Albin Michel

  • Évêque du scandale pour les uns, missionnaire des temps nouveaux pour les autres, monseigneur Gaillot fait régulièrement la une de l'actualité par ses déclarations fracassantes et ses prises de position peu orthodoxes sur les grands débats de société.Petites phrases après petites phrases, le piège de la caricature médiatique s'est peu à peu refermé sur l'enfant terrible de l'épiscopat français, si bien que l'on écoute plus volontiers le vacarme provoqué par son discours que le discours lui-même...Loin des fièvres de l'information immédiate, et au-delà des « affaires », l'évêque d'Évreux explique ici, très simplement et très clairement, le sens de son combat d'homme d'Église en cette fin de XXe siècle. guidé par « l'Évangile libérateur », il milite pour une religion catholique ouverte sur le monde moderne, donc sur l'avenir, et s'inquiète des « tentations du repli ». S'affirmant « évêque des non-croyants » et plus encore des « paumés » de la société, Jacques Gaillot se bat pour une Église plus tolérante et moins frileuse, une Église sans tabous et sans interdits, une Église qui s'arrêterait de « prêcher dans le désert ».Contesté, décrié, insulté même, monseigneur Gaillot a également acquis une stupéfiante popularité auprès de tous ceux, croyants ou non, qui l'encouragent à ne pas se taire. L'évêque d'Évreux leur répond en exposant sa stratégie, mélange de prudence et d'audace : Jacques Gaillot veut continuer « à parler libre et vrai », mais en demeurant au sein de l'Église. Il ne veut ni déserter, ni se faire débarquer, ni « s'établir à son compte ». Il conteste, mais dans les règles. N'empêche que la question reste posée : le laissera-t-on faire ? Et jusqu'où ? Elizabeth Coquart-Huet, journaliste à Paris-Normandie, responsable de la rédaction d'Évreux, suit depuis plusieurs années l'itinéraire mouvementé de monseigneur Jacques Gaillot.Philippe Huet, grand reporter, ancien rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie, a « couvert », pendant quinze ans, de nombreux événements mondiaux ainsi que les grands procès d'Assises.

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  • "J´ai fait un rêve : celui de pouvoir accompagner les pauvres, les exclus, les pas grand-chose, sans avoir à m´expliquer, me justifier auprès des riches, des nantis, des confortables. Celui de pouvoir me rendre où la détresse m´appelle sans avoir à déposer de préavis. Celui de pouvoir m´indigner contre lia misère, l´injustice, la violence, le commmce des armes et les famines réglementees sans être classé en politique...
    J´ai fait un rêve : celui de pouvoir vivre ma foi au sein de l´figlise, mais également dans la société, dans mon temps et avec mon temps. Celui d´avoir la liberté depenser, de m´exprimer, de débattre, de critiquer sans le couperet. Celui d´être différent dans l´unité et de rester moimême, solitaire et solidaire. Celui enfin de pouvoir annoncer un Évangile de liberté sans être marginalisé ...
    J´ai fait un rêve, et ce rêve devient réalité. "Le pape vous a rendu un grand service, m´a écrit quelqu´un. Vous allez pouvoir quitter votre palais, et vivre du Christ, avec lui, où il est"... A ce détail près que mon évêché d´Évreux n´était pas un palais, ce correspondant dit vrai : en me libérant contre mon gré, Rome m´offre plus que je n´osais l´espérer, bien plus qu´un diocèse, bien plus qu´un évêché.
    Elle m´offre Partenia."

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