• Bistros

    Hélène Millerand

    • Arlea
    • 21 January 2016

    Hélène Millerand aime les bistros. Ils font partie de sa vie. Mais ne nous y trompons pas : rien à voir avec une fâcheuse addiction qui nuirait à sa santé. C'est attablée devant un café, qu'elle passe de longs moments à écrire, observer, rêver aussi. Le bistro, prolongement d'un lieu à soi, havre de solitude qui protège, inspire ou réconforte. À chaque époque, son bistro. Le tabac des Jardies à Sèvres, où , enfant, elle accompagnait son père et buvait du Coca à la paille, n'a rien à voir avec Le Champo, rue des écoles où, étudiante, elle croisa Pierre Goldman pour la première fois. Le café de la Mairie, place Saint-Sulpice, où, femme mariée et mère débordée, elle reprenait souffle n'est pas à confondre avec Le Réveil, boulevard Henry IV, lorsque la vie professionnelle la sauva de la délectation morose.

    Bref, on l'a compris, c'est bien d'un récit de vie qu'il s'agit, mais rien d'impudique dans ces demi-confidences. Hélène Millerand, peu adepte de l'introspection littéraire, préfère, avec élégance, s'en tenir à une liste secrète, celle des cafés qui ont jalonné son existence, comme une carte du Tendre qui nous mène de la rive gauche à la rive droite de la Seine, où l'on croise des gens connus ou moins connus, de Christian de Portzamparc à Georges Lavaudant, de Claude Miller à Ginette, Paulette, et autres Violette. Et de ce maillage fin, fait de rencontres, d'habitudes, de portraits toujours justes, de noms de garçon de café, de changements de gérants, se dessine en creux le chemin d'une vie : enfance solitaire, découverte de la liberté et de la conscience politique, amours, blessures, découverte du théâtre et apprentissage de l'écriture. Avec toujours, comme un refuge, le bonheur de pousser la porte d'un bistro, le bistro du moment, et d'y retrouver, d'un regard jeté sur l'inconnu qui passe, la juste mesure de la joie ou de la douleur.

  • Paris, Automne 1857 : Maxime, tout juste arrivé de Normandie rencontre Fanny, jeune femme indocile aux grands yeux noirs. Ils se recroisent dans le quartier du Temple, dans les bouleversements des travaux haussmanniens. Tandis que Maxime se lie avec des Républicains, Fanny tente d'échapper à un mariage forcé.
    Le portrait attachant d'une femme passionnée qui veut prendre son destin en main et être libre d'aimer, dans le Paris historique du Second Empire.


  • Carmen Diaz vit avec son frère, Ramon, et ses parents, à Paris. Carmen est courageuse et volontaire, elle réussit à l'école, a un plan de carrière, sort troisième de sa promotion d'HEC. Etudiant en Ecosse, elle pense souvent à ses hommes, son frère et ses deux amis Damien et Robert. Elle préfère être dans le camp des puissants que de militer au Parti communiste comme sa mère, qu'elle ne voit plus.


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  • Vieille france

    Hélène Millerand

    • Stock
    • 31 March 2004

    Nous sommes en 1938, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Bénédicte Drot, une jeune femme issue de la petite noblesse versaillaise, vient doeaccoucher doeun enfant de père inconnu. Chassée de la maison familiale, elle décide de se placer comme domestique et trouve un emploi de gouvernante chez Ernest et Antoinette Treives, de riches Israélites de la Plaine Monceau.
    Bénédicte a vingt-six ans. Elle est catholique et respectueuse des conventions. Tout en conservant ses valeurs et ses préjugés antisémites, elle va rendre de grands services à cette famille bouleversée par la guerre.
    Vieille France est loehistoire de Bénédicte entre 1938 et 1945. Loehistoire doeune femme de caractère, guidée par loeamour quoeelle éprouve pour sa jeune patronne en danger et son fils Maximilien. Cependant, ni loeun ni loeautre ne sauront vraiment qui elle était. Mademoiselle Drot gardera ses secrets.
    A la fin de sa vie, après plus de soixante ans au service des Treives, elle évoque à mi-voix les années sombres, les bonheurs et les drames doeune existence droite et solitaire.
    A la fois conformiste et rebelle, Mademoiselle Drot est une déclassée qui regarde le monde sans complaisance et révèle les rapports complexes de loeintime et du social


  • En 1938, Bénédicte Drot, une jeune femme issue de la petite noblesse versaillaise, met au monde Maximilien, un enfant de père inconnu. Chassée de sa famille, elle entre comme gouvernante chez de riches israélites, Ernest et Antoinette Treives. Tout en conservant ses valeurs catholiques et ses préjugés antisémites, elle va rendre de grands services à cette famille durant les années de guerre...


  • Hélène Millerand, après son dernier livre Bistros, où elle traçait la carte des cafés parisiens qui ont jalonné sa vie de femme, revient avec une retenue élégante pour ne pas sombrer dans la mélancolie, sur ses premières années, de sa naissance dans une famille aussi attachante qu'atypique, qui compte quand même un président de la République, Alexandre Millerand ; à ses vingt ans, qu'elle fête comme il se doit à Athènes, au bar de l'hôtel Hymette, sirotant un mojito préparé par un vieux grec d'Alexandrie qui lui fit cadeau d'un principe de vie qui ne l'a plus quittée : il faut cent ans pour apprendre à vivre et cent ans pour vivre après.

    Ces vingt années fondatrices, elle les raconte avec émotion. La petite fille, qui écoute et observe plus qu'elle ne parle, nous prend par la main et déroule pour nous, les événements qui la marquent. Que comprend des transformations du monde qui va, une enfant recluse dans son monde, celui qu'elle s'est construit, avec détermination, où les engouements et les éblouissements n'ont d'égals que les déceptions et le sentiment violent d'une solitude. Les souvenirs s'entremêlent et pèsent tous leur poids de vie. Le parfum enivrant d'un mimosa compte autant que les premiers émois amoureux. La lecture avide des numéros de Paris-Match, les échos de la guerre d'Indochine et d'Algérie, la grâce d'Audrey Hepburn, la présence d'un frère mort trois ans avant sa naissance, l'amour inconditionnel pour un père et la présence magnétique d'une mère admirée, tout cela forme, à l'estompe, une enfance. Ni plus ni moins qu'une enfance. Celle d'où elle vient et qui l'a faite ce qu'elle est.

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