• Le feu

    Henri Barbusse

    Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir".
    Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
    />
    Dossier :
    1. Propagandistes et bourreurs de crâne
    2. Dire la "vérité" de la guerre
    3. La réception du Feu (1916-1919)
    4. Oublier, condamner, commémorer.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Henri Barbusse. Au moment où éclate la Première Guerre mondiale, Henri Barbusse, bien qu'antimilitariste, décide de s'engager comme simple soldat. Sur le front, jour après jour, de décembre 1914 à novembre 1915, il note ses faits et gestes et ceux de ses camarades. Il obtient deux citations au combat, avant d'être évacué pour maladie et réformé. Profondément choqué par ce qu'il a vécu, il écrit "Le Feu", qui suscite de vives protestations car il peint la guerre dans toute son horreur. Ce "Journal d'une escouade" (sous-titre du livre), récit brutal et émouvant des journées passées dans les tranchées, dans la boue et la saleté ou sous les bombardements, offre un témoignage irremplaçable sur le cauchemar d'une génération sacrifiée. "Le Feu" inaugure le genre du roman de guerre, obtient le prix Goncourt 1916 et assure à Barbusse une renommée mondiale. Sa vie et son oeuvre seront désormais consacrées à la dénonciation du bellicisme et à la défense des victimes de l'histoire.

  • "Ce qui domine dans L'Enfer, c'est le fougueux désir du Corps, parfois le cri mystérieux du plus profond amour. C'est la plainte des opprimés, des peuples qui souffrent. Elle enflamme la ferveur révolutionnaire du romancier."

  • Dernier essai paru du vivant de son auteur, il occupe une place à part dans son oeuvre. Il a été mis en chantier après que Barbusse, ayant rencontré Staline, a proposé à celui-ci l'idée d'un tel travail ; le chef politique donne alors à l'écrivain libre accès aux archives soviétiques, et lui adjoint même son secrétaire Kaganovitch pour l'aider dans ses recherches. L'ouvrage paraît en mars 1935 : Barbusse y dépeint l'URSS comme une force en marche. Plus que la biographie d'un homme c'est celle du pouvoir communiste.

  • Clarté

    Henri Barbusse

    Tous les jours de la semaine se ressemblent, du commencement à la fin.Le soir, on entend sonner sept heures, doucement, et aussitôt, tumultueusement, la cloche. Je ferme le registre, j'essuie et je pose ma plume. Je prends mon cache-nez et mon chapeau, après un coup d'oeil à la glace qui me montre l'ovale régulier de mon visage, mes cheveux lustrés et ma fine moustache (on voit que je suis plus qu'un ouvrier). J'éteins la lampe, je descends de mon petit bureau vitré.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • J'accuse!

    Henri Barbusse

    BnF collection ebooks - "J'accuse tous les gouvernements français qui se sont succédé depuis la guerre d'avoir accueilli, encouragé, aidé, payé et armé les sociétés de moins en moins secrètes de gardes blancs, qui constituent une organisation internationale de criminels ayant pour but le meurtre et la guerre."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Voulez-vous me compter parmi les socialistes antimilitaristes qui s'engagent volontairement pour la présente guerre ? Appartenant au service auxiliaire, j'ai demandé et obtenu d'être versé dans le service armé et je pars dans quelques jours comme simple soldat d'infanterie."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Henri Barbusse

    Henri Barbusse

    Le Classcompilé n° 117 les oeuvres d'Henri Barbusse.
    Adrien Gustave Henri Barbusse, dit Henri Barbusse, né à Asnières le 17 mai 1873 et mort à Moscou le 30 août 1935, est un écrivain français. (Wikip.)
    CONTENU:
    ROMANS
    L'Enfer
    Le feu
    NOUVELLES
    Nous autres
    L'Illusion
    ETUDES
    Ce qui fut sera
    J'accuse!
    LETTRES
    Lettres de Henri Barbusse à sa femme
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • L'Enfer est un roman d'Henri Barbusse paru en 1908 Le récit est une attaque contre la société et ses institutions. Il est également profondément teinté d'érotisme.
    Résumé
    | Un homme de trente ans, blasé par la vie, trouve un travail dans une banque à Paris. Il emménage dans une pension de famille. Dans l'obscurité de sa chambre, il aperçoit une fissure dans le mur ouvrant sur la chambre d'à côté. Il va alors se mettre à observer les divers occupants de celle-ci...|
    |Source Wikipédia|

  • Le Feu (Journal d'une escouade) est un roman de guerre, une fiction inspirée par le vécu de son auteur, Henri Barbusse, parut en 1916. Il reçoit la même année le prix Goncourt.
    Résumé
    | Henri Barbusse est le narrateur et personnage principal de ce récit. Le narrateur se situe durant la plupart du temps en focalisation interne. À la guerre, il est accompagné par de nombreux camarades : Volpatte, Poterloo, Fouillade, Barque, Farfadet, Eudore, Paradis, Poilpot, Poitron, Salavert, Tirette, Blaire, Cocon et Bertrand. Durant les vingt-deux mois qu'il passe en première ligne, il prend en note les expressions des soldats, leurs craintes, mais aussi fait part, à travers son récit, de la peur et de l'horreur dans laquelle il vit.
    /> Les dialogues campent des personnages très divers dans leurs origines et leur fonctionnement, qui se retrouvent rassemblés autour d'un désir de survie et partageant les mêmes préoccupations basiques.|
    |Source Wikipédia|

  • On est en 1921. La première guerre mondiale finie, le monde s'ébroue, et ça concerne aussi bien la politique ques les arts, et la façon de vivre ensemble. Dada et le surréalisme ont éclaté. Ceux qui ont survécu à l'horreur la portent dans leurs phrases.
    Dans ce contexte de chaos et d'éveil, dans cette fatalité de la violence et de la domination, quelle responsabilité pour les artistes, et notamment les écrivains et poètes ? Comment se révolter, et comment s'assurer que l'ancien ne conditionne pas le surgissement du neuf ?
    C'est un texte sombre et âpre, qui pose les problèmes et limites de l'engagement. Qui mesure à chaque pas le défi personnel de l'art à ce qu'il affronte au dehors. Où se situer dans les extrêmes, comment garder distance dans l'agir ?
    On peut trouver que le passage où Barbusse s'en remet à la révolution russe, et à la personnalité de Lénine, a considérablement vieilli. Mais le dispositif qui pose ici la radicalité, et la générosité du discours de l'auteur de "Clarté", cela vaut pour nos contradictions et conflits d'aujourd'hui, celles et ceux qui naissent en permanence, religion, État, formes, sur notre route au présent. Texte nécessaire, urgent pour cela même : nous ne sommes débarrassés de rien, quant à ce qui ici s'énonce, se dénonce.
    FB

  • L'illusion

    Henri Barbusse







    Table des matières
    L’illusion
    L’aveu des cloches
    Blanc ou noir ?
    La petite femme
    Rencontre
    Conte de fées
    Le mauvais esprit
    La mauvaise plaisanterie
    Léonie
    La confession

  • BnF collection ebooks - "Chère Fifille, Je viens de passer devant le Conseil de révision qui m'a examiné et jugé bon pour le service. Aussi n'ai-je rien de plus pressé, en sortant de cette cérémonie - je suis resté trois heures debout à attendre ! - que de m'installer au café, place de l'Alma, et à la lueur d'un Dubonnet à l'eau, de mettre la main à la plume pour vous faire assavoir la chose."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Ils sortirent de terre - un, deux, trois, jusqu'à six - sous le déluge de la pluie et du soir.On eût dit qu'ils sortaient de l'eau, tellement les averses qui tombaient sans discontinuer depuis un mois avaient noyé la brousse et donné à la plaine entourant Devanjaros et Andrinople, la face de la mer.Dans la poussière jaune du crépuscule, chacun d'eux apparaissait comme un haut paquet de peaux de mouton d'où jaillissait le canon d'un fusil.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Russie

    Henri Barbusse

    Texte magnifique, indispensable, et si lourd de contradictions.
    On est en 1929. Le Parti communiste de l'Union soviétique, 12 ans après sa révolution, fait son VIe congrès, et invite des écrivains étrangers.
    Tout le nouveau pays, qui fédère Russie, Ukraine, Crimée, Géorgie est un chantier : amener l'électricité, poser des rails, mener à bien la révolution agraire.
    C'est une utopie avant qu'elle s'écroule. Staline intervient au Congrès sur les questions agricoles.
    Ce qui frappe dans le regard de Barbusse, c'est comment la découverte d'un continent, le mystère des villes (ah, Nijni-Novgorod) se mêle - parce qu'on est en Union soviétique - du regard sur les usines, le travail. Alors la vieille Russie et son chantier moderne se superposent, et lui il dérape.
    Il va en Crimée, en Ukraine, il rencontre l'homme le plus vieux du monde (merveilleux récit, que cette rencontre avec l'homme de 146 ans), comme il rencontre Clara Zetkin, et Maxime Gorki.
    Il a une mission : construire l'Europe antifasciste. L'hydre a montré sa tête. Quand et comment Barbusse glisse-t-il ? Il fait sien l'idéal soviétique et le transpose à la littérature. Ce qui est paradoxal, dans ce livre, c'est que la charge infâme contre Proust, Gide, Giraudoux et autres Cocteau se fait au nom d'une injonction morale qu'aurait la littérature, pour agir sur les temps neufs.
    Il faut aussi lire Barbusse, là où il se trompe, parce que nous ne sommes pas indemmes de ce culte de l'écriture prolétarienne, de la manie concernant l'engagement, et que Proust était bien plus près de Dostoievski et Tolstoï que Barbusse pourra l'être jamais.
    Reste son voyage, les visages, les paysages. Reste ce défi à toute l'histoire du monde qu'est la révolution russe dans son élan. Et ici, tout y est comme prélevé vivant, au couteau.
    Notre histoire.
    FB

  • Extrait : "Voulez-vous me compter parmi les socialistes antimilitaristes qui s'engagent volontairement pour la présente guerre ? Appartenant au service auxiliaire, j'ai demandé et obtenu d'être versé dans le service armé et je pars dans quelques jours comme simple soldat d'infanterie."

  • Extrait : "Chère Fifille, Je viens de passer devant le Conseil de révision qui m'a examiné et jugé bon pour le service. Aussi n'ai-je rien de plus pressé, en sortant de cette cérémonie - je suis resté trois heures debout à attendre ! - que de m'installer au café, place de l'Alma, et à la lueur d'un Dubonnet à l'eau, de mettre la main à la plume pour vous faire assavoir la chose."

  • Le Feu

    ,

    • Ligaran
    • 26 January 2015

    Extrait : "- La guerre ! Quelques-uns de ceux qui sont couchés là rompent le silence, et répètent à mi-voix ces mots, et réfléchissent que c'est le plus grand événement des temps modernes et peut-être de tous les temps."

  • J'accuse !

    ,

    • Ligaran
    • 26 January 2015

    Extrait : "J'accuse tous les gouvernements français qui se sont succédé depuis la guerre d'avoir accueilli, encouragé, aidé, payé et armé les sociétés de moins en moins secrètes de gardes blancs, qui constituent une organisation internationale de criminels ayant pour but le meurtre et la guerre."

  • Le feu

    Henri De Barbusse

    C'est le journal d'une escouade que Barbusse met en scène. Il couvre les deux premières années de guerre et peint la vie des hommes aux tranchées. Barbusse décrit tout ce par quoi passent les soldats du caporal Bertrand ; les tranchées, les attaques, les corvées, la peur, la mort, la permission ... Le Feu (sous-titré Journal d'une escouade) est un roman autobiographique d'Henri Barbusse paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L'OEuvre à partir du 3 août 1916 puis intégralement à la fin de novembre 1916 aux éditions Flammarion et ayant obtenu le Prix Goncourt la même année. L'ouvrage est inspiré de l'expérience personnelle de Barbusse. Lors de cette Première Guerre Mondiale, il est soldat aux tranchées de Soissonais, de l'Argonne et de l'Artois avant de devenir brancardier au 231ème régiment d'infanterie.

  • Il s'agit de la correspondance de guerre de Henri Barbusse. Bien qu'âgé de quarante et un ans, L'écrivain s'est engagé en août 1914 comme simple soldat au 23e régiment de Ligne. Il part au Front le 21 décembre. Extrait : « Dans le boyau même, il y avait des cadavres qu'on ne peut retirer de là ni ensevelir (on n'a pas eu le temps jusqu'ici), et qu'on piétine en passant. L'un d'eux, qui a un masque de boue et deux trous d'yeux, laisse traîner une main qui est effilochée et à moitié détruite par les pieds des soldats qui se hâtent, en file, le long de ce boyau. On a pu le voir, le boyau étant couvert à cet endroit, on a allumé, une seconde. N'est-ce point macabre, ces morts qu'on use de la sorte comme de pauvres choses ? »

  • Henri Barbusse spent 22 months in the trench warfare during World War I. He gives us, from the inside, an instructive testimony of what was this horrible war. But it is also a major literary work that shows us that in some cases, the poetry of words is the only way to describe reality.

    Sample :

    RUDELY awakened in the dark, I open my eyes: "What? What's up?"
    "Your turn on guard-it's two o'clock in the morning," says Corporal Bertrand at the opening into the hole where I am prostrate on the floor. I hear him without seeing him.
    "I'm coming," I growl, and shake myself, and yawn in the little sepulchral shelter. I stretch my arms, and my hands touch the soft and cold clay. Then I cleave the heavy odor that fills the dug-out and crawl out in the middle of the dense gloom between the collapsed bodies of the sleepers. After several stumbles and entanglements among accouterments, knapsacks and limbs stretched out in all directions, I put my hand on my rifle and find myself upright in the open air, half awake and dubiously balanced, assailed by the black and bitter breeze.
    Shivering, I follow the corporal; he plunges in between the dark embankments whose lower ends press strangely and closely on our march. He stops; the place is here. I make out a heavy mass half-way up the ghostly wall which comes loose and descends from it with a whinnying yawn, and I hoist myself into the niche which it had occupied.
    The moon is hidden by mist, but a very weak and uncertain light overspreads the scene, and one's sight gropes its way. Then a wide strip of darkness, hovering and gliding up aloft, puts it out. Even after touching the breastwork and the loophole in front of my face I can hardly make them out, and my inquiring hand discovers, among an ordered deposit of things, a mass of grenade handles.

empty