Perrin

  • La Suisse, c'est environ huit millions d'habitants, une démocratie participative exemplaire, grâce notamment aux référendums d'initiative populaire, et des résultats économiques époustouflants : le salaire médian est double du français (une caissière gagne 2 100 euros par mois...), la balance commerciale est excédentaire avec presque tous les pays, y compris avec la Chine, et 21 % d'immigrés contribuent à ce succès. Et pourtant, dans l'imaginaire français, la Suisse contemporaine se réduit à l'évasion fiscale, au secret bancaire, à une solide xénophobie et au chocolat. François Garçon, maître de conférences à la Sorbonne et auteur d'une Enquête sur Le cauchemar de Darwinqui a fait des vagues, remet les pendules à l'heure. Sa radiographie exhaustive et documentée aboutit à un constat : malgré de nombreuses polémiques (neutralité lors des deux guerres mondiales, rejet des juifs pendant la seconde, fonds juifs en déshérence, récent dumping fiscal) et de fortes disparités régionales, les Suisses ont su créer et entretenir leur prospérité.

  • Les intelligences sont soumises à la compétition. L'excellence universitaire est mesurable. Dans au moins trois pays, elle est même palpable et ne doit rien au hasard: là, les universités sont dynamiques et bien gérées, les professeurs correctement payés, les étudiants sont écoutés et traités en adultes responsables.
    Mais objectera-t-on, ces universités de rêve sont privées, coûteuses, élitistes et réservées aux " riches "... clichés infondés : ces établissements sont principalement publics et quand ils ne sont pas gratuits, ils innovent en matière de droits d'admission. Les ressorts de l'excellence universitaire se nomment rigueur dans les recrutements de professeurs, rigueur dans les processus d'évaluation et gouvernance encadrée des établissements. Or l' " excellence " débouche à terme sur la valorisation de l'intelligence... à l'échelle d'un pays. L'enjeu est donc à la fois vital et stratégique.
    Comparant les enseignements supérieurs en France, en Suisse, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, cette étude éclaire les tares françaises. Il tente encore de montrer qu'une France en quête de modèle devrait cesser de se tourner vers le cas nord américain, inexportable, et se pencher sur deux modèles d'excellence à portée de TGV.
    Ce livre est une invitation à la curiosité et à l'imitation urgente des modèles qui fonctionnent

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