• Le chant grégorien constitue la clé de voûte de notre culture musicale. Malgré son altération depuis l'an mil, on le retrouve encore aujourd'hui. Au confluent d'une histoire millénaire et de notre actualité, ce livre ne se contente pas de décrire un répertoire clos sur lui-même mais il rend compte de l'inspiration, de la dynamique et du devenir d'une tradition sans cesse renouvelée.

    Véritable panorama, cette synthèse savante et accessible retrace l'évolution et les pratiques du chant grégorien, de ses origines à nos jours. Elle s'appuie sur un CD inédit, qui illustre chacun des aspects du grégorien, des plus connus aux plus étonnants.

    "Un livre qui ouvre le lecteur à l'intelligence du chant grégorien comme partie du fondement musical universel. Très complet en si peu de pages, un livre à recommander !" Edith Lecourt (Professeure émérite à l'université Paris-Descartes, co-fondatrice et vice-présidente de l'AFM, Association Française de Musicothérapie).

  • "La Voix divine, nous disent les mythes et traditions, a créé le monde. Le chant des voix humaines lui répond. Orphée, l'initié des Mystères grecs, personnifie les pouvoirs de la musique. De nos jours, le matérialisme scientiste qui nie l'harmonie cosmique est démenti par la science « holistique » qui rejoint la sagesse ancestrale. Au confluent de la physique contemporaine et de la métaphysique traditionnelle, de la cosmologie et de l'anthropologie, de la musicologie et de l'ethnomusicologie, cet ouvrage contribue à ce nouveau paradigme en élucidant les arcanes de l'harmonie musicale. Il lui restitue sa dimension symbolique et spirituelle et éclaire l'évolution confuse de la musique occidentale depuis le début du xxe siècle."

  • Musicothérapie

    Jacques Viret

    la musique, proclamait au moyen age le poète et compositeur guillaume de machaut, est joie, rire, danse : elle chasse la mélancolie, égaie, réconforte.
    a-t-elle mission de soigner ? oui, répondent depuis toujours les traditions. la magie musicale se confond avec la primitive médecine. en instaurant la " musicothérapie ", les modernes psychothérapeutes se sont approprié les pouvoirs du son en leur imposant leurs méthodiques protocoles. réussissent-ils à en évacuer l'irrationnel mystère ? rien n'est moins sûr. aux origines mythiques de notre culture, le chant et la lyre du berger orphée envoûtaient bêtes, hommes et dieux.
    aujourd'hui, les microscopes et les statistiques démontrent que la vibration sonore fait pousser les plantes et agit sur les cellules corporelles. des diapasons servent d'instruments d'acupuncture et des voyelles chantées activent les glandes. en orient, yogis hindous et lamas tibétains conservent les secrets des incantations et des mantras. les antiques cosmogonies avaient donc raison : la vibration, voix divine, verbe créateur, est la trame du cosmos, de la nature, de notre propre être.
    en se redécouvrant homo musicus, l'homo sapiens retrouve et sauve son âme, en même temps qu'il fortifie son corps. a l'heure où l'on entreprend de réenchanter le monde, ce b.a.-ba de la musicothérapie indique quel rôle providentiel la musique doit jouer. universel principe d'ordre et de beauté, l'harmonie se rend efficiente à travers les sons musicaux. elle accorde l'homme au grand tout et l'harmonise lui-même.

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  • Musique baroque

    Jacques Viret


    1600 : les cités princières d'italie voient naître la musique moderne.
    quelques années plus tôt, un cénacle d'humanistes florentins a inventé l'opéra ; événement phare, fondateur ! alors aussi les jésuites, artisans de la contre-réforme, veulent convertir les âmes en offrant aux sens un art opulent, théâtral, exubérant : celui que plus tard on appellera " baroque ". la france, à la fois séduite et réticente, prend ses distances : versailles n'est pas venise. entre 1607, création de 1'orfeo de monteverdi, et 1750, mort de bach, c'est un siècle et demi de féconde effervescence artistique.
    d'un côté, la séculaire polyphonie chorale fait place au chant soliste : la déclamation chantée, recitar cantando, transforme la conception, l'esthétique, l'écriture musicales. d'un autre côté, l'instrument acquiert un statut égal, pour le moins, à celui de la voix qu'il accompagne en permanence. on le pratique en solo, à plusieurs ou en petit orchestre. chanteurs et instrumentistes s'associent, dialoguent, " concertent ".
    ainsi se développe une mélodie à la fois éloquente et décorative, vocale et instrumentale, moulée tantôt sur les intonations de la parole, tantôt sur les rythmes des danses de cour. ce discours sonore relevé, mobile, expressif, utilise les accords de l'harmonie tonale, que rameau théorise rationnellement. de nos jours, les répertoires des xviie et xviiie siècles fascinent les mélomanes. il n'en a pas toujours été ainsi ! ce b.a.-ba de la musique baroque, après avoir décrit en ses traits essentiels cette période historique, relate la difficile survie de la musique dite ancienne.
    oubliée des classiques, en porte à faux par rapport au romantisme, récupérée par le néoclassicisme, elle connaît depuis 1970 une magnifique renaissance, grâce aux efforts d'interprètes spécialisés, les " baroqueux ".

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  • B.A.-ba de l'opéra

    Jacques Viret

    • Pardes
    • 15 December 2009
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  • Chant grégorien

    Jacques Viret

    Née à l'aube du Moyen Âge sous le signe de l'oralité, de la mémoire, de l'improvisation, fixée plus tard par les notations d'innombrables manuscrits, la cantilène sacrée de l'Église latine étend en amont de profondes racines, loin dans le temps et l'espace.
    En aval, elle a traversé, depuis sa floraison d'avant l'an mil, les vicissitudes d'une longue " décadence ", puis d'une laborieuse " restauration ". Sa récente éviction des rituels catholiques aura été pour elle un bain de jouvence : secouant la poussière des siècles, les carcans réducteurs, les conformismes routiniers, pour retrouver son visage originel - traditionnel-, elle rejoint d'autres traditions - savantes et populaires - ainsi que la création musicale vivante.
    Ne fut-elle pas, jadis, le tronc où ont poussé les branches de la musique occidentale ? Dans ce B.A.-BA du chant grégorien, l'auteur, musicologue universitaire, traite avec clarté et rigueur une matière trop souvent galvaudée. Il retrace cette histoire mouvementée et décrit les formes et moyens d'expression des mélodies grégoriennes. Destiné à un large public, son exposé intéressera aussi les spécialistes par l'originalité de la perspective, divers apports novateurs, et par nombre d'informations sur des faits peu connus ; il donne des références précises aux textes médiévaux ou modernes.
    Aujourd'hui, remonte d'un passé millénaire - à la fois lointaine et proche - une Parole chantée : la lettre morte des manuscrits se transmute en esprit - souffle - vivifiant. Mystérieuse Présence sonore, Voix pure, intemporelle, d'inaltérable et régénératrice fraîcheur...

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  • Musique médiévale

    Jacques Viret

    Le millénaire médiéval est en musique un Janus à deux visages : l'un de tradition, l'autre de modernité ; l'un, ouvert au monde, l'autre, replié sur l'Occident.
    En amont, la monodie grégorienne regarde vers le passé - ou l'intemporalité - de la tradition : venue d'Orient, elle ne sera notée que tardivement et aura, jusque vers 1300 et au-delà, d'importants prolongements, tant liturgiques que profanes. En aval, la polyphonie, bouture poussée sur le tronc grégorien, utilise l'écriture pour se rationaliser et amorcer, depuis l'an mil, une évolution d'où naîtra, à l'avènement des Temps modernes, notre " musique classique ".
    Chant liturgique, écriture et polyphonie sont l'affaire des clercs. En marge de la pratique, ces derniers s'adonnent à une réflexion théorique héritée de l'ancienne philosophie pythagoricienne : en l'Harmonie - musicale, cosmique -, ils admirent l'immanence du Nombre, principe d'une beauté qui est sagesse. D'autre part, au château ou sur la place publique, le jongleur illettré chante de mémoire et d'oreille les vers d'une canso troubadouresque ou d'une geste épique, quand il ne scande pas sur sa vide un joyeux air de danse.
    Comme le chantre à l'église, il s'approprie la consonance, dont, au Ciel, l'" harmonie des sphères " et les hymnes angéliques recèlent la quintessence. Dans ce B.A.-BA de la musique médiévale, l'auteur, musicologue universitaire, dépasse l'optique bornée d'un historicisme étroit. Il éclaire les enjeux idéologiques, sociologiques, esthétiques d'un patrimoine artistique séculaire, et dégage les résonances vivifiantes qu'ils ont dans le paysage culturel d'aujourd'hui.
    L'exposé, accessible à un large public, n'en intéressera pas moins les spécialistes par l'originalité de la perspective, ainsi que par l'étendue et la précision de l'information.

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  • Le chant grégorien constitue la clé de voûte de notre culture musicale.
    Au confluent d'une histoire millénaire et de notre actualité, ce livre ne se contente pas de décrire un répertoire clos sur lui-même mais il rend compte de l'inspiration, de la dynamique et du devenir d'une tradition sans cesse renouvelée.
    Véritable panorama, cette synthèse retrace l'évolution et les pratiques du chant grégorien, des origines à nos jours. II s'appuie sur un CD inédit, qui illustre chacun des aspects du grégorien, des plus connus aux plus surprenants.

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  • Médecin et biologiste, Jacques Viret fut le dernier élève du célèbre mathématicien René Thom (Médaille Fields, 1958). Il nous plonge au coeur d'un dialogue imaginaire entre deux oeuvres parmi les plus audacieuses et enrichissantes du XXe siècle : celle de son maître René Thom et du psychologue Carl Gustav Jung. Ce livre nous fait vivre leur rencontre imaginaire. Les deux penseurs se rendent visite, discutent, s'écrivent aussi. De leur confrontation naît une approche inédite en mesure de proposer une compréhension du vivant dans toute son épaisseur. Thom était géomètre, a passé sa vie à connaître les formes en listant leurs transformations. Il est l'inventeur de la Théorie des catastrophes. Jung était médecin, il voulait guérir les individus en leur faisant découvrir pas à pas que l'inconscient suit un processus de développement. Il est le fondateur de la Psychologie analytique. Lors des discussions entre ces deux figures majeures, nous voyons se dessiner une forme, celle de la psyché. Même si sa croissance entraîne des blocages et des épisodes de régression, leur dialogue montre que cette forme peut également s'ouvrir de l'intérieur, vers son propre renouvellement. Grâce à Thom et à sa topologie, un savoir dont Jacques Viret nous donne les clefs tout au long du livre, nous comprenons finalement que la psyché pourrait correspondre au processus décrit par ces intrigantes catastrophes.

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  • Depuis les origines, le chant fait partie du culte des Eglises chrétiennes. Hormis quelques exceptions éphémères, tous leurs rites et cérémonies ont été emplis de musique, notamment de chant : de la cantillation la plus simple aux polyphonies et polychoralités les plus complexes. Pour les Eglises occidentales, le chant grégorien s'est imposé depuis le vine siècle comme l'épine dorsale des pratiques musicales liturgiques.
    En 1963, la constitution sur la liturgie du concile Vatican II, réaffirmant le chant grégorien comme chant officiel de l'Eglise catholique mais autorisant les compositions nouvelles en langues vernaculaires, a mis aux prises traditionalistes et progressistes. Un demi-siècle plus tard, les passions se sont calmées, mais le débat sur les pratiques de chant liturgique aujourd'hui et sur le rôle du chant grégorien n'est pas clos.
    Les quatorze contributions du présent volume, rédigées par des spécialistes et des acteurs du chant liturgique, relancent la question dans une perspective pluridisciplinaire et oecuménique. Elles illustrent trois axes complémentaires de recherche : la musicologie, la théologie, la liturgie.

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