• "Été 1960. Françoise Giroud vient de subir le plus grand échec de son existence : sa mort. De nombreux verrous bloquant la porte de sa chambre, une dose plus que létale de poison avalée, le téléphone débranché, elle avait tout prévu... sauf que deux solides gaillards iraient jusqu'à défoncer une cloison pour l'arracher à un coma déjà profond. Il lui faudra vivre." Alix de Saint-André.

    Après sa tentative de suicide, Françoise Giroud écrivit Histoire d'une femme libre, récit autobiographique, dont Alix de Saint-André a retrouvé le manuscrit qu'on croyait détruit. On y retrouve la voix d'une femme d'exception, complexe, lucide, et formidablement courageuse. Au milieu d'une vie tourmentée, elle dresse à la pointe sèche le portrait des mondes et des hommes qu'elle a croisés.

  • >Françoise Giroud Une femme honorable Ce livre est ma lecture de la vie de Marie Curie, telle qu'elle m'est apparue depuis que j'ai été conduite sur ses pas et qu'elle ne m'a plus lâchée, cette ensorceleuse aux yeux gris.
    Femme d'orgueil, de passion et de labeur, qui fut actrice de son temps parce qu'elle eut l'ambition de ses moyens et les moyens de son ambition, actrice du nôtre enfin, puisque, entre Marie Curie-Sklodowska et la force atomique, la filiation est directe. D'ailleurs, elle en est morte.
    Françoise Giroud

  • Françoise Giroud Lou Histoire doeune femme libre Doeune grande beauté, doeune intelligence supérieure, Lou Andreas-Salomé, née à Saint-Pétersbourg en 1861, a été loeune des célèbres séductrices de son temps. Nietzsche, Rainer Maria Rilke en ont été follement épris, Freud a succombé à son charme. L?étonnant est que, si elle aimait les hommes et leur compagnie, elle noea pas toléré, avant trente-cinq ans, quoeils loeapprochent physiquement. Ce qui, loin de les décourager, les rendait, comme Nietzsche, fous de désir.
    Curieusement, bien que des milliers de pages aient été consacrées à Lou dans toutes les langues, ce quoeil faut bien appeler cette infirmité est à peine effleurée, jamais élucidée. Coeest un trou noir. Françoise Giroud avance à ce sujet une hypothèse, qui éclairerait le mystère de cette chasteté frénétique. Lou soeest largement rattrapée plus tard, gourmande des « festins doeamour » jusqu?à la fin de sa vie, mais toujours avec des hommes sensiblement plus jeunes quoeelle.
    Romancière puis psychanalyste très appréciée en Allemagne où elle vivait, elle a été loeune des premières femmes libres doeEurope, parce que sa plume lui a toujours assuré indépendance matérielle et situation sociale.
    Mais son chef-doeoeuvre, coeest elle.

  • " les textes réunis ici ont un demi-siècle d'âge, ce qui devrait les disqualifier.
    Les articles sont vite écrits pour être vite lus et vite oubliés. mais ceux-ci ont lancé, en leur temps, un genre, le portrait, qui n'existait pas dans la presse française.
    J'ai regardé si quelques-uns méritaient cette exhumation. peut-être ceux qui mettent en scène une femme, un homme tels que je les ai saisis au moment oú ils ont attrapé la maladie, la maladie de la notoriété veux-je dire, dont les effets sont inévitables sur l'être humain et le déforment comme les rhumatismes déforment les articulations.
    En même temps, la notoriété est stimulante, elle rosit les teints jaunes, elle rend les cheveux brillants. percer l'homme ou la femme sous les masques de la notoriété, discerner le vrai talent qui va éclater du faux génie en vogue, c'est très amusant. c'est ce que j'ai tenté de faire en déchiffrant françois mitterrand à trente ans, jean rostand et ses grenouilles, clark gable toujours anxieux de savoir ce qu'on a dit qu'il a dit en 1930, georges brassens si malheureux de s'exhiber, yves montand pas encore dégrossi.
    Et une poignée d'autres. ".

  • Une femme, agent littéraire d'écrivains de renom, divorcée, séduisante, indépendante. Un homme - Jerzy - jeune avocat sans le sou mais plein d'avenir, traînant avec lui le souvenir d'une enfance ravagée. Entre, eux une passion d'abord sans nuage.
    Et puis il y a le procès de Christine T., meurtrière de l'amant qui l'a bafouée. Une cause qui rend Jerzy célèbre, du jour au lendemain, cependant qu'il avoue sans détour sa fascination envers sa cliente... Alors commence, pour la narratrice, le chemin de croix de la jalousie.
    « Aimons-nous vraiment ceux que nous aimons ? » demandait Montherlant. Une phrase qui aurait pu servir d'exergue à ce roman bref et intense, récit douloureux d'un amour détruit par celle-là même qui aimait le plus.

  • Leçons particulières

    Françoise Giroud

    • Fayard
    • 1 September 1990

    Rien de plus éloigné de la complaisance narcissique de l'autobiographie que ce livre de souvenirs, puisque le propos de Françoise Giroud est de payer ses dettes. A l'âge où l'on se dit: " Qu'ai-je fait de ma vieoe ", on s'aperçoit que ce sont les Autres qui vous ont formé et parfois déformé, qu'on leur doit qui l'on est, pour le meilleur et pour le pire, qu'une existence, ce sont des rencontres avant d'être des événements. Une série de " leçons particulières " que l'on reçoit malgré soi.

    " Qui m'a donné quoioe " Ainsi s'est-elle interrogée. " Qui m'a fourni des modèles et des contre-modèles, des enseignements et des contre-enseignements, qui m'a laissé son empreinte et quelquefois sa cicatrice, que m'a-t-on donné, que m'a-t-on transmis que j'aimerais transmettre à mon tour selon la loi de la vieoe " Paradoxalement, ce livre tourné vers autrui, écrit à mi-voix, est aussi le plus personnel des récits de Françoise Giroud, comme si elle s'autorisait, cette fois, l'émotion, le regret, la blessure.

  • Françoise Giroud Profession journaliste Conversations avec Martine de Rabaudy Quand on demande aux garçons et aux filles de quinze-vingt ans : « Quel métier avez-vous envie de faire ? », la moitié d'entre eux répond : « Journaliste ».
    Si la profession garde un attrait puissant, bien qu'elle soit parfois décriée, c'est parce que le journaliste vit « là où bat le coeur du monde », dit Françoise Giroud qui a dirigé deux journaux, Elle et L'Express, écrit plus de mille articles et fait écrire, dans L'Express, François Mauriac, Jean-Paul Sartre, André Malraux, Albert Camus...
    C'est d'une vie de travail qu'elle parle ici librement avec Martine de Rabaudy pour en dire les ombres et les lumières, les blessures et les joies, mais aussi les règles d'écriture qu'elle a inventées et enseignées à une génération de journalistes. C'est en somme l'itinéraire d'une passion.

    Journaliste à Paris Match, Télé 7 jours, Elle et Vogue Hommes, Martine de Rabaudy est depuis 1994 grand reporter à L'Express.

  • Françoise Giroud
    Les Taches du léopard
    Denis Sérignac est un jeune homme heureux comme on peut l'être à vingt ans. Il aime la vie et la croque à belles dents.
    Jusqu'au jour où il apprend qu'il est un enfant adopté, né sous X, c'est-à-dire que le nom de sa mère naturelle est inconnu et qu'il est interdit de chercher à percer cet anonymat.
    Il la retrouve cependant et fait une nouvelle découverte : elle est juive. Dès lors, il l'est aussi.
    Ce n'est plus une tragédie d'être juif, il en est persuadé. Il considère que ce sera une péripétie dans sa vie, mais qui suppose d'assumer une nouvelle identité.
    La sienne sera toujours double, parce qu'on ne change pas de souvenir, de culture, d'attachement, avec facilité. C'est à la fois lourd et fécond. Des femmes - Marie, Sarah, Bess - l'aideront à porter cette croix dans une vie par ailleurs fort agréable, parce qu'il est un marchand d'art de bonne réputation.
    Mais un illuminé antisémite vient à croiser son chemin.


  • La comédie du pouvoir

    Françoise Giroud

    • Fayard
    • 18 October 1977

    Du lieu même où se joue la comédie du pouvoir, ministre pendant trois ans, j'en ai vécu les scènes, côtoyé les interprètes, entendu les répliques. Cette situation m'a enseigné que, si bien informé que l'on soit, cette comédie est impénétrable à qui n'y a, pour sa part, participé.  F.G.

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  • C'est une évidence : les Françaises ont changé. Leurs idées, leur comportement, leur place dans la société n'ont plus grand-chose à voir avec ce qu'ont vécu leurs grands-mères ou même leurs mères. La pilule, les combats pour l'égalité, l'accès élargi au savoir et aux responsabilités ont bouleversé le paysage.

    Pour le meilleur ou pour le pire ? A ce stade de la longue lutte sans cesse recommencée pour être reconnues comme des personnes humaines, où en sont exactement les Françaises ? Et qu'ont-elles encore à gagner ou à perdre ? À ces questions, Françoise Giroud, écrivain et journaliste, ancien ministre de la Condition féminine, tente de répondre au fil d'une enquête où interviennent le rappel historique, la statistique, l'aspect sociologique, les témoignages vécus.

    Alors que se multiplient les débats - sur l'égalité des salaires, sur l'accès aux fonctions politiques... -, cet état des lieux mené sans préjugés, et appuyé sur une information abondante, s'impose d'emblée comme un indispensable.

  • Françoise Giroud On ne peut pas être heureux tout le temps «Tant bien que mal, avec des succès, avec des échecs, je me suis gouvernée quasiment depuis l'âge tendre ; j'ai connu de grandes douleurs, de grands malheurs - on ne peut pas être heureux tout le temps -, de grandes amours, des honneurs aussi. En fait, ce sont les premières quarante années qui ont été les plus dures. Quarante, oui. C'est absurde de croire que l'on est heureux parce qu'on est jeune. L'élan vital, c'est superbe. Ca ne suffit pas à vous dire ce que l'on fait sur terre.
    L'idée d'écrire ce livre m'est venue un jour où je pestais contre de petites infirmités de vieillesse et où j'ai laissé tomber un carton plein de photos. J'en ai accumulé en tous genres, avec les gens célèbres que j'ai interviewés dans quantité de circonstances de ma vie publique. Je me disposais à jeter tout cela et puis une photo déco-lorée, une Polaroïd m'a accroché l'oeil. Elle fixait un moment que j'avais complètement oublié et qui résonnait avec le présent. J'ai pensé que j'allais m'en emparer et, à partir de là, voyager dans le passé en zigzags, au gré des photos qui me tomberaient sous la main.
    C'est une façon très peu orthodoxe de construire un livre, mais elle est plus proche de la mémoire que ne le sont. les mémoires !» F. G.

  • Il y a des hommes-soleil qu'il ne faut pas aimer, surtout lorsqu'on a vingt ans. En s'approchant trop près, on brûle ; en s'éloignant, on a froid.

    Celui dont la petite Claire aux yeux mauves est parvenue à s'arracher pour se soustraire à l'inacceptable, elle croyait, après dix ans, l'avoir oublié, bien qu'il soit devenu le personnage le plus important de l'État.
    Mais voilà qu'à cause d'elle, il se trouve en danger de scandale.

    Car il y a des lettres qu'il ne faut pas écrire quand on se prépare à un destin national. Et qu'il ne faut pas garder quand on les reçoit d'un homme public. À moins que.

    Dérobée par un voleur qui joue avec le feu, recherchée par un ministre sentimental, exploitée par un journaliste avisé, cette lettre finira comme elle aurait dû commencer. Mais entretemps, un homme que l'ambition rend implacable et une femme qu'un certain amour rend irréductible auront joué l'un contre l'autre une fameuse partie.

    Plus de trente ans après sa parution, le premier roman de Françoise Giroud n'a rien perdu de sa saveur ni de son impertinence.

  • J'ai trop écrit, au fil des années, sous la pression de l'événement, de l'émotion, de la nécessité, pour n'avoir pas furtivement exprimé, ici ou là, ce que je crois.

    Mais ce ne fut jamais délibéré, au contraire.

    Outre l'inévitable impudeur du "Je", il est incompatible avec ce que je crois être le bon journalisme où il convient de s'effacer autant qu'il est possible derrière son sujet.

    Engagée, pendant près d'un demi-siècle, dans des activités quasiment frénétiques laissant peu de place à la réflexion intemporelle, sollicitée fortement par le quotidien, l'idée ne me serait pas venue de me contraindre à formuler "ce que je crois" si l'éditeur ne m'avait demandé d'ajouter un titre à cette collection.

    C'est toujours une épreuve d'écrire, hors du lyrisme qui gonfle seul la voile des mots et qui n'est pas dans mes cordes plus que l'effusion.

    C'est une épreuve d'un genre particulier de s'obliger à mettre noir sur blanc ce qui s'accommode mieux du flou, du vague, de l'informulé.

    Et puis, quand on décolle des faits, on tombe si facilement dans ce jargon que l'on baptise spiritualité...

    J'ai mis vingt ans à savoir que le ciel, pour moi, était vide et qu'aucun secours ne me viendrait de là. Ni d'ailleurs, mais ce fut un peu plus long.

    F. G.

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  • « Les textes réunis ici ont un demi-siècle d'âge, ce qui devrait les disqualifier. Les articles sont vite écrits pour être vite lus et oubliés. Mais ceux-ci ont lancé, en leur temps, un genre, le Portrait, qui n'existait pas dans la presse française. J'en avais découvert le modèle dans The New Yorker sous la plume souveraine de Janet Flaner, et j'avais pensé : «Voilà quelque chose que je saurais faire peut-être.» Alors, quand le directeur de France Dimanche m'a dit : «Il me faut un papier de vous chaque semaine, vous avez une idée ?» j'ai répondu : «Oui. Un portrait dans l'actualité.» Et c'est parti. » « Percer l'homme ou la femme sous les masques de la notoriété, discerner le vrai talent qui va éclater du faux génie en vogue, c'est très amusant. » Et c'est ce que nous propose Françoise Giroud à travers les portraits de personnalités telles que François Mitterrand, Christian Dior, Joseph Kessel, Gérard Philippe, Édith Piaf. Et une cinquantaine d'autres.

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