• À l'occasion d'une conférence sur l'ironie intitulée "Paris ne finit jamais", un écrivain décide de revenir sur ses jeunes années passées à Paris, au cours desquelles, logé par Marguerite Duras, il a fait ses classes de littérature. Obsédé par l'ombre tutélaire d'Ernest Hemingway, s'y inscrivant en négatif, il revient sur ces années de déambulation dans les rues de la capitale, de doute, d'abîme. Avec ce roman en forme de miroir, Enrique Vila-Matas s'inscrit dans la lignée des écrivains exilés, interroge la création, la difficulté à inventer encore lorsque tout a déjà été écrit, et décortique l'ambition qui fabrique un artiste.

  • Samuel Riba est l'éditeur talentueux d'un catalogue exigeant. Néanmoins, incapable de faire face à l'émergence des nouveaux médias et de concurrencer la vogue du roman gothique, il vient de faire faillite. Il sombre alors dans la dépression et le désoeuvrement. Pour y remédier, il entreprend un voyage à Dublin. L'accompagnent quelques amis écrivains avec qui il entend créer une sorte de confrérie littéraire. Cette visite de la capitale irlandaise à l'heure du Bloomsday se double d'une déambulation dans l'oeuvre de Joyce, qui conduira notre protagoniste - bien malgré lui - jusqu'au seuil d'un mystérieux pub.
    En explorant les facettes de ce personnage complexe - sous lequel se cache peut-être bien son alter ego -, Enrique Vila-Matas interroge la notion d'identité, de sujet, et décrit le cheminement qui a mené la littérature contemporaine d'une épiphanie (Joyce) à l'aphasie (Beckett).

  • Plagiat, hommages, subterfuge et autobiographie se mêlent pour démontrer que tout est fiction et que seul le roman permet une certaine mise à distance, une "dédramatisation" de la vie. Telle est la ligne de conduite d'un écrivain qui écrit comme il respire.

  • Mac vient de perdre son travail et se promène tous les jours dans El Coyote, le quartier de Barcelone où il habite.
    Il est obsédé par son voisin, un célèbre écrivain. Il se vexe chaque fois que celui-ci l'ignore.
    Un jour, Mac l'entend parler de sa première oeuvre, Walter et son contretemps, avec une libraire, un livre de jeunesse plein de passages incongrus, dont il se souvient vaguement. Il décide alors de modifier et améliorer ce premier récit que son voisin préférerait laisser dans l'oubli.

    Enrique Vila-Matas examine en profondeur la création littéraire sans renoncer à apporter au lecteur des moments de divertissement.

    « Vila-Matas revient avec Mac et son contretemps. Attention, ses livres ne sont jamais innocents. »
    El Mundo

  • Que peut avoir à faire un homme de lettres à la Documenta de Kassel, foire mondiale d'art contemporain ? C'est pourtant bien à un écrivain barcelonais que les commissaires de l'événement ont adressé une invitation pour une intervention inattendue : se présenter chaque matin dans un restaurant chinois afin d'écrire en public. La perplexité et la timidité l'incitent d'abord à décliner cette proposition. Mais une jeune émissaire tactiquement envoyée à sa rencontre achève de le convaincre. Oscillant entre optimisme et pessimisme, marqué par une ironie permanente, Impressions de Kassel aborde ainsi, au coeur de la fiction littéraire, la question de la représentation contemporaine et propose un bel éloge de l'art. « Le livre parle de mon voyage et de ma participation à la Documenta de Kassel. C'est une promenade, comme Locus Solus de Raymond Roussel, à travers des lieux très étranges, mais tous imprégnés d'une grande créativité. C'est aussi la découverte d'un art contemporain plus vivant présent à Kassel, un art qui se confond avec la vie, et qui passe comme la vie. »
    Enrique Vila-Matas, La Razón

  • « Le Mal de Montano est une sorte d'ovni littéraire fascinant, rempli d'humour et d'un désespoir très pince-sans-rire. De transformations en disparitions, l'auteur parle d'un univers où l'extérieur finit par être phagocyté [...] par cette imagination contre laquelle, dit le narrateur, on ne peut pas lutter. Une planète étrange et instable, où le temps ne passe plus du tout comme dans le monde ordinaire et où les mots prennent une dimension formidable, deviennent aussi palpables qu'une table ou qu'une chaise.» (Raphaëlle Rérolle, Le Monde)

    « Avec un humour terrifiant et une intelligence électrique, Enrique Vila-Matas joue avec les mots en musicien du verbe. Il utilise tous les rythmes, toutes les harmonies, toutes les modifications mélodiques possibles. Tant d'inventivité, tant de fougue laissent pantois. » (Gérard de Cortanze, Le Magazine littéraire)

  • « On ne peut pas résumer une nouvelle de Vila-Matas. La progression funambulesque des histoires, la structure aérienne des intrigues, l'art de la digression et celui de l'autoréflexion, le goût du détail et des coïncidences, l'étonnement presque extatique face aux incongruités de certaines situations... Tout cela rend heureusement vains les exercices de synthèse. » Patrick Kéchichian, Le Monde « Fantastique et tragique se côtoient dans une atmosphère indéfinissable, où le comique repose sur un sentiment de malaise jamais dissipé. C'est que l'essentiel est d'être ailleurs, là où le néant nous attend, tel un aimant. [...] Et c'est là que le lecteur trouve son bonheur. » Alain Nicolas, L'Humanité Illustration de couverture :
    Herbert List/Magnum Photos.
    ITALY. Rome. Trastevere. Via della Lungarina. View from a window : Dance of the Dresses. 1953

  • Vilnius Lancastre, jeune cinéaste barcelonais au faux air de Bob Dylan, considère l'indolence absolue comme une forme d'art. Il entreprend néanmoins le projet de constituer des Archives de l'échec en général. Avec son amie Débora, il ambitionne de réaliser la biographie fictive de son père, le célèbre écrivain Juan Lancastre, mort dans des circonstances mystérieuses...

    OEuvre la plus romanesque d'Enrique Vila-Matas, Air de Dylan - hommage à Marcel Duchamp et son Air de Paris - offre une nouvelle forme d'exploration de notre époque, avec en toile de fond l'ombre de Scott Fitzgerald et l'âge d'or d'Hollywood.


    « Jamais je ne m'étais autant laissé porter par le roman. Il m'est arrivé de me surprendre moi-même ! » Enrique Vila-Matas

  • SHORTLISTED FOR THE INDEPENDENT FOREIGN FICTION PRIZE
    'A writer who has no equal in the contemporary landscape of the Spanish novel.' Roberto BolaïoSamuel Riba is about to turn 60. A successful publisher in Barcelona, he is increasingly prone to attacks of anxiety and, looking for distraction, he concocts a spur-of-the-moment trip to Dublin, a city he has never visited but once dreamed about.He sets off for Dublin on the pretext of honouring James Joyce's Ulysses on Bloomsday. But as he and his friends gather in the cemetery to give their orations, a mysterious figure in a mackintosh resembling Joyce's protégé Samuel Beckett hovers in the background. Is it Beckett, or is it the writer of genius that Riba has spent his whole career trying, and failing, to find?

  • Trying to be Ernest Hemingway is never easy.
    After reading A Moveable Feast, aspiring novelist Enrique Vila-Matas moves to Paris to be closer to his literary idol, Ernest Hemingway. Surrounded by the writers, artists and eccentrics of '70s Parisian café culture, he dresses in black, buys two pairs of reading glasses, and smokes a pipe like Sartre. Now, in later life, he reflects on his youth while giving a three-day lecture on irony. And he's still convinced he looks like Hemingway.Never Any End to Paris is a hilarious, playful novel about literature and the art of writing, and how life never quite goes to plan.

  • A puzzling phone call shatters a writer's routine. An enigmatic female voice extends an invitation to take part in Documenta, the legendary contemporary art exhibition held every five years in Kassel, Germany. The writer's mission will be to transform himself into a living art installation, by sitting down to write every morning in a Chinese restaurant on the outskirts of town. Once in Kassel, the writer is surprised to find himself overcome by good cheer. As he strolls through the city, spurred on by his spontaneous, quirky response to art, he begins to make sense of the wonders that surround him.'A writer who has no equal in the contemporary landscape of the Spanish novel'
    Roberto Bolaïo'Vila-Matas's work made a tremendous impression on me'
    Paul Auster

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