• La vie n'a pas fini de nous surprendre. Réduite à des interactions moléculaires mais étendue à des lois d'organisation inattendues, elle est aujourd'hui observée dans des systèmes vivants dont la logique interpelle et renouvelle la pensée rationnelle. Qu'est-ce que l'organisé ? L'auto-organisé ? Pourquoi et comment percevons-nous des ordres dans la nature, d'où viennent les significations que nous leur attribuons ?
    Notre psychisme, nos sociétés, objets de sciences au statut toujours aussi mal assuré, nous font penser l'organisation comme une création ininterrompue de nouveau, de sens, de vivant, entre et à partir de deux formes de morts, entre le cristal et la fumée.
    Les sciences de la nature, l'expérience de l'identité et de la pensée juives, la réflexion éthique forment le contexte de ces méditations sur un vivant qui déborde la biologie.

  • La Terre est ronde : tout le monde le sait. Pourtant, pour nos ancêtres, elle était plate. Leur savoir était-il inférieur au nôtre? Et aujourd'hui encore, que savons-nous véritablement? Dans notre monde rationnel, peut-on s'affranchir des croyances?
    De la science à la religion ou aux mythes, de l' horoscope à la superstition ou aux sondages, Henri Atlan décline les mille facettes des croyances : elles demeurent un rouage essentiel de notre rapport au monde, une articulation fondamentale de la pensée, indispensables à la connaissance, à l'intelligence et à la liberté.

  • Les avancées de la biologie contemporaine posent de façon nouvelle des problèmes philosophiques anciens, tels que ceux des rapports entre le vivant et l'inanimé, entre le corps et l'esprit, l'erreur et la vérité.

    La philosophie de Spinoza, bien que datant du XVIIe siècle, apporte à ces problèmes des solutions plus pertinentes que la plupart des philosophies plus récentes, développées dans les siècles qui l'ont suivie.

    En retour, les acquis actuels des sciences physiques et biologiques, notamment des neurosciences cognitives, permettent de porter un nouveau regard sur certaines notions propres à la philosophie de Spinoza, telles que sa « petite physique », la nature cause de soi, la notion de matière, l'essence des choses, les genres de connaissance, qui acquièrent de ce fait un surcroît d'actualité.

    Une approche tout à fait nouvelle de la philosophie, et de Spinoza en particulier, grâce à la biologie et aux sciences cognitives.

  • L'utérus artificiel

    Henri Atlan

    • Points
    • 11 January 2007

    Après la pilule contraceptive, l'insémination artificielle, la fécondation in vitro, une prochaine étape sera l'utérus artificiel. Sans doute cette technique aura-t-elle d'abord des fonctions
    thérapeutiques, remplaçant les incubateurs actuels pour maintenir en vie les grands prématurés. Toutefois personne n'est dupe. Les techniques de procréation, initialement développées à des fins médicales, débordent inévitablement ces indications strictement thérapeutiques. Ainsi, les utérus artificiels seront utilisés pour des " désirs d'enfant " que la procréation naturelle ne permet pas de satisfaire. Tout en exposant les conditions de réalisation de l'utérus artificiel, Henri Atlan prend la mesure des retombées sociales et culturelles, économiques, politiques, religieuses, voire métaphysiques, de cette nouvelle technique. Mais tout cela n'est pas pour demain. Semi-fiction, ou expérience de pensée, ce livre éclaire d'une lumière plus brutale des problèmes bien réels et actuels. Continuant et achevant peut-être une évolution déjà commencée, la procréation, dissociée de la sexualité, sera de plus en plus médicalisée tandis que la parenté sera de plus en plus sociale, de moins en moins biologique. Rien n'est définitivement joué. Impossible de prévoir comment l'UA façonnera l'avenir des sociétés humaines. Et si les mythes et la fiction peuvent ici éclairer la technique, le " meilleur des mondes " n'est pas assuré.

  • La biologie moléculaire depuis les années soixante a largement utilisé des métaphores empruntées
    à la cybernétique et à la théorie de l'information.
    Ces métaphores ont eu souvent pour effet de masquer la complexité des phénomènes biologiques.
    Elles sont dans ce livre analysées de façon critique et réinterprétées.
    La théorie de l'information est étendue aux conditions formelles de création d'information et sert
    ainsi à établir les bases d'une théorie de l'auto-organisation, non seulement en biologie mais aussi
    pour les sciences humaines.
    Le principe de complexité par le bruit permet de comprendre le rôle du hasard, ou "bruit
    développemental" comme facteur d'organisation dynamique des systèmes complexes.
    La biologie post-génomique actuelle redécouvre la pertinence de ces analyses et des applications
    de ce principe, notamment en physiologie cellulaire, en immunologie et dans les neurosciences.

  • Il y a dix ans, Henri Atlan résumait dans ce petit livre les convictions qui étaient devenues siennes tout au long de ses recherches en biologie. La liberté ne doit pas être entendue au sens d'un libre arbitre grâce auquel nous serions seuls à décider de nos actes mais au sens d'une libre nécessité, reposant sur la connaissance des déterminismes.
    La science devenait alors, contre les accusations croissantes d'une partie de l'opinion, un facteur massif d'émancipation. Depuis, les sujets polémiques se sont multipliés, pointant la menace de techniques débridées et la domination d'une science déshumanisée.
    C'est justement sur l'un des sujets les plus controversés et les plus brûlants qu'Henri Atlan a décidé de revenir dans une nouvelle préface : le désir d'enfant et la procréation médicalement assistée. A quel moment ce désir légitime devient-il aliénant et surtout pourquoi ? Que recoupe la notion d'enfant naturel au moment où la PMA est une réalité partagée par de nombreux couples ?
    La liberté apparaît bien encore du côté de la reconnaissance des limites et d'obstacles insurmontables, plutôt que de l'acharnement thérapeutique.

  • Ne faut-il pas faire parler à nouveau la connaissance par le sexe, et par la fécondité du concept, pour entendre ce que la biologie, les sciences cognitives et la psychanalyse tentent, peut-être maladroitement, de nous dire ? connaissance, sexualité, hasard, incertitude, naissances et avortements, anges et démons, vieillissement, maladie et mort, les sciences et les techniques renvoient sans cesse à ces problèmes inhérents à la condition humaine.
    Nous rêvons de tout maîtriser, y compris l'incertitude. mais l'aléatoire garde d'autant plus sa valeur que la maîtrise totale s'avère illusoire. le mythe s'est toujours emparé de ce type de problèmes : non seulement prométhée, å'dipe, mais aussi le serpent des mythes bibliques, l'arbre de vie, et l'arbre de connaissance, qui rappelle que celle-ci est toujours ambivalente, le déluge et babel. dans ce livre, qui constitue le premier tome d'un diptyque, henri atlan aborde quelques-uns des problèmes concernant les techniques et les sciences liées à la fabrication du vivant.
    Mais, pour nous éclairer, l'auteur emprunte des traverses inattendues, celles de la philosophie et des plus vieilles mythologies de l'humanité (spinoza, la kabbale, le talmud). point de départ : suivant une légende hébraïque, adam est séparé d'ève pendant cent trente ans. durant tout ce temps, il répand des gouttes de sperme. ce sont " les étincelles de hasard ".

  • Ce volume se situe au point de rencontre entre science et éthique la science a pour objectif de découvrir les structures de la réalité, de connaître la nature des choses ; quant à l'éthique, elle se propose d'agir sur la réalité en la modifiant dans le sens d'un " plus grand bien " même si tous ne s'accordent pas nécessairement sur ce qu'est ce " plus grand bien ".
    Henri atlan propose une anthropologie oú les liens entre le corps et l'esprit résultent d'une relation non dualiste. sa réflexion sur les enjeux des sciences biologiques et cognitives se trouve éclairée par une approche de la philosophie classique en dialogue avec les problèmes posés dans le talmud et la kabbale. un de ses guides spinoza. dans ce tome ii des etincelles de hasard atlan montre aussi en quoi la notion de parole ou d'ecriture révélée ne peut se comprendre que si elle est athée.
    Car enfin, que veut-on dire quand on invoque le créateur de l'univers comme auteur ?.

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  • Le concept d « onaa » désigne en hébreux à la fois les fraudes dans des transactions financières et les blessures verbales infligées par des paroles « injurieuses ». Toutes deux sont des tromperies par rapport à la vérité dun discours ou dune communication langagière. Le passage dun domaine à lautre, de la fausse monnaie aux discours trompeurs, est une modalité du passage de lavoir à lêtre, où léchange avec autrui sert dinterface. Les injonctions bibliques bien connues de ne léser ni son prochain ni létranger acquièrent une profondeur insoupçonnée à la lumière de ce concept d « onaa » dont traite le droit hébraïque ancien. Le Talmud est en effet traversé par des reflets de ce monde de l « onaa ». Des analyses juridiques de préjudices causés par différentes sortes de fraudes y sont associées à des récits plus ou moins légendaires de lésions infligées par des paroles « injurieuses ».Il semble quaucun discours, pas même lusage dénoncés scientifiques, nest à labri de ces dérapages frauduleux, volontaires ou involontaires. Les expressions de « lopinion publique » sont parmi les réalisations modernes les plus évidentes doccasions démultipliées d « onaa » en paroles.

    Biologiste, philosophe et écrivain, Henri Atlan est lauteur de plusieurs ouvrages publiés dans la même collection : Tout, non, peut-être. Éducation et vérité (1991), Les Étincelles de hasard (1999 et 2003), LUtérus artificiel (2005).


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  • La science, le mythe, le discours mystique, la métaphysique.
    Autant de formes de connaissance isolées l'une de l'autre, de rationalités distinctes et incommensurables, qui témoignent cependant d'une quête commune de la vérité. a ce titre, la vérité scientifique ne peut se prévaloir d'une quelconque supériorité; elle résulte d'une interprétation du réel et n'échappe pas plus qu'une autre forme de savoir à la tentation de prendre ses désirs pour la réalité.
    A la stérile et sempiternelle confrontation entre la science et le mythe, et contre les dogmatismes de tous ordres, henri atlan propose ici de substituer un dialogue permanent et "l'humour sérieux de la multiplicité des jeux de connaissance".
    Une arme redoutable et salutaire.

  • Les succès comme les excès de la biologie moléculaire se sont en partie construits sur la métaphore informatique du "programme" génétique. Henri Atlan s'interroge sur les implications de cette métaphore pour l'orientation des recherches et des interprétations scientifiques, mais aussi pour l'information destinée aux non-spécialistes, citoyens et décideurs. Des découvertes récentes concernant les prions, le clonage ou la biologie du développement viennent ébranler le modèle, relancer le débat sur les effets épigénétiques et soulignent les limites de ce nouveau réductionnisme. Les théories de la complexité et de l'auto-organisation du vivant, dont Henri Atlan fut l'un des pionniers, éclairent ces questions et permettent de les situer dans la perspective plus globale de l'évolution de la biologie moderne.

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  • Comment des structures fonctionnelles aussi complexes que les virus et les réseaux de neurones émergent-elles ? Découlent-elles nécessairement d'un projet intentionnel, voire d'une volonté providentielle ? Ou bien ces ensembles complexes sont-ils capables de s'organiser eux-mêmes ? Henri Atlan tente, dans ce livre, de répondre à cette question fondamentale. Démontrant ici toute la richesse du concept d'auto-organisation, il fait apparaître les limites des modèles informatiques adoptés par la génétique depuis des décennies ; il fait émerger de nouvelles méthodes scientifiques pour modéliser le réel ; il bouleverse la façon dont inné et acquis se distinguent, se combinent et s'articulent. D'une redéfinition complète de la cellule à une analyse révolutionnaire des actions volontaires et à une nouvelle conception de l'unité entre le corps et l'esprit, Henri Atlan nous ouvre ici de nouvelles perspectives pour penser la complexité du vivant et de l'humain.

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  • Pierre Musso a introduit la conférence de Henri Atlan " Qu'est-ce qu'un modèle ? ", présentée à la chaire d'Enseignement et de recherche " Modélisations des imaginaires, innovation et création ", le jeudi 24 mars 2011 à Paris, en rappelant cette phrase d'Alfred Fessard : " la principale idée directrice d'Henri Atlan est que si la notion d'information peut nous aider à reconnaître l'ordre biologique qui existe dans le monde vivant, ce n'est pas sous la forme d'une évaluation statique de la complexité structurale des systèmes, c'est comme taux de production (ou de destruction) d'information. dans ces systèmes, tels qu'ils se trouvent confrontés à leur environnement. " (Préface à l'ouvrage de H. Atlan, L'organisation biologique et la théorie de l'information, éd. Hermann, p XXIII. Paris 1992).

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  • ISBN/EAN/UPC: 9782706709432 Titre de l'ouvrage: Sommes-nous libres ?
    Auteur: Henri Atlan Bertrand Vergely Editeur: Salvator Date de publication: 13/09/2012 Reliure: Broché Prix public/catalogue hors taxes: EUR 13,08 TVA: 7% Prix public taxes comprises: EUR 14,00 Nombre de pages: 144 Langue: français ? Sujet: Spiritualités / Christianisme Champs facultatifs Edition:
    Volume:
    Description: Sommes-nous libres ? Quelle place pour l'homme dans un monde où les limites ne cessent de reculer ? Si cette question a motivé de nombreuses controverses philosophiques au cours des siècles, aujourd'hui où les techno-sciences permettent ce qui n'était pas envisageable il y a quelques années encore, la confrontation entre un scientifique féru de Bible et du Talmud et un philosophe spécialiste de la foi orthodoxe donne à la question une profondeur plus grande que jamais.
    Biographie de l'auteur: Henri Atlan (né en 1931), médecin biologiste, philosophe, est professeur de biophysique et directeur d'études à l'EHESS. Pionnier des théories de la complexité et de l'auto-organisation du vivant, membre du Comité consultatif national d'éthique http://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_consultatif_national_d%27%C3%A9thique> entre 1983 et 2000, il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Entre le cristal et la fumée (1979), Des embryons et des hommes (2007), De la fraude (2010). Bertrand Vergely (né en 1953) est philosophe. Il a donné des cours à Sciences Po (Paris) et enseigne la théologie morale à l'Institut orthodoxe Saint-Serge (Paris). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Foi ou la nostalgie de l'admirable (2004), Le Silence de Dieu (2006), Une vie pour se mettre au monde (avec M. de Hennezel) et Retour à l'émerveillement (2010).

  • Quels sont les enjeux éthiques entre les sciences du vivant, l'impact éthique de la recherche sur embryons, et les représentations sociales construites à partir de conflits de convictions ou de représentations narratives sur l'origine de la vie ?
    Quelle place ont prise les femmes dans ce débat ? comment la délocalisation de l'embryon, de l'utérus à la cité, met-elle en jeu la hiérarchie des sexes dans la fabrication d'enfants, et quel sera, dès lors, l'avenir de la naissance ?
    Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répondent les deux auteurs.

  • Lourde responsabilité que de porter le devenir d'une espèce ! Comment expliquait-on autrefois l'apparition d'un enfant ? Comment l'accueillait-on ? Comment les femmes ont-elles vécu leur grossesse au fil des siècles ? Comment les méthodes d'accouchement ont-elles évolué ? Où en sommes-nous aujourd'hui ? Jusqu'où pouvons-nous aller ? Nous dirigeons-nous vers une nouvelle révolution de la naissance, vers une artificialisation complète de l'émergence de la vie ? Sans douleur, sans violence, et demain... sans mère ? En trois temps, La naissance autrefois, la révolution de la naissance, Naître demain, trois des meilleurs spécialistes, dont le professeur René Frydman, père du premier bébé éprouvette et pionnier des techniques in vitro, retracent ici cette prodigieuse épopée, des matrones de l'Antiquité aux futurs vertigineux que la science nous prépare.
    Désormais, procréation et sexualité peuvent être totalement dissociées ; on peut avoir un enfant si on le veut, quand on le veut, et bientôt comme on le veut, grâce à des technologies inédites : congélations des ovules pour les garder pour des jours meilleurs, sélection des embryons vierges de maladies héréditaires ou encore, perspective moins éloignée qu'on le croit, utérus artificiel qui fera naître des enfants à l'extérieur du corps des mères... Un nombre croissant de femmes réclament désormais la liberté, et le droit, de satisfaire leur désir d'enfant en recourant à cet éventail de techniques qui ne cesse de s'élargir... Mais ces nouvelles manières de faire et d'avoir des enfants nous posent des questions éthiques, sociales, politiques majeures et sollicitent la loi.
    Sur ce plan, les auteurs sont unanimes : la France, frileuse, n'a pas pris la mesure des enjeux ; elle est à la traîne, tant dans sa réflexion que dans la pratique. En se penchant sur la manière dont on fait des petits d'homme, nos spécialistes, qui s'expriment sans tabou, nous interrogent aussi sur l'identité humaine, et nous entraînent dans une réflexion essentielle sur le devenir de notre espèce.

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  • L'intelligence et la culture ne suffisent pas à caractériser l'humain. Nous partageons avec tous les vivants une histoire commune que les chercheurs expérimentent de plus en plus finement.
    Henri Atlan s'interroge sur la « fin des frontières ». Depuis un siècle les découvertes en biologie interroge la philosophie : la vie a changé de statut. On s'est en effet rendu compte que certaines molécules, qui jouent un rôle déterminant pour expliquer ce qu'on croyait être la vie, ne sont ellesmêmes pas vivantes. Ainsi, les gènes ne sont pas vivants ! Ces découvertes établissent une continuité graduelle entre le non vivant et le vivant.
    De la même manière, les découvertes en éthologie brouillent la frontière entre l'humain et le non humain. Pour Frans de Waal, nous sommes, comme les chimpanzés et les bonobos, les héritiers d'une longue lignée d'animaux sociaux. Toutes les différences entre l'homme et le singe sont graduelles. Les animaux sont aussi des êtres culturels et nous n'avons jamais perdu tout lien avec la nature.
    Sur ce fond de continuité, il nous incombe d'établir de nouvelles barrières, de nature morale, sociale et juridique, entre humain et non humain, afin d'éviter de former de nouvelles formes d'inhumain.

    Indisponible
  • Trop souvent, la philosophie se présente comme une série de problèmes qui seraient à la fois inévitables et insolubles pour tout esprit normalement constitué et qui fait de la philosophie : Dieu, les relations du corps et de l'âme, la liberté, le bonheur, etc.
    Henri Atlan et Roger-Pol Droit souhaitent indiquer des chemins qui mènent ailleurs - paraphrasant ainsi le titre de Heidegger, Chemins qui ne mènent nulle part. Ils conduisent vers des contrées intellectuelles où ces grandes impasses, tout simplement, n'existent pas. La pensée juive, celle du Talmud comme de la Kabbale, la pensée indienne, celle du
    brahmanisme et du bouddhisme, forment des univers philosophiques où nos interrogations réputées les plus nécessaires n'ont plus de consistance.
    Il est donc possible de revisiter quelques grands thèmes fondamentaux de la pensée philosophique occidentale en montrant qu'ils ne possèdent plus, dès qu'on les déplace ailleurs, le même sens ni la même nécessité. Le dialogue entre Henri Atlan et Roger-Pol Droit avance dans cette direction, susceptible de modifier ce que nous appelons
    « universel ».
    Les auteurs parlent clair. Leur échange de vues s'adresse à un large public. Aucune connaissance spécialisée n'est requise pour suivre cette tentative d'ouvrir la pensée à de nouveaux horizons. Pour faciliter les repères, les principaux textes auxquels les auteurs font référence sont reproduits sous forme d'encadrés.

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