• Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Avec Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'Histoire : Napoléon III et Victor Hugo. Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.

  • Tout a commencé au retour de la foire d'art de Maastricht, après un dîner entre amis - « deux convives qui étaient contaminés mais ne le savaient pas ». Frédéric Mitterrand est indemne, mais son frère aîné présente les symptômes du virus. Après les premiers jours de déni puis d'affolement face à des services hospitaliers pris de court, et malgré l'aide précieuse du médecin de famille et des soignants, s'ouvre une période critique. Elle durera du 9 mars au 28 avril 2020 : cinquante jours de confinement et de réanimation, cinquante jours d'une drôle de guerre où se nouent, sous le soleil trompeur du printemps, l'épreuve intime et le drame collectif.
    Dans la veine mémorialiste qui lui est familière, Frédéric Mitterrand raconte la débâcle à laquelle assistent ses proches et ses semblables, soudain pris au piège d'un présent surréaliste que commentent en continu les médias, l'opinion et les grands de ce monde, tous plongés dans la même incertitude.
    «Vendredi 3 avril. Le virus est comme tout le monde. Il va se refaire une santé l'été prochain en profitant des terrasses, des plages, des apéros festifs et des mariages. Il reviendra tout ragaillardi de ses bonnes vacances pour lancer la deuxième vague.»

  • « Et voici qu'après tant d'années, je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre -, mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance, et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. » Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais où s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

  • Vingt-quatre heures de la vie du personnage inventé par Frédéric Mitterrand - et qui lui ressemble singulièrement. À chaque étape de sa journée, il se demande s'il ne fait pas fausse route. S'interroge sur l'abîme séparant la « mauvaise vie » qu'il mène, d'une autre, qui aurait pu s'accomplir. Pourquoi vouloir à tout prix reconstituer un simulacre de famille ? Perdre son temps à faire de la radio alors qu'on est doué pour l'écriture ? Devenir spécialiste des princes et des princesses alors qu'on se passionne pour les peuples opprimés ? Et puis il y a les nuits qui, elles aussi, ne devraient pas être celles ce qu'elles sont. Au fil de ces réflexions, le personnage regarde en arrière, et retrouve des moments de son enfance. L'autobiographie la plus juste n'est-elle pas celle de la vie qu'on aurait dû mener oe
    « Un homme se penche sur son passé.
    Le passé ne lui renvoie que les reflets d'une mauvaise vie, bien différente de celle qu'évoque sa notoriété.
    Autrefois on aurait dit qu'il s'agissait de la divulgation de sa part d'ombre ; aujourd'hui on parlerait de «coming out».
    Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions.
    La mauvaise vie dont il évoque le déroulement est la seule qu'il ait connue. Il l'a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l'a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu'il était content de son existence puisqu'il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n'ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée.
    Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu'il ne doit plus se mentir à lui-même pour tenter d'obtenir que la vie qui lui reste ne soit pas aussi mauvaise. Mais il ne sait pas ce qu'il résultera de cet effort. »

  • À l'été 1914, trois grandes dynasties impériales dominent l'Europe : la Russie des Romanov, l'Autriche-Hongrie des Habsbourg et l'Allemagne des Hohenzollern. Les horreurs de la guerre, la révolution russe de 1917 et enfin la défaite de 1918 les entraînent dans une chute dramatique que raconte Frédéric Mitterrand avec un exceptionnel talent narratif.
     

  • « Mon oncle François, entièrement tourné vers l'action et la conquête du pouvoir, a rarement évoqué son enfance. Elle n'apparaît que par bribes dans les livres qui lui ont été consacrés. On retient généralement qu'elle fut heureuse et qu'il en retira les ressources indispensables pour mener cette carrière éclatante dont même ses contempteurs les plus acharnés reconnaissent l'obstination et la puissance mystérieuse. Mon père, son aîné d'un an, évoquait souvent leurs premières années, avec un réel talent de conteur qui faisait revivre une famille inconnue de moi, des histoires anciennes et un cadre de vie provincial et suranné. En m'appuyant sur le souvenir de ces récits, j'ai cherché à reconstituer l'enfance de François, à partager ses premières affections et ses chagrins, ses émotions et ses ambitions. J'en ai conçu une profonde nostalgie pour ce pays de l'innocence qui fut celui de sa prime jeunesse ».
    Agrémenté d'une centaine de photos inédites, Le Pays de l'innocence reprend, en l'enrichissant, le texte écrit par Frédéric Mitterrand pour son documentaire du même nom, diffusé en 2017 par La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale.

  • Les lettres qu'on n'a pas écrites, les baisers pas donnés, les mains pas tendues : le temps n'efface rien. Nos mémoires sont pleines de ces petites lâchetés, omissions, négligences, sarcasmes... Ces choses qu'on ne peut dire, d'ordinaire, que de soi à soi. Inventaire de remords ? Examen de conscience ? Frédéric Mitterrand met à nu cinquante ans de cinéma, de politique, d'amitiés et d'amours perdues - la vie, comme on la regrette parfois. Comme on aimerait la réparer.

  • " quand on n'a pas grand-chose à y faire, le festival de cannes est une drogue dure de la jeunesse, elle donne l'illusion que l'on s'amuse au coeur du monde.
    C'est difficile de décrocher, ça prend du temps et ça demande des efforts et je m'étais juré il y a quelques années que je n'y retournerais pas tant que je n'aurais pas un film à présenter ou un projet précis à défendre. promesse à soi-même non tenue puisque je reviens afin de présider un jury d'enseignants et que je suis encore en train de me demander si ce n'est pas un prétexte pour me libérer de cet engagement secret.
    Après une longue abstinence que je n'ai pas mise à profit pour devenir le nouveau spielberg, j'adopte le profil discret du cinéphile de base qui me permettra peut-être de surmonter la nostalgie des ambitions perdues et de faire la paix avec les regrets et les souvenirs. il y en a tant qui remontent à la surface "

  • Après 1918, l'Europe dynastique des Romanov, des Habsbourg et des Hohenzollern n'existe plus. Les rescapés des familles impériales se dispersent en Europe et découvrent la tragédie de l'exil. Du prince Youssoupov - l'assassin de Raspoutine - à Otto de Habsbourg en passant par l'impératrice Zita, le Kaiser déchu Guillaume II, le grand-duc Dimitri et bien d'autres, Frédéric Mitterrand raconte leur histoire oubliée avec la maestria qu'on lui connaît.
     

  • « Je suis devenu ministre par surprise. C'est sans doute vrai puisque je l'ai entendu dire un peu partout. Enfin, j'ai essayé de faire de mon mieux et j'ai quand même tenu trois ans. Avec le recul, ce qui m'a plu dans cette aventure c'est d'avoir osé sauter dans la cage aux lions. Ce fut à la fois dangereux, excitant et amusant.
    J'ai reçu pas mal de coups de griffes mais j'en suis sorti sain et sauf.
    J'ai retrouvé ma vie d'avant sans regrets ni amertume pendant qu'ils continuent à s'entredévorer. À condition d'apprécier ce type de sport et d'apprendre à courir plus vite que les grands fauves, ça vaut vraiment le coup d'essayer.
    L'existence n'offre pas beaucoup de récréations de ce genre. » Frédéric Mitterrand

  • " Un homme se penche sur son passé.
    Le passé ne lui renvoie que les reflets d'une mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa notoriété. Autrefois on aurait dit qu'il s'agissait de la divulgation de sa part d'ombre ; aujourd'hui on parlerait de "coming out". Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions. La mauvaise vie qu'il décrit est la seule qu'il a connue. Il l'a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser.
    Il l'a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu'il était content de son existence puisqu'il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n'ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée. Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu'il ne doit plus se mentir à lui-même.
    " Avec une liberté d'esprit exceptionnelle, Frédéric Mitterrand, ici, ose tout dire.

  • De Greta Garbo à Brigitte Bardot, les stars ont souvent associé leur image photogénique à celle, qui l'est non moins, de la mer et des bateaux. Paquebots, voiliers, yacht ou gondoles ont accueilli les plus grandes célébrités du monde du cinéma ou des lettres. Certaines ont traversé les mers, sur les paquebots les plus prestigieux, d'autres ont joué de leur charme en virant de bord ou en tenant la barre. Cette promenade en compagnie de ceux et celles qui nous ont fait rêver convie à de nouveaux voyages sur l'eau. Acteur, scénariste, animateur de télévision, écrivain, producteur, documentariste et cinéaste, Frédéric Mitterrand est aussi l'auteur de nombreuses biographies.

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  • Si la Révolution d'Octobre engloutit la plupart des membres de la famille Romanov, certains d'entre eux parvinrent à fuir en sauvant plusieurs de leurs proches, mais en perdant tout ce qu'ils possédaient. La princesse Paley dont le mari et le fils furent assassinés par les bolcheviques, se dévoua sans compter pour les réfugiés, aidée de ses deux filles qui connurent, à leur tour, des destinées exceptionnelles. Le grand duc Dimitri et sa soeur, la grande duchesse Maria Pavlona, retrouvèrent une position brillante dans le monde des arts et de la mode grâce à leur talent et leur détermination. La mère et les deux soeurs du dernier tsar maintinrent l'honneur des Romanov en affrontant l'indifférence et la suspicion des autres familles royales. Le grand duc et son épouse Victoria défendirent leur position avec acharnement et dignité et le prince Youssoupov, l'assassin de Raspoutine, révéla en exil une force de caractère qu'on ne lui connaissait pas jusqu'alors. Sévèrement encadrés par l'énergie et la volonté inflexibles de leur mère, l'impératrice Zita, les enfants Habsbourg continuèrent à jouer un rôle politique essentiel sur l'échiquier européen de l'entre-deux guerres malgré l'effondrement et le démantèlement de l'Autriche-Hongrie. L'archiduc Otto, héritier de la dynastie, s'opposa à Hitler avec tant de force que le Führer tenta à plusieurs reprises de l'éliminer. Dans ce combat inégal, il sauva bien plus que sa vie. En effet, la renaissance de l'Autriche, après la guerre, lui doit beaucoup et il apparaît aujourd'hui, à quatre-vingt-huit ans, comme l'un des sages de l'Europe de cette fin de siècle.Les Hohenzollern, toujours sous la férule agitée et brouillonne de l'ancien Kaiser Guillaume II exilé en Hollande jusqu'à sa mort en 1941, ne montrèrent pas autant de résolution dans l'adversité. Flirtant dangereusement avec le nazisme, certains se déconsidérèrent à jamais, tandis que d'autres rejoignirent au péril de leur vie, les rangs de la résistance à la dictature. Beaucoup furent, à l'image des autres familles royales allemandes, perdus dans un spectre infernal allant de la complicité avec les SS à la déportation dans les camps de la mort.

  • Dans la lignée de La Mauvaise Vie , immense succès critique et public (200 000 exemplaires vendus), le nouveau livre de Frédéric Mitterrand est un événement à la hauteur de l'attente qu'il suscite.
    Après avoir réussi à faire du premier volet de son " autobiographie " une véritable oeuvre littéraire ET un best-seller - ce qui est rare -, Frédéric Mitterrand nous en offre aujourd'hui une autre variation. Et, cette fois, il nous emmène à Cannes, lors du dernier festival, point de départ de ce nouvel opus.
    Un " Étoiles et toiles " intime où l'on croise Anna Magnani et Pedro Almodóvar, Rita Hayworth et John Huston, et tant d'autres : la magie du cinéma, mêlée à la " mauvaise vie " d'un homme qui écrit pour " se consoler comme il peut de ses remords ".
    Invité à présider un jury d'enseignants autour de l'édition 2006 du Festival, Frédéric Mitterrand est retourné presque incognito à Cannes, où il ne venait plus depuis des années. Durant cette Quinzaine, il est allé voir tous les films en compétition, a renoué, pas dupe, avec les petits rituels et le " grand cirque " de la Mecque du cinéma. Journée après journée, il nous en livre ses carnets secrets : ses rencontres, ses impressions, ses portraits de telle ou telle personnalité, ses réflexions de cinéphile ; mais aussi les souvenirs, très personnels, que mémoire et mélancolie réveillent en lui.
    Sous les paillettes du Festival, que cet amoureux du cinéma dépeint avec son regard à la fois ultrasensible et acéré, on retrouve le grand écrivain de La Mauvaise Vie.
    Une absolue liberté de ton et de pensée, cette manière, qui n'est pas une affectation, de ne jamais être " politiquement correct ". La crudité des confessions, et l'extrême délicatesse des sentiments à l'égard d'immenses personnalités comme de ces " garçons " inconnus qui peuplent ses rêves sans combler sa solitude. Et, bien sûr, son style inimitable.

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  • Qu'est-ce qu'être ministre de la Culture et de la Communication à l'heure où la politique culturelle est un des grands enjeux des élections, et où le ministère comme son occupant actuel sont l'objet de vives controverses ? En nous livrant un témoignage direct sur son action aujourd'hui, Frédéric Mitterrand revient sur les conditions de son arrivée au ministère, depuis la direction de la Villa Médicis à Rome et son baptême du feu avec le vote de la loi HADOPI, et sur tous les domaines de son action : la préservation de son budget, les défis du numérique, du livre à la télévision, l'action culturelle outre-mer, les grands chantiers, le patrimoine, le cinéma, les langues, le spectacle vivant, les coopérations internationales... Un témoignage très personnel sur des sujets parfois méconnus des citoyens, comme les relations avec les parlementaires et les élus locaux, les arcanes des négociations budgétaires, les relations de l'État avec les créateurs. Une invitation à découvrir de l'intérieur la vie d'un ministère cher aux Français depuis sa création par André Malraux en 1959.

  • Les photographies des autres, celles qui sont imprimées dans les journaux, les revues, les livres et les cartes postales, mais aussi les méconnues et les obscures qui dorment dans des classeurs, ont toujours captivé mon attention dans la mesure où elles me rappelaient des parents, des instants de ma propre histoire familiale, des moments de mon existence ; et comme souvent ces éléments de ma vie passée et ces élans avaient été photographiés, ou plus généralement oubliés par l'objectif, j'ai toujours recomposé ce qui m'était cher espoir, bonheur ou douleur à travers les images d'autrui.

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