Langue française

  • Une étude internationale du journal The Economist, parue le 3 février 2021, a classé pour la première fois la France dans la catégorie des « démocraties défaillantes ». Restrictions des libertés, tensions populaires, comment expliquer une telle dégradation de la situation du pays ?
    Dans ce livre, François Garçon fait le diagnostic des différents blocages qui entravent la France : une verticalité des pouvoirs construite sur des élites mal formées, conformistes et orgueilleuses, des médias complices par facilité et des dispositifs politiques dépassés.
    Il montre que la solution suisse est l'exacte inverse : des pouvoirs aussi horizontaux que possible où la démocratie participative vient compléter les systèmes représentatifs sans les gêner.
    Contrairement à ce qu'on a entendu en France à la suite des demandes de « RIC » formulées par les Gilets jaunes, le principe des votations a permis de tenir à distance le populisme démagogique et s'est bien adapté à une conception décentralisée des responsabilités.
    Au final, le pays capitalise efficacement sur la subsidiarité (ne faire à l'échelon supérieur que ce que l'échelon inférieur ne peut pas traiter) pour maintenir vivant le sentiment national.
    Ne serait-ce pas une piste à examiner enfin sérieusement pour la France ?

  • À l'origine, la rencontre d'un jeune ingénieur passionné par la technique photographique, Léon Gaumont, et du cinématographe. Aujourd'hui, une société qui produit, distribue et exploite aux quatre coins du monde un patrimoine comptant parmi ses nombreux talents Alice Guy, première réalisatrice, Louis Feuillade et ses Vampires, Jean Vigo le rebelle, Martine Carol la sulfureuse ou les mythiques Tontons flingueurs. Plus près de nous, de La Boum à 37°2 le matin, de La Gloire de mon père au Grand Bleu, de La Folie des grandeurs à La Chèvre ou aux Visiteurs, les nouveaux films cultes. Gaumont, doyenne mondiale des compagnies de cinéma : une histoire qui se confond avec celle du cinéma français.

  • Spécialiste de la Suisse, François Garçon prend plaisir depuis des années à vanter aux Français les qualités, les mérites et les succès de son pays d'origine, et nous le prouve aujourd'hui sous la forme d'un vaste panorama. Voyage étonnant au coeur d'un pays qui a du génie... « J'ai eu à coeur de mettre en valeur des entreprises, des faits historiques, des scientifiques, des événements, des monuments, des paysages, des mythes, des héros ordinaires, des personnages qui m'ont marqué, quelques escrocs aussi, qui témoignent de la diversité de ce pays, et de ses limites.
    Je me suis amusé à revoir certaines briques de la mémoire helvétique, mes souvenirs se mélangeant parfois aux faits vécus. J'ai voulu varier les points de vue en saisissant des objets de prime abord insignifiants (un référendum à Zermatt, la fosse aux ours à Berne, les abris antiatomiques, les chambres à lessive, le tintinnabulement, le boguet...) et d'autres qui ne le sont pas (l'association pour le droit à mourir dans la dignité Exit, les minarets, les hautes écoles, le Forum de Davos, Guillaume Tell, les droits populaires...).
    Ces brefs portraits et récits ne cultivent ni la prudence ni l'indulgence. Bien intentionné ou volontairement caustique, subjectif, toujours sincère, parfois déconcertant, mon regard est celui d'un citoyen-spectateur admiratif de la Suisse, ce jardin à la française dont les citoyens-utilisateurs assurent eux-mêmes l'entretien. Ce qui n'interdit, selon les circonstances, ni l'humour ni la distance.
    Et surtout pas les partis pris. »

  • La Suisse, c'est environ huit millions d'habitants, une démocratie participative exemplaire, grâce notamment aux référendums d'initiative populaire, et des résultats économiques époustouflants : le salaire médian est double du français (une caissière gagne 2 100 euros par mois...), la balance commerciale est excédentaire avec presque tous les pays, y compris avec la Chine, et 21 % d'immigrés contribuent à ce succès. Et pourtant, dans l'imaginaire français, la Suisse contemporaine se réduit à l'évasion fiscale, au secret bancaire, à une solide xénophobie et au chocolat. François Garçon, maître de conférences à la Sorbonne et auteur d'une Enquête sur Le cauchemar de Darwinqui a fait des vagues, remet les pendules à l'heure. Sa radiographie exhaustive et documentée aboutit à un constat : malgré de nombreuses polémiques (neutralité lors des deux guerres mondiales, rejet des juifs pendant la seconde, fonds juifs en déshérence, récent dumping fiscal) et de fortes disparités régionales, les Suisses ont su créer et entretenir leur prospérité.

  • Sorti en 2005, le film Le Cauchemar de Darwin accède immédiatement au statut de monument du cinéma documentaire.
    Il révèle un trafic monstrueux, sacrilège : les avions qui viennent chercher la perche du Nil, poisson abondamment pêché dans le Lac Victoria, arrivent en Tanzanie chargés d'armes destinées à " alimenter " les conflits locaux. L'obscénité du dépeçage de l'Afrique par les pays du Nord éclate au grand jour. Début 2006, une étude de François Garçon paraît dans la revue Les Temps modernes : Hubert Sauper, le réalisateur, aurait instruit uniquement à charge.
    Suit une polémique virulente qui décide plusieurs journaux à envoyer des reporters sur les lieux du tournage. Le caractère problématique de la démonstration du cinéaste se voit confirmé. Cet ouvrage nous offre un formidable décryptage de la puissance de l'image, allié à une réflexion politique et esthétique plus que jamais nécessaire. Tous les moyens seraient donc bons pour servir n'importe quelle cause supposée bonne ? Ce livre refuse ce bien curieux postulat et nous apporte une autre vision du fonctionnement de la globalisation dans cette région de l'Afrique, nettement plus complexe, moins cauchemardesque aussi.

  • Si la Suisse a acquis une réputation mondiale en matière de savoir-faire horloger, pharmaceutique ou financier, il est un autre domaine dans lequel elle excelle : son système de formation, qui depuis l'apprentissage jusqu'à ses hautes écoles (HES, universités et écoles polytechniques) la place régulièrement en tête des enquêtes PISA parmi les pays européens, ainsi que des pays dont les institutions universitaires sont les plus attractives au monde. Comment cette machinerie complexe fonctionne-t-elle, comment s'organise-t-elle, qui sont les professeurs qui l'animent, que gagnent-ils, et comment sont-ils recrutés puis évalués ?

    C'est à toutes ces questions et bien d'autres que répond cet ouvrage. L'auteur décrit tout d'abord l'originalité du système suisse de formation, en comparaison avec ceux des autres pays européens; puis, sur la base de données statistiques issues d'une vaste enquête de terrain, il révèle toute la singularité de cet appareil, qui chaque jour invente l'avenir de la Confédération.

    Alors que la plupart des systèmes de formation européens avouent aujourd'hui leurs limites et leur besoin urgent de réformes, la Suisse montre que des solutions sont possibles et immédiatement applicables... pour qui voudra bien les considérer, objectivement, et sans esprit de chapelle. Un ouvrage clair et accessible à tous ceux que les questions de formation intéressent.

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  • Les intelligences sont soumises à la compétition. L'excellence universitaire est mesurable. Dans au moins trois pays, elle est même palpable et ne doit rien au hasard: là, les universités sont dynamiques et bien gérées, les professeurs correctement payés, les étudiants sont écoutés et traités en adultes responsables.
    Mais objectera-t-on, ces universités de rêve sont privées, coûteuses, élitistes et réservées aux " riches "... clichés infondés : ces établissements sont principalement publics et quand ils ne sont pas gratuits, ils innovent en matière de droits d'admission. Les ressorts de l'excellence universitaire se nomment rigueur dans les recrutements de professeurs, rigueur dans les processus d'évaluation et gouvernance encadrée des établissements. Or l' " excellence " débouche à terme sur la valorisation de l'intelligence... à l'échelle d'un pays. L'enjeu est donc à la fois vital et stratégique.
    Comparant les enseignements supérieurs en France, en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, cette étude éclaire les tares françaises. Il tente encore de montrer qu'une France en quête de modèle devrait cesser de se tourner vers le cas nord américain, inexportable, et se pencher sur deux modèles d'excellence à portée de TGV.
    Ce livre est une invitation à la curiosité et à l'imitation urgente des modèles qui fonctionnent

  • La Guerre du Pacifique

    François Garçon

    Le 7 décembre 1941, l'aviation japonaise bombarde la flotte américaine de Pearl Harbor : la IIe Guerre devient mondiale. Mal connu en Europe, le conflit qui s'amorce alors dans cette partie du monde innove à bien des égards. D'abord, parce que cette guerre est essentiellement maritime et que le théâtre des opérations est le plus vaste de toute l'histoire militaire : 8 000 kilomètres du nord au sud, 10 000 kilomètres d'est en ouest.
    Ensuite, parce que les capacités logistique et technique vont y jouer un rôle de premier plan : c'est l'affrontement de deux machines de guerre, c'est aussi la première - et ultime - fois qu'est utilisée la bombe atomique.
    Outre qu'elle donne un coup d'arrêt à l'expansionnisme nippon, la guerre du Pacifique prélude à l'engagement américain dans cette partie du monde et à la disparition progressive des Européens.

  • De Blum à Pétain

    François Garçon

    Qu'en est-il de l'idéologie des quelque six cents films réalisés en France de 1936 à 1944 ? Loin d'avoir été suiviste, ce cinéma français a faussé compagnie aux courants d'opinion dominants : hostile au Front populaire, il fut réfractaire au vichysme. Un contre-éclairage surprenant, preuves à l'appui.

  • La Suisse est le pays le plus heureux du monde. C'est une étude internationale qui l'affirme. Les critères retenus ? L'emploi, le logement, la santé, la richesse, l'environnement, la sécurité. Pourtant, la patrie de Rousseau reflète une image assez négative : corruption, évasion fiscale, islamophobie. Face à ce paradoxe, quels sont les secrets du bonheur suisse ? La Suisse n'est pas seulement un îlot où cohabitent banquiers et gruyères sur fond d'alpages enneigés. Au cour du miracle helvète ? Les votations. Composé de 26 cantons, qui sont autant d'États souverains, c'est le seul pays où, quatre fois par an, le peuple initie des lois et en surveille l'application : de l'immigration à la religion, de l'énergie à la fiscalité, de la protection des animaux aux bruits des avions ! Unique en son genre, cette démocratie participative suscite la curiosité des démocrates et des républicains du monde entier. Ses résultats sont en effet incroyables : un chômage quasi inexistant, une compétitivité à toute épreuve et le système de formation le plus performant sur le continent. Les Suisses sont-ils alors xénophobes ? Non, car 24% de la population résidente y est étrangère. Alliant la rigueur de l'historien et la férocité de l'essayiste, François Garçon pose un franc diagnostic : affaiblie par une crise dont elle ne parvient pas à sortir, il est temps que l'Europe arrête de mépriser la Suisse pour enfin s'en inspirer.

    Historien, François Garçon est enseignant-chercheur à l'université Paris-1 (Panthéon-Sorbonne). Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Le Modèle suisse(2008).

  • "La Suisse paraît être l'Etat où la démocratie est la plus développée, avec notamment une procédure référendaire dynamique et des vestiges de démocratie directe. Elle connaît un faible taux de chômage, un niveau de richesse élevé, maintient une finance et une monnaie fortes, une industrie compétitive et diversifiée. Elle possède parmi les meilleures écoles de la planète. Et même sur le plan sécuritaire, la Suisse fait figure de sanctuaire. Antre de la neutralité, ce pays militarisé, où le service national paraît constituer un ciment social, est quasiment épargné par le terrorisme et la délinquance de masse. Alors, la Suisse est-elle vraiment un modèle ?"

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