Petrus A Stella

  • Dans ce livre de 1960 qui n'avait jamais été traduit en français, Étienne Gilson présente, en suivant fidèlement le magistère de saint Thomas d'Aquin, les fondements de la philosophie chrétienne. L'auteur a modestement intitulé ce livre Éléments. Mais en réalité, il s'agit là d'une véritable somme de philosophie chrétienne, qui couvre pratiquement tout le champ des questions que l'esprit humain est amené à se poser dans sa recherche du sens des choses : Dieu, l'être, l'homme lui-même. Cette somme a été écrite par un Gilson arrivé à la plénitude de sa pensée. L'auteur y allie la sûreté de son information historique à l'acuité de son jugement intellectuel, ce qui lui permet de discerner les ressorts profonds de la pensée humaine, et les points cruciaux où se joue le destin de celle-ci. Le principe directeur qui commande toutes ses analyses, c'est le primat de l'acte d'être (l'esse), c'est-à-dire de l'acte qui fait exister les choses. Tout l'ouvrage est baigné par l'optimisme philosophique et théologique propre à saint Thomas.

  • Dans ce livre, qui n avait jamais été traduit en français, Étienne Gilson, pour étudier le problème métaphysique de Dieu, brosse un panorama des rapports entre la philosophie et l idée que les hommes se sont faite de Dieu. Partant de la philosophie grecque, il aborde successivement la philosophie chrétienne, la philosophie moderne et la pensée scientifique contemporaine. Sa grande culture et sa profonde vision métaphysique lui permettent de synthétiser en quelques pages la pensée philosophique d auteurs aussi divers que Platon, Plotin, saint Augustin, saint Thomas, Descartes ou Spinoza. L auteur montre de façon lumineuse que dans l histoire des idées, la foi chrétienne, bien loin de s opposer à la raison, a aidé celle-ci à surpasser ses propres limites et à atteindre le mystère de l acte d exister : « Les philosophes chrétiens ont dit, en se fondant sur les Grecs, des choses qui n avaient jamais été dites par les Grecs eux-mêmes. » Il conclut que « la véritable métaphysique ne culmine pas dans un concept, que ce soit celui de Pensée, de Bien, d Un ou de Substance. (...) L ultime effort de la vraie métaphysique, c est de poser un Acte par un acte, c est-à-dire de poser par un acte de jugement le suprême Acte d exister, dont l essence même, parce qu elle est d être, surpasse la compréhension humaine. » « Celui qui est le Dieu des philosophes est CELUI QUI EST, le Dieu d Abraham, d Isaac et de Jacob. »

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