• Les textes qui suivent ont été griffonnés ou pianotés au lendemain du second tour de l'élection du marabout de la raie publique française. Le premier texte - qui donnera naissance à une enthousiasmante partie de ping-pong entre un guitariste chômeur et moi-même, péripatéticienne salariée - a été écrit sur le trône le lundi 24 avril 2017. C'est potache, mais d'avoir honoré ainsi le nouveau monarque, je n'en suis pas mécontent : dix minutes de réflexion et plouf ! tout était dit du charlot, du malaise des copains et de ce qui nous attendait. La suite, c'est le va-et-vient de la mer féconde : je te donne un texte, tu y colles des accords, je te donne un autre texte, et ainsi de suite, durant six mois. Au final, une quarantaine de textes et une petite moitié mise en musique.

    Sur commande
  • Maurice Duruflé (1902-1986) fut un des grands organistes français du XXe siècle.
    Élève de Charles Tournemire, Louis Vierne et Paul Dukas, organiste de Saint-Étienne-du-Mont et professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris, sa réputation de compositeur reste attachée à son oeuvre la plus célèbre, le Requiem de 1947, qui résumera à lui seul les constantes de son art : influence du chant grégorien, fidélité à un langage harmonique typiquement français directement issu de Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel et Paul Dukas dont il saura être le digne continuateur.
    C'est en 1976 que Maurice Duruflé entreprit la rédaction de ses mémoires. Se remémorant son passé, son enfance, sa formation au Conservatoire de Paris, il y exprime sa reconnaissance pour ses maîtres, la fidélité à sa formation artistique, les souvenirs d'une carrière riche et féconde en rencontres. À travers le récit des divers épisodes de sa vie, l'homme apparaît ici dans toute sa sincérité, sa subtilité, sa modestie légendaire et sa grande honnêteté vis-à-vis de la musique.
    Entre 1936 et 1986, Maurice Duruflé a beaucoup écrit ; il s'est exprimé sur de nombreux sujets qui lui tenaient à coeur : la composition et les problèmes d'esthétique musicale, l'enseignement, la facture d'orgue et son évolution, la place du chant grégorien dans la liturgie et les " réformes " du Concile Vatican II, les restaurations des orgues dont il s'occupa, ardent défenseur d'une esthétique néo-classique en laquelle sincèrement il croyait.
    Il est à souhaiter que la publication de cet ouvrage aidera à faire connaître mieux encore celui qui fut un grand musicien français, serviteur de la liturgie et de la musique sacrée du XXe siècle, qui nous laisse les chefs-d'oeuvre que nous connaissons. À travers ses écrits, c'est tout un pan de l'histoire de la musique sacrée et de l'orgue du XXe siècle qui est mis en lumière.

  • Tu règnes, tu es là et partout à la fois ! Tes yeux cafardeux et bêtement affairés, Ton étreinte lourde sur nos corps mous et froids, Ton souffle dans notre dos, sous nos pas serrés : Ô triste, lugubre, infâme Quotidien ! Que tu sois planté sur ton vieux trône miteux Ou que tu nous suives comme ces cons de chien, C´est toi et toi seul qui fais le jour si gâteux ! Le matin, tu nous habilles chez l´Habitude Et nous voici superbes de docilité : La frime et les fringues, qui font l´attitude, Sont les atouts sûrs de cette débilité ! Tu nous guides, Ô troupeau de doux travailleurs, Tu nous donnes le prestige de l´amphibien, Et nous émergeons du métro comme d´ailleurs, Mais notre terre est grise et nos vergues sans lien.

    Sur commande
  • Schizophrénie

    Frédéric Blanc

    Schizophrénie, parce que je tu il nous faut bien vivre, parce le discours est fou, tordu, tortueux, parce que la terre est plate au ras du front, parce qu'elle est ronde au pré carré de nos têtes, parce qu'ils mettent le travail au centre et le travailleur à la marge, parce qu'il est vieux à quarante ans et qu'il se fringue avec des trous aux fesses, parce que j'essuie mes larmes migrantes dans un bain chaud, parce que la contradiction te sort de l'ennui, parce que le singe est dans nos yeux et que les dieux trimballent leurs gosses au zoo le dimanche, parce que la croissance est une excroissance, parce que mon slip, mon fils et les mômes dans les mines, parce qu'on ne peut vivre d'une seule vie, parce qu'on parce qu'on parce qu'on n'est pas des anges et que le noir de la mer nous berce aussi, parfois,...

    Sur commande
  • C'est riche de mots et de sens, ça pique, ça bouscule, c'est drôle, c'est mélancolique, absurde, ça touche, c'est tout un univers, et une fois qu'on y entre, on y est bien, puis ça donne envie de sortir, de boire des coups, de vivre, de faire des choses de ses mains, de ses pieds et de sa tête... et les nouvelles à la fin, c'est drôle, c'est original, on rit de bon coeur, avant de refermer son livre et d'espérer que ce ne soit qu'un au revoir.

    Sur commande
  • Cette nouvelle édition actualisée du Mémo visuel de Biochimie présente sous une forme visuelle l'essentiel des concepts fondamentaux de la biochimie structurale et métabolique à connaître en vue des examens et des concours. Plus de 500 schémas et photos, regroupés par thème et sous forme de fiches, sont commentés pour réviser d'un seul coup d'oeil ! L'image a volontairement été privilégiée, le texte d'accompagnement résumant les idées essentielles. Les exemples traités sont issus des nombreux domaines d'application de la biochimie : biomédical et thérapeutique,  agroalimentaire, biotechnologies...
       

  • Sur un chantier de fouilles, un grand-père raconte à son petit-fils l'histoire d'un bébé mammouth tandis que l'on met au jour le crâne d'un de ses semblables. Ce double récit, mêlant fiction et documentaire, est illustré par Mikaël Blanc (Le pigeon qui voulait voyager) dont la mise en images rend très habilement compte de ces différents niveaux de narration.

  • Marseille n'est pas une capitale régionale, c'est une civilisation. Sa culture ne lui tombe pas de Paris sous barquette cellophane. Elle sort direct de ses rues, vivante comme les girelles du marché aux poissons du Vieux-Port : pourquoi ne pas saisir cette occasion de repêcher la littérature en train de sombrer dans les eaux troubles du mercantilisme ? Brandissant la bannière de l'Overlittérature, une poignée de fadas ont fait le pari de dire en marseillais ce qu'on ne peut plus dire en parisien. "De la sardinitude" est le manifeste de ces plumes insoumises. C'est Marseille qui donne le t(h)on. Henri-Frédéric Blanc est né en 1954 à Marseille. Tout le reste n'est que littérature.

  • Un homme de théâtre aigri par l'insuccès donne une conférence sur Shakespeare dans une petite ville. Il est déterminé à déboulonner le trop fameux "barde", à démonter les ressorts de celui qu'il estime n'être rien d'autre qu'un histrion, un plagiaire, un pisse-tirades sans scrupule... Sa jalousie envers le grand dramaturge élisabéthain va se développer en un crescendo à la démesure tout à fait shakespearienne, pleine de bruit et de fureur, qui conduira ce candidat à la folie à s'identifier à l'objet de sa haine. Merde à Shakespeare est un duel baroque et grandiose entre un vivant brisé par l'art et un trépassé glorieux. C'est aussi un hymne au théâtre. Chacun a le droit d'être Shakespeare !

  • Le Discours sur l'universalité de l'esprit marseillais peut être considéré comme le manifeste du mouvement Overlittérature, et plus largement un éloge de « l'esprit marseillais ». Sous la forme d'une conversation entre deux Marseillais à l'heure du pastis mais à travers un véritable dialogue philosophique à la Socrate, Henri-Frédéric Blanc nous parle avec sa fougue habituelle du monde, de la littérature, du langage, du sens de la vie, de Marseille et de sa vocation internationale.
    Ce texte culte a été initialement édité aux éditions Titanic (1994) puis aux éditions L'Écailler du Sud (2005).

  • Un homme se réveille dans une vaste chambre vide. Qui est-il ? Il ne s'en souvient pas. Seuls émergent dans son esprit quelques vagues images de meetings politiques... Une inconnue apparaît, se disant chargée de l'accueillir dans le monde futur où il se trouve désormais, après avoir été ressuscité des morts. Canular ou cauchemar ?

    Ce bad trip nous embarque dans une visite guidée de l'avenir sous la forme d'un dialogue philosophico-burlesque que n'auraient renié ni Swift ni Ionesco, où l'intelligence artificielle en prend pour son grade. Contre-utopie terrifique et tordante dont le héros, politicien coincé dans un futur glaçant, est un amnésique inoubliable. Merde à l'intelligence artificielle !

  • Jobi est un truand marseillais qui sévit dans le business des machines à sous : il vous aide à perdre votre argent. Jusqu'au jour où son boss et un « zélu » font le pari de lui pourrir l'existence, histoire de voir s'il a assez de jus pour « conquêter » Paris. Alors maux et malheurs se mettent à pleuvoir sur le pauvre Jobi qui entame une vertigineuse descente en enfer. Polar mystique ? Brûlot azimuté ? Homélie dopée au pastis ? "Le Livre de Jobi" est en toute hypothèse l'opus le plus zénithal du pape de l'Overlittérature, une oeuvre à double fond qui cache sous le grotesque de la satire une ardente quête spirituelle. Enfin sont abordées la transcendentalité de la tchatche, la spiritualité de la galéjade, la sardinitude, oserions-nous dire, et la question qui tourmente les théologiens depuis des millénaires : Dieu est-il fada ?

  • " Est-ce ma faute si tant de gens se tuent au travail afin de se payer des échappées dans des univers-jeux et sont prêts à tout pour venger Jeanne d'Arc, conquérir la Toison d'or ou revenir dans leur deux-pièces avec un brevet de surhomme estampillé par Zarathoustra en personne ? Tout le monde veut jouer, jouer, jouer, et si l'on risque sa peau c'est encore mieux ! Les cyberpsys appellent cela le syndrome du sphinx : on est irrépressiblement attiré par ce qui menace de nous dévorer.
    Pourquoi ? Parce que le pire des monstres c'est la routine. Horrible pieuvre qu'on ne peut fuir que dans la fiction... - C'est vrai qu'il faut être très solide pour ne pas se faire écraser par la locomotive impitoyable du train-train. " - Exploits, aventures et gloire pour tous - tel est le programme proposé par Ixorus, univers virtuel dont certains adeptes se voient frappés d'une mort bien réelle...
    Sur la trace des fictionnautes disparus, le cyberdétective Augustin Muselier, antihéros au bon sens redoutable, affronte les pièges confondants de l'Extrême-Fiction.

  • Sous l'étoile d'Ovide, L'Art d'aimer à Marseille nous invite à une balade cavalière à travers une ville-civilisation dont le génie grotesque a de grandes choses à dire au reste du monde. Loin de l'esprit de sérieux et du bon goût de la culture en boîte, Henri-Frédéric Blanc dynamite les codes, ringardise les genres, nous offrant un modèle de littérature totale: poétique, philosophique, satirique, réaliste. La simple histoire, aussi, d'un faux dur brûlé par l'amour. C'est en même temps un art de vivre à la marseillaise qui se déploie dans le verbe sans filtre du narrateur Frédo le Fada.

    Suivi des Médocs à l'amour, encore inspiré d'Ovide, et précédé de L'Homme-Stylo, préface-manifeste.

  • Cet ouvrage est une parodie hilarante de cette littérature pseudospiritualiste et des manuels de sagesse sans peine fleurissant dans les librairies, destinés à tous ceux qui cherchent un supplément d'âme ou un sens à la vie. Mais c'est aussi un véritable ouvrage de spiritualité nourri des larges connaissances de l'auteur dans le domaine de la mystique, qu'elle soit chrétienne, musulmane ou chinoise. Si ce livre est irrespectueux, irrévérencieux et se moque allègrement de maintes idoles et autres grosses têtes vénérées, c'est que l'esprit de sérieux est fondamentalement un obstacle à la connaissance spirituelle. C'est donc bien une mystique marseillaise, faisant la part belle à l'exagération des Méridionaux, à leur verve inspirée, à leur verbe débridé, que déploie ce livre hors norme, rempli d'histoires farfelues, de situations cocasses et de personnages excentriques. Éloge des fadas, c'est aussi une explosion d'imaginaire, un hymne à la langue libérée, sûrement le fleuron de l'oeuvre d'Henri-Frédéric Blanc.

  • Doué de parole, d'une solde dose de bon sens et d'un humour décapant, un facétieux singe savant sème sa pagaille sur la Terre. Ce ne sont pas ses peaux de banane qui font trébucher l'engeance humaine, mais ses discours, ses saillies et son regard critique sur le monde. De Cauchemarseille à Nouillorque en passant par Paname-City, Bibi nous entraîne dans ses folles tribulations et nous enseigne que le sérieux est la singerie de l'homme.

  • Dans un hôpital militaire, le colonel à la retraite Léo Baboulène se souvient de son passé de pilote de chasse de la Première Guerre mondiale. Il faisait partie de l'escadrille des Cigognes, celle de Georges Guynemer, qui a affronté jour après jour en des combats acharnés le Cirque volant de Richthoften, le Baron rouge.
    Souvenirs ? Plutôt quête hallucinée du passé, réquisitoire contre une guerre atroce qui lui remonte à la gorge. Le vieux vétéran oublié de tous devient le théâtre vivant de ce qu'il a vécu, revisitant aussi bien l'horreur des tranchées que les cabarets de l'époque, se réincarnant en l'as des as, la légende vivante que fut Guynemer. Héros au coeur pur, certes, âme compatissante, oui, mais aussi tueur en série égocentrique qui se taillera une place dans l'Histoire en usant de la seule chose qui soit à sa disposition : l'audace. Mordus de la gâchette, mystiques sans dieu, anarchistes recyclés dans l'aviation, acrobates motorisés, toute une galerie de fous volants défile, dont le fameux Baron rouge, excité lugubre et impitoyable, fricotant avec la démence.
    Luttant contre le délire, le narrateur racontera l'élévation et la chute de l'as rongé par les envieux, la hiérarchie militaire, les profiteurs de guerre, les coquettes, les planqués, et le dégoût immense que lui inspire ce massacre industriel. À vingt-deux ans, entre la vie de château et les combats meurtriers dans le froid polaire des hauteurs, ce forçat de l'héroïsme aura fait le tour des choses en accéléré, connu toutes les ficelles de cette guerre et de la vie...
    Récit épique et burlesque, macabre et truculent, La Mécanique des anges est construit non comme une narration défilant en uniforme, mais comme un véritable voyage littéraire - avec ses raccourcis, ses détours et ses zones troubles - dans notre mémoire.

    Indisponible
empty