• J'irai dans les sentiers : Arthur Rimbaud, Lautréamont, Germain Nouveau Nouv.

    Isidore Ducasse (comte de Lautréamont), Arthur Rimbaud et Germain Nouveau ont en commun d'avoir été des poètes jeunes et d'avoir écrit leur oeuvre dans les années 1870. Jeunes, ils le furent, et jeunes sont souvent leurs lecteurs d'aujourd'hui qui découvrent la grande poésie au sortir de l'adolescence, au travers de l'école, de rencontres, ou par ouï-dire. Ces lectures vont bouleverser leur vie, au moins momentanément. L'auteur, qui connut le choc de cette poésie, redécouvre de façon détaillée le destin de ces trois figures. Il revient sur les sentiments qui furent les siens à leur lecture, se souvient de sa propre jeunesse et des événements d'une époque de certitudes idéologiques et d'insouciance. La figure de Paul Verlaine et celle de Friedrich Nietzsche, alors jeune poète engagé sur le front en septembre 1870, à quelques kilomètres de Charleville-Mezières, traversent ce récit kaléidoscopique où la folie de vivre le dispute à une nostalgie parfois déroutante.

  • C'est une sorte de miracle si l'on a pu exhumer les écrits de Fernando Pessoa, retrouvés dans une malle. Figurant aujourd'hui parmi les écrivains les plus célèbres du xxe siècle, il n'a en effet presque pas été publié de son vivant. Dans ce neuvième et ultime Manifeste incertain, nous assistons à l'éclosion non seulement du poète portugais mais aussi à celle de ses principaux « hétéronymes » - Ricardo Reis, Alvaro de Campos, Alberto Caeiro et Bernardo Soares -, dont il avait soigneusement créé l'oeuvre et la biographie.
    Nous le découvrons en Afrique du Sud, durant sa jeunesse, puis à Lisbonne sous les traits d'un modeste employé de bureau. Mais qui donc se cache derrière ce personnage terne et effacé qui n'aura connu qu'un seul amour, platonique et malheureux ?
    Quittant le mode biographique, l'auteur nous entraîne ensuite dans ses propres aventures, en Afrique, dans le Sahara, aux États-Unis, en Chine populaire et dans différents pays d'Europe.
    Trois parties forment ce Manifeste - Avec Pessoa, L'horizon des événements et Souvenirs -, trois voix distinctes, entre biographie et autobiographie, narration et introspection.

  • « Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait non du modèle mais de l'artiste », relève Oscar Wilde. En dessinant l'autre, on se dessine soi-même ; en se portraiturant, on fait le portrait de quelqu'un d'autre. Une mise en abîme qui remonte aux origines de l'art et qui n'a rien perdu de son mystère.
    Après le succès en 2018 de l'exposition consacrée à la confrontation du dessin politique et du dessin poétique, le Musée Jenisch à Vevey (Suisse) présente au printemps 2021 une nouvelle exposition conçue par Frédéric Pajak. Elle rassemble près de 250 oeuvres sur papier de 80 artistes, de la Renaissance à nos jours, et mêle réalisme et expressionnisme, élégance et gravité, figuration et transfiguration.
    Portrait, autoportrait questionne en outre les jeux et les enjeux de l'un des arts les plus anciens et les plus énigmatiques de tous, celui de la représentation de l'homme par lui-même.
    Un texte retraçant les étapes de l'histoire du portrait et de l'autoportrait accompagne cette publication. Rembrandt, Goya, Delacroix y côtoient Giacometti, Kiki Smith ou Annette Messager.

  • Nous partons virtuellement pour le Massachusetts et voyageons réellement en Russie - à Saint-Pétersbourg, à Moscou, à Kazan, à Samara, à Koktebel, à Yalta. Ce septième volume est consacré à deux poétesses majeures : une Américaine du XIXe siècle et une Russe de la première partie du XXe siècle.

    Emily Dickinson et Marina Tsvetaieva n'ont apparemment pas grand-chose en commun. La première reste recluse chez elle, à Amherst, dans la vallée du Connecticut, tandis que la seconde, née à Moscou, étudie à Nervi, Lausanne et Paris ; contemporaine de la révolution d'Octobre, elle séjourne à plusieurs reprises en Crimée, avant de s'exiler en 1922 à Berlin, puis en Tchécoslovaquie et en banlieue parisienne. En 1939, elle retourne en Union soviétique où elle se suicide deux ans plus tard.

    À travers les vies héroïques de ces deux femmes, le livre évoque deux aventures littéraires qui ont survécu à l'indifférence, à l'hostilité, voire à la censure. Femmes, elles ont refusé de se plier aux convenances et aux procédés du genre poétique, faisant preuve d'une inspiration existentielle à la fois féminine et universelle. Formellement, rythmiquement, métaphoriquement, elles ont bousculé l'ordre littéraire pour imposer un art poétique nouveau.

    Ni Dickinson ni Tsvetaieva n'ont douté de leur postérité, convaincues que leur oeuvre, surgie du plus profond de leur être, entrerait un jour dans la grande histoire de la poésie moderne.

  • En se mariant, un jeune homme hérite d'un beau-père tyrannique et fortuné, féru d'ésotérisme. Leurs rapports vont vite s'envenimer, dans une violence sourde.
    Dans la montagne, une jeune gardienne de troupeau disparaît du jour au lendemain, sans explication.
    À travers deux récits, l'auteur nous invite à un voyage dans la Suisse profonde et tourmentée.
    Nous partons également pour la Chine populaire, celle de 1982, sous Teng Hsiao-Ping, et celle d'aujourd'hui, ainsi que pour l'île de Taïwan.
    Ces récits sont entrecoupés de deux portraits : celui de Paul Léautaud se faisant peindre par Matisse, et celui d'Ernest Renan, à l'époque où il traversait une grave crise de conscience, avant de quitter définitivement le Séminaire.
    Biographie, autobiographie et fiction se mélangent dans ce Manifeste, soulignant de façon plus ou moins explicite les affres et les voluptés de l'incertitude.

  • Entre poésie, politique et histoire, ce second volume du Manifeste incertain évoque différentes figures de la capitale, lieux et personnages, dans une épopée littéraire que viennent disputer près de deux cents dessins.

  • Des souvenirs éparpillés, la rumeur de la mer furieuse, Samuel Beckett, Bram Van Velde, le retour des Esprits, deux jeunes fascistes à la fin des années 1980, et puis Walter Benjamin, "rêveur abîmé dans le paysage", qui s'interroge sur l'avenir du roman, sur l'Histoire, sur l'avènement du nazisme et de la culture de masse. Après un premier séjour en 1932 sur l'île d'Ibiza, fuyant Berlin, il y retourne en 1933.
    C'est l'heure du basculement, de l'exil définitif, de la pauvreté et de la solitude. Roman antiromanesque, méditation sur le roman, roman fragmenté, écrit et dessiné, ce premier tome du Manifeste incertain est conçu comme un voyage dans la beauté, la fureur, la bêtise, les illusions et le désenchantement.

  • C'est l'époque de la « drôle de guerre ». L'écrivain et philosophe Walter Benjamin vit à Paris depuis plusieurs années. Mais en 1939, comme tous les ressortissants allemands, il est interné dans un camp de « travailleurs volontaires » à Nevers. Libéré après deux mois et demi grâce à l'intervention de plusieurs amis, il regagne Paris jusqu'à l'arrivée des troupes de la Wehrmacht. Il s'enfuit, et commence pour lui une errance dans le Midi, d'abord à Lourdes, puis à Marseille, d'où il tente en vain de s'embarquer pour les États-Unis. Son périple se poursuit dans les Pyrénées, jusqu'au poste-frontière espagnol de Port-Bou où, menacé d'être livré à la Gestapo, il se donne la mort.
    Ce récit s'entrecroise avec une évocation du poète américain Ezra Pound, exilé à Rapallo, au nord de l'Italie fasciste, dont il partage aveuglément les opinions. À Rome, le poète rencontre Mussolini dans le but de se mettre à son service, mais celui-ci décline la proposition, convaincu d'avoir affaire à un esprit dérangé. Arrêté en 1944 par les Américains, condamné pour trahison, il est enfermé à Pise dans une cage en plein air, avant d'être interné durant treize ans dans son pays. À travers ces deux figures antagoniques se dessine une époque, petites histoires dans la grande Histoire, qui nous parle à demi-mots du temps présent, de ses idéologies, de ses angoisses, de ses espoirs.
    Walter Benjamin et Ezra Pound : deux individualités se croisent sans se rencontrer. Tout les oppose, mais ils sont les témoins d'un même naufrage. Le premier porte sur le monde un regard lucide et critique, voire désespéré ; le second se rengorge des illusions de son époque aveuglée par le progrès et la vitesse. Des histoires se racontent qui racontent l'Histoire.
    Un livre écrit et dessiné. Avec près de 150 dessins de l'auteur.

  • Avec Blessures, sixième volume du Manifeste incertain, l'auteur revient sur son enfance et son adolescence. Il se souvient de trois épisodes douloureux, qu'il raconte tour à tour avec gravité et humour : la mort de son père, un étrange accident de voiture dans l'Espagne de Franco et une expérience cauchemardesque sur une île de naturistes. Un livre purement autobio- graphique. Ces trois épisodes sont entrecoupés de brèves incursions à Saint-Nazaire, Rome, Barcelone, prétextes à évoquer quelques aspects existentiels du monde d'aujourd'hui.

  • Avec ce quatrième volume du Manifeste incertain, nous partons sur l'Océan Atlantique jusqu'à Buenos Aires, puis nous plongeons dans le xixe siècle. Avec Friedrich Nietzsche, tout d'abord, et sa très élitaire conception de l'éducation ; puis avec Ernest Renan, dont nous suivons pas à pas la profonde crise de doute qui le conduit à quitter le Petit séminaire ; d'Arthur de Gobineau, l'auteur très contestable de L'Essai sur l'inégalité des races humaines, nous parcourons la vie en détail, ses idées désespérées et désespérantes, jusqu'à sa mort solitaire dans une chambre d'hôtel à Turin. Évoquant ces trois penseurs « réactionnaires », autour de questions brûlantes telles que l'élitisme, le racisme et la religion, l'auteur ravive un épisode crucial de sa jeunesse : deux ans passés dans une école « libre », dans le sud de la France, livré à lui-même, sans règles ni devoirs - d'où le sous-titre : La liberté obligatoire. Nous nous confrontons également, à travers ces récits entrelacés, au temps présent, à la télévision et à la mode culinaire.

  • Le livre Cinquième édition, revue et largement augmentée, de ce livre devenu introuvable par lequel Frédéric Pajak avait fait connaître en 1999 un genre nouveau : le récit biographique et autobiographique écrit et dessiné.
    À première vue, Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese n'ont rien en commun. Et pourtant : tous deux sont orphelins de père, tous deux ont grandi dans un entourage exclusivement féminin, tous deux n'ont jamais su se faire aimer d'une femme, tous deux ont eu une vie brève, solitaire et émouvante. Et puis, tous deux ont été inspirés par une ville, Turin, et son atmosphère terriblement " psychique ".
    C'est à Turin que Nietzsche perd la raison : il a 44 ans. Et c'est à Turin que Pavese se suicide dans une chambre d'hôtel : il a 42 ans. Le philosophe allemand meurt le 25 août 1900, l'écrivain piémontais un demi-siècle plus tard, à un jour près, le 26 août 1950. En cherchant des rapprochements entre ces deux artistes, ces deux " jusqu'au-boutistes de la mélancolie ", l'auteur se glisse dans leur drame, dans les blessures inguérissables de leur enfance. Il fait revivre les événements tragiques qui les ont conduits l'un à la folie, l'autre au suicide.
    Ce livre est d'abord une rêverie, une suite de détours et de coïncidences. Les murs de Turin y transpirent. Ils parlent. Il fallait au moins trois cent cinquante dessins pour faire entendre leurs voix.
    " Ce livre n'est pas une biographie, ni deux biographies, et encore moins une autobiographie. Ce n'est pas un livre d'histoire, ni d'histoires, ce n'est pas un livre de géographie, ce n'est pas un roman et ce n'est pas une bande dessinée. " C'est l'un des maîtres-livres de Frédéric Pajak.

    L'auteur Frédéric Pajak est né en 1955 dans les Hauts-de-Seine. Il a publié une quinzaine d'ouvrages, souvent écrits et dessinés : Le chagrin d'amour, Humour - une biographie de James Joyce-, Nietzsche et son père, Nervosité générale, Mélancolie, aux PUF ; La guerre sexuelle, J'entends des voix et Autoportrait, chez Gallimard. Il est l'éditeur des Cahiers dessinés.
    Après L'étrange beauté du monde et En souvenir du monde, réalisés avec Lea Lund, les Editions Noir sur Blanc poursuivent la publication des oeuvres de Frédéric Pajak.


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  • Autoportrait

    Frédéric Pajak

    Dans sa tradition personnelle du « récit écrit et dessiné », Frédéric Pajak nous fait partager, par l'entrecroisement des mots et du trait, sa tentative de définition de l'autoportrait et, au-delà, sa recherche du « qui suis-je ? » - question qu'il se posait à vingt ans et à laquelle, plus de trente ans plus tard, il reconnaît n'avoir toujours pas de réponse...

  • Bobèche est un homme d'aujourd'hui, c'est-à-dire une couille molle. Mari, père de famille et employé ordinaire, tout va bien pour lui : il s'ennuie. Sa femme, Auque, s'occupe de tout : l'argent, les sorties, les vacances, l'éducation de leur fils Julot. Sexuellement, c'est plus compliqué.
    Manipulé par un certain Lothaire, chirurgien de guerre pervers, envoûté par Esmeralda la troublante épouse de celui-ci, débauché au Japon par son vieil ami Diodore, écoeuré par ses parents et ses collègues, Bobèche devient malgré lui un parfait cynique, prêt à « assassiner » sa femme pour échapper à la médiocrité de sa vie.
    Bigamie, adultère, inceste, masochisme : les personnages de ce bref roman affrontent les visages imprévisibles de la guerre sexuelle. Une guerre qui révèle leurs secrets, leur cruauté, leur impuissance, mais surtout leur volupté - sans oublier la part comique qu'appelle toute évocation du désespoir.

  • C'est tout à fait par hasard que je me suis retrouvé, il y a trois ans, à randonner et à dessiner chaque jour dans la montagne, aux alentours de Sils-Maria, où vécut Friedrich Nietzsche. Fatalement, j'ai repensé à lui, et fatalement je me suis plongé à nouveau dans ses écrits, dans sa correspondance, avec l'envie de reparler de lui et - pourquoi pas ? -, avec lui. Un dialogue imaginaire qui m'a reconduit à Turin où j'ai écrit et dessiné L'immense solitude - livre inachevé qui devait se conclure sur le suicide de Primo Levi. Déjà trente ans que je lis et relis Nietzsche. J'aime toujours autant ses paradoxes, ses provocations, sa liberté. Mais à Sils-Maria, j'ai pensé de façon obsessionnelle à sa douleur - sa douleur mentale, certes ; sa douleur physique, plus encore. J'ai cherché à comprendre d'où venait ce mal et, en cherchant, j'ai rencontré parfois son contraire : le plaisir, celui, par exemple, de la conversation, avec Paul Rée, avec Albert Brenner et surtout avec son amie Malwida von Meysenbug, qui l'aura rendu si heureux. J'ai entendu la voix de Nietzsche, un chuchotement, parfois un fracas, et très vite s'y sont mêlées d'autres voix, celles d'amis et de parents disparus. Au chagrin que m'inspire leur absence se sont ajoutés d'autres états d'âme, et des souvenirs, des paysages, des anecdotes. Peu à peu ce livre écrit et dessiné, précédé de quelques photographies, s'est refermé, tournant la page d'un seul et même livre - depuis L'immense solitude jusqu'à Mélancolie - dédié à la solitude, à l'enfance, à l'amour, comme ce manifeste dont je rêvais à l'âge de dix-neuf ans, lorsque je présentai timidement mes premiers dessins à Gébé, le rédacteur en chef d'Hara-Kiri, et qui avait pour titre Manifeste incertain. F.P.

  • En découvrant le roseau de Camargue à Arles en 1888 - deux ans avant sa mort -, Vincent van Gogh révolutionne l'art du dessin, en même temps qu'il introduit dans sa peinture une gestuelle directement transposée de ce trait nouveau.
    Le dessin et la peinture ont été pour lui, on le sait, un véritable chemin de croix, depuis ses premières esquisses malhabiles jusqu'à ses oeuvres flamboyantes. Dix ans d'acharnement qui le conduisent d'un médiocre talent au génie le plus incontestable. Dans ce cinquième Manifeste incertain, l'auteur se propose de retracer scrupuleusement l'errance solitaire de Vincent, de sa Hollande natale jusqu'à Auvers-sur-Oise, en passant par Londres, le Borinage, Paris, Arles et Saint-Rémy. Errance existentielle, errance artistique, cette biographie écrite et dessinée met l'accent sur des épisodes peu connus ou mal interprétés de sa vie, notamment de son enfance.
    La légende de Van Gogh est ici examinée, et en particulier sur son supposé suicide, revu à la lumière du témoignage tardif d'un meurtrier présumé.

  • Le chagrin d'amour

    Frédéric Pajak

    • Puf
    • 14 October 2000

    Quiconque éprouve un jour un chagrin d'amour sera anéanti à jamais.
    Et, si ce chagrin d'amour l'anéantit, c'est que sa vie l'était déjà. enfin, s'il est anéanti, il cherchera à revivre cet anéantissement toute sa vie. ainsi pourrait se présenter cette émotion excessive, qui ressemble si étrangement au deuil. pourtant, à y voir de près, ce grand malheur est capable de petits stratagèmes, de palliatifs et de ruses. entre l'autobiographie et la biographie, évoquant ses propres plaisirs et ses chagrins amoureux, l'auteur se souvient de guillaume apollinaire, le mal-aimé, et des lettres qu'il écrivit chaque jour sur le front de la grande guerre.
    Les unes furent adressées à lou, qui ne l'aimait plus, les autres à madeleine, qui l'aimait déjà. et apollinaire les aima toutes les deux, lui qui, du fond de la tranchée oú il était engagé volontaire, tenait résolument tous les rôles : soupirant éconduit et séducteur, anarchiste apatride et patriote, poète érudit et poilu grivois. son théâtre, ce fut la guerre, et la guerre était d'abord à ses yeux un gigantesque drame érotique, un drame oú la sensualité se montrait aussi fiévreuse qu'elle était impossible.
    Ici, apollinaire allait exacerber les sentiments violemment contradictoires qui furent les siens, et avant tout le chagrin d'amour, son maître absolu, lyrique et mélancolique, moqueur et démesuré, qui imprègne les pages de ce livre. on y rencontre emily dickinson, catherine ii, stendhal, pablo picasso, marcel duchamp, francis picabia, piet mondrian et tant d'autres, actrices et acteurs amoureux ou malheureux d'un huis clos oú le texte donne la réplique à près de trois cents dessins.

  • La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • Grand format N.C.
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    Épuisé
  • Comment "tuer" le père quand on est orphelin ? Nietzsche et Pajak ont en commun la disparition d'un père. "Nietzsche est mort avant d'avoir pu estimer toute sa douleur. C'est en ne la lisant pas dans ses livres que j'ai lu la mienne, cachée dans le creux de ses lignes.

  • Melancolie

    Frédéric Pajak

    • Puf
    • 1 October 2004

    Frédéric PAJAK est dessinateur et écrivain. Il a publié de nombreux ouvrages de son oeuvre dessinée (souvenirs, lectures et expériences mêlés) aux Puf dans la collection Perspectives critiques, L'immense solitude -- Chagrin d'amour -- Nervosité générale -- Humour -- Première partie -- Nietzsche et son père.
    "C'est un va-et-vient entre le passé et le présent, entre les cauchemars d'hier et les rêveries d'aujourd'hui, entre les amours insouciantes et l'ombre oppressante des morts, un va-et-vient dicté par la plus trouble des affections : la mélancolie qui confond le malheur de vivre et la volupté de se laisser vivre." (F. Pajak) Unlivre dessiné et écrit sur les souvenirs de sa vie.


    "Qu'y a-t-il de commun entre Milan, Rome et la modeste ville industrieuse de Morez dans la Haut-Jura, ou Nyon sur les rives du lac Léman ? Entre Stendhal, Renan, Léautaud, Delteil et le peintre Malévitch ? Rien ou presque, mais tout est dans ce presque. C'est un va-et-vient entre le passé et le présent, entre les cauchemars d'hier et les rêveries d'aujourd'hui, entre les amours insouciantes et l'ombre oppressante des morts, un va-et-vient dicté par la plus trouble des affections, la mélancolie, qui confond le malheur de vivre et la volupté de se laisser vivre. Mélancolique, un certain Maine de Biran jouissait de se replier sur lui-même, passant son temps à se regarder passer. Mais la mélancolie est sans doute plus vivace que ce dépit fataliste. Montaigne la disait friande et il n'avait pas tort. Ce livre en est une illustration." "En vérité j'ai commencé à vivre et à respirer en Italie, ou plutôt avec l'Italie. Entre elle et moi, ce fut et cela demeure une relation conjugale, une éternelle lune de miel alternée d'éternelles scènes de ménage.... La mort attend son heure. Et son heure vient toujours. Quelqu'un va mourir, quelqu'un meurt et nous nous sentons coupables de rester vivants. Les morts nous en veulent, nous leur en voulons de nous en vouloir."

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