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  • Dans cet essai très argumenté, Guillaume Sainteny démontre comment la question du climat a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu'elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire. Car, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n'apparaît pas plus important que la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.

  • Inéquitable, la fiscalité de l'environnement est accusée de tous ces maux et de bien d'autres. Dans cet ouvrage accessible à l'honnête homme, Guillaume Sainteny sépare le bon grain de l'ivraie. Il réfute la plupart de ces critiques et montre, à l'aide d'exemples concrets, l'efficacité environnementale mais aussi économique de la fiscalité.
    Il prône une écofiscalité du possible, privilégiant une modification des taxes existantes, à pression fiscale constante.
    La plupart des démocraties occidentales sont aujourd'hui confrontées à une crise protéiforme : finances publiques exsangues, croissance économique atone, niveau de chômage élevé, compétitivité ébréchée, déficits sociaux structurels, problèmes environnementaux non résolus, etc.
    Il en résulte la nécessité de réinventer un modèle économique mais aussi un mode de financement de l'Etat-providence. Dans les deux cas, la fiscalité de l'environnement peut apporter son écot.
    L'écofiscalité incitative permet de favoriser de nouveaux produits et de nouvelles industries, davantage en phase avec un mode de développement durable. Le déplacement d'une partie des prélèvements assis sur le travail vers des taxes environnementales permet de rééquilibrer le financement des dépenses publiques et sociales et de contenir les prélèvements sociaux.
    La France accuse un retard notable dans cette double évolution. L'auteur énonce les principes en vertu desquels elle pourrait s'accomplir et propose des réformes concrètes.

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  • La priorité accordée aujourd'hui au climat par les États, les ONG, les médias, est-elle justifiée ? Sa place dans les politiques environnementales n'est-elle pas excessive ? Soulever cette simple question apparaît, en soi, iconoclaste, dégage un parfum de scandale et s'apparente à une démarche politiquement incorrecte, tant il semble communément admis que « la lutte contre le réchauffement climatique » constitue la mère de toutes les batailles environnementales. Entendons-nous bien :



    Des milliers d'études scientifiques ont mis en évidence un phénomène de changement climatique. Toutefois, cette question a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu'elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire.
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    Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n'apparaît pas plus important que la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.



    Guillaume Sainteny le démontre en comparant, par exemple, le nombre de décès prématurés dus à ces phénomènes, leurs coûts économiques ou encore la hiérarchie des constats et recommandations des grandes organisations internationales.

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  • Pourquoi l'écologisme français demeure-t-il aussi faible, aussi peu représenté dans le Assemblées, aussi instable dans son expression électorale, aussi peu organisé, aussi divisé ? Peut-on "réussir" dans la compétition politique en faisant de la "politique autrement" ou bien les tentatives de faire de la politique autrement entravent-elles une "réussite politique" plus rapide en utilisant des voies plus "classiques" ? Les phases de succès ou d'insuccès de l'écologisme français sont-elles dues au système politique et aux partis établis ou sont-elles dues aux initiatives, à la stratégie et à l'habileté de l'écologisme en tant qu'acteur politique ?

    Toutes ces questions renvoient aux difficultés propres à l'écologisme comme aux difficultés de la création de nouveaux partis politiques en France en général.

    /> Comment naît l'écologisme en France ? Pourquoi apparaît-il et pourquoi à tel moment plutôt qu'à tel autre ? Où s'implante-t-il ? Comment expliquer les phases de réussite temporaire de ce parti et sa difficulté à s'implanter durablement ?

    L'émergence de l'écologisme en France soulève toutes ces questions.

    Extraits de l'introduction Table des matières Introduction, Chapitre préliminaire. Comment naît un nouveau parti politique ?, La configuration sociopolitique La capacité du nouvel acteur à mobiliser les ressources adéquates PREMIÈRE PARTIE LA CONFIGURATION EST-ELLE FAVORABLE A LA NAISSANCE DE L'ÉCOLOGISME ?

    Chapitre I. Une configuration momentanément favorable, L'émergence de nouvelles questions délaissées par les acteurs établis L'apparition d'une nouvelle clientèle Une structuration du champ politique passagèrement opportune Le succès momentané de l'écologisme Chapitre II. Une configuration longtemps défavorable, Le déclin de la sensibilité écologique Des facteurs sociaux éphémères Un espace politique étroit et précaire Des barrières institutionnelles élevées Chapitre III. Une configuration redevenant plus favorable, Le retour du thème de l'environnement Un nouvel espace politique L'affaissement des obstacles institutionnels Chapitre IV. La réaction des acteurs politiques établis, 143 Les tentatives d'éviction du thème de l'environnement Les tentatives de récupération du thème de l'environnement Les tentatives d'exclusion de l'intrus Les tentatives de récupération de l'intrus DEUXIÈME PARTIE LE NON-RESPECT DES RÈGLES DE LA COMPÉTITION POLITIQUE Chapitre I. La difficulté à se constituer en parti de pouvoir, 227 Le rejet initial du champ politique La réticence à structurer l'écologisme en parti Les organisations écologistes ne revêtent pas les caractéristiques d'un parti de pouvoir La longue absence de stratégie de pouvoir Chapitre II. Des programmes inadaptés, Un discours protestataire Des programmes partiels et hétérogènes Une évolution programmatique contraire à celle d'un parti de pouvoir Chapitre III. L'atypisme des élites écologistes, Un atypisme réel Un atypisme subi ?

    Les conséquences des faiblesses rétributives de l'écologisme TROISIÈME PARTIE SOUS LA PLAGE, LES PAVÉS Chapitre I. Un quinquennat de succès électoraux (1988-1993), 359 Les Verts à la recherche du pouvoir Génération écologie : l'émergence d'une machine électorale Chapitre II. L'occasion manquée, Le retour aux vieux travers La permanence des déficiences structurelles Chapitre III. Les Verts au pouvoir, L'utopie au pouvoir ou l'utopie du pouvoir ?428 Un réalignement politique et thématique, 438 Chapitre IV. L'écologisme en Allemagne et en France. Les raisons d'un décalage, Un contexte plus favorable en Allemagne La stratégie adéquate des Grünen462 Conclusion, Bibliographie, Tableaux et graphiques, 523 Cartes, 525 Liste des principales abréviations utilisées, 535

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