• Les cages de la Kempeitaï ; les Français sous la terreur japonaise. Indochine, mars-août 1945 Nouv.

    9 mars 1945. Les Japonais s'emparent de l'Indochine française alors que l'issue de la guerre du Pacifique en faveur des Américains ne fait plus de doute. Après ce coup de force, des milliers de Français, civils ou militaires, sont déportés dans des camps, des prisons, ou assignés à résidence.
    Les conditions de détention de ces hommes et ces femmes sont effrayantes dans les cachots qui jalonnent la péninsule du nord du Tonkin jusqu'au sud de la Cochinchine. Sous la surveillance de la Kempeitaï, la « Gestapo japonaise », ils participent à des travaux harassants, souffrent de la faim et de la soif, subissent des tortures quand ils ne sont pas entassés dans des cages fétides. On estime que plus de 3 000 Européens sont morts pendant cette période. Ces Français demeurent pourtant oubliés, écrasés entre la Libération de la métropole et la guerre d'Indochine qui s'annonce : il est temps que cette tragédie occupe sa juste place dans l'histoire.

    1 autre édition :

  • De 1938 à 1945, 2720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des " blocks " spécifiques - qui conserveront pour l'histoire le nom de " baraques des prêtres ", 1034 d'entre eux y laisseront la vie. Ces hommes, Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves, qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d'un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une déréliction absolue.
    La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns s'effondreront, d'autres - la grande majorité d'entre eux - ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Cette expérience unique dans l'histoire de l'Eglise éclaire d'un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Plus de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.

    1 autre édition :

  • Le 5 juillet 1962, l'Algérie devient officiellement indépendante. Ce jour-là, à Oran, un massacre, expéditif, fulgurant même, a lieu. Pendant plusieurs heures, des Européens sont pourchassés à travers la ville par des soldats algériens et des civils en armes. Les forces de l'ordre françaises, fortes de 18 000 hommes, restent consignées dans leurs casernes, obéissant aux ordres du général Katz.

    Assassinats et enlèvements : près de 700 Européens sont victimes des tueurs. Les morts musulmans, victimes d'une épuration aussi sauvage que hâtive, n'ont jamais été décomptés avec rigueur.
    S'appuyant sur une somme considérable de documents et de témoignages, Guillaume Zeller remet en perspective ce drame oublié qui permet de comprendre ce que fut la guerre d'Algérie dans sa complexité.
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  • 5 juillet 1962 : l'Algérie est officiellement indépendante.
    Mais à Oran, la liesse et les défilés de voitures chargés de musulmans vont se transformer en un véritable massacre. Il suffira d'un coup de feu, encore sujet à polémiques (a-t-il été tiré par l'OAS ou par le FLN ?), pour que la chasse aux pieds-noirs s'ouvre dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on pénètre dans les magasins et les appartements. Ce massacre fera plusieurs centaines de morts et de disparus chez les civils européens, le bilan reste inconnu chez les musulmans.
    Après huit années de conflit, d'attentats, de tueries et de pressions psychologiques intenses menées par l'OAS, l'heure est venue de la vengeance. Ceux qui ne meurent pas lynchés sont conduits dans des centres d'exécutions de masse. Les 18 000 soldats français, cantonnés dans la ville, attendront de longues heures avant de recevoir enfin l'ordre d'intervenir. Lorsqu'ils sortent enfin de leurs casernes, les cadavres jonchent la ville...
    Le massacre du 5 juillet aurait fait près de 700 victimes, dont plusieurs centaines de disparus qui n'ont jamais été recherchés. Aujourd'hui, leurs familles n'espèrent plus mais souffrent toujours. 50 ans après ce drame, Guillaume Zeller livre enfin le récit inédit, impartial et précis des événements, en s'appuyant sur des témoignages exclusifs de survivants, de leurs familles, de témoins, et sur des archives inédites, en particulier celles de l'ambassade de France en Algérie.
    Il révèle tous les tenants et les aboutissants de cette tragédie méconnue.

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