu plus l'engagement.

  • "Un vent salé nous vient du large avec la poésie de James Noël.
    Poésie toujours à double tranchant, sensuelle et tendre, violente et douce, âpre et sensible, poésie généreuse, soucieuse d'avancer, de partager le lot commun avec ses frères de peine, d'étarquer cette voile déchirée, celle de l'espoir d'un monde meilleur, sans cesse à construire et dont les mots du poète sont souvent les premières pierres". Jacques Taurand

  • La revue IntranQu'îllités n°3 est arrivée au port, avec à bord plus de 200 contributeurs généreusement liés et reliés autour de la figure cassée/creusée de Christophe Colomb : une mine d'or. Le prétexte est heureux pour naviguer dans les méandres et les nuances des chimères. Au fil des planctons qui baignent dans l'union libre des 9 rubriques, vieux loups de mer et jeunes flibustiers de la création ont répondu en masse à l'appel, pour brasser et battre les océans comme un jaune d'oeuf cassé au coeur du monde. « Oui., écrit James Noël, ce à quoi nous nous exerçons au fond, c'est de brasser et battre la mer en profondeur pour arriver... à faire vague d'écume dans l'imaginaire: l'imaginaire tumultueux des voyages. Des conquêtes. Des songes. Des mensonges. Du colonialisme. Du sexe. Des pillages. Des frontières. Des massacres. » Il en résulte un rêve en débordement. Un tsunami de beauté. Une revue unique à marée haute. Jean Métellus, Marie Darrieussecq, René Depestre, Hubert Haddad, Stéphane Martelly, Lise Gauvain, Jean-Luc Marty, Gisèle Pineau, Makenzy Orcel, Kettly Mars, Gabriele Di Matteo, Frankétienne, Saul Williams, Louise Dupré, Patrick Vilaire, Dany Laferrière, James Fleurissaint, Yvon Le Men, Roberto Stephenson, Yahia Belaskri, Valérie Marin La Meslée, Laurent Gaudé, Thélyson Orélien, Sami Tchak, Gary Victor, Édouard Duval Carrié, Achille Mbembe, Michèle Pierre-Louis, Nimrod, ils sont nombreux à jeter l'encre dans la mer intranQu'îllités. Dans un climat où l'altérité est menacée de toutes parts, cette revue permet de convoquer le temps pour une nouvelle éclaircie dans la météo des regards, et rendre notre disponibilité plus poreuse au jeu/je de l'autre.

  • Luxuriante revue littéraire et artistique, conçue comme une boîte noire pour capter les vibrations du monde, IntranQu'îllités est animée et dirigée par James Noël (poète/écrivain) et Pascale Monnin (artiste plasticienne).

    IntranQu'îllités propose au fil des numéros des voix de poètes, d'écrivains, de musiciens, de journalistes, de peintres, de photographes, de slameurs, pour favoriser l'enracinement dans l'imaginaire et le déploiement perméable des espaces humains. Ce beau rêve déguisé en revue vient d'une Haïti qui toutes voiles dehors s'échappe vers des rives inédites.

    Ce volume double rassemble dans une maquette entièrement revue des iconographies et textes issus des numéros 1 & 2 (à présent épuisés) ainsi que des inédits.

    Au sommaire :

    Hommage à Jacques Stephen Alexis.
    Conversation avec Jorge Luis Borges (entretien inédit avec Ramón Chao et Ignacio Ramonet).
    Le Che comme métaphore.
    Et une iconographie exceptionnelle.
    Des contributions de Mathieu Belezi, Julien Delmaire, René Depestre, Ananda Devi, Souleymane Diamanka, Frankétienne, Arthur H, Hubert Haddad, Vénus Khoury-Ghata, Jacques Lacarrière, Dany Laferrière, Yanick Lahens, Michel Le Bris, Wilfried N'Sondé, Pia Petersen, Makenzy Orcel, Véronique Ovaldé, Karla Suárez, Lyonel Trouillot, Carole Zalberg.

    Des galeries de portraits de Mathieu Bourgois et Francesco Gattoni.

  • Cheval de feu

    James Noël

    Je suis prince de feu Ogou o sur un cheval de feu à moi tout seul je suis un char de guerre et mon putain de chambardement Ogou o je suis prince de feu auréolé d'un beau mouchoir une alerte rouge qui danse mon beau mouchoir est une alerte rouge j'assume tout en plein vent j'assume la beauté du monde qui me consume en face du calendrier solaire j'assume mon beau cheval carbonisé le feu l'a emparé depuis les oreilles jusqu'aux sabots je suis prince de feu sur un cheval de tonnerre de Dieu à moi tout seul je suis un char de guerre mon propre et sale chambardement

  • Fraîcheur, élégance, fluidité afin de tendre la main à l'adolescence. On lit James Noël toujours dans la bonne humeur. Le poète se promène en chantant la vie, il dit coeur à vie et nous apprend, tel un léger parfum, plein de choses délicates et simples, comme, par exemple, que la nuit est jour férié par amour.

  • La revue haïtienne IntranQu'îllités fait la part belle aux imaginaires du monde en rassemblant dans son premier numéro une centaine de contributions avec des participants comme Yanick Lahens, Boris Gamaleya, Laure Morali, Charles Dobzynski, René Depestre, Hubert Haddad, Michèle Marcelin Voltaire, Mario Benjamin, Dany Laferrière, Thélyson Orélien, Fernando Pinto do Amaral, Mario Benjamin, Makenzy Orcel, Marvin Victor, Patrick Chamoiseau, Francis Combe, Imasango, Michel Le Bris, Frankétienne, Francesco Gattoni, Lyonel Trouillot, Bruno Doucey, Dimitri Tolstoi, et tant d'autres...

    Répartie en 8 rubriques avec les imaginaires comme thème à l'épicentre de ses objectifs, la revue se propose d'être une boîte noire qui capte et rassemble les mouvements, les vibrations et autres intranquillités créatrices. Ce premier numéro comprend un hommage à Jacques Stephen Alexis et rassemble ainsi des lettres écrites par des auteurs contemporains à leur fille ou fils, réel ou imaginaire, telles la lettre écrite par Jacques Stephen Alexis à sa fille Florence.

    Indisponible
  • Peuplée de 150 contributions et répartie en 9 rubriques diversement synchronisées, la revue IntranQu'îllités a placé la barre encore plus haut avec le 2e numéro. " Nous avons pris, écrit James Noël, le contrôle de tous nos moulins à vent. " La figure de Borges et celle du Che hantent ce labyrinthe traversé par tous les vents du monde. Les thèmes sont abordés prioritairement par le prisme d'une sensibilité frémissante, avec des créateurs d'horizons divers et d'expressions artistiques différentes.

    Cette union libre et multiple a accouché d'incroyables pépites. Ananda Devi, René Depestre, Adonis, Ramón Chao, Dany Laferrière, Mathieu Belezi, Ben Foutain, Vénus Khoury-Ghata, Gabriele Di Matteo, Hubert Haddad, Bernard Noël, Coskun, Fabian Charles, Souleymane Diamanka, Préfète Duffaut, Fanette Mellier, Pia Petersen, Jean-Luc Marty, Yahia Belaskri, Rodney Saint-Eloi, Barbara Cardone, Pierre Soulages, Julien Delmaire, Mathieu Bourgois, Marvin Victor, Pascale Monnin, Michel Vezina, Arthur H, Thélyson Orélien et cent autres voleurs de feu ont réussi le pari d'une grande fête des imaginaires.

    Sur commande
  • Sismo est amoureux. Amoureux fou de Rosemonde, la plus belle fille de Port-au-Prince, la plus belle fille de l'univers. Et puis la terre tremble, et la terre dévaste la réalité des amoureux. Même les coeurs qui ne connaissent que la douceur des regards apprennent dans l'effondrement sourd du béton la misère des hommes.

    Sismo est amoureux et rien des instants de chance qui l'ont épargné, lui, sa mère et sa tante, ne peuvent atténuer l'inquiétude qu'il a pour Rosemonde. Rosemonde sous les décombres, Rosemonde qui lui avait fait découvrir le matin même un tableau bizarre de Picasso : Guernica.

    James Noël a mis la pudeur de ses mots de miel dans une histoire d'amour comme sûrement nombre d'enfants ont vécu dans leur coeur. James Noël et Pascale Monnin à la peinture si profonde nous disent et nous montrent de manière sensible que l'amour est plus fort qu'un tremblement de terre.

  • In a revised edition of a best-selling book, the authors define the skills required as business leaders move from one level to the next, how their time should be applied and the values required for success.

    Sur commande
  • Là où l'attention de la plupart des critiques littéraires s'est portée au cours des années 70 et 80 sur la problématique de l'écriture, Pouilloux, lui, a insisté, dès 1969, sur l'importance primordiale de la lecture. SI ses efforts ont eu le retentissement que l'on sait, c'est en partie parce que ses thèses venaient renforcer celles des critiques littéraires post-structuralistes, qui privilégiaient des discontinuités et les ruptures plutôt que la clarté. Mais, là où les thèses de ces derniers s'alimentaient dans la philosophie continentale moderne (Barthes, Derrida, Foucault) ou bien dans une conception post-Saussurienne de la langue, le livre de Pouillous ne semblait tributaire d'aucun courant critique précis. On se sentait au contraire emporté par un souffle d'exaspération très personnel, né d'une confrontation continue avec une pensée critique traditionnelle qui refusait de relever le défi que présente un texte dont Pouilloux était le premier à souligner avec autant de cohérence le caractère radicalement non-intégrable.
    Sous l'enseigne de ce livre, les approches adoptées dans ces Actes sont délibérément variées. Que ce soit Philippe Desan (qui nous invite à faire la navette entre l'Exemplaire de Bordeaux, l'édition de 1595 et l'exemplar perdu), Terence Cave (qui étudie les multiples discours de la croyance), Gisèle Mathieu-Castellani (qui attire notre attention sur le masquage des sources de Montaigne), ou Zoé Samaras (qui met en vedette l'altérité du texte), tous les participants à ce colloque ont accepté de poursuivre le débat que Pouilloux a ouvert à propos d'un texte où la cohérence se fait sentir à la fois comme un principe immanent ("mon livre est toujours un") et comme une quête vouée à l'échec.

empty