• «La présente édition reproduit les Odes, les Élégies et les Hymnes tels qu'ils figurent dans la Bibliothèque de la Pléiade, les seules modifications concernant les traductions d'André du Bouchet, pour lesquelles nous avons tenu compte des retouches apportées dans l'édition du Mercure de France ; d'autre part, pour les hymnes L'Unique et Mnémosyne, nous avons substitué les traductions d'André du Bouchet à celles de la Pléiade.
    On sait que Hölderlin, qui publia plusieurs poèmes en revue, n'a pas connu avant les années de la folie leur édition en volume. Notre recueil se limite à la période des grands poèmes (1800-1806), pour laquelle nous avons, à la suite de la Pléiade - et en nous conformant au choix de celle-ci au sein des Odes, des Élégies et des Hymnes -, repris le classement par genre de l'édition de Stuttgart.»

  • Cet ouvrage rassemble une cinquantaine de poèmes de Hölderlin, poèmes dits " de la folie ", écrits entre 1807 et sa mort en 1843. Retiré dans la tour de Tübingen après que le monde se fut accordé à dire qu'il avait perdu la raison, il ne fait plus que regarder autour de lui et tente de rendre, poétiquement, le passage du temps sur le paysage qui l'entoure. Ces Derniers Poèmes sont d'une écriture limpide et d'un lyrisme extrême.

  • Hyperion

    Friedrich Hölderlin


    HÖLDERLIN
    Hypérion
    « N'envie pas les hommes libres de souffrance, les idoles de bois auxquelles rien ne manque, tant leur âme est pauvre, qui ne posent pas de questions sur la pluie et le soleil parce qu'elles n'ont rien qu'elles doivent cultiver.
    Certes ! Certes ! il est tout à fait facile d'être heureux, d'être tranquille avec un coeur sans profondeur et un esprit borné. On peut bien vous en accorder la faveur ; qui donc irait se fâcher que la cible de planches ne gémisse pas de douleur quand la flèche s'y fiche, ou que le pot creux rende un son si mat quand on le jette sur le mur ?
    Simplement, braves gens, il faut vous y faire, il faut même qu'en grand silence vous soyez étonnés de ne pas comprendre que d'autres ne soient pas si heureux, ne soient pas non plus si satisfaits d'eux-mêmes, vous devriez même vous garder de faire de votre sagesse une loi, car ce serait la fin du monde si l'on vous obéissait. »
    Achevé en 1799, Hypérion est le premier et ultime roman du poète Hölderlin. Peu connue en France, cette oeuvre écrite dans une langue harmonieuse et brûlante est l'un des grands classiques de la littérature allemande.
    Traduction, présentation, notes, chronologie et bibliographie par Jean-Pierre Lefebvre


  • La vie de hölderlin (1770-1843) nous apparaît comme coupée en deux.
    Ses trente-six premières années lui firent don des grandes oeuvres, roman et poèmes, qui attestent son génie et ont fait sa gloire : il y invente en effet un singulier lyrisme dont l'écho n'a cessé, jusqu'à nous, de se faire entendre comme un son absolument neuf. mais s'ensuivirent encore trente-six autres années, que le poète passa dans une tour, chez un menuisier qui le recueillit lorsque le monde se fut accordé à dire qu'il avait perdu la raison.
    De cette seconde moitié de sa vie, nous restent une cinquantaine de poèmes, dont on trouvera ici un essai de traduction. ces poèmes dits " de la folie ", que hölderlin confia à ceux qui vinrent le voir comme une attraction ou un modèle, témoignent d'un non moins singulier tournant dans son existence et son oeuvre : pendant trente-six ans, il n'aura plus fait que regarder autour de lui, bornant son travail à rendre, poétiquement, le passage du temps sur ce paysage.
    De cette simplicité ressassée, oú il s'applique à effectuer en lui la réconciliation de la nature et de l'esprit, s'élève pour nous, très étrange, une autre beauté.

  • Voici traduit dans vingt et quelques langues de la terre, et s'invitant à toutes les autres, un " poème des poèmes " venu de la proche Allemagne au siècle dernier, une sorte de bateau ivre armé par un adolescent de 33 ans dans le souvenir d'un voyage en France, un poème qui donne à penser et donnant à penser a déjà fait le tour du monde : Andenken de Hölderlin.

  • Depuis trois-quarts de siècle, la figure de Friedrich Hölderlin (1770-1843) s'est progressivement dessinée non seulement comme l'une des plus grandes de la poésie de langue allemande, mais de la poésie tout court, tant sa thématique
    personnelle et surtout sa prosodie absolument singulière ont ouvert un espace neuf, où vint s'engouffrer une bonne part de la poésie européenne du XXème siècle. Formé à la lyrique la plus classique, nourri d'une solide culture philosophique et de la fréquentation des Anciens, Hölderlin aurait pu n'être qu'un Romantique allemand de plus, entrelaçant dans de beaux vers peines d'amour et désespoirs métaphysiques, auquel cas il n'occuperait pas, à coup sûr, la place éminente qu'il occupe dans la conscience des contemporains, et la vénération que beaucoup lui réservent.
    Mais c'est que Hölderlin, tout en réactivant les formes les plus traditionnelles dont les Grecs surtout lui avaient donné le modèle et l'envie (l'Hymne, l'Ode, l'Elégie, etc.), en est peu à peu venu, lentement mais sûrement, à les miner de
    l'intérieur, portant la langue allemande à une sorte de paroxysme, mêlant le style familier au sublime, pratiquant aussi bien l'ellipse brutale que l'orchestration ample, et surtout jouant, avec un art consommé et inégalable, de l'ordonnance ordinaire de la syntaxe, la faisant de plus en plus se contorsionner avec grâce, sans toujours lui éviter la fracture.
    L'espèce de mystère qui en résulte, d'une profondeur frôlant donc parfois (mais seulement frôlant) l'inintelligibilité, est une des raisons, et sans doute la principale, du culte hölderlinien moderne.
    C'est sur cette thématique intellectuelle, orchestrée d'images puissantes et d'un lyrisme souvent vibrant, que vint se greffer, dès 1934, l'interprétation de Martin Heidegger, lui-même tout occupé des Grecs et en quête d'une autre
    Allemagne, et qui donc voulut dégager de l'oeuvre de Hölderlin non seulement un enseignement sur le destin grec de l'Allemagne, mais sur l'essence même de la Poésie. Dès lors, Hölderlin devint, pour certains, Le Poète. Et puis enfin, si Hölderlin séduit tant, c'est aussi pour ces trente-six années passées dans une tour, à partager la vie simple d'un menuisier, sans presque plus écrire, rien qu'une quarantaine de courts poèmes apaisés traitant du paysage, des saisons.
    Ce qu'on appelle "les poèmes de la folie".
    Encore faut-il qu'il soit traduit. S'illustrèrent à le faire en français, d'abord Gustave Roud et Geneviève Bianquis, puis Michel Deguy, Philippe Jacottet, François Fédier, bien d'autres encore.
    La présente édition réunit, sans autre règle de choix que le goût personnel, des poèmes écrits par Hölderlin entre 1796 et 1804. Ils sont classés dans l'ordre chronologique, pour autant qu'on puisse les dater. Les premiers sont encore d'une facture classique, mais bientôt la singularité se fait jour. Certains sont des hymnes, d'autres des élégies, parfois n'en restent que des fragments, des esquisses, belles comme des ruines.

  • La mort d'empedocle

    Friedrich Hölderlin

    • Ombres
    • 25 November 1998

    Découvrez La Mort d'Empédocle, le livre de Friedrich Hölderlin

  • Friedrich Hölderlin (1770-1843) is now recognized as one of Europe's supreme poets. He first found his true voice in the epigrams and odes he wrote when transfigured by his love for the wife of a rich banker. He later embarked on an extraordinarily ambitious sequence of hymns exploring cosmology and history, from mythological times to the discovery of America and his own era. The 'Canticles of Night', by contrast, include enigmatic fragments in an unprecedented style, which anticipates the Symbolists and Surrealists. Together the works collected here show Hölderlin's use of Classical and Christian imagery and his exploration of cosmology and history in an attempt to find meaning in an uncertain world.

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  • "Hölderlin est la poésie en personne. La tâche du traducteur est ici d'affronter la tension - sans résolution possible - entre herméneutique et poétique. Une stricte littéralité conduirait à l'abscons. Une "belle infidèle" se déroberait à l'étrangeté de l'original. Cette nouvelle traduction s'attache à reformuler l'énigme du poème, à saisir ce qu'il y a d'achevé dans l'inachevé, à tourmenter notre langue, comme Hölderlin tourmenta la sienne, au bord de l'éclatement et de la folie. II faut répondre en poète au poète, avec ceci de particulier dans La Mort d'Empédocle que le poème dramatique est destiné à être joué et non pas seulement lu."

  • Dans les poe`mes re´unis en ce recueil (Odes, 1798-1803 ; E´le´gies, 1801-1807 ; poe`mes de la re´clusion finale dans la tour de Tu¨bingen) s'exprime en leitmotiv le de´sir de Friedrich Ho¨lderlin (1770-1843) d'un retour aux pays qui ont nourri l'enfance de la poe´sie (la Gre`ce antique) et la sienne propre (les valle´es de l'Allemagne me´ridionale). Apre`s s'e^tre brûle´ l'esprit en cette que^te, il les retrouvera enfin au-dela` de la «folie», dans les paysages sur lesquels s'ouvre la fene^tre de sa tour.
    Dans chacun de ces trois groupes de poe`mes, il s'est choisi pour instrument une me´trique particulie`re qui leur confe`re leur ton spe´cifique. Le traducteur s'est attache´ a` reproduire ces diffe´rents rythmes, dans l'espoir de rendre compte en franc¸ais de la voix, de la musique de l'auteur.

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  • Ses traductions de sophocle sont la dernière oeuvre de hölderlin.
    Lorsqu'il les fait paraître en 1804, assorties des " remarques ", schelling, atterré, écrit à hegel qu'elles " trahissent son délabrement mental " ; et au comité de lecture du théâtre de weimar (goethe, schiller, voss), on s'esclaffe. nul ne peut, ou ne veut, comprendre alors que la réécriture littérale de hölderlin, en effet absolument étrange, ouvre la voie de la traduction moderne et, par là même, de toute une poésie encore à venir (il faudra plus d'un siècle pour l'apercevoir).
    Mais nul ne peut, ou ne veut, non plus, comprendre qu'en reprenant ainsi, à l'origine, le projet tragique, c'est la possibilité même du théâtre que hölderlin met en jeu.

    " ici, écrivait benjamin, le sens s'effondre d'abîme en abîme, jusqu'à risquer de se perdre dans les gouffres sans fond du langage. " c'est là sans doute la caractérisation la plus juste de la langue inouïe qu'inventa hölderlin. mais cet effondrement du sens, comment ne pas voir que c'est aussi, précisément, ce qui définissait aux yeux de hölderlin le tragique moderne ? c'est-à-dire ce que, aujourd'hui encore, le théâtre devrait avoir à coeur de mettre à l'épreuve ?.

  • Friedrich Hölderlin (1770-1843) is now recognized as one of Europe's supreme poets. He first found his true voice in the epigrams and odes he wrote when transfigured by his love for the wife of a rich banker. He later embarked on an extraordinarily ambitious sequence of hymns exploring cosmology and history, from mythological times to the discovery of America and his own era. The 'Canticles of Night', by contrast, include enigmatic fragments in an unprecedented style, which anticipates the Symbolists and Surrealists. Together the works collected here show Hölderlin's use of Classical and Christian imagery and his exploration of cosmology and history in an attempt to find meaning in an uncertain world.

  • HÖLDERLIN Hypérion « N'envie pas les hommes libres de souffrance, les idoles de bois auxquelles rien ne manque, tant leur âme est pauvre, qui ne posent pas de questions sur la pluie et le soleil parce qu'elles n'ont rien qu'elles doivent cultiver.
    Certes ! Certes ! il est tout à fait facile d'être heureux, d'être tranquille avec un coeur sans profondeur et un esprit borné. On peut bien vous en accorder la faveur ; qui donc irait se fâcher que la cible de planches ne gémisse pas de douleur quand la flèche s'y fiche, ou que le pot creux rende un son si mat quand on le jette sur le mur ?
    Simplement, braves gens, il faut vous y faire, il faut même qu'en grand silence vous soyez étonnés de ne pas comprendre que d'autres ne soient pas si heureux, ne soient pas non plus si satisfaits d'eux-mêmes, vous devriez même vous garder de faire de votre sagesse une loi, car ce serait la fin du monde si l'on vous obéissait. » Achevé en 1799, Hypérion est le premier et ultime roman du poète Hölderlin. Peu connue en France, cette oeuvre écrite dans une langue harmonieuse et brûlante est l'un des grands classiques de la littérature allemande.
    Traduction, présentation, notes, chronologie et bibliographie par Jean-Pierre Lefebvre

  • One of Germany's greatest poets, Johann Christian Friedrich Hölderlin (1770-1843) was also a prose writer of intense feeling, intelligence and perception. This new translation of selected letters and essays traces the life and thoughts of this extraordinary writer. Hölderlin's letters to friends and fellow writers such as Hegel, Schiller and Goethe describe his development as a poet, while those written to his family speak with great passion of his beliefs and aspirations, as well as revealing money worries and, finally, the tragic unravelling of his sanity. These works examine Hölderlin's great preoccupations - the unity of existence, the relationship between art and nature and, above all, the spirit of the writer.

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