• Voici un des textes les plus étranges de l'histoire de la psychiatrie.
    S'agit-il d'un texte de logique philosophique ou de logique psychotique ? Qui est donc son auteur, ce médecin mort pendant la Seconde guerre mondiale et qui voulait devenir psychiatre ? Pour David Allen, François Klein est au rationalisme morbide ce que Schreiber, le célèbre patient de Freud, est à la paranoïa. Mais qu'est-ce que le rationalisme morbide ? Cette notion théorisée par E. Minkowski décrit un type de schizophrénie dans lequel on assisterait à une " hypertrophie des facteurs rationnels et spatiaux de la pensée " conditionnant tous les comportements des malades.
    Dans les cas de rationalisme morbide, le raisonnement est régi par l'identité aboutissant à une atomisation de toute axiologie, de toute tentative de signification. On assiste à un aplatissement des valeurs qui n'ont plus d'ancrage central. C'est ce que Serge Leclaire appelait " l'équivalence significative " de tous les points du discours du psychotique, illustrant la notion de forclusion de Jacques Lacan.
    " Idiot = idiot Donc : dire que quelque chose est idiot, c'est idiot Le niez-vous ? " François Klein Cela pourrait bien constituer la structure minimale de toute schizophrénie. On pourrait ainsi tenter de dépasser l'incapacité actuelle de la psychiatrie à se mettre d'accord sur le diagnostic de schizophrénie. Ce concept ne souffre-t-il pas à la fois d'obésité idéologique et d'anorexie théorique ? François Klein mérite donc d'être entendu car il a été à la fois auditeur du délire et délirant.
    Il nous explicite de manière inouïe les mécanismes qui sous-tendent le rationalisme morbide.

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  • Riche de plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs, ce Grand Atlas retrace toute l'histoire des colonisations du XVe au XXIe siècle. Cet ouvrage, nourri des apports les plus récents de l'historiographie, permet de prendre la pleine mesure de l'histoire des colonisations, de la « découverte » de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 à l'héritage colonial d'aujourd'hui. Le déploiement sans précédent de cette conquête « civilisatrice », rapidement destructrice, fondant de vastes empires coloniaux sur la traite négrière et l'esclavage, a soulevé de grands débats menés par Las Casas et les Lumières. Les Empires s'étendent aux Amériques, à l'Afrique et à l'Asie pour connaître leur apogée au XIXe et au début du XXe siècle avant de s'écrouler aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Le phénomène des décolonisations, trop souvent réduit à la lutte pour l'indépendance politique, requiert une émancipation économique, des luttes sociales et de grands leaders. Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas des empires coloniaux constitue un outil indispensable pour les étudiants comme pour les amateurs et curieux. - Plus de 370 cartes et infographies originales en couleurs. - Un projet d'histoire globale et connectée qui porte une attention particulière aux colonisés. - Un panorama inédit qui nourrit un vif débat, en France et dans le monde, sur l'héritage colonial. Les premières colonisations : . La naissance des empires européens, XVe-XVIe siècle; . La redistribution des empires au XVIIe siècle; . L'apogée de la colonisation mercantiliste au XVIIIe siècle; . Rupture des équilibres coloniaux à la fin du XVIIIe siècle. Les empires coloniaux : . Continuités et mutations des empires au XIXe siècle; . Des impérialismes triomphants, XIXe siècle-Première Guerre mondiale; . Interactions et tensions aux colonies, l'entre-deux-guerres; . Circulations et réseaux impériaux. Les décolonisations : . 1937-1954, la fin des empires coloniaux; . Émergence du tiers-monde, guerre froide et arabisme; . Décolonisation en Afrique et développement; . Questions néocoloniales et postcoloniales. « Ce Grand Atlas des empires coloniaux permet à son lecteur de parcourir et de comprendre un ensemble de faits historiques, parfois lointains, mais qui donnent des clés essentielles de compréhension du monde contemporain. L'expansion de l'Europe sur tous les autres continents a marqué pour longtemps l'histoire du monde : les cartes et les graphiques proposés ici en sont une illustration tangible. » Marcel Dorigny

  • Avec plus de 130 cartes et infographies, voici le premier atlas historique mondial qui aborde l'ensemble des empires coloniaux du XIXe au milieu du XXe siècle.

    - Un projet d'histoire globale : des grands empires, français et britannique, aux empires plus petits, non européens ou continentaux.
    - Dynamiques, conflits, révoltés et résistances : une emprise coloniale inégale et discontinue.
    - Une analyse des sociétés coloniales à différentes échelles : locale, impériale et mondiale.
    - Une attention particulière portée aux colonisés et à leurs interactions avec les colonisations, loin des stéréotypes.

  • Pennequin: ce nom ne résonne plus guère aujourd´hui si ce n´est pour les quelques spécialistes de l´Indochine et de Madagascar ou d´histoire militaire. Comment cet officier, qui opéra sa vie durant entre ces théâtres d´opération, comptabilisant plus de trente-six annuités de campagne outre-mer, ce qui fit de lui un des plus « coloniaux » de son arme, a-t-il disparu des livres d´Histoire ? Penseur de la « pacification » au Tonkin comme à Madagascar, Théophile Pennequin fut aussi un des premiers grands coloniaux « indigénophiles » à prendre la mesure des contradictions internes à une gestion coloniale bien peu respectueuse des dominés, à douter de la politique qu´il contribuait à faire appliquer en Indochine comme à Madagascar et, surtout, à pressentir son obsolescence, tout au moins dans la forme qu´elle prenait. C´est précisément cette tension qui intéresse Jean-François Klein, et les multiples enjeux qui se cristallisent autour de cette figure oubliée du moment colonial.

  • Les ports coloniaux ont reçu plusieurs formes et été investis de différentes fonctions, parfois spécialisées, parfois cumulatives : militaire, commercial, administrative, centre de transit des travailleurs déportés, etc. Pour ces diverses raisons, ils se sont imposés comme des lieux d'implantation privilégiés des Européens servant ou travaillant aux colonies. À bien des égards même, ils se sont imposés comme des espaces de centralité des empires en construction et en développement.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

  • L'histoire des négociants est, par essence, une histoire transnationale et connectée. En dépit de cela, les patrons de maisons de commerce ont été longtemps des laissés-pour-compte de l'historiographie. Cet ouvrage évalue la place et le rôle joué par les négociants européens dans la mise en connexion des hommes et des territoires du XVIe au XXe siècle, participant aux bases d'une pré-mondialisation que l'on semble découvrir aujourd'hui comme un fait accompli.

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