• Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.

    Traduction en français moderne par Séverine Auffret

    9 Autres éditions :

  • Au chapitre 28 du premier livre des Essais - « De l'amitié » -, Montaigne prétend que « sa suffisance ne va pas si avant que d'oser entreprendre un tableau riche, poli et formé selon l'art », et qu'il s'est « avisé d'en emprunter un d'Étienne de La Boétie, qui honorera tout le reste de cette besogne ».
    Cette « besogne » n'étant rien de moins que Les Essais, on est en droit de penser qu'outre les devoirs d'amitié Montaigne manifestait pour le texte de son ami assez de considération pour avoir eu un temps l'idée de l'introduire au beau milieu de son grand oeuvre.
    Cette Servitude volontaire, la Boétie l'écrivit « par manière d'essai en sa première jeunesse (dix-sept ans) à l'honneur de la liberté contre les tyrans ».
    Jugeant que ce texte avait été modifié et publié par « ceux qui cherchent à troubler et changer l'état de notre police sans se soucier s'ils l'amenderont [les protestants] », Montaigne s'est « dédit de le loger ici » pour lui substituer un autre ouvrage de son ami, « produit en cette même saison de son âge plus gaillard et plus enjoué » : les vingt-neuf sonnets intégrés au chapitre 29 du premier livre des Essais - pour Madame de Gramont -, laquelle allait devenir la maîtresse d'Henri IV. Mais le sort qui avait empêché l'introduction de La Servitude volontaire dans Les Essais va de même, dans la première réédition, faire disparaître les sonnets de l'oeuvre de Montaigne. On les trouvera en annexe à cette édition de La Servitude.
    Également en annexe, nous proposons la lettre que Montaigne écrivit à son père sur la mort de La Boétie, lettre qui est un des chefs-d'oeuvre de la littérature épistolaire.

  • Dissertation politique sur la tyrannie, de La Boétie, écrite probablement vers 1553 et publiée de manière posthume en 1576. D'une belle fougue oratoire, ce Discours est sans doute dirigé contre Machiavel. Il expose le paradoxe du tyran, "homme nu et défait", qui ne saurait asservir un peuple si ce peuple ne s'asservit pas d'abord lui-même. La phrase fameuse : "Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres", résonnera plus tard comme un mot d'ordre pour les acteurs de la Révolution française.

  • Le présent volume donne une édition critique du plus célèbre texte de La Boétie, suivi des remarques dont de Mesmes accompagna son exemplaire manuscrit du discours. Outre le La Boétie pourfendeur de la tyrannie, le Mémoire touchant l'édit de janvier 1562 révèle un commis du pouvoir chargé de missions souvent répressives qui l'entraînent au coeur même des guerres de religion. Ces deux textes s'opposent assez pour stimuler la réflexion sur l'opposition entre ce que Max Weber appelait la morale de la conviction et celle de la responsabilité.

  • Montaigne, au chapitre 28 du premier livre des Essais - " De l'amitié " - prétend que " sa suffisance ne va pas si avant que d'oser entreprendre un tableau riche, poli et formé selon l'art " et qu'il s'est " avisé d'en emprunter un d'Étienne de la Boétie, qui honorera tout le reste de cette besogne ". Cette " besogne " n'étant rien de moins que Les Essais, on est en droit de penser qu'outre les devoirs d'amitié Montaigne manifestait pour le texte de son ami assez de considération pour avoir eu un temps l'idée de l'introduire au beau milieu de son grand oeuvre. Cette Servitude volontaire, la Boétie l'écrivit " par manière d'essai en sa première jeunesse (dis-sept ans) à l'honneur de la liberté contre les tyrans ". En fait, jugeant que ce texte publié et modifié par " ceux qui cherchent à troubler et changer l'état de notre police sans se soucier s'ils l'amenderont [les protestants] ", Montaigne s'est " dédit de le loger ici " pour lui substituer un autre ouvrage de son ami " produit en cette même saison de son âge plus gaillard et plus enjoué " : les vingt-neuf sonnets intégrés au chapitre 29 du premier livre des Essais, pour Madame de Gramont, qui allait devenir la maîtresse d'Henri IV. Le sort qui avait empêché l'introduction de La Servitude volontaire dans Les Essais va de même, dans la première réédition, faire disparaître les sonnets de l'oeuvre de Montaigne. Quant à la lettre que Montaigne écrivit à son père sur la mort de son ami, elle reste un des chefs d'oeuvre de la littérature épistolière.

  • Rédigé vers 1549 par un tout jeune homme de dix-huit ans, De la servitude volontaire est le grand texte " à l'honneur de la liberté contre les tyrans " (Montaigne, Les Essais) de la Renaissance.
    À contre-courant des idées de son temps - on est alors en plein humanisme -, La Boétie constate non seulement que " l'amour de la liberté n'est pas si naturel ", mais encore que le peuple est complice de sa propre servitude puisqu'il contribue, par son obéissance même, au maintien du tyran. Un demi millénaire après sa rédaction, cet essai éclaire toujours d'une lumière crue ce que Miguel Benasayag appelle " notre époque obscure ".
    Psychanalyste et philosophe, ancien militant guévariste, Miguel Benasayag est l'un des fondateurs du collectif " Malgré tout " dédié aux formes concrètes de résistance créative. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Résister c'est créer, avec Florence Aubenas (La Découverte, 2008).
    Cet essai est suivi d'un entretien avec Cornelius Castoriadis, intitulé " Un monde à venir " et republié récemment par la revue Ecorev' (n°34, février 2010).

  • L'ouvrage contient une édition des poésies d'Etienne de La Boétie, les poésies latines, texte et traduction, et les vers français publiés par Montaigne. Sont jointes les poésies latines de Scaliger dédiées à La Boétie, ainsi que les textes de Montaigne et de Baïf se rapportant à La Boétie.

    Sur commande
  • Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

  • "Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres".  Texte incontournable de la philosophie politique, Étienne de La Boétie (1530-1563) interroge ici avec acuité les rapports de domination et soulève cette idée, fort moderne, selon laquelle l´asservissement des peuples est d'autant plus fort que la soumission est vécue comme étant légitime par les dominés, l´analyse développée par l´auteur préfigurant, en un sens, les travaux menés par Pierre Bourdieu sur la violence symbolique. Plus de quatre cent ans après la publication des pages qui suivent, le sociologue explique en effet les ressorts complexes d´une oppression contre laquelle il est extrêmement difficile de lutter dans la mesure où elle est le plus souvent, dans ses fondements mêmes, à la fois invisible et incorporée au fil de la socialisation, la soumission étant alors perçue comme allant de soi. Partant, l´Etat et ses institutions, quand bien même fussent-elles démocratiques, deviennent presque inévitablement les vecteurs d´une violence au sujet de laquelle nous avons le devoir de rester critiques et vigilants.

  • Mais, ô bon Dieu ! que peut être cela ? comment dirons-nous que cela s'appelle ? quel malheur est celui-là ? quel vice, ou plutôt quel malheureux vice ? Voir un nombre infini de personnes non pas obéir, mais servir ; non pas être gouvernées, mais tyrannisées ; n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni leur vie même qui soit à eux ! souffrir les pilleries, les paillardises, les cruautés, non pas d'une armée, non pas d'un camp barbare contre lequel il faudrait défendre son sang et sa vie devant, mais d'un seul ; non pas d'un Hercule ni d'un Samson, mais d'un seul hommeau, et le plus souvent le plus lâche et femelin de la nation ; non pas accoutumé à la poudre des batailles, mais encore à grand peine au sable des tournois ; non pas qui puisse par force commander aux hommes, mais tout empêché de servir vilement à la moindre femmelette! Appellerons-nous cela lâcheté ?   Etienne de La Boétie

  • Cet essai constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants, que La Boétie appelle « maîtres » ou « tyrans ». Quelle que soit la manière dont un tyran s'est hissé au pouvoir (élections, violence, succession), ce n'est jamais son bon gouvernement qui explique sa domination et le fait que celle-ci perdure. Pour La Boétie, les gouvernants ont plutôt tendance à se distinguer par leur impéritie. Plus que la peur de la sanction, c'est d'abord l'habitude qu'a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. Ensuite viennent la religion et les superstitions. Mais ces deux moyens ne permettent de dominer que les ignorants. Vient le « secret de toute domination » : faire participer les dominés à leur domination. Ainsi, le tyran jette des miettes aux courtisans. Si le peuple est contraint d'obéir, les courtisans ne doivent pas se contenter d'obéir mais doivent aussi devancer les désirs du tyran. Aussi, ils sont encore moins libres que le peuple lui-même, et choisissent volontairement la servitude. Ainsi s'instaure une pyramide du pouvoir : le tyran en domine cinq, qui en dominent cent, qui eux-mêmes en dominent mille... Cette pyramide s'effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran. Alors celui-ci perd tout pouvoir acquis.

  • Étienne de la Boétie écrit le Discours sur la servitude volontaire en 1549 alors qu'il n'a que 18 ans. Si la question est politique, l'auteur ne se contente pas de critiquer les régimes tyranniques, il questionne aussi l'agent politique, celui qui est gouverné : comment peut-il se faire que « tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent ? ».

  • Estienne de la Boétie écrit Le Discours de la servitude volontaire en 1549 alors qu'il n'a que 18 ans. Si la question est politique, l'auteur ne se contente pas de critiquer les régimes tyranniques, il questionne l'agent politique, celui qui est gouverné : comment peut-il se faire que « tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n'a de puissance que celle qu'ils lui donnent ? ».

  • Le Discours de la servitude volontaire, - texte majeur de la philosophie politique, repris à travers les âges -, constitue une remise en cause de la légitimité des gouvernants ainsi qu'une analyse sur les raisons de la "soumission" du peuple. Bien qu'Étienne de La Boétie soit toujours resté, de par ses fonctions, serviteur de l'ordre public, il est cependant considéré comme le précurseur intellectuel de la "désobéissance civile".

    Sur commande
  • De la servitude volontaire ou Contr'un, chef-d'oeuvre d'Etienne de La Boëtie, est un impitoyable procès de la tyrannie, un procès connu certes, mais qui, sans Malcolm Smith, n'aurait jamais été servi par l'établissement rigoureux d'une édition d'après le manuscrit de Mesmes (BnF, fonds français 839).Son édition épuisée, il s'agissait de la réimprimer cependant que, dans l'entre-temps, les recherches sur La Boëtie en général et sur le Contr'un en particulier avaient largement évolué et que plusieurs manuscrits avaient émergé. Malcolm Smith disparu, c'est Michel Magnien qui a accepté de compléter cette édition et de nous faire profiter de sa parfaite connaissance du dossier.

  • La Désobéissance civile, titre original Civil Disobedience (traduit par Désobéir) est un essai de Henry David Thoreau publié en 1849. H.D. Thoreau écrit sur le thème de la désobéissance civile, en se fondant sur son expérience personnelle. En juillet 1846, Thoreau fut emprisonné, n'ayant volontairement pas payé un impôt à l'état américain, car il lui reprochait de soutenir l'esclavage qui régnait alors dans le Sud et de mener une guerre contre le Mexique. La désobéissance civile est un ouvrage précurseur du concept de la désobéissance civile. Cette édition intégrale du texte de Thoreau est suivie du Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie. Pour Étienne de La Boétie, la servitude des peuples est volontaire : ils acceptent le joug des puissants, mais vont ainsi à l'encontre de leur nature. Ce texte de 1548 pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaie d'analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport domination-servitude). L'originalité de la thèse soutenue par La Boétie est de nous démontrer que, contrairement à ce que beaucoup s'imaginent quand ils pensent que la servitude est forcée, elle est en vérité acceptée. Un petit nombre contraint l'ensemble des autres citoyens à obéir servilement. Tout pouvoir, même quand il s'impose d'abord par la force, ne peut dominer et exploiter durablement une société sans la collaboration, active ou résignée, d'une partie notable de ses membres....Pour La Boétie, « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».

  • Dans Folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points :

    - Les mots du texte : Servitude volontaire, tyran, peuple
    - L'oeuvre dans l'histoire des idées : L'oeuvre d'un « anti-barbare » (Érasme)
    - La figure du philosophe : « Il vécut en Caton, et mourut en Socrate » (Montaigne)
    - Trois questions posées au texte : L'amitié est-elle une vertu politique ? La nature nous dit-elle ce qui est juste de faire ? N'y a-t-il de liberté que perdue ?
    - Groupement de textes : La désobéissance civile
    - Prolongements

  • De la servitude volontaire, ou Le contr'un / par Étienne de La Boétie ; ouvrage publié en l'an 1549 et transcrit en langage moderne... par Adolphe Rechastelet Date de l'édition originale : 1836 [Discours de la servitude volontaire (français). 1836] Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

    Sur commande
  • Remarques et corrections d'Estienne de La Boëtie [et d'Arnaud de Ferron] sur le traité de Plutarque intitulé [E ro tiko s] / avec une introduction et des notes, par Reinhold Dezeimeris Date de l'édition originale : 1867 Appartient à l'ensemble documentaire : Aquit1 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

    Sur commande
empty