• La Guerre d'Espagne Une analyse sans préjugés partisans d'un conflit dont la signification symbolique a divisé le monde au point d'en faire oublier la réalité complexe. Avec un souci constant d'impartialité, l'auteur retrace les épisodes marquants en même temps que les enjeux de cette guerre civile, dans ses dimensions politiques, sociales, idéologiques, militaires et bien sûr internationales. Le regard de Guy Hermet ne procède pas d'une vision "révisionniste", mais cherche à comprendre la constitution démocratique de l'Espagne. Guy Hermet Docteur ès Lettres, ancien directeur du CERI, il occupe la chaire internationale de sciences politiques de l'Université libre de Bruxelles. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Espagne et de travaux reconnus sur le développement de la démocratie et le nationalisme en Europe.

  • La puissance du lien national est-elle relativement récente ou très ancienne au contraire ? Quels ont été les entraînements économiques, culturels ou politiques qui ont déclenché la fureur nationaliste à l'ouest comme à l'est de l'Europe ? L'Etat-Nation aussi bien que le nationalisme connaissent-ils à présent leur chant du cygne, face aux nouvelles identités plurielles et à une Nation-Etat européenne en gestation ? Ou s'agit-il là déjà d'un espoir brisé par l'incendie nationaliste dont les anciens pays communistes ne fournissent que l'exemple le plus violent ?Ce livre apporte les éléments historiques qui permettent d'affronter ces questions au-delà des considérations trop pressées. Il confronte également les thèses qui ont tenté de démêler l'écheveau embrouillé des passions nationales qu'on croyait oubliées mais qui bouleversent l'Europe une fois de plus.Guy Hermet est directeur d'études à la Fondation nationale des sciences politiques de Paris. Il a été également professeur à l'université de Lausanne et à l'Institut universitaire des hautes études internationales de Genève.Ses travaux antérieurs ont porté principalement sur le développement de la démocratie en Europe et en Amérique latine.

  • Le monde européen occidental se singularise par l'indépendance relative qu'il assure à tout un chacun vis-à-vis de son environnement communautaire et familial. Les idées et les valeurs que le christianisme a diffusées ont façonné cet univers de liberté. Pourtant - n'en déplaise aux idées reçues qui accordent en la matière plus d'importance aux croyances qu'à leur matérialité ou leurs structures - les « révolutions » que le christianisme ouest-européen a impulsées ont trouvé leurs sources au moins autant dans ses spécificités institutionnelles ou les évolutions de son clergé que dans sa spiritualité.
    La chrétienté occidentale est un cas à part. La dimension individuelle de l'existence y a emporté sur sa dimension collective, les femmes s'y sont trouvées moins soumises aux hommes, la société y a obéi à des démarches personnelles plutôt qu'à des contraintes externes immobiles. Les croyances religieuses y ont reculé plus qu'ailleurs, ce désenchantement accompagnant une ample diffusion de gouvernements réputés démocratiques. Bref, le christianisme occidental s'est projeté comme une organisation puissante, prenant figure, sans dessein prémédité, de prototype des États séculiers. Il en a conservé longtemps une supériorité sur les jeunes royaumes ou empires européens. Mais ce parcours conquérant s'est enlisé, en particulier aujourd'hui, face à la concurrence du néochristianisme évangélique qui triomphe sur le continent américain et dans une fraction de l'Afrique sub-saharienne.

  • Ce que nous avons appelé les transitions démocratiques a suscité bien des espoirs avec la fin de la dictature en Espagne, la disparition des régimes militaires en Amérique latine et l'effondrement imprévu de la domination communiste à l'Est de l''Europe. Mais l''heure de la désillusion a vite sonné face aux déchirements ethniques de l'ex-Yougoslavie et du Caucase, à la dérive autoritaire russe, à l'impasse politique en Afrique et, surtout, au défi que l''islamisme oppose à la démocratie telle que nous la concevons.
    Sans succomber au pessimisme mais sans aveuglement complice, ce livre fait le point sur les chances réelles de consolidation des jeunes démocraties et d'extension des régimes de liberté dans le monde. Il rappelle, d'abord, que le phénomène de la démocratisation ne constitue pas une nouveauté puisqu''il a affecté en son temps l'Europe de l'Ouest. Il examine ensuite les obstacles qui se dressent sur son chemin aussi bien que les péripéties de l'exercice difficile du passage de l'autoritarisme à la démocratie. Il pose enfin la question primordiale : comment l'esprit démocratique vient-il aux peuples, c'est--dire, comment devient-on citoyen ?
    Ancien directeur du CERI (Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po), Guy Hermet est spécialiste de l''histoire de la démocratie et du populisme.

  • Berlusconi a inventé la Télé-République italienne, Tony Blair a galvanisé les Anglais avec son New Labour, tandis que les populistes modernes sont descendus de Scandinavie pour envahir l´Europe. Comme les présidentielles de 2007 l´ont souligné, c´est maintenant à la France d´inaugurer son Nouveau Régime, résidu de populisme type Front national assorti d´une dose beaucoup plus forte de néo-populisme bien élevé à la façon des trois grands ex-candidats présidentiels et, pour les choses sérieuses, d´une injection discrète mais décisive de gouvernance destinée à dynamiser le « management » du pays. Pour tout dire, l´hiver de la démocratie est arrivé. Celle-ci conserve son nom pour un temps. Mais elle a perdu sa substance.  Face à ce grand tournant, nous vivons comme nos ancêtres à la veille de la Révolution de 1789. Ce crépuscule de l'Ancien Régime annonçait déjà la fin d'un monde. Mais les Français comme leurs voisins ont continué alors à vaquer à leurs routines sans vouloir imaginer que leurs habitudes déjà très ébranlées allaient être mises sens dessus dessous. Nous faisons de même à l'approche du séisme politique annoncé. Ce livre rappelle qu'en dépit de ses heureuses saisons passées, la démocratie est un mode de gouvernement non moins voué à s'effacer devant un Nouveau Régime que les régimes qui l'ont précédée.  Guy Hermet est politologue, spécialiste de l´histoire de la démocratie et du populisme. Il a dirigé le Centre d´études et de recherches internationales (CERI), et enseigné à Sciences Po, à l´Université de Lausanne, à l´Université Libre de Bruxelles, à l´Institut universitaire des hautes études universitaires de Genève et à l´Université de Montréal. Il est Docteur honoris causa de l´Université de Madrid.

  • Les régimes démocratiques constituent le privilège de bien peu de pays à l'échelle du monde. Cela n'a pas empêché la critique de les accabler dans l'espace même où ils sont nés, presque toujours pour dénoncer l'hypocrisie des " démocraties réelles ", accusées de n'être qu'un réagencement de l'éternelle domination des gouvernants sur les gouvernés.
    Et s'il fallait renverser les choses? Si les défauts de la démocratie ne se situaient pas tant au sommet du pouvoir démocratique qu'à sa base populaire? Cajolés par les dirigeants qui les flattent, les peuples possèdent-ils eux-mêmes le sens démocratique? Le peuple n'a-t-il pas joué trop souvent contre la démocratie, la tolérance, la liberté, l'esprit de responsabilité et ne continue-t-il pas à le faire? N'a-t-il pas appelé des dictateurs de ses voeux? Si la réponse était positive, les démocrates ne formeraient qu'une espèce quasiment introuvable. A l'inverse, les " autoritaires " qui s'ignorent seraient les plus nombreux jusque dans nos douces sociétés de bien-être politique et matériel.
    Guy Hermet transgresse le tabou posé sur cette interrogation primordiale. Au regard des errements présents de la politique-spectacle, de la vocation militante, ou du syndicalisme aussi bien que des soubresauts passés de la construction démocratique, il montre que, dans l'ensemble des sociétés occidentales, le comportement des citoyens ordinaires n'est en aucune manière plus édifiant que celui des dirigeants qu'ils placent à leur tête. En définitive, peut-être les uns et les autres se reconnaissent-ils dans la faiblesse de leur tempérament démocratique...

    Guy Hermet est directeur de recherche à la Fondation Nationale des Sciences Politiques, l'auteur enseigne à l'Institut d'études politiques, à l'Université de Paris et à l'Université de Lausanne. Il a publié auparavant divers ouvrages sur les origines de la politique moderne dans les sociétés occidentales, dont Aux frontières de la démocratie.

  • La démocratie est située dans son contexte historique et les questions fondamentales de son avenir son posées aussi bien pour les anciennes démocraties que pour celles qui se construisent aujourd'hui.

  • L'Espagne du XXe siècle présente deux visages. Celui d'une modernisation économique, sociale et politique manquée jusqu'après la Deuxième Guerre mondiale, qui a débouché sur la guerre civile et le franquisme. Ensuite, l'autre visage que l'Espagne offre d'

  • Alors que l'Amérique latine s'était déjà libérée de la plupart de ses régimes militaires, la chute du Mur de Berlin avait semblé annoncer en 1989 la victoire finale de la démocratie dans la plus grande partie du monde. Quatre ans plus tard, la fureur des déchirements ethniques, la résistance des fondamentalismes et l'enlisement même des réformes économiques comme des transitions démocratiques proprement dites ont, malheureusement, déçu cet espoir dans trop de circonstances. On découvre que les transitions peuvent faire marche arrière, et c'est à peine si l'on ose encore en parler.
    Ce livre est le premier à jeter une lumière précise sur l'ensemble des bouleversements politiques quelquefois heureux mais plus souvent convulsionnaires qui se sont produits depuis une décennie dans l'ancien univers communiste aussi bien qu'en Amérique latine, en Afrique ou en Asie. Il en analyse également les arrière-plans, qu'il s'agisse du legs néfaste laissé par le totalitarisme ou l'autoritarisme aux sociétés qui ont été leurs victimes, des carences fréquentes de leurs traditions démocratiques, ou encore des conditions adverses ou favorables à la démocratisation qui sont liées à leurs spécificités sociales et culturelles autant qu'à leur situation économique.

    Guy Hermet est directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI). Il est également administrateur de Médecins sans Frontières.

  • Traiter un leader de populiste c'est l'insulter. Mais qu'est-ce que le populisme ? Il ne se résume pas à la démagogie de Le Pen en France, de Haider en Autriche ou du colonel Chavez au Vénézuéla. Ce n'est pas le masque du vieux fascisme, ni davan-tage un synonyme de l'extrême droite. Le populisme a pris en réalité des visages multiples durant sa longue histoire, de celui des nihilistes de la Russie des tsars à son visage xénophobe actuel, en passant par ceux que le général Boulanger, la douce Evita Perón ou encore Boris Eltsine lui donnèrent. Ce livre redécouvre le populisme sous toutes ses facettes. Dépassant ses définitions trop partielles élaborées jusqu'à présent, il le fait d'abord en précisant ses traits, dictés par sa négation du code normal de la politique qui consiste à jouer avec le temps alors que les populistes déclarent tout possible sur l'instant. Puis il brosse un tableau sans équivalent ailleurs des formes familières ou exotiques que le populisme a revêtues et revêt aujourd'hui dans l'ensemble du monde : en Europe de l'Ouest et de l'Est, mais aussi en Amérique latine, en Asie ou dans les pays arabes. Par la même occasion, il introduit des questions assez indiscrètes sur ce que la démocratie devrait être pour que les populistes ne l'assaillent plus.

    Directeur d'études à l'Institut d'études politiques de Paris après avoir occupé la chaire internationale de l'Université libre de Bruxelles, Guy Hermet a enseigné auparavant à l'université de Lausanne ainsi qu'à l'Institut universitaire des hautes études internationales de Genève. Il a également dirigé le Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences- Po.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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