• Archidoc, une collection proposée par André Versaille.
    Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur, le bourreau de Châteaubriant, qui ne renie rien de ses convictions et organise le cérémonial de sa propre exécution, le 20 mars 1944.
    Philippe Pétain, revenu de Sigmaringen pour la grande explication et qui s'enferme dans un silence plus troublant que tous les discours, condamné à mort le 15 août 1945, peine commuée en réclusion à perpétuité par le général de Gaulle.
    Pierre Laval, promis au poteau car son nom est lié au STO, à la terreur milicienne, à la livraison des enfants juifs, au souhait exprimé de la " victoire de l'Allemagne ", qui croit pouvoir se justifi er et qui sera exécuté à l'aube du 15 octobre 1945.
    Autour de l'enceinte où on les juge, un peuple divisé, les uns réclamant une justice exemplaire, voire expéditive, les autres rêvant d'une impossible réconciliation.
    Il revient à l'historien d'apprécier l'attitude des coupables et des épurateurs. Fred Kupferman met ainsi en perspective les procès dans leur cadre historique. " Une enquête passionnante qui réunit intelligemment en peu de pages les pièces d'un dossier compliqué " (Le Magazine littéraire).

  • Pierre Laval

    Fred Kupferman

    Paris, octobre 1945. Cravate blanche, légende noire, Pierre Laval est condamné à mort par la Haute Cour de Justice. Il est devenu l'homme le plus détesté de France. Il incarne ce que la politique de collaboration a pu faire de pire : la déportation des Juifs, le service du travail obligatoire, les exactions de la Milice, la lutte contre la résistance. Mais il y a l'autre Laval : l'Auvergnat attaché à ses origines, l'avocat socialiste et pacifiste, le maire inamovible d'Aubervilliers, le père oublié des assurances sociales, l'héritier de Briand, le diplomate qui tient les cartes de la France devant Hoover, Mussolini, Staline et Hitler. C'est en 1987, un an avant sa mort, que Fred Kupferman, qui enseignait l'histoire contemporaine à la Sorbonne et à l'IEP, publia la première biographie de référence de Pierre Laval, dont la critique salua l'objectivité et la sérénité. « J'aurai passé une partie de ma vie à écrire sur quelqu'un qui ne m'aimait pas », plaisantait-il, lui qui a porté enfant l'étoile jaune et dont le père déporté est mort à Auschwitz. Cette relation exceptionnelle entre l'auteur et son sujet explique sans doute le caractère fascinant d'un ouvrage historiquement impeccable. Préface de Henry Rousso.

empty