• L'analyse des textes poétiques apparaît souvent comme une entreprise difficile. La diversité des formes déconcerte et leur spécificité rend inopérante l'application systématique de recettes préalables.
    Pourtant, un poème est objet de langage au même titre qu'un récit ou une pièce de théâtre, et, en tant que tel, son commentaire appelle une démarche réfléchie et raisonnée.
    Analyser un poème consiste à mobiliser un savoir pour étudier comment une oeuvre signifie.
    Cet ouvrage étudie chacun des éléments constitutifs du discours poétique, dont le rythme, auquel il consacre un chapitre. Il propose en fin de parcours le commentaire de trois textes, Abel et Caïn de Charles Baudelaire et Feuillets d'Hypnos de René Char, Les Complaintes de Jules Laforgue.
    Outre des méthodes d'analyse précises, on trouvera dans cet ouvrage des réponses claires à des problèmes de théorie poétique souvent ignorés.
    Cette troisième édition a été entièrement revue, remaniée et largement augmentée.

  • Cet ouvrage s'origine dans une phrase par laquelle Rembrandt dissuadait les visiteurs de son atelier de s'approcher de ses tableaux: «L'odeur de la peinture pourrait te faire du mal». On peut formuler l'hypothèse que Rembrandt parlait ainsi d'une conception «toxique» de sa peinture, alors inacceptable pour une partie de ses contemporains. Le Boeuf écorché est exemplaire d'une manière nouvelle, faite d'une pâte épaisse, triturée par de larges mouvements de brosse. Le tableau fait alors surgir le questionnement du rapport faussé entre la peinture et la beauté, de l'inadéquation entre l'art et le goût, et il s'agit de s'interroger sur la force unique d'une oeuvre capable de provoquer, chez qui la contemple, un vacillement de la raison.

  • Qu'est-ce qu'une oeuvre folle? Qu'est-ce qui fait qu'une oeuvre se voie qualifiée de démentielle, même - et surtout - lorsque son auteur est apparemment indemne de toute pathologie psychique?
    Le jugement se retournant sur le juge lui-même, la question de l'oeuvre folle devient finalement la question de l'oeuvre affolante. Comment expliquer qu'une oeuvre soit à ce point inacceptable que la critique, inquiète, la déclare "impossible"? En fait, la singularité des oeuvres souvent déconcerte. La manière n'est jamais très loin de la manie, et l'histoire de l'art, de ce point de vue, ressemble à une histoire de fous.
    Mais autre chose s'exprime à travers l'accusation de manière folle, c'est la peur de la contagion ; cette capacité de l'art, de la littérature à se répandre en inventant des publics. La folie de l'art est d'abord politique.

  • Pour Maurice Maeterlinck, c'est la théâtralité de l'oeuvre qui doit être mise sur la scène afin qu'advienne le « spectacle du poème ». Là, réside l'enjeu d'une écriture qui place la question du représentable au centre du théâtre, au point exact où l'articulation entre dire et montrer devient problématique.

  • Emile benveniste est un linguiste à part : ses travaux dans le domaine de la linguistique générale ont fondamentalement modifié le paysage des sciences humaines.
    Visant une théorie d'ensemble du langage, il a dû se mêler de ce qui, a priori, ne le regardait pas : art, philosophie, sociologie, psychanalyse, littérature. et de cette manière, il a assumé pour son propre compte le risque qui il reconnaissait à toute réflexion sur le langage : être une chose " difficile et dangereuse ". ses propositions concernant les relations entre le langage, la société et la subjectivité se révèlent, aujourd'hui, d'une remarquable lucidité.
    Relues dans le contexte du tournant éthique où se trouvent prises les sciences humaines et sociales, elles commencent seulement à être considérées dans toute leur pertinence. et toute cette oeuvre s'écrit sans jargon. benveniste " fait penser " avec des mots du langage ordinaire. le présent ouvrage propose une approche contemporaine des travaux d'emile benveniste, et trace les lignes de force de cette oeuvre majeure.

  • L'analyse des textes poétiques apparaît souvent comme difficile. L'analyse devra être attentive non seulement à la forme de l'oeuvre mais aussi - et en priorité - à la situation de cette forme. Cet ouvrage étudie chacun des éléments constitutifs du discours poétique en s'appuyant sur de nombreux exemples et en proposant des exercices. Le commentaire de deux textes, Abel et Caïn de Charles Baudelaire et Feuillets d'Hypnos de René Char, illustre concrètement la démarche de l'auteur.

  • nouvelle présentationL'analyse des textes poétiques apparaît souvent comme une entreprise difficile. La diversité des formes déconcerte et leur spécificité rend inopérante l'application systématique de recettes préalables. Pourtant, un poème est objet de langage au même titre qu'un récit ou une pièce de théâtre, et, en tant que tel, son commentaire appelle une démarche réfléchie et raisonnée.
    Analyser un poème consiste à mobiliser un savoir pour étudier comment une oeuvre signifie. L'analyse devra être attentive non seulement à la forme de l'oeuvre mais aussi - et en priorité - à la situation de cette forme.
    Destiné aux étudiants en lettres (modernes et classiques) et aux élèves des classes préparatoires littéraires, cet ouvrage étudie chacun des éléments constitutifs du discours poétique en s'appuyant sur de nombreux exemples et en proposant des exercices. Le commentaire de deux textes, Abel et Caïn de Charles Baudelaire et Feuillets d'Hypnos de René Char, illustre concrètement la démarche de l'auteur.

    Gérard Dessons, professeur à l'université de Paris-VIII, travaille sur la poétique et esthétique. Il est l'auteur d'une thèse sur Saint-John Perse et de diverses études sur le langage et la poésie.


  • en 1655, rembrandt, alors portraitiste renommé, peint le boeuf écorché.
    une nature morte de cuisine. un animal peint en pleine pâte, trituré. la question qui traverse toute son oeuvre surgit là, brutalement : celle du rapport entre l'acte pictural et l'exigence de beauté, celle de l'adéquation - ou de l'inadéquation - entre l'art et le goût. question esthétique, question éthique que posent aussi les actes de vandalisme dont ont été victimes plusieurs de ses tableaux. victimes ? encore faut-il se demander de quoi est capable cette peinture sur ceux qui la regardent, et peut-être convenir que rembrandt avait raison quand il déconseillait aux visiteurs de s'approcher de ses tableaux "l'odeur de la peinture, leur disait-il, pourrait te faire du mal ".


  • Essai sur le bref

    Gérard Dessons

    • Manucius
    • 5 November 2015
    Sur commande
  • L'objectif de cette Histoire de la manière est non seulement d'établir l'histoire d'un mot et de ses emplois, mais surtout d'étudier l'histoire d'un concept actif dans plusieurs champs du savoir. De la scolastique à la mystique, des théories classiques de l'art à la musicologie, de la philosophie morale à la sociologie, la manière engage une réflexion globale sur l'homme.

    Sur commande
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