• Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille lorsqu'un coup de téléphone l'interrompt. Un crash d'avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite, alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d'une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n'a jamais fichu les pieds hors de sa Normandie natale, il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme. Il n'a plus que cette enfant en tête. Alors il part. À la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l'existence de son fils. À la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n'est simple dans cette histoire, mais il se lance à plein régime dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine.

    1 autre édition :

  • La relève

    Fanny Chesnel

    César, quinze ans, se réveille un matin coupé en deux. Les jambes inertes. Ce garçon d'ordinaire si prompt à franchir les étapes, habitué à devancer chaque attente parentale pour mieux la combler, est soudain gagné par un mal étrange, une torpeur qui le fige. Sa famille, avec lui, tombe de haut.
    On l'ausculte, on le questionne, on sonde en vain l'énigme qu'il renferme, puis on l'envoie dans un centre de rééducation, loin de son cocon, avec l'ordre de guérir. Près de jeunes gens vibrant, comme lui, du tumulte de l'époque, César doit alors réapprendre à marcher et à vivre.
    Mais avec eux, d'autres promesses se révèlent. Et s'il leur était possible d'incarner la relève?

  • Ah, le cap des soixante ans ! Les joies de l'oisiveté, la peur du vide, les petits égarements et les grandes découvertes. Comme l'adolescence est facétieuse à cet âge...Caroline peut désormais vivre à plein temps pour elle et sa famille, savourer sa liberté nouvelle. Mais il n'est pas si simple de se réinventer... Lorsque, pour son anniversaire, elle reçoit une inscription à un club de loisirs pour seniors, elle sait, au fond d'elle, que c'est le début de la fin.Caroline craque et choisit une autre voie, plus périlleuse, plus drôle, plus sensuelle et surtout, moins conformiste !Comédie de m'urs, portrait tendre et désopilant d'une femme ni vieille ni indigne, Une jeune fille aux cheveux blancs est aussi une satire aiguë sur la retraite.

  • Solène vit une semaine sur deux. Le reste du temps elle lutte, crocs et griffes dehors, contre l'Ex qui lui vole ses 112 centimètres de bonheur et ses 16 kilos de raison d'être. La petite Anaïs est habituée à plier bagage, hop ! Un week-end tu ris chez maman, un autre chez papa. Seulement Solène, elle, ne s'y résout pas.

    Cette nuit-là, blanche comme toutes les autres, elle fixe la pleine lune qui la nargue, avale des somnifères en vain, répète La Grande Fugue de Beethoven au violon, fume une cigarette et tourne en rond. Alors comme à son habitude, elle monte voir sa merveille assoupie à l'étage pour la contempler, avant que son père ne la lui enlève le lendemain matin. Au moins ça, au moins la satisfaction de la sentir encore là, près d'elle, sa lueur.

    Elle ouvre la porte de la chambre, s'y faufile à pas de loup, soulève la couette avec une infinie douceur mais... cette fois rien n'a de sens, rien ne la réconforte, rien d'autre n'est possible que ce cri et cette traque sans merci car Anaïs, son trésor, sa minuscule, a disparu !...

    Une jeune fille aux cheveux blancs, le roman de Fanny Chesnel (Albin Michel, 2011), fut salué par la critique et adapté au cinéma en 2013 (Les Beaux jours, réalisé par Marion Vernoux, avec Fanny Ardant et Laurent Lafitte).

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