• Il y a les injures et les pamphlets, et puis il y a les méchancetés spirituelles : celles qu'inspire une conversation ou un échange, lorsque la présence d'esprit l'emporte sur la méchanceté brute. Il y a aussi les épigrammes, ces quelques vers faits promptement pour couler une méchanceté. Saillies et épigrammes : voilà le lecteur transporté dans toutes les époques à l'occasion de ce répertoire, ou plutôt de cette collection classée par noms propres. Il y a des lieux et des époques qui, il est vrai, se sont spécialement illustrés dans cet art, certes très secondaire, mais qui a le mérite d'être pris sur le vif et d'être toujours révélateur de quelque chose : les cercles littéraires du XVIe et du XVIIe siècle, les salons et la cour de France au XVIIIe siècle, le milieu des journaux et du théâtre de boulevard au XIXe siècle, le monde politique et la société mondaine de la IIIe République, l'Angleterre post-victorienne, la grande époque hollywoodienne, entre les deux guerres... Mais on se promène aussi bien dans l'Antiquité, dans la société bigarrée de l'Empire, et même dans ce XXe siècle qui n'a pas toujours fait rire. Pour mieux situer les dialogues qui esquissent une anecdote, s'y ajoutent près de mille notices biographiques, qui rappellent des choses enfouies ou rapportent des traits qu'aujourd'hui on ne trouverait guère ailleurs. L'auteur s'est attaché à cultiver une indéniable liberté d'esprit pour remettre les histoires sur l'incroyable scène du réel, et honorer des personnages qui se sont illustrés par une grande liberté de ton.

  • La méchanceté est un art à la condition d'être drôle et inspirée. Préfacé par un maître du genre, Philippe Alexandre, cet ouvrage offre le florilège le plus complet et jubilatoire qui soit des traits d'esprit, saillies, épigrammes et autres « vacheries » qui ont jalonné l'histoire littéraire, mondaine et politique de l'Antiquité à nos jours.
    Certaines époques et certains milieux se sont particulièrement illustrés dans cet exercice vivifiant : les cercles littéraires des XVIe et XVIIe siècles, les salons et la cour de France au siècle des Lumières, le monde politique et la société mondaine de la IIIe République, l'Angleterre postvictorienne, la grande période hollywoodienne de l'entre-deux-guerres... Autant de moments où la liberté d'esprit et une lucidité aiguisée se sont exprimées sans crainte de démystifier et tourner en ridicule les figures installées du conformisme intellectuel et de l'académisme pontifiant.
    Parmi les experts en la matière, on trouve de grands hommes d'État. Clemenceau, l'un des plus féroces, disant à propos du président de la République, Félix Faure, qui venait de mourir : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. » Churchill, tout aussi impitoyable, au sujet de son successeur Clement Attlee : « Un taxi vide approche du 10 Downing Street, Clement Attlee en descend... » De célèbres dramaturges ou comédiens firent eux aussi profession de rosseries en tout genre. Ainsi Sacha Guitry, commentant en ces termes l'élection à l'Académie française de l'un de ses confrères : « Ses livres sont désormais d'un ennui immortel. » Ou Tristan Bernard, disant d'une actrice en vogue : « Pour se faire un nom, elle a dû souvent dire oui. » Le répertoire rassemblé et présenté par François Xavier Testu fourmille de mots de la même veine, de formules souvent hilarantes et toujours assassines, qui constituent autant de trouvailles irrésistibles. On les lira avec la même délectation qui a animé les meilleurs esprits de leur temps.

  • Le 16 février 2015, une réforme législative a inséré dans le Code civil un article qui dispose que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. » Évidence irréfutable ou amorce d'une reconnaissance des droits fondamentaux appliqués aux animaux - depuis le chien familier jusqu'à la termite qu'on écrase, puisque la loi ne distingue pas. L'auteur, avocat de profession, réagit dans ce livre à ce qui lui apparaît un signe supplémentaire et ici quelque peu saugrenu des excès de réglementation qui pèsent sur notre société.
    Peut-on être un grand amoureux des animaux, avoir passé une bonne partie de sa vie au milieu d'eux, être juriste qui plus est, et tourner en ridicule la manie militante qui s'est emparée de la protection des animaux avec l'idée d'en faire bientôt des sujets de droit ?
    François Xavier Testu répond par l'affirmative. Et comme Zénon qui démontrait le mouvement en marchant l'auteur montre, à partir de souvenirs cocasses ou émouvants, comment l'amour des animaux n'oblige pas à les sortir du Cosmos - le vieux monde ordonnancé dont on a perdu le sens - pour en faire de nouveaux satellites de la société contemporaine, débordante de droits confus et de sentiments désordonnés.
    Approfondissant sa réflexion mais sans se départir d'un ton particulier, souvent plaisant, parfois ému, mais délibérément polémique, François Xavier Testu montre comment chaque époque a projeté sur l'animal sa conception de l'homme dans la société. Déjà les gens du peuple, au XVIIe siècle, avaient l'esprit de se moquer des bouffons cartésiens et de leur théorie des animaux-machine, qui s'imaginaient « qu'un chien que l'on bat hurle un peu à la manière d'une cornemuse que l'on fait résonner ». À la fin du siècle suivant, on vit les lords anglais militer les premiers en faveur d'une protection juridique des animaux, pour mieux contrôler le peuple qui les utilisaient comme auxiliaires de travail. Arrivèrent ensuite les matérialistes du XIXe siècle qui, confondant par principe l'homme et la bête, recherchaient chez les animaux les vices ou les vertus de la morale élémentaire de l'époque. Tout cela pour arriver à l'Occidental sensible de la fin du XXe siècle qui, après le naufrage de ses rêveries politiques du paradis sur terre, a trouvé chez les animaux les nouveaux frères inférieurs dont le Droit doit coûte que coûte assurer le bonheur.
    Égayé de souvenirs, nourri d'Histoire, truffé d'anecdotes, enrichi enfin par une méditation sur l'animal, mais aussi sur l'homme et « l'environnement » qu'on dénature, ce deuxième livre de la nouvelle collection « Mauvais esprit » comporte une part certaine de provocation vis-à-vis des dogmes dominants en la matière.

  • Indivisions successorales souvent prolongées, indivisions post-communautaires après divorce, indivisions à caractère économique, indivisions conventionnelles entre époux séparés de biens, entre concubins ou entre amis.
    . contrairement aux prévisions des rédacteurs du code civil, les justiciables utilisent largement l'indivision qui reste, dans notre système, la forme élémentaire de la propriété collective. la loi de 1976, intégrée au code, a assuré une promotion nouvelle du droit de l'indivision, mais la jurisprudence continue à enrichir la matière en apportant d'importantes précisions.

    Le présent ouvrage vise d'abord à mettre à la portée de tous, dans un esprit simple de mode d'emploi, le droit de l'indivision ; cela s'imposait d'autant plus qu'aucune monographie ne lui a été consacrée depuis un quart de siècle.
    La rigueur des analyses qui soutiennent cette synthèse rendra également sevice au juriste, dans un domaine dont les subtilités ne lui sont pas toujours familières.

  • L'indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes (les coïndivisaires) exercent des droits de même nature sur un même bien ou masse de biens, sans qu'il y ait division matérielle de leurs parts. Il s'agit d'une situation provisoire.Indivisions successorales souvent prolongées, indivisions post-communautaires après divorce, indivisions à caractère économique, indivisions conventionnelles entre époux séparés de biens, entre concubins ou entre amis... Contrairement aux prévisions des rédacteurs du Code civil, les justiciables utilisent largement l'indivision qui reste, dans notre système, la forme élémentaire de la propriété collective. Cet ouvrage vise d'abord à mettre à la portée de tous, dans un esprit simple de mode d'emploi, le droit de l'indivision.

  • Contrats d'affaires (édition 2018/2019) Nouv.

    Véritable manuel pratique des contrats d'affaires, l'ouvrage expose les règles françaises, étrangères ou internationales avec de nombreux conseils rédactionnels.
    Issu de la longue pratique de l'auteur, il propose des exemples de clauses contractuelles qui seront utiles aux juristes et aux profanes.

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