• Ils avaient entre seize et vingt-cinq ans au début des années 1990 quand ils ont fait irruption dans l'espace public avec leurs chiens, leurs sacs à dos, leurs looks punk ou baba, en affirmant fortement leur marginalité. Aucune plainte, mais bien au contraire un statut de « zonards » explicitement revendiqué. En quelques années, ils ont investi les marges des grands festivals, les squares des centres villes, les places publiques, les halls de gares...
    Les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active) ont été alors sollicités et ont engagé une recherche-action pour connaître cette population, inventer des solutions d'accueil et d'accompagnement social et proposer de nouvelles réponses institutionnelles et professionnelles. Les Nomades du vide présente ce travail : données ethnologiques, psychologiques et sociologiques, propositions d'accueil et d'accompagnement, évolutions des prises en charge et des réponses sociales et politiques.
    Mais, au-delà de la richesse des informations recueillies, cet ouvrage dresse le portrait vivant d'une population mal connue, par le prisme de la vie, du déroulement et de l'invention quotidienne d'un travail social construit au plus près de ses destinataires. Cette nouvelle édition intègre, dans une postface inédite de l'auteur, les dernières données portant sur ces jeunes.

  • Âgés pour la plupart de seize à trente ans, les jeunes dits en errance - ou " zonards ", comme ils se définissent souvent eux-mêmes - sont apparus de manière massive et visible dans l'espace public au cours des années 1990, en investissant les marges des grands festivals, les centres-ville de destinations estivales, les abords des gares...
    Même s'ils revendiquent en général leur mode de vie, ces jeunes apparaissent comme les produits et les victimes d'un affaiblissement des liens sociaux et de fragilités familiales. Ce livre présente la synthèse des travaux conduits depuis le début des années 1990 auprès de ces jeunes en rupture sociale et propose des manières de travailler avec eux. Après avoir retracé l'évolution de ce phénomène de l'errance juvénile et de sa prise en compte par les politiques publiques, l'auteur propose des réflexions et méthodologies, issues d'expérimentations et de pratiques collectives, sur les façons d'entrer en contact et d'accompagner ces jeunes, en abordant toutes les questions qui les concernent (logement, travail, maladie, chiens, etc.) et en n'hésitant pas à pointer les tensions et contradictions qui existent sur ce sujet.

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  • Quelle est la place du vieillissement dans nos représentations sociales ? Derrière l'exclusion culpabilisée des personnes âgées (et celle d'une partie de la jeunesse), le jeunisme des modes, n'est-ce pas le vieillissement qui est nié ? Faisons-nous une place à l'ancien dans notre modernité futuriste qui cultive instantané et vitesse ? Une sourde peur de l'avenir (mondialisation et écologie de catastrophe) en est-elle le signe ? Quelle est la place de l'ancien et du passé dans nos échafaudages symboliques et dans les pratiques sociales de réparation ? Peut-on dire : Jeunir c'est mourir, mais vieillir c'est vivre !

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