Littérature traduite

  • « La solitude ne m'est pas étrangère. La solitude, c'est moi », dit Bruno Stressmeyer, le protagoniste de ce court et dense roman sur l'Occident contemporain.   À Vienne, de nos jours, un homme que la possession de plusieurs appartements dispense de travailler, fait le choix d'être seul, de ne rien partager avec quiconque. Il est atrabilaire, s'observe sans arrêt, émet sur les autres les jugements les plus mesquins qu'on puisse imaginer (le récit est à la première personne). Pour réduire les contacts avec ses semblables, il commande tout par Internet. Mais il lui faut parfois prendre le train, aller au restaurant, se frotter à d'autres gens qu'il juge et qu'il déteste en bloc. Bien que son frère lui manque, il refuse de le voir depuis qu'il s'est marié avec une femme de confession juive.   Reste son médecin, chez lequel son hypocondrie le conduit sans arrêt, et une aventure de vacances, une femme qu'il a connue en Croatie et à laquelle il pense quelquefois. Bruno pourrait vivre à Paris, à Londres ou à Berlin...   Quoique haineux, le regard qu'il porte sur le monde et les gens n'en révèle pas moins certains aspects de notre modernité : c'est ici la ruse du romancier, dont l'ironie tendre se communique au lecteur.

  • La maison de Róza

    Hubert Klimko

    • Belfond
    • 8 January 2009

    å'uvre bouleversante sur l'exil, l'amitié, la vieillesse et la solitude; ballade nordique du bonheur simple et de la douleur, avec la maison de rira, hubert klimko nous livre un roman à deux entrées dont l'intime concordance se révèle peu à peu.
    Un jeune émigrant polonais est embauché dans une maison de retraite oú il fait la connaissance d'une vieille dame aveugle, ráza. une rencontre qui change sa vie. bien des années plus tôt, un homme a défié dieu et décidé que son bonheur ne dépendait que de lui. il s'est marié, a bâti une maison, a vu naître ses deux filles, rása et karitas. et la tragédie a frappé.

  • Après La Maison de Ró?a et Berceuse pour un pendu, le récit de jeunesse de l'étoile montante de la littérature polonaise. Un voyage initiatique hilarant peuplé de tranches de vie loufoques et bouleversantes, sur les routes d'Allemagne, d'Angleterre et d'Islande.

    Le coeur brisé par une beauté cruelle, le jeune Hubert quitte son pays natal. Prêt à dévorer le monde, il commence par faire du stop, plumer des volailles et cueillir des fraises tout en rêvant à la belle Ulla.

    Visitant l'Europe et son propre passé, le jeune vagabond croisera les destinées rocambolesques d'un Japonais fleur bleue diseur de bonne aventure, d'un oncle fanatique de la gelée de framboise, d'un pommier magique et d'un psychothérapeute qui joue à l'hirondelle. Des rencontres aussi belles qu'insolites qui le conduiront à entreprendre une tout autre odyssée, celle de l'écriture.

  • Voyage initiatique drôle et mélancolique aux confins de l'Islande, bouleversant éloge de l'amitié, de l'amour et de la folie, le deuxième roman d'Hubert Klimko. Au fil des errances poétiques de trois amis, une superbe réflexion sur l'exil et la condition de l'artiste. Quand il débarque à Reykjavik, le narrateur, un jeune immigré polonais, n'a d'autre choix que de s'inventer les métiers les plus improbables pour gagner sa vie. II s'improvise artiste peintre amateur, mime de rue, poète sous le nom de plume de Hugo de Hugo ; traîne avec Boro, excentrique peintre croate atteint d'une étrange phobie du vert et qui, à ses heures perdues, joue de l'harmonica à une orque apprivoisée. Et puis, il fait la connaissance de Szymon, Polonais lui aussi, compositeur, violoniste, jazzman un peu fou. Très vite, les trois hommes deviennent inséparables. Entre débrouille, aventures loufoques et petits tracas naît une amitié qui va transformer la vie du narrateur...

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