• " J'ai un tel désir de voir ton visage dans le plaisir, je pense souvent à cela ", écrivait Marie Laurencin à son amante Nicole Groult, alors que la guerre les avait séparées. L'une est une peintre connue, ancienne maîtresse d'Apollinaire, l'autre une couturière talentueuse, soeur de Paul Poiret et mariée à André Groult. Nous suivons leurs deux destins incandescents dans le Paris de la Belle Epoque, de 1907 au début des années vingt, qui furent " celles d'une fête perpétuelle ".
    Que leur désir réciproque puisse être coupable ne leur vient pas à l'idée : elles devancent leur temps, sans autre revendication que leur liberté et leur plaisir. Entourées d'Apollinaire, Picasso, Braque, Rousseau, Picabia, Roché, elles ne laisseront personne briser leur entente qui durera toute leur vie.

  • Voici l'exceptionnelle histoire de Séraphine Louis (1864-1942), décrétée par elle-même peintre « sans rivale », et devenue avec la gloire Séraphine de Senlis. Cette femme, née à Arsy-sur-Oise dans une famille pauvre, placée très jeune dans plusieurs maisons bourgeoises de la région, travaille chez les soeurs durant vingt ans, avant de céder à 42 ans aux voix de la Vierge l'enjoignant de peindre. Ses tableaux ayant pour inspiration la flore, les vitraux de la cathédrale de Senlis, ainsi que ses rêves et ses extases, ses bizarreries et sa tendance à l'affabulation font vite d'elle une originale. Soutenue par Wilhelm Uhde, grand collectionneur parisien - le premier à repérer Picasso, Braque et le Douanier Rousseau -, Séraphine va bénéficier d'une grande exposition en 1928 à Paris dédiée aux peintres naïfs et va se bercer de rêves de notoriété. Le jour où Uhde, appauvri par la crise économique, lui retire son soutien, ses repères s'effondrent et, emportée par des élans mystiques, Séraphine va connaître un sort semblable à celui de Camille Claudel. Elle mourra internée et oubliée de tous.

  • Qui est Marthe Bonnard ? Toujours jeune, souvent nue, on la voit sur les toiles des plus beaux musées du monde. Et pourtant, elle reste mystérieuse, dans l'ombre du peintre Pierre Bonnard, dont elle partage la vie de 1893 à 1942. Durant cette période, le couple voyage beaucoup, et noue de nombreuses amitiés dans le monde de l'art - Monet, Vuillard, Signac, Renoir, Matisse... À la mort de Pierre, veuf depuis cinq ans, leur histoire d'amour déclenchera une affaire judiciaire retentissante. Car l'orpheline qui disait être Marthe de Méligny avait en réalité une famille et un autre nom...

  • De 1945 à 1954 des milliers de soldats français sont envoyés en Indochine pour y sauvegarder la présence coloniale française et lutter contre le communisme.
    L'un d'eux est un officier : Régis Delore. Son régiment est basé à Hué. Comme d'autres il a une maîtresse.
    Elle s'appelle Thi Vien. Il l'aime vraiment.
    Mais pas au point de lui sacrifier sa famille - une épouse, des enfants habitant en France. Une fille leur naît. Camille. Il ne la reconnaîtra jamais. Néanmoins il veillera sur son avenir jusqu'à sa mort, invisible, déchiré par sa décision d'avoir préféré le devoir à l'amour. Élevée sur le sol français, dans un pensionnat, séparée de sa mère, soutenue financièrement par son père, Camille, des années après son exil partira en quête de cet homme, de ce père dont le nom même lui est inconnu. Un militaire travaillant au service des archives de l'armée au château de Vincennes l'aidera dans sa recherche éperdue. Il sera pour elle un guide et un bon ange et l'aidera à lever enfin le voile sur les mystères de son enfance et d'une partie de sa vie d'adulte.

  • S'appuyant sur des témoignages et des archives, F Cloarec reconstitue le parcours chaotique de M Storr (1911-1976). Dessinateur autodidacte, il imagina ses propres villes et sa propre vie en créant une série de cités utopiques fourmillant de détails. Une exposition consacrée à cet artiste est organisée en octobre 2010 au Musée des arts modestes de Sète.

  • Marie Laurencin et Nicole Groult, une histoire d'amour peu banale. L'une est une peintre connue, ancienne maîtresse d'Apollinaire, l'autre une couturière talentueuse et créative, soeur de Paul Poiret et mariée à André Groult.
    Nous suivons leurs deux destins incandescents dans le Paris de la Belle Époque, de 1907 au début des années vingt, lorsque naît la première fille de Nicole. « C'est toi le père », dira Nicole à Marie. L'enfant s'appelle Benoîte Groult.
    Marie Laurencin a épousé un baron allemand juste avant la Grande Guerre ce qui lui vaut un exil de plus de cinq ans en Espagne. Elles s'écriront des centaines de lettres.
    Que leur désir réciproque puisse être coupable ne leur vient pas à l'idée, elles existent en marge de l'hypocrisie, naturellement. Elles devancent leur temps, sans autre revendication que leur liberté et leur plaisir.
    Entourées d'Apollinaire, Picasso, Braque, Rousseau, Picabia, Roché, elles ne laisseront personne briser leur entente qui durera toute la vie.

  • Dans les bîmâristâns, la beauté, l'harmonie, la pureté des lignes sont étroitement liées à l'histoire de la folie. Cet univers fascine et interroge sur les institutions qui de tous temps ont tenu à l'écart ceux dont la différence dérange. Françoise Cloarec se demande à travers son étude des hôpitaux médiévaux du Moyen-Orient, en passant par l'Italie du sud et l'Espagne, s'ils ont influencé les traitements et la construction des établissements de soins occidentaux.

  • " Syrie, un voyage en soi " est le récit d'une transformation et d'un passage. Le passeur est la Syrie où toutes les traces se mêlent, de la haute antiquité aux arts de l'Islam, des villes abandonnées de plateaux calcaires à la colonne de Saint-Siméon. Ce livre est un roman, mais aussi un essai, un guide et un récit de voyage. Il donne envie de partir, de se promener dans les ruines, de guetter l'émotion et de souvenir que " le voyage n'est jamais innocent ".

  • Dans un monde indistinct qui ne peut même plus lui servir de décor, un homme, rendu aux confins de la passion, marche. Accueilli en Orient dans un temps et une parole différente, il va réapprendre le chemin de la vie. Avec ce roman, l'auteur de " Syrie, un voyage en soi " continue d'explorer sous une autre forme les échanges de sagesse entre l'Orient et l'Occident qui, au-delà des péripéties humaines, dévoilent les vérités cruelles de la passion et de la folie comme la pureté de la parole qui soigne.

  • A l'heure où l'on présente le Proche-Orient comme un ailleurs inaccessible et hostile, ce livre nous rappelle utilement que pendant des siècles, des relations étroites se sont nouées entre l'Europe et ces terres levantines. Le temps des consuls retrace l'importance des relations commerciales, moins connues que les échanges intellectuels et les confrontations politiques, et l'influence des représentants au Levant des nations européennes, les consuls. L'auteur a recueilli leurs traces, dans des textes oubliés ou confidentiels et dans des documents de famille inédits

  • L'indolente

    Françoise Cloarec

    Qui est Marthe Bonnard ?
    Toujours jeune, souvent nue, on la voit sur les toiles des plus beaux musées du monde, pourtant elle reste mystérieuse. Elle se dissimule dans la lumière du peintre Pierre Bonnard, avec qui elle partage sa vie entre 1893 et 1942. Durant cette période, le couple voyage beaucoup, au rythme de la santé fragile de Marthe, et noue des amitiés dans le monde de l'art Monet, Vuillard, Signac, Matisse...
    Derrière les couleurs, le « peintre du bonheur » cache ses fantômes et ceux de sa femme. Ensemble ils n'auront pas d'enfant, mais ils feront une oeuvre.
    À la mort de Pierre, veuf depuis cinq ans, leur histoire d'amour déclenchera une affaire judiciaire retentissante, émaillée de divers rebondissements. Car l'orpheline qui se disait être Marthe de Méligny avait une famille et un autre nom.

  • Dans le monde d'aujourd'hui aux images mondialisées, le voyage, produit de consommation courante, vend l'aventure promotionnelle avec un argument : il ne se passera rien. Les retards, la perte des bagages, les annulations, les maladies sont prévues par les assurances optionnelles ou obligatoires. Pourtant, le monde est encore rempli de brèches et de failles qui font parfois résonner celles du voyageur. "La narratrice de Désorientée s'est rendue en Syrie, à Alep, comme par instinct, pour s'égarer. Etrangement, cet obscur désir se réalisa, car elle fut littéralement frappée de stupeur".

  • " De l'image surgit l'inconscient à travers le miroitement en mille fragments de l'âme. Le reflet est extérieur mais aussi intime, dans un flottement presque inquiétant des limites.
    Turbulence, déformation, la photographie ne restitue pas la réalité mais son empreinte et la lecture est imaginaire. L'objet n'est pas loin, mais il se tient caché. Il en est l'essence, par la forme qui s'offre au regard ".
    Françoise Cloarec " De toutes les eaux amoureuses des reflets, la plus ensorcelante est la mer qui se plaît à jouer des barques et des navires, comme des maisons et des arbres alignés sur les ports pour les contraindre à des formes inventées et des couleurs innovées.

    Elle peint, peint avec ivresse. " Monique Pietri

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