• La fille Elisa

    Edmond de Goncourt

    • Sillage
    • 25 June 2012

    La Fille Élisa est le roman d'une prostituée condamnée à la prison à perpétuité pour le meurtre de son amant. Fille d'une avorteuse, élevée dans l'indigence, tombée dans la prostitution par naïveté et volonté de fuir l'univers de son enfance, elle tue sans même comprendre pourquoi. Détenue dans des conditions terribles, la société achèvera de broyer cette jeune femme qui n'aura jamais fait que subir un destin misérable.

    Publié en 1877, écrit par Edmond de Goncourt après la mort de son frère Jules à partir de notes prises en commun, La Fille Élisa peut être considéré comme la dernière collaboration des deux hommes et probablement comme leur plus grande réussite romanesque. Évitant les écueils du roman naturaliste, ni moralisateur, ni bien-pensant, La Fille Élisa est un réquisitoire implacable contre l'acharnement stérile des institutions à l'égard de ceux qu'elles auraient dû protéger.

  • En 1880, Edmond de Goncourt publie La Maison d'un artiste, un ouvrage d'un genre totalement nouveau, dans lequel il décrit minutieusement chaque pièce de sa maison. En collectionneur chevronné, il y a accumulé ici des dessins et sculptures du xviiie siècle, là des livres de bibliophilie qu'il a fait relier de cuirs exceptionnels, et là encore des objets extrême-orientaux. S'il prétendit être à l'origine de la vague de japonisme qui déferla en France - ce qui n'est pas tout à fait exact -, il fut néanmoins l'un des premiers collectionneurs occidentaux d'estampes japonaises, de gardes de sabre, de netsukés et autres objets alors inconnus. La réédition proposée ici reprend les textes de l'oeuvre en rappport avec les arts extrême-orientaux. Geneviève Lacambre aborde dans une large préface les ressorts de cette collection, les étapes de sa constitution et son devenir. Elle y étudie le parcours d'une dizaine d'objets jusqu'à nos jours - objets pour lesquels des illustrations photographiques sont proposées.

  • Petit roman galant, totalement oublié, d'Edmond et Jules de Goncourt, trace d'un vaste projet de " roman des Actrices " qui obséda les deux frères, puis Edmond seul, pendant près de quarante ans, ce bibelot littéraire de 1856, dont chaque chapitre contient un effet, une coquetterie, une trouvaille, a gardé une fraîcheur intacte.
    C'est une curiosité, à la fois ironique et tendre, sophistiquée et légère, mais où tout tourne, littéralement, autour d'Armande, petite comédienne de province : " Tout en elle était contresens, et tout en elle était ensorcellement !... " Armande a le charme irrésistible des actrices débutantes, quand elles sont à la fois très jeunes, très jolies et très mauvaises - nous ne nommerons personne...

  • La Faustin, troisième roman publié par Edmond de Goncourt après la mort de Jules, évoque le monde du théâtre qui avait toujours fasciné les deux frères. Ce roman de l'actrice peut être considéré comme un ouvrage de transition : d'une part, La Faustin est un roman d'aboutissement parce qu'il est la résultante d'un ensemble de tentatives de la part de l'auteur de représenter l'actrice et le monde du théâtre ; d'autre part, bien qu'il soit conçu selon la méthode naturaliste du document humain et de la vérité vécue, ce roman marque un nouveau point de départ puisque l'auteur y privilégie tout ce qui tient de l'impalpable et de l'irrationnel (désirs, hantises, rêves, cauchemars), des aspects que les naturalistes avaient toujours rejetés, au moins du point de vue théorique. L'oeuvre se trouverait en porte-à-faux entre la « première manière » des Goncourt, fondée sur les principes les plus orthodoxes de l'esthétique naturaliste (le document, le fait vrai, le morbide), et la « seconde manière » qui envisage d'explorer les aspects du réel les moins exploités de l'école naturaliste (l'élégance, le beau monde) tout en s'ouvrant aux nouvelles tendances qui, autour des années 1880, favorisent dans l'analyse de l'être humain le psychologique au détriment du physiologique.

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  • Chérie paraît en 1884. Cet itinéraire suspendu d'une jeune fille de la haute bourgeoisie a déconcerté par sa méthode : une intense compilation documentaire, qui prétendait vider le roman de toute intrigue. E. de Goncourt pousse ainsi les implications scientifiques du naturalisme, tout en s'inscrivant dans l'esthétique symboliste.

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  • L´Ukiyo-e (« images du monde flottant ») est un courant artistique japonais qui naquit pendant la période prospère de l´Edo (1615-1868). Caractéristiques de cette période, les estampes sont l´oeuvre collective d´un artiste, d´un graveur et d´un imprimeur. Développées en raison de leur faible coût grâce à l´évolution de la technique, elles représentent la vie quotidienne, les femmes, les acteurs du théâtre kabuki ou encore les lutteurs de sumo. Le paysage s´imposera ensuite comme l´un des sujets favoris. Moronobu, le fondateur, Shunsho, Utamaro, Hokusai ou encore Hiroshige sont les artistes les plus réputés de ce mouvement. En 1868, le Japon s´ouvre à l´Occident. La maîtrise de la technique, la finesse des oeuvres et la précision graphique séduisent immédiatement l´Occident et influencent les plus grands tels les impressionnistes, Van Gogh ou Klimt. C´est la période dite du « Japonisme ». A travers une analyse thématique, Woldemar von Seidlitz et Dora Amsden soulignent en filigrane l´influence immense qu´eut ce mouvement sur toute la scène artistique occidentale. Ces magnifiques estampes représentant l´évolution de l´idéal féminin, la place des dieux, ou l´importance accordée au paysage, sont aussi le précieux témoignage d´une société aujourd´hui révolue.

  • Extrait :
    "Un peu plus loin, grimpait un interne de la Pitié, en casquette, avec un livre et un cahier de notes sous le bras. Et presque à côté de lui, sur la même ligne, un ouvrier en redingote, revenant d'enterrer un camarade au Montparnasse, avait encore, de l'enterrement, trois fleurs d'immortelle à la boutonnière."

  • BnF collection ebooks - "Le château de la Marquise se réveilla, plongé dans un de ces brouillards opaques qui ont l'apparence d'un lait gazeux. C'est par ces temps singuliers que les grandes villes s'illuminent, en plein jour, de torches ardentes qu'on aperçoit à peine à quelques pas de distance. Un jour assombri filtrait péniblement dans les vapeurs épaisses, qui n'étaient pas tout à fait de saison."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Par quelle divination avait-on appris la bonne nouvelle ? Par quel miracle avait-on su si vite, à la ville et à la campagne, que l'idée bizarre de raconter des histoires dans un siècle où on ne sait que les écrire avait tenté des esprits capricieux ? Il se pouvait que le télégraphe eût collaboré au prodige."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • BnF collection ebooks - "Un peu plus loin, grimpait un interne de la Pitié, en casquette, avec un livre et un cahier de notes sous le bras. Et presque à côté de lui, sur la même ligne, un ouvrier en redingote, revenant d'enterrer un camarade au Montparnasse, avait encore, de l'enterrement, trois fleurs d'immortelle à la boutonnière."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • - Mon cher, Lulli et Campra nous ont donné de l'excellente musique... - Charissimi, Scarlati, Corelli, en ont fait d'admirable ! - Je suis de votre avis, et comme dit Chevrier :Sans être Italien,On ne pourra jamais être musicien. - Et les ariettes d'Hendelle ? - Hendelle, un Allemand !Ils se trouvaient là, autour d'une table du café de la Régence, cinq habits : l'un bleu, l'autre pistache, l'autre violet, l'autre lavande, l'autre marron.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • En pleine campagne, au pied d'un poteau d'octroi dressé dans un carrefour, se croisaient quatre routes. La première, qui passait devant un château Louis XIII moderne où sonnait le premier coup du dîner, s'élevait par de longs circuits au haut d'une montagne abrupte. La seconde bordée de noyers, et qui devenait au bout de vingt pas un mauvais chemin vicinal, se perdait entre des collines aux flancs plantés de vignes, aux sommets en friche. La quatrième côtoyait des carrières de balast encombrées de claies de fer à trier le sablon et de tombereaux aux roues cassées.

  • SAUVÉE ! vous voilà donc sauvée, mademoiselle ! - fit avec un cri de joie la bonne qui venait de fermer la porte sur le médecin, et, se précipitant vers le lit où était couchée sa maîtresse, elle se mit, avec une frénésie de bonheur et une furie de caresses, à embrasser, par-dessus les couvertures, le pauvre corps maigre de la vieille femme, tout petit dans le lit trop grand comme un corps d'enfant.La vieille femme lui prit silencieusement la tête dans ses deux mains, la serra contre son coeur, poussa un soupir, et laissa échapper : - Allons !

  • Gabrielle ! Tout le monde l'a vue. Classiques et romantiques, hommes de ménage, hommes de célibat, vous et moi, tout le monde a battu des mains à ce charmant plaidoyer. L'apologiste du mariage a trouvé sa récompense sur la terre ; et les auteurs des Contes d'Hoffmann, qui m'ont l'air de n'avoir guère dormi depuis l'institution des primes de vertu dramatique, viennent de mettre à la comédie d'Émile Augier un gros masque tragique, et cela dans un cadre humoristique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quand au dix-huitième siècle la femme naît, elle n'est pas reçue dans la vie par la joie d'une famille. Le foyer n'est pas en fête à sa venue ; sa naissance ne donne point au coeur des parents l'ivresse d'un triomphe : elle est une bénédiction qu'ils acceptent comme une déception. Ce n'est point l'enfant désiré par l'orgueil, appelé par les espérances des pères et des mères dans cette société gouvernée par des lois saliques ; ce n'est point l'héritier prédestiné à toutes les continuations et à toutes les survivances du nom, des charges, de la fortune d'une maison : le nouveau-né n'est rien qu'une fille, et devant ce berceau où il n'y a que l'avenir d'une femme, le père reste froid, la mère souffre comme une Reine qui attendait un Dauphin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La salle est haute et vaste. Elle est longue, et se prolonge dans une ombre où elle s'enfonce sans finir.Il fait nuit. Deux poêles jettent par leur porte ouverte une lueur rouge. De distance en distance des veilleuses, dont la petite flamme décroît à l'oeil, laissent tomber une traînée de feu sur le carreau luisant. Sous leurs lueurs douteuses et vacillantes, les rideaux blanchissent confusément à droite et à gauche contre les murs, des lits s'éclairent vaguement, des files de lits apparaissent à demi que la nuit laisse deviner.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Fille Élisa

    Edmond de Goncourt

    La femme, la prostituée condamnée a mort, était la fille d'une sage-femme de la Chapelle. Son enfance avait grandi dans l'exhibition intime et les entrailles secrètes du métier. Pendant de longues maladies, couchée dans un cabinet noir attenant à la chambre aux spéculum, - le cabinet de visite de sa mère, - elle entendit les confessions de l'endroit. Tout ce qui se murmure dans des larmes, tout ce qui parle haut dans un aveu cynique, arriva à ses jeunes oreilles.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • A mon grand regret et pour mon malheur, je n'ai connu Théophile Gautier que fort tard, atteint déjà du mal qui allait l'emporter, à demi abattu par les souffrances endurées pendant le siége de Paris, par la perte de sa fortune politique et pis encore, par des angoisses patriotiques dont le lecteur suivra les traces dans sa Correspondance. La première fois que je fus admis en sa présence, c'était en août 1871, je fus frappé de l'altération de cette face, célèbre par sa placidité sereine, et pour moi si auguste dans l'intime panthéon de mes cultes artistiques.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La bourgeoisie donnant au Roi pour la première fois une maîtresse déclarée. - Intérieur de la Reine Marie Leczinska. - Mademoiselle Poisson. - Son éducation de virtuose. - Ses talents et ses grâces. - Son mariage avec M. Lenormant d'Étiolés. - La bonne aventure de madame Lebon. - Rencontres de madame d'Étioles avec le Roi dans la forêt de Sénart. - Le bal masqué de l'Hôtel de Ville en février 1745. - L'évêque de Mirepoix menaçant de faire chasser Binet.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Katsushika Hokusai (1760-1849) ist mit seinen eleganten Gemälden und meisterhaften Holzschnitten der international renommierteste Künstler Japans. Als ein Meister der Ukiyo-e-Kunst transferierte er alleine diese Kunstform von einem einfachen, auf Abbildungen von Kurtisanen und berühmten Schauspielern fokussierten Stil zu einem gehobeneren Stil, der die Schönheit der Natur durch Landschaften und Tierwelten darstellt. Der Stil und die Gegenstände in seiner Kunst entwickelten sich so oft weiter, wie er seinen Namen änderte. Aber Hokusais künstlerisches Talent blieb beständig, und er hatte eine einflussreiche Rolle auf spätere Kunstrichtungen wie den Jugendstil und den Impressionismus.

  • Katsushika Hokusai is without a doubt the most famous Japanese artist known in the Western world since the middle of the nineteenth century.
    Reflecting the artistic expression of an isolated civilisation, the works of Hokusai, one of the first Japanese artists to emerge in Europe, greatly influenced Impressionist and Post-Impressionist painters, such as Vincent van Gogh.
    Considered a Ukiyo-e master even during his lifetime, Hokusai fascinates us with the variety and the significance of his work which spanned almost ninety years and is presented here in all its breadth and diversity.

  • Katsushika Hokusai is without a doubt the most famous Japanese artist known in the Western world since the middle of the nineteenth century.
    Reflecting the artistic expression of an isolated civilisation, the works of Hokusai, one of the first Japanese artists to emerge in Europe, greatly influenced Impressionist and Post-Impressionist painters, such as Vincent van Gogh.
    Considered a Ukiyo-e master even during his lifetime, Hokusai fascinates us with the variety and the significance of his work which spanned almost ninety years and is presented here in all its breadth and diversity.

  • Hokuszai (1760-1849) a japán festészet kimagasló alakja, a tájképes fametszetek legnagyobb mestere. 35 ezer festmény, rajz és metszet maradt fenn t"ole. Tanítványaival készített rajzainak gy"ujteménye Manga c. többkötetes munkája.

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