• Les divorce hotels promettent de divorcer en un week-end, sans tracas ni démarches interminables, dans un souci de médiation, de bonne humeur, et même de bien-être. L'Hôtel du bord des larmes est l'un de ces hôtels. En ce vendredi de début d'été, il accueille Cécile et François, désolés d'en arriver là, pas très convaincus par l'idée, mais bien décidés à rompre ce mariage tout en préservant leur fille : ce que l'amour a fait mourir, la famille qu'ils étaient les oblige à le laisser en vie.

    Au cours de ces deux jours, ils vont revivre les émotions qui les ont unis puis séparés, accepter de prendre leurs distances... et faire de nouvelles rencontres. Et ça, ce n'était pas prévu. A travers les aventures touchantes et drôles de ses jeunes personnages, Elsa Flageul dessine un portrait acide et très subtil de la difficulté à vivre des nouvelles générations.

  • Ls sonnent à l'interphone, s'annoncent, entrent, ouvrent leur casier fermé à clef, y déposent leurs sacs, leurs manteaux, se lavent soigneusement les mains au savon [...].

    Ils ouvrent la porte qui sépare César du reste du monde. Chaque matin, après avoir accompli tout cela, Alice met la main sur la poignée de la porte, chaque matin elle prend une grande inspiration, ferme les yeux et dit tout bas : j'espère que la nuit s'est bien passée. Chaque matin.
    En réalité chaque matin elle se demande : mon bébé est-il mort ?

  • Les mijaurées

    Elsa Flageul

    "Je tombe en amitié pour Lucile comme on tombe amoureux, sans compter les points, sans savoir pourquoi, sans réfléchir, je tombe en amitié pour Lucile à contretemps, en retard. Lucile est formidable mais enfin c'est une évidence, comment ai-je pu ne pas m'en apercevoir ?" Clara et Lucile sont les meilleures amies du monde. Depuis le « coup de foudre à retardement » qui les a rapprochées à l'âge de treize ans, elles vivent pour l'autre et par l'autre. Elles sont inséparables. Tellement inséparables qu'elles en viennent à redouter tout ce qui les différencie l'une de l'autre. De là naît une forme de compétition et de jalousie qui pourrait menacer ce qu'elles croyaient être une amitié indéfectible. Que deviendra le lien profond qui les unit à l'épreuve des disputes, de la maladie, des différences ? La vie sépare-t-elle toujours fatalement ceux qui s'aiment ?
    « Avec sa belle écriture et sa tendre distance, Elsa Flageul nous rappelle que les vraies histoires d'amitié sont tissées de la même étoffe qu'un grand amour. » Elle « Toute l'intelligence d'Elsa Flageul est de ne jamais sombrer dans une prose nostalgique. Sous leur faux air candide, ces mijaurées racontent la plus difficile des constructions : celle de soi. » La Vie « Les états d'âme de ces deux fines mouches, leurs doutes et leurs illusions, ce sont aussi les nôtres » Glamour « L'écriture juste accompagne efficacement le destin de ces deux gamines prises dans le tournant du siècle. » Prima « Une belle histoire d'amitié, drôle et féroce, qui entre en résonance avec nos propres années collège... » Biba

  • à la tristesse ordinaire d'une enfant de dix ans dont les parents se sont séparés, Loulou oppose la force de l'imaginaire.Incomprise par son père, qu'importe, elle s'en trouvera un autre.Et pourquoi pas le plus illustre ?Une cérémonie au Panthéon et c'est la révélation : son vrai père ne peut-être que le Président de la République, François Mitterrand. Et Loulou de remplir des cahiers de photos du Président, tout à son rêve apaisant de petite fille...

  • Tandis que résonnent dans la salle du Royal Palace les premières répliques du film Baisers volés, Hannah, la jeune projectionniste, se souvient. Enfant, lorsqu'elle vivait seule avec sa mère, un homme s'était présenté chez elles, un soir, sous le nom farfelu de « Fabienne Tabard », un des personnages féminins du film de Truffaut. En vérité, ce n'était autre qu'Antoine, l'homme dont sa mère venait de tomber amoureuse et qu'Hannah rencontrait pour la première fois. Drôle, léger, séduisant, mais papillonnant d'un coeur à l'autre, Antoine se révéla hélas incapable d'aimer, et finit par disparaître de leurs existences. Certaines rencontres ont pourtant un effet à retardement, et certaines coïncidences nous inciteraient presque à croire au destin. A moins que ce ne soit la « magie du cinéma » ? Dans la pénombre du Royal Palace, un dénouement inattendu se prépare. Peut-être un happy end ? Hommage à la passion du cinéma qui pénètre nos inconscients au point d'influencer nos vies, ce roman à trois voix est construit comme un flash-back qui remonte les époques jusqu'à nos jours. Récit triangulaire entre une fille, sa mère et son amant, l'intrigue nous livres trois facettes d'une histoire commune. Comment une jeune fille se construit-elle avec comme modèle celui d'une mère qui ne parvient pas à retenir l'homme qu'elle adore ? Qu'attend encore de l'amour une femme célibataire de quarante ans ? Que peut bien se raconter à lui-même un homme sans attaches, et fier de l'être, pour justifier son incapacité à s'engager ? Grâce au charme de son écriture toute en finesse, Elsa Flageul épouse avec la même véracité les réflexions de chacun de ses trois personnages et dévoile, par touches subtiles, l'intimité de leurs pensées. Un conte de fées moderne, mais sans mièvrerie.

  • Les araignées du soir

    Elsa Flageul

    Jusqu'où peut bien conduire le désespoir amoureux ? Dans cette fable intense et lapidaire, quatre personnages, fragiles et un brin mélancoliques, se succèdent dans une ronde où le monologue de chacun recompose un pan de cette histoire qui les relie les uns aux autres. Elsa Flageul y dépeint l'empreinte indélébile des amours de jeunesse, l'amertume du délaissement, puis les conséquences d'une jalousie incontrôlable. Mais avec beaucoup de sagacité, c'est aussi la poursuite du bonheur qu'elle sonde, montrant ses inévitables victimes collatérales, ces blessures irrémédiables infligées à ceux qu'on sacrifie. Comme dans la vie réelle, ici personne n'est innocent. Chacun doit prendre sa part de cruauté, assumer la violence de ses actes. En témoigne le climax du récit, qu'il ne faut surtout pas dévoiler...
    Si la délicatesse du style contraste avec la véhémence des sentiments, comme pour mieux les mettre en valeur, on retrouve dans Les Araignées du soir ce ton singulier de l'auteure mêlant fraîcheur et gravité de l'enfance. Avec ce sens inné du rythme de la phrase, sa ponctuation originale, l'apparente simplicité de sa prose en réalité très maîtrisée, et cette élégance de ne jamais peser, Elsa Flageul prouve ici encore son grand talent de styliste. Sa petite musique a un charme fou.

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