• Alors que les taux de participation politique déclinent dans de nombreuses démocraties, les mouvements sociaux apparaissent comme une forme montante de l'expression politique. Comment en rendre compte ?
    Ce livre offre une synthèse cohérente d'une énorme littérature savante. Parmi les énigmes qu'il tente d'éclairer : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? En quoi les mobilisations révèlent-elles des problèmes parfois négligés par les autorités politiques ? Pèsent-elles sur les politiques gouvernementales ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'État tente-t-il de les « domestiquer » ?
    Au fil des chapitres et des concepts, ce sont aussi des questions actuelles qui émergent : se mobilise-t-on dans les pays des Suds comme dans ceux du G8 ? Jusqu'à quel point peut-on parler d'une mondialisation de certaines mobilisations ? Existe-t-il une séparation si nette entre mouvements sociaux et partis ? De quelles satisfactions, émotions et contraintes l'expérience protestataire est-elle faite ?
    À l'heure des « gilets jaunes » et des mobilisations pour faire face au réchauffement climatique, ce livre aide à comprendre les conflictualités sociales du présent, tout autant que leur refoulement.

  • Suspectés de « faire l'opinion », d'être trop proches des puissants ou au contraire sans cesse négatifs, les journalistes exercent une profession chahutée. Un exercice salutaire du droit de critique exige de comprendre la réalité du travail quotidien d'un métier de plus en plus éclaté selon les médias, statuts et titres. Cet ouvrage propose à qui veut saisir le quotidien du travail journalistique un état des recherches internationales et un ensemble de pistes de réflexion.
    Il éclaire les généalogies de la profession et propose une cartographie des journalismes français contemporains. Il invite à penser le travail journalistique dans un réseau de relations avec les autres acteurs de l'entreprise de presse, les sources et les publics. Il évoque les évolutions de l'écriture de presse et tente de reposer les termes du débat classique sur les pouvoirs du journalisme. Il propose enfin de saisir les contours d'une nouvelle écologie de la production de l'information à un moment où réseaux sociaux, sites Web et débats sur les fake news manifestent la recomposition des techniques et de l'art d'informer.

  • Comment faire sens du monde connecté, changeant et opaque dans lequel nous vivons, bousculés par les changements technologiques, fragilisés par la montée de précarités statutaires, professionnelles, relationnelles ?
    Nombreuses sont les analyses qui voient dans « société de communication » la meilleure ou la plus englobante des définitions du présent.
    Les quatre chapitres de ce livre répondent à autant de questions. D'où vient cette idée de société de communication ? Quels en sont les contenus et la consistance ? Quelles données factuelles, dans l'économie, les sociabilités, la structure des emplois, les valeurs contemporaines sont les piliers de cette croyance ?
    Pourquoi faut-il remonter au XVIIIe siècle pour faire sens de ce qui se présente comme une nouveauté radicale ?
    La démarche retenue est interdisciplinaire. Elle conjugue une sociologie historique et politique et une histoire sociale des idées et mythologies politiques. Il est question au fil des pages de communication politique et de société du spectacle, de MacLuhan et de Bill Gates, de la manière dont les technologies de la communication remodèlent le fonctionnement des entreprises et de l'espace public.
    La force de ce texte est de se saisir d'une multitude de fragments de nos expériences quotidiennes (usages d'internet, publicités, films, émergence de nouveaux métiers) et de leur donner sens dans une synthèse qui articule démontage des mythologies et mise en lumière de ce qui les rend si savoureuses et donc attrayantes.
    Ces pages font aussi le pari d'offrir un texte ambitieux sans qu'il soit ennuyeux ou sinistre.
    Ce livre sera utile aux étudiants de L3 et master en droit et sciences sociales, au public des IEP et prépas littéraires. Il parlera à toutes celles et ceux que questionne l'omniprésence des discours sur la communication.

  • « Foulard islamique », disparition des abeilles, vieillissement de la population : comment des faits ou des dossiers deviennent-ils « problèmes », dont s'emparent les médias ou les partis en campagne ?
    Une tradition sociologique née aux États-Unis au début du XXe siècle est venue montrer que la réponse n'était pas dans une gravité objective des « faits ». Les brutalités sur les enfants n'ont été que tardivement constituées en problème public, alors que l'usage de la margarine suscitait jusqu'à des référendums. C'est donc vers l'activité des entrepreneurs de problèmes qu'il faut se tourner.
    Qui sont-ils (think tanks, haut-fonctionnaires, mouvements sociaux) ? Comment justifie-t-on de l'importance d'un problème ? Pourquoi certains problèmes suscitent-ils plus l'attention médiatique que d'autres ? Comment des cadrages viennent-ils les mettre en récit pour qu'ils soient au diapason des sensibilités sociales ? Quels tris président à leur prise en charge (ou non) par les politiques publiques ? Est-ce là la fin du processus ?
    Dense en exemples pratiques proposés sous formes d'encadrés et en outils théoriques, ce manuel aide à penser comment s'alimentent nos conversations, les « Unes » des médias et l'agenda des politiques.

  • Les batailles de mots pèsent en politique.
    Mots des candidats qui incarnent " la force tranquille ", affirment que " Tout devient possible ", même " Changer la vie ". Mais ces mots sont aussi ceux des experts qui vont organiser un focus group pour tester un slogan, mijoter un pseudo-événement qui attire les journalistes. Les chercheurs qui analysent cette communication ont aussi leur lexique-boîte à outils avec ses agendas, ses études de réception qui invalident le modèle de la piqûre hypodermique.
    Les mots de la communication politique viennent aussi du langage commun sous la forme de campagnes, de tracts, de la préférence pour le parler vrai contre la langue de bois. Ces 3Mots de la communication politique" ne se contentent pas de recenser. Ils balisent des sentiers de randonnée intellectuelle vers quelques vues panoramiques: ancienneté du lien politique-communication, poids de la croyance, complexité des systèmes d'interdépendance entre acteurs d'où émerge la communication moderne.

  • Comment faire sens du monde « liquide » dans lequel nous vivons, bousculés par les changements technologiques, fragilisés par la montée de précarités statutaires, professionnelles, relationnelles ? Nombreuses sont les analyses qui associent à l'idée d'une « société de communication » la définition la plus pertinente du monde contemporain.
    Les quatre chapitres de ce livre répondent à autant de questions. D'où vient cette idée de société de communication ? Quels en sont les contenus et la consistance ? Quelles données factuelles, dans l'économie, les sociabilités, la structure des emplois, les valeurs contemporaines sont les piliers de cette croyance ? Pourquoi faut-il remonter au moins au XVIIIe siècle pour faire sens de ce qui se présente comme une nouveauté radicale ?
    /> La démarche retenue est interdisciplinaire. Elle conjugue une sociologie historique et politique et l'analyse critique des mythologies sociales promue par Barthes. Il est question au fil des pages de communication politique et de société du spectacle, de MacLuhan et de Bill Gates, de la manière dont les technologies de la communication remodèlent le fonctionnement des entreprises et de l'espace public. La force de ce texte est de se saisir d'une multitude de fragments de nos expériences quotidiennes (usages de l'informatique, publicités, films, nouveaux métiers) et de leur donner sens dans une synthèse qui articule démontage des mythologies et mise en lumière de ce qui les rend si savoureuses et donc attrayantes. Ces pages font aussi le pari d'offrir un texte ambitieux sans qu'il soit ennuyeux ou sinistre.
    Ce livre sera utile aux étudiants de L3 et Master en droit et sciences sociales, au public des IEP et prépas littéraires. Il fera réfléchir tout citoyen que questionne l'omniprésence des discours sur la communication.

  • Ce livre offre un panorama critique et ordonné de l'énorme littérature sur les mouvements sociaux. Au-delà d'un exposé des théories, il éclaire des questions très pratiques : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? En quoi les mobilisations révèlent-elles des problèmes parfois négligés par les autorités politiques ? Pèsent-elles sur les politiques gouvernementales ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'État tente-t-il de les « domestiquer » ?

    Ce sont aussi des enjeux politiques et scientifiques brûlants qui sont abordés : le cybermilitantisme, la place croissante d'ONG et de réseaux internationaux annoncent-ils un nouveau répertoire protestataire ? Les mouvements éclipsent-ils les partis ? Comment penser les émotions dans la mobilisation ?

  • PRSENTATION E. Neveu - pp.7-181990-2002 : UNE DECENNIE DE POLITIQUE A LA TELEVISION FRANAISE. Du politique au divertissementA. Le foulgoc - pp.23-60LA PAROLE POLITIQUE A LA TELEVISION. Du logos à l'ethosG. Lochard, J. Soulages - pp.65-94DE L'ART (ET DU COT) D'EVITER LA POLITIQUE. La démocratisation du talk-show à la française (Ardisson, Drucker, Fogiel)E. Neveu - pp.95-134DE L'ART DE RENDRE LA POLITIQUE POPULAIRE.... Ou qui a peur de l'infotainment ? K. Brants - pp.135-166LE CHERCHEUR ET L'INFOTAINMENT : SANS PEUR, MAIS PAS SANS REPROCHE. Quelques objections à la critique d'une imaginaire orthodoxie critique E. Neveu - pp.167-182N'AYEZ PAS PEUR !. Une réponse à Erik Neveu K. Brants - pp.183-189UN PROGRAMME DE RECHERCHES ? En guise de conclusion provisoire...E. Neveu - pp.191-197QUELQUES DISPOSITIFS DE TALK-SHOWS FRANAIS (1998-2003). M. Lherault, E. Neveu - pp.201-206LE NET OU LA CLOTURE DE L'ESPACE PUBLIC. Débats sur l'accident industriel de Toulouse (septembre 2001) M. Suraud - pp.211-234LES RESEAUX, DES OBJETS RELATIONNELS NON IDENTIFIES ? Le cas de la communication électronique dans la recherche Véréna PARAVEL V. Paravel, C. Rosental - pp.237-270NOTES DE LECTURE- pp.269-293RSUMS- pp.295-304

  • Cette livraison de Réseaux aborde un thème, les mouvements sociaux, qui, sans être totalement négligé, est longtemps resté peu étudié. Sandrine Levêque revient sur la couverture des grèves de Décembre 1995. Axé sur la presse écrite, son texte montre l'importance d'une démarche de sociologie du travail journalistique. Consacré au rôle des médias dans l'émergence (puis le déclin) de SOS-Racisme, le texte de Philippe Juhem rend visible ce que l'on pourrait qualifier d'agonistique les rapports journalistes-mouvements sociaux. Sylvie Ollitrault propose une des premières tentatives pour aborder les usages du web et de la messagerie électronique comme outil de travail militant. Elle met en lumière une évolution forte des répertoires protestataires contemporains : leur tendance à l'internationalisation rendue possible par les médias électroniques et la globalisation de l'information. Tamar Liebes présente le résultat d'une enquête menée sur l'image que les jeunes filles israéliennes se font de leur avenir en termes de beauté et de richesse, idéal dont l'auteur cherche les déterminations à la fois familiales et médiatiques. Stéphane Olivesi propose, enfin, un point de vue critique sur l'utilisation de l'analyse transactionnelle et de la programmation neuro-linguistique dans le domaine de la formation professionnelle.

  • IntroductionE. Neveu, R. Rieffel, D. Ruellan - pp.9-17LES SOUS-CHAMPS SPECIALISES DU JOURNALISMED. Marchetti - pp.22-55LE STYLE AGENCIER ET SES DECLINAISONS THEMATIQUES - Lexemple des journalistes de lAgence France PresseE. Lagneau - pp.58-100LES JOURNALISTES ACCREDITES AUPRES DE LUNION EUROPEENNE : CORRESPONDANTS A LETRANGER OU GENERALISTES SPECIALISES ? - Logiques et paradoxes du poste de Bruxelles dans la presse française et britanniqueO. Baisnee - pp.102-130LINFORMATION EN MATIERE DE RELIGION - Une spécialisation moralement fondée ?P. Riutort - pp.132-161LES SECRETAIRES DE REDACTION ET LES EDITEURS DE LIBERATION - Des journalistes spécialisés dans le journalF. Blin - pp.164-190LA PRESSE FRANCOPHONE EN MEDITERRANEE - Anomalie dun média de masse national en langue non nationaleG. Kraemer - pp.194-214TROIS GENERATIONS DE PRESSE ILLUSTREE AU XIXE SIECLE - Une recherche en PatternitéJ. Bacot - pp.217-234LES FORMES DE COOPERATION DANS LE THEATRE PUBLICS. Proust - pp.236-258Résumés- pp.285-293

  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-til en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

  • Que recouvre le concept de « matérialisme culturel » ? Comment le milieu social, l'âge, le genre, l'identité « ethnique » affectent-ils les rapports à la culture ? Dans une « audience » médiatique, tous les participants perçoivent-ils les mêmes messages ou significations ?
    Ce sont là des questions vives que, de façon précoce, les Cultural Studies ont entrepris d'analyser dans l'Angleterre des années 1960. En accordant à la culture des médias et des classes populaires une attention jusque-là réservée à la culture des lettrés, elles invitaient à penser le culturel dans son rapport aux dynamiques de pouvoir.
    Cet ouvrage reconstruit la généalogie de ces recherches. Il en expose les grands textes et les apports. Il rend compte de leur expansion internationale. Il pose les termes d'un débattant sur le statut du culturel dans la mondialisation que sur nos manières de penser la culture. Au moment où ce courant longtemps méconnu en France y trouve tardivement écho, ce livre apporte aussi ce qui fait défaut à trop d'importations zélées : le recul historique, la défiance face aux effets de mode.

  • Mai 68, cinquante après... L'événement génère encore beaucoup de discours - des procès (« C'est la faute de 68 ! »), des confiscations (les leaders s'en appropriant le sens), des raccourcis (réduisant le mouvement à sa seule composante étudiante) - mais qui sait comment cet épisode extraordinaire est entré dans la vie de millions de personnes ordinaires ?
    Pour sortir de l'oubli cette part essentielle de l'histoire, les Éditions de l'Atelier et Mediapart ont lancé de juin à septembre 2017 un vaste appel à témoignages. Plus de trois cents acteurs anonymes de Mai- Juin 1968 y ont répondu, en envoyant des textes, des photos, des documents...
    Enfant de la banlieue rouge, collégienne des beaux quartiers en blouse, étudiant algérien en art dramatique, ajusteur, professeur de collège, opératrice des PTT, monteuse stagiaire dans le cinéma, métallo d'une usine automobile, appelé du contingent, aumônier de jeunes, technicien du son à l'ORTF, directeur de la maison de la culture, cheminot... Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une véritable fresque : barricades du Quartier latin, occupation d'usines, rébellion au lycée contre l'interdiction pour les filles de porter le pantalon, première manifestation, contestation d'un chef autoritaire, demande d'augmentation de salaires, premières prises de paroles en assemblée générale, premier pot au café... L'élan émancipateur de ce qui fut vécu durant ces semaines mémorables s'incarne de manière polyphonique, à la fois intime et politique.
    Ces pages forment la trace précieuse, inédite à cette échelle, de ce que fut Mai 68. Un moment d'histoire dont le souffle a transformé des vies. Un passé si fort qu'il travaille encore le présent.

  • À l'heure où l'on prophétise la « fin de la télévision », pourquoi proposer une sociologie de la télévision ? Il est vrai que les jeunes générations se détournent du vieux poste pour de plus petits écrans, qui les libèrent des rigidités de la grille. Un public croissant coupe le cordon avec les chaînes historiques pour s'adonner, en payant ou non, à une passion presque privée pour l'opéra ou le sport. Pourtant, la télé ne se contente pas de résister : elle mobilise encore en moyenne près de quatre heures d'attention par jour en France, sans parler de la télévision vue sur d'autres écrans. Elle s'adapte si bien aux technologies et nouveaux usages que le flux des programmes télévisés envahit tous les écrans. Bref, « la télévision est la nouvelle télévision », selon le titre ironique d'un chercheur nord-américain.

    Il s'agit dans cet ouvrage d'étudier ce vieil objet et ses nouveaux usages dans une perspective sociologique, en se montrant attentif aux acteurs, à leurs interactions et à leurs conflits (qui produit les programmes ?), à une logique du flux d'émissions et de ses transformations (ce flux a-t-il un sens ?), aux pratiques des publics (que font réellement les téléspectateurs ?), aux divers effets des programmes ou d'un média « paisible support de clichés », et à leurs conditions d'efficacité (la télévision fait-elle toujours et partout l'élection ?).

  • Qui ne s´est jamais interrogé, lors d´un contact de sa main avec le corps d´un autre, à délimiter mentalement la partie qui lui appartient et celle de l´autre ? Jouer à penser la transposition « toucher» ou « être touché » sans rien changer des positions

  • L'« immersion » est un geste fondateur de nombreuses pratiques d'enquête et de recherche : journalisme, écriture, ethnographie, etc. Ce livre combine une vingtaine de contributions de praticiens et analystes de ces démarches, que viennent mettre en perspective cinq textes de cadrage et que ponctue un article important d'Andrew Abbott sur l'écriture du terrain. L'ensemble offre une référence durable sur le terrain des méthodologies de l'enquête, de leurs histoires, de leurs écritures.

    Avec le soutien de l'université Rennes 1.

  • C'est une véritable histoire d'amour qui réunit éric Neveux et le Domaine de Chambord. Depuis 15 ans, le photographe se rend régulièrement sur place, au point de posséder aujourd'hui pas moins de 2 000 images consacrées à Chambord, son domaine, son village. Au fil des saisons, les parures de Chambord se déclinent aux couleurs de l'automne, en passant par le blanc de l'hiver avant de s'illuminer sous le soleil de l'été. C'est l'oeil ému du photographe qui capte les multiples visages du domaine tant aimé et convoité qu'est Chambord.

  • Ce livre est la réédition d'un ouvrage paru en 2004 à la BPI du Centre Pompidou. A partir d'une analyse secondaire des grandes enquêtes menées sur les pratiques culturelles des Français par le ministère de la Culture et d'une quarantaine d'entretiens approfondis avec des lecteurs assidus (ces "fans de polars" qui en lisent plusieurs par mois), Annie Collovald et Erik Neveu tentent de comprendre les raisons de l'engouement pour les romans policiers.
    De Simenon à Cornwell, de Daeninckx, Jonquet ou Vargas à Menkell, Pears ou Camillieri, rares sont en effet, les lecteurs qui n'ont jamais fréquenté ces récits (qui représentent un quart des livres achetés et lus). Quelle est aujourd'hui l'offre de récits policiers ? Comment se familiarise-t-on à ce genre littéraire ? Quelles justifications, quels plaisirs les lecteurs invoquent-ils ? Quelle évasion peut bien offrir une littérature qui évoque le sang, la menace, souvent les frontières noires du monde social ? Et comment rendre compte des troublantes coïncidences entre les ruptures biographiques (mobilité sociale, drames personnels) vécues par bien des lecteurs et leur prédilection pour le polar ? En rendant visible la capacité des genres policiers à cumuler les attraits des littératures de distraction, de savoir et de salut, cette recherche, qui accompagne au plus près la biographie et les pratiques des lecteurs, aide aussi à comprendre les raisons d'un succès et les cohérences d'un public pourtant bigarré.

    Sur commande
  • Nouvelle sociologie politique de la France Nouv.

    Effondrement des grands partis, recours aux primaires, élection présidentielle disruptive, formes inédites de mobilisation populaire... Le paysage politique traditionnel et le modèle démocratique ont connu d'importants changements ces dernières années, et ces phénomènes récents viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique : le mouvement LREM a-t-il remis en question la définition "classique" des partis politiques ? En quoi la victoire d'Emmanuel Macron a-t-elle bouleversé les conceptions habituelles du champ politique, du vote et des logiques de carrières ? Que signifie l'émergence des mouvements sociaux comme "Nuits debout" ou les "Gilets jaunes" ? En quoi Internet a-t-il modifié la communication politique française ?
    En interrogeant ces nouveaux objets, cet ouvrage propose une nouvelle sociologie politique de la France qui vient articuler les outils théoriques des différentes approches sociologiques (sociologie de l'Etat, de l'action publique, des mobilisations...) à l'actualité la plus récente.

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