• Le politique serait-il simplement le produit, au choix, de la lutte des classes, des intérêts marchands ou du suffrage universel ? Est-il réellement coupé de ce qui, des siècles durant, a constitué son fondement : l'instinct ludique du joueur politique ? La politique est une guerre de comédiens, une société du double spectacle, dans le monde du theatrum mundi.
    Vérités d'évidence à l'ère baroque. Théoriciens et praticiens de la res publica autopsiaient alors l'animal politique - le partisan comme l'adversaire. Le cardinal de Retz, plus que tout autre, expose dans ses oeuvres les règles du jeu mouvant qui dresse les ambitions les unes contre les autres, et offre la palme à la vraie intelligence d'autrui. En amont, Machiavel, Gracian, Hobbes - ou Pascal. En aval, Talleyrand ou Benjamin Constant.
    Jacques Brighelli démonte le mécanisme et les ressorts de cette lutte de fauves en champ clos que l'on appelle couramment les affaires de l'Etat. Le primat du politique est exposé ici dans toute sa force, loin des illusions économistes ou des utopies démocratiques. L'analyse du jeu des egos permet de dégager un modèle politique dont la pertinence se vérifie sans faille, du XVIIe siècle à nos jours.

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