• Au tournant des XIXe et XXe siècles, quelques Français découvrent la psychanalyse. Malgré la résistance des psychiatres et des nationalistes, cette pensée nouvelle finit par s'imposer au lendemain de 1914-18, grâce notamment aux artistes et aux hommes de Lettres. En France la psychanalyse s'est heurtée à une forte résistance, car elle mettait en cause une conception de l'identité collective, une conception de l'homme et une tout autre esthétique que les «classiques» du XVIIe., ce mythe national.
    Cette synthèse reprend ce moment d'un point de vue littéraire. Évoquant à la fois des auteurs majeurs mais aussi des «mineurs», cet essai montre que de nombreux écrivains ont raté le rendez- vous avec le freudisme et que ceux qui se sont appropriés la psychanalyse en ont détourné les concepts. Cette étude prend aussi en compte les philosophes, pour qui l'irruption de la psychanalyse a constitué un défi et qui ont élaboré des psychanalyses parallèles, sans inconscient.

  • Label Val de Loire patrimoine mondial de l'Unesco 1840. La marine de Loire n'a jamais été aussi prospère. Une intense activité anime le fleuve, depuis le Massif central jusqu'au grand port de Nantes, sur les bords de l'Atlantique. D'innombrables chalands transportent du charbon, des poteries, du vin, de lourdes pièces d'acier. C'est à bord de l'un d'eux, le Fourre-tout, que nous embarquons. Au rythme de la « Rivière », du travail de l'équipage, des rencontres avec ceux du canal ou de la terre ferme, tout un monde se met en place. Saint-Rambert, Digoin, La Charité, Gien, Sully, Orléans, Amboise, Tours, Angers, Nantes. Ces villes, et beaucoup d'autres, émergent au fil de l'eau, avec leurs lavandières, leurs hommes du « bout du pont », dans le va-et-vient incessant des bateaux. Un voyage inoubliable !

    Un album incontournable pour les amateurs et passionnés de la Loire.

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  • A partir de 1950, les écrivains ont établi avec la psychanalyse de nouvelles relations. Ainsi est apparue une littérature " après Freud ", interdite d'innocence, dont les modes sont multiples. Chez Sartre, Althusser et Anzieu, l'écriture laisse entendre une autre parole que celle du concept ; pour Doubrovsky, Bauchau et Fernandez, le texte vient " mettre fin " à la cure et suturer la blessure ; enfin, chez Robbe-Grillet et Perec, la fascination pour les profondeurs du moi finit par subvertir l'attirance affichée pour la surface des choses.

  • C'est dans le cadre de l'élitisme mis en place par Bonaparte que l'externat des hôpitaux de Paris est créé en 1802. Un siècle et demi plus tard, le mouvement de mai 68 achève l'histoire de cette institution typiquement française longtemps occultée par le charisme et l'étude de l'internat des hôpitaux de Paris. L'histoire de l'externat des hôpitaux de Paris est loin d'être linéaire. De 1802 à la fin de la Grande Guerre, la facilité du concours d'entrée, due à un nombre de places parfois égal ou supérieur au nombre de candidats, dévalue le prestige de la fonction d'externe dont le seul avantage, alors, est d'être la porte d'entrée de l'internat. La légitimité de cette institution fut souvent mise en cause par de nombreux médecins. Un changement considérable se produit à partir des années 1920-1930 : la sélection devient beaucoup plus sévère, les fonctions beaucoup plus intéressantes et les privilèges, tant financiers que pédagogiques et de carrière, très appréciables. C'est désormais une école pratique de très haute qualité pour la formation des médecins et notamment des spécialistes. Cet ouvrage analyse le statut, les fonctions et la vie des externes depuis la fondation de l'externat des hôpitaux de Paris en 1802 jusqu'à sa disparition, sous couvert de l'externat pour tous, en 1968.

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  • La médecine et le charlatanisme sont de tous les temps et de tous les lieux. Mais la médecine n'est pas univoque. Les moyens mis à la disposition des hommes pour se soigner diffèrent selon que l'on se place à tel ou tel moment de l'histoire et à tel ou tel endroit du globe, selon le niveau socioculturel et les ressources des individus ainsi que selon leurs connaissances et leurs croyances. Il serait simpliste d'opposer catégoriquement les médecines populaires et la médecine savante, tant cette dernière prend de racines dans les premières et, réciproquement, tant les médecines populaires incorporent de données issues de la médecine savante des siècles précédents. Il serait inexact de laisser croire qu'il existe un fossé infranchissable entre la médecine officielle et les thérapies non-conventionnelles. De même que beaucoup de patients, de nombreux médecins n'hésitent pas à faire appel aux deux registres en pratiquant par exemple l'homéopathie, l'acupuncture ou l'hypnose conjointement avec la médecine conventionnelle et la tendance actuelle des grands établissements de santé est de favoriser le développement de la médecine intégrée, associant aux traitements conventionnels certaines thérapies non-conventionnelles. Enfin, le charlatanisme ne sévit pas que du côté des médecines populaires, des rebouteux, magnétiseurs ou autres guérisseurs : il y a aussi des docteurs en médecine charlatans et, qui plus est, on peut être plus ou moins charlatan. Ce petit dictionnaire vise à donner un panorama général et non exhaustif de ce monde captivant de la prise en charge personnelle et sociétale de la santé et de la maladie. On trouvera en arrière¬fond une constante de la nature humaine, l'opposition dialectique entre le Rationnel (celui de la connaissance, de la science, de la Raison) et l'Irrationnel (celui des croyances, de la religion, du surnaturel, de la magie).

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  • Dans ce court recueil tout en délicatesse, Jacques Poirier nous entraîne dans un monde où glisse, furtive, l'ombre du grand Fernando Pessoa. Entre la Lisbonne des poètes, l'infini de la mer et les forêts boréales, il s'interroge. Il glisse sur les décors, les prend à bras le corps, puis les abandonne pour chercher ailleurs. Exilé en lui-même, il se laisse envahir par la saudade, cet état de manque, cette étrange nostalgie de soi. Il oscille entre la lente tristesse qui gruge et les joies fugitives : parfait cet amour imaginé, parfaite cette lumière du couchant. Pour un instant. Un court instant. Parfois...

  • Edouard Brissaud

    Jacques Poirier

    • Hermann
    • 17 April 2010

    Édouard Brissaud est une des personnalités parisiennes les plus en vue de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Élève chéri de Jean-Martin Charcot, le célèbre professeur de clinique des maladies du système nerveux à la Salpêtrière, Brissaud mène une carrière hospitalière et universitaire exemplaire. Il est successivement médecin des Hôpitaux de Paris, agrégé, professeur d'histoire de la médecine puis de pathologie médicale à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine. Mais il n'est pas un grand « mandarin » comme les autres. Sa personnalité est hors du commun. Travailleur infatigable, d'une intelligence merveilleuse, il est ouvert, convivial, chaleureux, mais aussi facétieux et primesautier, s'habillant et se comportant plus en artiste qu'en docteur. Il a été élevé et continue à vivre au sein d'une vaste famille qui fourmille d'artistes célèbres en leur siècle : comédiens (comme Mesdemoiselles Mars et Marie Dorval), chanteurs lyriques (comme le ténor Adolphe Nourrit), dessinateurs et peintres (comme Maurice et Bernard Boutet de Monvel, Jacques et Pierre Brissaud). Libre-penseur convaincu, dreyfusard militant, membre actif de la Ligue des Droits de l'Homme, il est entouré d'amis intellectuels, littérateurs et artistes, au premier rang desquels se trouvent la Comtesse Anna de Noailles, Marcel Proust, le jeune poète Henri Franck, les frères Reclus, Anatole France, Francis Jammes, Léon Daudet et bien d'autres. Si une tumeur cérébrale n'avait entraîné sa mort prématurée, en pleine activité, à l'âge de 57 ans, il devait un an plus tard succéder au professeur Dieulafoy dans la prestigieuse chaire de clinique médicale de l'Hôtel-Dieu. L'oeuvre neurologique de Brissaud est considérable. Co-fondateur avec Pierre Marie de la Revue neurologique, membre fondateur de la Société de neurologie, artisan du rapprochement de la neurologie et de la psychiatrie, il publie de nombreux articles touchant à tous les domaines de la neurologie, mais aussi à divers champs de la pathologie générale. Son Atlas du cerveau, ses Leçons sur les maladies du système nerveux, son Histoire des expressions populaires en médecine font date.

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  • A en croire le conte, il fut un temps où les bêtes parlaient ; mais de leur parole, la mémoire s'est enfuie.
    Un tel mystère dit assez ce qu'a d'intolérable la frontière qui nous sépare de l'animal, à portée de voix et de caresses, et cependant hors d'atteinte. Et pourtant, lui qui n'a pas de visage nous apparaît souvent comme le détenteur de l'humain. Au point qu'il se demande peut-être si nous ne sommes pas " un de ses semblables qui a(urait) perdu la raison " (Nietzsche). A partir d'exemples multiples, de Platon à Giono, de La Fontaine à Derrida, cet ouvrage montre comment, du fond même de leur silence, les animaux engendrent la parole puisque, écrit Gilles Deleuze, seul " un aboiement de chien " ou " un bourdonnement de hanneton " peut faire " piauler la littérature ".

  • Avec les progrès de la biologie moléculaire, de la génétique et de l'immunologie, l'histologie est devenue histologie moléculaire, passant d'une anatomie microscopique purement descriptive à l'identification et à la localisation in situ des molécules.
    Cet ouvrage est composé de deux parties :
    * une partie Texte développant :
    - les étapes et critères de la synthèse des principales molécules du vivant par les cellules : du gène à la molécule elle-même, en passant par la transcription, la traduction et les phénomènes post-traductionnels ;
    - la cartographie moléculaire, localisant les différentes molécules à l'intérieur des organites cellulaires, de la cellule, des tissus, des organes, des appareils et systèmes ;
    - les régulations, les interactions, les variations dans le temps de ces différentes molécules ;
    * une partie Atlas, suivant le plan de la partie Texte et présentant :
    - en page de droite, des photographies de microscopie optique et électronique, muettes ;
    - en page de gauche, en regard, des schémas au trait, fléchés et légendés, correspondant le plus exactement possible à ces photographies.
    Avec une table des encadrés intégrant les structures et ultrastructures de l'histologie classique, une table des figures, une table des abréviations, un index fourni et plus de 500 photographies et schémas, cet ouvrage constitue l'outil indispensable de révision et d'auto-évaluation pour les étudiants en PCEM1 et PCEM2.
    Il intéressera également les étudiants en DCEM, les étudiants de pharmacie, les étudiants en sciences biologiques (DEUG, licences, maîtrises, DEA) et apparaîtra comme un ouvrage de référence pour les enseignants de biologie des lycées et collèges.

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    Jacques Poirier

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  • La collection vivre et comprendre a pour objectif de traiter de manière claire et concise un certain nombre de questions de santé actuelles.
    Elle vise à combler le fossé entre les traités scientifiques trop spécialisés et les ouvrages de vulgarisation trop simplistes. Rédigés par des spécialistes reconnus, les ouvrages de la collection vivre et comprendre pourront être aussi bien lus avec profit par le grand public concerné que par les médecins dans le cadre de l'information à leur patient et à sa famille. Notre planète est confrontée actuellement à une véritable épidémie mondiale de tabagisme faisant tous les ans des millions de morts.
    Dans leur grande majorité, les Français et les Françaises savent que le tabac est nocif pour la santé, mais s'arrêter de fumer n'est pas toujours facile, même si la médecine dispose de plusieurs moyens d'aide au sevrage. Fumer ou ne pas fumer, c'est à la fois un espace de liberté individuelle et un choix de société. Il est de bon ton aujourd'hui de se situer clairement et passionnément d'un côté ou de l'autre : on est pro- ou anti-tabac.
    L'ambition de ce petit livre, qui ne se veut pas exhaustif, est d'apporter le plus objectivement possible des informations documentées sur le tabac, les fumeurs et tout ce qui tourne autour, sans a priori, sans parti pris, sans sectarisme.

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  • Le nom de Parinaud est bien connu des ophtalmologistes, des opticiens et des neurologues. Henri Parinaud (1844-1905) est en effet un pionnier de l'ophtalmologie et de la neuro-ophtalmologie françaises. Originaire de Bellac, dans la Haute-Vienne, il commence ses études de médecine à Limoges, puis « monte » à Paris et devient externe, puis interne des hôpitaux de Paris et, enfin, chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris. Le grand maître de la neurologie, le professeur Jean-Martin Charcot, le remarque et lui confie dans son service de l'hôpital de la Salpêtrière la direction du département d'ophtalmologie. Il mène ensuite une carrière de praticien de ville, mais avec un tel talent qu'il attire auprès de lui de nombreux confrères français et étrangers. Sans grands moyens que sa petite clinique privée, il poursuit des travaux de recherche de très haut niveau qui le font admirer et respecter de tous les ophtalmologistes. Ainsi, il laisse son nom aux paralysies de la verticalité du regard, au syndrome oculo-glandulaire, à une tumeur oculaire jusque-là inconnue et à l'échelle optométrique qui reste d'usage quotidien pour chiffrer l'acuité visuelle et que tous les opticiens nomment « un Parinaud ». De santé fragile, Parinaud meurt jeune, quelques mois après son épouse, laissant trois petites orphelines, dont le célèbre neurologue Joseph Babi ski devient le tuteur testamentaire

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  • La personnalité et le parcours de Félix Second dit Féréol (1825-1891) sont étonnants. Avocat à Orléans, Républicain, libre penseur, il est contraint de s'exiler à Besançon pour avoir manifesté contre le coup d'État du 2 décembre 1851. Taraudé par sa vocation première, il entreprend alors des études de médecine et devient interne puis médecin des hôpitaux de Paris et enfin membre de l'Académie de médecine. Son oeuvre scientifique est importante. Sa famille compte d'innombrables comédiens (notamment son père Auguste Féréol et son ancêtre le Grand Monvel), chanteurs lyriques (Mademoiselle Mars, Marie Dorval et le célèbre ténor Adolphe Nourrit), musiciens (César Franck) ou peintres (Maurice et Bernard Boutet de Monvel). Lui-même chante et peint. Le professeur Édouard Brissaud, élève du professeur Charcot, est son neveu. Enfin, sa descendance compte de nombreuses célébrités du monde médical et scientifique.

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  • Forcé par son père à faire des études de médecine, Léopold Chauveau en exerce la profession, mais rêve de se consacrer à des activités littéraires et artistiques. Au lendemain de la Grande Guerre, brisé par de nombreux deuils, il abandonne la médecine pour la littérature (livres pour enfants et romans), la sculpture (principalement de « monstres ») et la peinture. Familier des décades de Pontigny, il se lie d'amitié avec des personnalités marquantes de l'entre-deux-guerres, au premier rang desquelles Roger Martin du Gard. Il s'affiche par ailleurs comme compagnon de route du Parti communiste français et jouit d'une certaine notoriété.
    Léopold Chauveau meurt le 17 juin 1940 et son travail tombe dans l'oubli. Ce n'est qu'au début des années 2000 que s'amorce la redécouverte de son oeuvre foisonnante.

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