Littérature générale

  • Scotland

    ,

    • Creaphis
    • 12 December 2019

    Jacques Roubaud, écrivain, mathématicien, traducteur, champion des équivalences poétiques, et Jean-Pierre Gilson, maître du paysage en photographie, sont réunis pour un tour de l'Ecosse en noir et blanc. On n'apprend pas beaucoup sur l'histoire ou la géographie de l'Ecosse, en revanche on est plongés dans une activité sensorielle de perception du paysage. Il se trouve que l'Ecosse s'y prête particulièrement.
    Les textes de Jacques Roubaud prennent place ponctuellement, avec une concision toute mathématique, page après page, dans une insularité qui invite au plaisir de la lecture à haute voix.
    L'exercice d'écriture conjugue une lecture méticuleuse des photographies et les propres souvenirs de séjours en Ecosse, mêlant lecture et mémoire visuelles. La forme poétique de Roubaud, très construite, proche des haïkus, joue sur la récurrence, l'inscription du temps dans l'espace et s'emploie à la traduction d'un paysage en mouvement.
    Ici les pierres, les nuages, les maisons, les torrents jusqu'aux herbes sont dénombrés, signe d'un désir d'inventaire et d'épuisement d'un lieu. Et pour rester dans le sillage d'un Perec, on peut parler d'une certaine forme de pérégrination.
    Pas de surcharge métaphorique ou symbolique : cette poésie, comme cette photographie, se pratique pas à pas. Par la marche (on imagine ses pas métrés), le poète comme le photographe arpente le paysage. Géométrie de l'instant, écriture descriptive, jeux de miroirs, et de sens.
    Les photographies de Jean-Pierre Gilson trouvent paradoxalement une dimension nouvelle dans un espace miniaturisé où tant de détails fourmillent qu'une lecture attentive obligera l'usage de la loupe pour y voir de plus près tel mouton esseulé, telle herbe folle. La qualité d'impression sur un papier très surfacé et dans une définition très fine permet justement de percevoir cette atmosphère si particulière que produit la lumière sur l'Ecosse.

  • Ce travail de recherche concerne le développement d'outils permettant de coordonner des Communautés de Pratique (CoP) distribuées en liaison avec les systèmes multi-agents (SMA). Les CoP distribuées sont de plus en plus utilisées par les organisations en quête d'approches sociales pour traiter les problèmes liés à la connaissance. Toutefois, les CoP distribuées sont difficiles à développer et à coordonner. Dans un tel contexte, des outils pour favoriser et accompagner le développement des CoP deviennent fortement désirables. Ainsi motivés, nous avons conçu et réalisé un prototype d'agent, que nous avons appelé CoPBoard, permettant de coordonner des CoP. Le CoPBoard est un tableau de bord. Il fournit des informations qui encouragent une réflexion sur le domaine de la communauté et sur la participation de ses membres. Le système analyse les échanges de messages électroniques entre les membres et en extrait des informations pour construire des représentations graphiques destinées à la coordination de la communauté. Le système n'assure pas le rôle de coordinateur, mais a pour objectif de lui faciliter la tâche.

  • L'altérité, le dédoublement, l'identité troublée, voilà le thème étudié ici dans les principales versions de la comédie Amphitryon, depuis la pièce canonique de Plaute jusqu'à la version allemande moderne de Peter Hacks, en passant par Camoes, Rotrou, Molière, Dryden, Kleist, Giraudoux et Georg Kaiser. Un détour par les légendes médiévales permet de voir comment le mythe d'Amphitryon et celui, connexe, d'Hercule ont pu être présents dans le récit de la naissance merveilleuse du roi breton Arthur. L'évocation, enfin, du roman contemporain du Mexicain Ignacio Padilla montre la persistance de l'intérêt littéraire pour le mythe. Un travail interdisciplinaire, donc, et un exemple particulièrement frappant de ce qu'on a pu appeler la mythocritique.

    Sur commande
empty