• L'auteur nous introduit dans l'esprit d'un bawab cairote, c'est-à-dire d'un gardien d'immeuble. Chez le bawab, il y a du concierge à l'occidentale, à savoir porter le courrier, s'occuper du nettoyage de la cage d'escalier et, le cas échéant, rendre de petits services aux locataires ou propriétaires dudit immeuble ; mais il y a aussi, et c'est le plus important, un sentiment de promotion sociale. Tarek, le bawab mis en scène par l'auteur, vient de Haute Egypte, où la pauvreté est assurée à vie.
    D'être au Caire constitue déjà une promotion. D'avoir affaire à des occupants de l'immeuble tel un officier, un homme important, le valorise chaque jour. Et puis, bien évidemment, il y a l'autre face de la vie de Tarek : le manque de femme, la fréquentation des prostituées, l'obligation d'être un indic pour le commissaire Youssef Charif (avec une attention particulière pour le locataire du septième, l'officier copte de l'Armée de Terre Matta Kassam), son amitié avec Younès, un autre bawab, et, de fil en aiguille, les bêtises, l'engrenage fatal.
    Tout ceci sous la pression du commissaire qui se fait de plus en plus pressante en cette veille de guerre du Kippour d'octobre 1973.

  • Marc est accueilli par Jerry à l'aéroport national d'Austin, Texas. Jerry conduit Marc à son motel où une chambre lui a été réservée. Pour Marc c'est le choc du Réel entre Paris et Austin TX, mais petit à petit il se met à aimer ce nouveau continent et ce temps plat qui s'étale dans toutes les directions. Rien à voir avec le temps parisien, rapide et orienté. Cédric lui aussi débarque à Austin. Malgré un racisme encore tenace dans les États du Sud des États-Unis, Cédric l'Antillais a tenu à accepter cette mission au Texas. Marc, Cédric, deux exilés pour une durée indéterminée, et Jerry, leur hôte américain, vont être amenés à travailler ensemble sur un projet confidentiel. Est-il besoin de se décentrer à l'autre bout du monde pour se trouver ? L'espace et le temps donnés à profusion au coeur du Nouveau Monde seraient-ils les ingrédients nécessaires à une liberté retrouvée ?
    Né en 1960, François Momal est ingénieur. Il a publié un roman et deux recueils de textes intimes aux éditions Le Manuscrit et publie régulièrement dans des revues littéraires (L'Inventoire, La Gazette de la Lucarne, La revue des 100 voix). L'écriture est pour lui un moyen privilégié de rendre compte du choc du Réel, mystère toujours premier et insaisissable.

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  • Eros et les muses

    François Momal

    La sexualité (masculine devrais-je préciser oe) et l'écriture ont beaucoup de points communs : ce sont deux mystères où l'on fait sortir de soi quelque chose. Dans les deux cas une force invisible mais bien réelle vous attire et vous pousse à agir. Beaucoup de créateurs et d'écrivains ne sont-ils pas d'ailleurs particulièrement portés sur la « chose » ? L'écriture ne serait-elle que la prolongation de la sexualité par d'autres moyens ? Au travers d'une suite chronologique de textes intimes où avènement à la sexualité et avènement à l'écriture s'entremêlent, serait-il possible d'identifier et nommer les attributs communs à ces deux activitésoe Dans les deux cas n'est-il pas tout simplement question du corpsoe

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  • Interstices

    François Momal

    Par définition le photographe a l'oeil rivé au viseur et est hors cadre. Il y a le monde, la vie et le voyeur. Il y a le crépitement du Réel et un point de vue, un certain regard sur une certaine réalité. D'un coté on trouve le flot, les activités des vivants et de l'autre un individu qui fixe des images, les trie et les collectionne. Il y a le flux du vivant et un individu qui manipule forcement des images du passé.Si le photographe est hors cadre, est-il pour autant hors jeu ? Et si la tendresse que le photographe peut éprouver envers ses sujets photographiés venait brouiller les pistes entre le photographe et le photographié, entre le voyeur et le sujet capté, entre l'oeil rivé au viseur et l'oeil photographié. Est fixé celui qui croyait fixer.

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  • L'alveole

    François Momal

    Un mécanisme d'enfermement semble inexorablement à l'oeuvre dans la vie de Jacques, cadre quinqua au sein du cabinet de conseil Creativity at work et qui se définit lui-même comme un travailleur intellectuel sédentaire. Apparemment tout converge dans la vie de Jacques telle la loi de l'emmerdement maximum. Quelle porte de sortie, si elle existe, permettra à Jacques de mettre à mal les déterminismes de toutes sortes qui l'enserrent ? Jacques pourra-t-il se dégager de son « alvéole » ou est-il fait comme un rat oe

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