Lattes

  • Jocelyne, dite Jo, rêvait d'être styliste à Paris.
    Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n'a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c'est Jocelyn, dit Jo, qui s'est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l'épouse) a courbé l'échine.
    Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu'au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff'Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

  • «  À quarante-sept ans, je n'avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d'oie ni ride du sillon nasogénien, d'amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j'avais trente ans, désespérément.  »   Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.
    Celle qui prend de l'âge sans s'en soucier, parce qu'elle a d'autres problèmes.
    Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.
    Et puis, il y a Betty.
     

  • Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d'un homme dans une brasserie.
    Aussitôt, elle sait.

    Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.

  • « Une vie, et j'étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros.
    Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l'appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu'on fait, l'envie de changer le monde.
    Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser.
    Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant.
    Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies.
    Combien valurent les nôtres ? » À force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité.Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses.

  • Été 99, dont certains prétendent qu'il est le dernier avant la fin du monde.
    Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d'amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l'âge des quatre saisons d'une vie, se rencontrent, se croisent et s'influencent sans le savoir.
    Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d'amour.

  • À sept ans, Edouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l´écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus.  Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l´amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit mais le destin que les autres vous choisissent n´est jamais tout à fait le bon. Edouard n´a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l´or. Pas pour ce grand roman qu´il s´est juré d´écrire.  N´ayant pas su trouver les mots qu´on attendait de lui, Edouard, l´écrivain de la famille, vit dans l´échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le coeur de sa soeur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l´histoire de ceux qu´il aime.  Mais surtout pour en changer la fin.

  • Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, en marcel et caleçon Schtroumpfs, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte.
    Face à lui : Scarlett Johansson.
    Il a vingt ans, il est garagiste.
    Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.

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  • Mon père

    Grégoire Delacourt

    • Lattes
    • 20 February 2019

    " Mon Père c'est, d'une certaine manière, l'éternelle histoire du père et du fils et donc du bien et du mal. Souvenons-nous d'Abraham. Je voulais depuis longtemps écrire le mal qu'on fait à un enfant, qui oblige le père à s'interroger sur sa propre éducation. Ainsi, lorsque Edouard découvre celui qui a violenté son fils et le retrouve, a-t-il le droit de franchir les frontières de cette justice qui fait peu de cas des enfants fracassés ? Et quand on sait que le violenteur est un prêtre et que nous sommes dans la tourmente de ces effroyables affaires, dans le silence coupable de l'Eglise, peut-on continuer de se taire ? Pardonner à un coupable peut-il réparer sa victime ? Mon Père est un huis clos où s'affrontent un prêtre et un père.
    Le premier a violé le fils du second. Un face à face qui dure presque trois jours, pendant lesquels les mensonges, les lâchetés et la violence s'affrontent. Où l'on remonte le temps d'avant, le couple des parents qui se délite, le gamin écartelé dont la solitude en fait une proie parfaite pour ces ogres-là. Où l'on assiste à l'histoire millénaire des Fils sacrifiés, qui commence avec celui d'Abraham.
    Mon Père est un roman de colère. Et donc d'amour ".

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