• L'homme-au-bâton

    Ernest Pépin

    Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités.
    Un jour, la rumeur annonça «l'Homme-au-Bâton». Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants.
    Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.

    1 autre édition :

  • Dans les années 1950, un jeune garçon décrit sa vie en Guadeloupe : l'excursion à la rivière pour laver le linge, les jeux avec les «ti-filles», les récits merveilleux du grand-père Réache qui a rencontré le roi des bandits, sans oublier la venue du préfet de «l'en-France» et la peur de revenir en esclavage.
    Une enfance marquée par l'odeur du colombo, le goût des mangues cueillies en douce, les couleurs flamboyantes des fleurs de tulipier...

    En une vingtaine de tableaux, Ernest Pépin fait revivre les émerveillements d'un enfant partagé entre deux univers : celui de ses grands-parents, riche des traditions de la Guadeloupe, et celui de ses parents, imprégné de valeurs françaises.
    Poésie du quotidien, magie des lieux, dureté du réel se fondent en un récit captivant, émaillé d'anecdotes savoureuses.

    Un grand auteur créole raconte, dans une langue savoureuse et originale, son enfance partagée entre traditions antillaises et culture française.

  • Le bel incendie

    Ernest Pépin

    Après avoir donné à lire des poèmes d'Ernest Pépin dans des anthologies - Outremer, trois océans en poésie et Enfances, regards de poètes - les Éditions Bruno Doucey ouvrent au poète guadeloupéen les portes de la collection «Embrasures». Dans Le Bel incendie , ce dernier chante d'abord une femme: femme «d'embruns brûlés», femme «plus tendre que le coeur du déluge», femme coquillage, femme-monde, semblable à ces îles situées au carrefour de plusieurs cultures.
    À travers la femme indienne qu'il évoque, c'est «l'immense odyssée des nations», l'Afrique, l'Inde, l'Europe, que célèbre le poète, sans oublier les brûlures de l'histoire. À l'image d'Édouard Glissant, auquel il rend un vibrant hommage, Ernest Pépin chante le «Tout-monde», à la croisée des vents.

  • Quand le malheur ouvre sa gueule de caïman, ses dents sont sans pitié ! Pardon pour Marie-Soleil ! Miséricorde Seigneur ! Qui veut comprendre doit tenter de reconstruire une histoire qu'elle porte en elle comme un boulet de silence. Il faudra piéter des mangroves de choses non dites, récolter des bribes. Sonder l'impénétrable d'Haïti et plonger dans l'obscur. Je ne suis là que pour emboîter des paroles rapportées. C'est mon travail. J'effile ma langue sur des mensonges et je bobine le tout pour obtenir un ­racontage plausible. Nous savons tous que la vérité est une mendiante. Belle parole n'a pas de maître mais la mauvaise a toujours un visage. Loués soient les raconteurs !?» La jeune Régina, une belle mulâtresse, est kidnappée un beau matin à cause de son teint clair, voilà tout le malheur de Marie-Soleil. Sur cette terre sans mercis où les mythes tiennent lieu d'explications, la lutte pour la survie exige des talents hors du commun ! Le raconteur consigne ici le malheur humain pour pénétrer davantage le mystère de la survie !

  • " Le tango est une pensée triste qui se danse ", a dit Borges.

    Ce " tango " de la haine est le récit d'une danse infernale, celle de la séparation douloureuse d'un couple, Abel et Nika, qui ont vécu vingt ans ensemble. Lorsque Abel, le mari, reprend sa liberté et refait sa vie, Nika se mue en tigresse.
    Le roman se confond alors avec la rage qui l'anime, il cède au déferlement lyrique, incantatoire et luxurieux sur le tempo nerveux du créole.

  • À travers 300 cartes postales des années 1900 à 1920, issues des plus belles collections privées, cet ouvrage présente des scènes de la vie quotidienne, des images des vieux métiers et des «types» des Antilles ; tant de la Martinique que de la Guadeloupe.
    Organisé par «univers», l'ouvrage présente successivement, sous la plume poétique de l'auteur, La dynastie de l'eau, L'honneur de la terre, Au menu des jours quotidiens, Merveilleux butins d'antan et enfin Les échos de l'histoire. Ainsi, les charbonnières cotoîent les coupeurs de canne, les scènes de marché succèdent au carnaval, les trains à vapeur mènent la canne jusqu'à l'usine avant que les fûts de rhum ne soient chargés sur les bateaux...

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  • La darse rouge

    Ernest Pépin

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    1 autre édition :

  • "Jardinier à bord des paquebots blessés dans les creux des mensonges, Ernest Pépin laboure l'âme et l'intelligence de l'île et sème à profusion les mémoires nocturnes. Il loue le feu de l'amour. Il faut entrer dans Le jardin de nuit où le poète nous associe au partage des agapes et à celui de savourer les fruits de l'intuitive émotion. La poésie du quimboiseur guadeloupéen est une invitation à vivre la Nuit épuisée par les regards de la mer des Ténèbres." (extrait de la préface de Danièle Maoudj)

  • Un parcours vous est proposé. C'est celui d'un pays qui a émergé de dates en dates jusqu'à habiter les rives de l'aujourd'hui.
    Il s'appelle la Guadeloupe et il a connu l'innommable, ce qu'Aimé Césaire appelait « l'omni-niant, crachat ».
    Pourtant, au fil des siècles, il a su forger les traits de son humanité créole.
    Le poète, Ernest Pépin, a su cueillir les mots pour nous faire vivre cette épopée.
    Lentement, page après page, une histoire nous est contée. Elle sonde les profondeurs d'un destin collectif pour aboutir à un sens.
    Elle dessine les contours d'une avancée obscure et pourtant baignée de lumière.
    Elle force le respect. Celui d'une terre et d'une histoire qui n'ont jamais failli.
    Peu à peu, nous découvrons que toute histoire est une aventure qui étreint l'homme en nous. Avant tout, elle est partage et hèle la fraternité.

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  • "Je suis de ceux qui souhaitent voir le monde se poser la question et trouver des solutions. A commencer par les jeunes eux-mêmes ! [... ] Mon ambition est de susciter un débat au sein de la jeunesse afin qu'elle prenne en charge les questions et les réponses et qu'elle lutte pour changer le cours dangereux des choses".

  • Babil du songer

    Ernest Pépin

    Ernest Pépin s'affirme de plus en plus comme une voix majeure de la Guadeloupe et de la Caraïbe. Une voix reconnue qui a été couronnée par le prestigieux Prix Casa de las Americas pour son précédent recueil «Boucan de Mots Libres» et qui continue à émettre des signaux pour contrarier le silence imposé par toutes les formes de déshumanisation.



    Babil du songer est incontestablement un recueil qui marque un tournant dans l'oeuvre du poète. Sans rien perdre de son lyrisme habituel, de sa tonalité musicale, Ernest Pépin éprouve les séductions d'une poétique créole qui veut «cadencer le monde» et «envoyer la voix égale du répondeur». Dès lors sa parole de «laveur de mots» se fait «voyante comme une fusée de détresse».

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  • Cantique des tourterelles

    Ernest Pépin

    • Ecriture
    • 13 October 2004

    Aurore et Jérôme mènent une existence relativement paisible. Après de nombreuses années de vie commune, ils projettent de se marier. Or, c'est à ce moment qu'Aurore tombe passionnément amoureuse de Mélodie, une amie de fraîche date.
    Pour Jérôme, commence alors un calvaire ; d'abord spectateur impuissant, il réussira finalement à reconquérir une place dans le coeur des deux femmes.
    Cantique des tourterelles transporte le lecteur dans les profondeurs d'un monde où les femmes se disent, se révèlent, s'affirment, et l'on reçoit de plein fouet le sel et la sève de leur vie. Un roman où, pour la première fois, un auteur antillais traite avec sincérité et lyrisme des relations amoureuses entre femmes.

  • Boucan de mots libres

    Ernest Pépin

    • Aspect
    • 15 June 2005

    Les arbres n'auront pas froid ce soir ton amour est en route il va depuis la source de la voie lactée jusqu'aux confins secrets des fonds marins il va sur un sourire de fleurs endormi dans son rêve d'oiseau-mouche il va sur un nuage aux joues gonflées de chansons d'archanges il épouse l'énergie bondissante des mornes avant de se blottir dans les frais de mon aube les arbres n'auront pas froid ce soir notre amour est en route.

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  • Parole généreuse, partagée et belle qui légitime l'exigence de la poésie dans un monde de plus en plus tenté par le désespoir. Ernest Pépin retrace la géographie des origines. quand le solo des îles, entre solitude et solidarité, bouscule les fausses consciences, réveille les souvenirs blessés et tente de préserver l'espérance. Il interpelle le monde "tout entier" avec des accents rebelles et ouvre sa chair à la rosée de l'amour. Sa poésie profondément caribéenne se fait tour à tour chant, cri, dit de la roche gravée. La maison du poète est le pays des peuples qui n'ont que le soleil pour guérir les mots qui n'ont que la mer pour raconter leurs rêves. C'est dans cette maison là que Pépin nous invite à entrer avec lui.

  • La soufriere

    Ernest Pépin

  • Toxic island

    Ernest Pépin

    • Desnel
    • 9 April 2010

    Superstition, sexe, oisiveté, drogues, alcool et fêtes à gogo : le quotidien d'un aréopage de jeunes, parmi les plus vulnérables laissés en marge de la société, dans cette île paradis où bouillonnent des flots de colère, d'espoir, de désespoir, d'amour, d'humour, mais surtout d'une totale amnésie collective sur le fondok du pays natal.

    Ce roman, Toxic Island, oeuvre de fiction de l'écrivain guadeloupéen Ernest Pépin, présente - mais pas seulement - la face la plus complexe du pays, qui serait entré dans la modernité en faisant table rase de son histoire et de son passé, et qui, lors d'explosions de violence, de façon sporadique, appelle au questionnement mais retombe aussitôt après dans l'oubli.

  • Salve et salive

    Ernest Pépin

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  • J'ai fait voeu d'un pays Il ne monte pas bien haut Il monte seulement à la hauteur de mon coeur A la hauteur d'un chant de coq A la hauteur de la vie L'horizon ouvre ses bras Au passé qui pleure A mon présent qui ne veut pas pleurer C'est un pays-colère Où les mots ont pris le pouvoir des vagues Les ailes des mornes Et des parures de rivière C'est un pays-colère Où la lumière s'écoule d'un lit étroit.

  • A veines ouvertes

    Pepin Ernest

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