• Derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d'une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le « traitement » ne relèverait plus que de la force armée. Une enquête explosive au sein des nouveau dispositifs policiers et militaires.0500 Il explique ainsi qu´un objectif caché des opérations de rénovation urbaine est de faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans ces territoires. Et il montre comment, à la suite des émeutes de 2005, deux nouveaux intervenants ont été enrôlés par le pouvoir sarkozyste : la gendarmerie mobile et l´armée de terre. Car avec l´adoption en 2008 duLivre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l´idée d´un engagement des forces terrestres en banlieue n´est plus un tabou. Mais s´ils se disent loyaux envers le chef de l´État, nombre d´officiers interrogés récusent ce « scénario de l´inacceptable ». Quant aux gendarmes, ils contestent ouvertement leur rapprochement avec la police, tandis que nombre de policiers, aujourd´hui en première ligne, récusent la militarisation croissante de leur action.
    Autant de révélations inquiétantes, pointant les graves dérives d´une politique d´État ayant fait sienne un nouvel adage : « Si tu veux la guerre, prépare la guerre ! »0300Entre 1977 et 2003, la politique de la ville visait à « réinjecter du droit commun » dans les quartiers d'habitat social. Mais depuis, derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d'une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le « traitement » ne relèverait plus que de la force armée.Voilà ce que démontre cette enquête implacable d'Hacène Belmessous, nourrie de documents confidentiels et de témoignages d'acteurs de la « sécurité urbaine » - politiques, urbanistes, policiers, gendarmes et militaires. Il explique ainsi qu'un objectif caché des opérations de rénovation (démolition de « barres » d'immeubles, « réhabilitation » des cités) est de faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans ces territoires. Et il montre comment, à la suite des émeutes de 2005, deux nouveaux intervenants ont été enrôlés par le pouvoir sarkozyste : les gendarmes mobiles et les militaires de l'armée de terre. Car avec l'adoption, en 2008, duLivre blanc sur la défense et la sécurité intérieure, l'idée d'un engagement des forces terrestres en banlieue n'est plus un tabou. À Saint-Astier, en Dordogne, les escadrons de gendarmerie pratiquent des exercices de simulation à la guérilla urbaine dans un décor réaliste. Et au camp de Sissonne, dans l'Aisne, des militaires manoeuvrent eux aussi sur des scénarios de combats urbains.Mais, s'ils se disent loyaux envers le chef de l'État, nombre d'officiers interrogés récusent ce scénario de l'inacceptable : une probable intervention des armées dans les banlieues françaises. Quant aux gendarmes, ils contestent ouvertement leur rapprochement avec la police, tandis que nombre de policiers, aujourd'hui en première ligne, récusent la militarisation croissante de leur action.Autant de révélations inquiétantes, pointant les graves dérives d'une politique d'État ayant fait sienne un nouvel adage : « Si tu veux la guerre, prépare la guerre ! » 0300Derrière les grands discours, une autre politique se déploie discrètement : la préparation d'une guerre totale aux cités, transformées en véritables ghettos ethniques, chaudrons sociaux dont le « traitement » ne relèverait plus que de la force armée. Une enquête explosive au sein des nouveau dispositifs policiers et militaires.0400Introduction. Vers la guerre dans les banlieues françaises ?  La lutte contre les banlieues, un « combat pour l´identité nationale » Les politiques de la ville : du « vivre ensemble » à la mise aux normes policières Le « contrat 10 000 hommes », ou l´hypothèse du pire du nouveauLivre blanc sur la Défense 1. Le scénario de l´inacceptable L´armée dans les banlieues  Se serrer les coudes Bush, Poutine, Sharon et... Sarko

  • Depuis l'été chaud des Minguettes (1981), les banlieues populaires se sont maintes fois révoltées contre un pouvoir politique qui n'a cessé de traiter socialement un problème politique. Ces " insupportables " quartiers sont le miroir grossissant des imperfections de notre société. Soit la France continue de mépriser la réalité et prolonge l'ordonnance de ses hypnotiseurs (maintien des exclus sous perfusion sociale et achat de tranquilité publique), soit elle consent enfin à regarder ces communes dans le blanc des yeux. Car l'avenir du pays passe par le rétablissement de ses banlieues populaires.

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