Sciences humaines & sociales

  • D'" agronomie " à " physique quantique ", d'" Avicenne " à " Wittgenstein ", de " bioéthique " à " hasard " et " loi de la nature ", en passant par " neurone ", " Newton ", " Prigogine ", " symétrie "... Bien au-delà de l'inventaire des progrès marquants de l'histoire des sciences, ce dictionnaire, couronné par l'Institut de France, a pour ambition d'introduire ses lecteurs aux réalités de la pensée scientifique. Réflexion philosophique et enquête historique y sont mêlées, mettant au jour les présupposés, ressorts et perspectives philosophiques des théories et des inventions scientifiques. Inédit en poche, ce dictionnaire, qui ne connaît aucun équivalent, s'adresse aux chercheurs, étudiants, ingénieurs ou pédagogues, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent aux sciences de la nature et ne se satisfont pas du positivisme dominant. Fruit de la collaboration de près de deux cents chercheurs et universitaires français et étrangers, scientifiques, philosophes, historiens et sociologues, ce dictionnaire est publié sous la direction de Dominique Lecourt, professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII où il dirige le Centre Georges Canguilhem.

  • L'égoïste est un être de la pire espèce, replié sur lui-même, aigri et misanthrope. D'ailleurs, qui se vanterait d'être égoïste? À côté, l'altruiste, empathique, habité par un noble désintéressement, incarne la vertu par excellence.
    Mais qui croit encore à cette petite musique des convenances? Tout acte généreux a beau paraître héroïque, l'altruisme demeure souvent empreint d'égoïsme. Au-delà de la morale et de l'hypocrisie, dans une société où règne l'individualisme de masse, Dominique Lecourt explore la voie de l'égoïsme rationnel.

  • La pensée de Georges Canguilhem (1904-1995), forgée au début des années 1930, ne se laisse réduire ni à celle d'un historien des sciences, ni à celle d'un philosophe de la médecine ou des sciences de la vie, pas plus qu'elle ne saurait étre tenue pour un « monument » des années 1960. Philosophe et médecin, ce résistant prit très tôt comme devise « penser debout ». Dominique Lecourt, disciple de Canguilhem, dresse un portrait intellectuel et sensible de l'auteur de Le Normal et le Pathologique, analyse son parcours comme philosophe de la médecine, comme épistémologiste, comme enseignant, et explique son apport à la philosophie en général. Il nous invite à redécouvrir ou à découvrir l'oeuvre du maître de Michel Foucault.
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  • Ces pages, écrites au lendemain de la chute du mur de Berlin, se voulaient une réflexion sur la fin d'une interprétation scientiste de l'idéal progressiste, très présent dans les pays du " socialisme réel ". Le concept de postmodernité donnait lieu à des batailles d'interprétation. Depuis cette date, la peur de l'incertain se développe, face aux nouveaux risques, le principe de précaution gagne du terrain. Contre le catastrophisme ambiant, l'auteur plaide pour que l'humanité se montre à la hauteur de ce qui lui arrive et que chaque individu assume sa vie pour lui-même et pour les autres.
    Dominique Lecourt est professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII et dirige le Centre Georges Canguilhem. Auteur de nombreux ouvrages, directeur de la publication de deux dictionnaires (Dictionnaire de la pensée médicale, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences), il dirige la collection " Science, histoire et société " aux PUF.

  • Il se pourrait que nous ayons grand besoin d'une autre conception de l'éthique qui, elle aussi, s'émanciperait de la nécessité de " fonder " le partage du bien et du mal. La philosophie heureusement, n'est pas sans ressources pour commencer à le faire. Certains progrès scientifiques fondamentaux peuvent même nous aider à déblayer le terrain.
    Dominique Lecourt est professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII et dirige le Centre Georges Canguilhem. Auteur de nombreux ouvrages, directeur de la publication de deux dictionnaires (Dictionnaire de la pensée médicale, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences), il dirige la collection " Science, histoire et société " aux PUF.

  • Diderot ne saurait être considéré comme l'un parmi d'autres des "matérialistes français" du XVIIIe siècle. Sa pensée ne s'inscrit en réalité ni dans la tradition cartésienne ni dans la tradition lockienne en matière de philosophie de la connaissance, contrairement à une tradition d'interprétations qu'on peut faire remonter à Marx dans la Sainte famille et qui s'est illustrée plus près de nous de plusieurs noms.
    Diderot écrivain, philosophe et encyclopédiste est ici étudié à l'occasion du tricentenaire de sa naissance, à travers ses écrits - publics ou personnels - en cinq leçons ; un hommage par l'un des spécialistes de celui qui incarna peut-être le mieux, de son vivant déjà, le siècle des Lumières.

  • La " maladie de la vache folle ", la grippe aviaire, tout comme la crise récente liée à la grippe porcine et le débat autour des antennes- relais de téléphonie mobile, tous ces problèmes de santé publique ont contribué à mettre en relief la place désormais centrale accordée au principe de précaution dans le domaine de la santé.
    Dans une journée d'études réunissant des spécialistes issus du droit, de la médecine, de la santé publique et de la philosophie, le Centre Canguilhem (Université Paris VII) s'était efforcé, en 2008, de faire le point sur la manière dont ce principe a été intégré tant au niveau de la santé publique que dans la pratique clinique ou la recherche médicale. Ce sont ces réflexions qui sont ici publiées. On y voit comment le principe de précaution a transformé les politiques de gestion et de prévention des risques, mettant l'accent sur l'anticipation des risques potentiels et modifiant les procédures d'évaluation et de décision en santé publique.
    Le principe de précaution impose des obligations nouvelles mais pose aussi des problèmes nouveaux, tant juridiques qu'éthiques. Les débats, parfois tranchés, qui sont ici retranscrits, montrent les difficultés auxquelles se trouvent confrontés les divers praticiens. Plus généralement, ce volume permet de dresser un panorama du dispositif de précaution qui s'est mis en place au niveau international et national pour la gestion des crises et la détection des menaces sanitaires, dans un monde présenté comme " incertain ", soumis aux aléas des innovations technologiques et à la mondialisation.

  • Qu'un interet renouvelé se manifeste aujourd'hui pour la versant épistémologique de l'oeuvre de Gaston Bachelard peut se comprendre au regard de l'histoire contemporaine de la philosophie des sciences.
    Cette histoire a été dominée durant la plus grande partie du XXe siècle par une doctrine - celle de l'empirisme (ou positivisme) logique - promue à Vienne à la fin des années 1920 par une institution originale, le Cercle de Vienne qui publie son manifeste en 1929, et s'organise comme un mouvement à visée universelle et progressiste - celui de la «conception scientifique du monde».
    La tradition française de la philosophie des sciences a pris d'entrée de jeu un tout autre chemin. Si elle ne les a pas ignorées, elle a refusé de souscrire aux thèses majeures du positivisme logique lorsqu'il s'est présenté à elle. Elle a toujours lié étroitement philosophie et histoire des sciences.
    Dans le titre de ce petit livre écrit durant l'année universitaire 1967-1968 sous la direction de Georges Canquilhem, Dominique Lecourt a avancé l'expression d'«épistémologie historique» pour signaler, à propos de Gaston Bachelard, cette particularité.

  • Dans la postface de ce livre, l'auteur analyse la doctrine de l'" Intelligent design " au coeur de débats internationaux passionnés. Ses adeptes conçoivent l'évolution comme guidée par quelque plan secret d'inspiration divine qui se manifesterait spécialement dans la logique du vivant. L'enjeu immédiat de ces débats autour de Darwin est l'enseignement de la biologie à l'école, bien au-delà désormais de l'Amérique, dans le monde musulman, parmi les juifs et les catholiques, jusque dans les institutions européennes... La " science de la création " persiste à se vouloir fondée sur la Bible. L'" Intelligent design " prétend établir une preuve scientifique de l'existence de Dieu. N' y a-t-il d'autre réponse à ces extravagances que l'athéisme militant oe

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  • Le positivisme logique ? la france l'ignore à peu près totalement. pourtant, son histoire se confond avec celle de la philosophie contemporaine. tout commence vers les années 30 avec un petit groupe de scientifiques - le "cercle de vienne" - qui rêvaient de révolutionner la philosophie, de libérer la science et de délivrer l'humanité de ses démons fratricides. leur doctrine s'est vite muée en philosophie du fait accompli ; elle est à présent dans un état de crise ouverte. deux personnages tiennent ici les premiers rôles : karl popper et ludwig wittgenstein. a partir d'une interprétation inédite de wittgenstein, qu'il arrache à son enterrement "analytique", dominique lecourt dénoue le destin du positivisme logique et démontre les défaillances de l'alternative poppérienne. les garanties épistémologiques des sciences humaines sont, une à une, récusées et un diagnostic de leur malaise actuel esquissé. a leur tour les bases philosophiques matérialistes du marxisme sont soumises à un réexamen radical... c'est notre présent philosophique qui est, dans ce livre, mis en jeu. contre toute pensée d'ordre, est inaugurée une nouvelle pratique : le "surmatérialisme".

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  • Déclarer la philosophie

    Dominique Lecourt

    • Puf
    • 1 November 1998

    On fait des déclarations d'amour ainsi que des déclarations de guerre ; chacun est tenu de déclarer aussi ses impôts et ses marchandises à la douane. Déclarer, c'est d'abord dévoiler un fait pour qu'il fasse lien. Ce livre " déclare " la philosophie en ce qu'il tente de la montrer à l'oeuvre au coeur des sciences, des techniques et des arts aussi bien que de la religion et de la politique. On a rédigé, en un moment solennel et mémorable, une " Déclaration des droits de l'homme et du citoyen "... Déclarer, ce peut être affirmer une volonté pour qu'elle fasse droit, au besoin en renouvelant le droit lui-même. On trouvera ainsi dans ce recueil une incitation à poser la question philosophique des règles et des normes dont les sciences sociales et humaines ont puissamment contribué à établir l'emprise sur notre monde.

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  • J'ai voulu ici répondre à des questions qui engagent l'avenir, et que m'ont posées des jeunes gens travaillant à mes côtés : qu'avez-vous fait de vous, depuis trente ans ? Qu'avez-vous fait pour nous ? Ce spectacle permanent donné par quelques-uns sur les tréteaux, à quoi rime-t-il ? Est-il suffisant de l'imputer à la puissance des médias, au jeu des réseaux d'influence, du copinage institué et de la corruption rampante ? Pourquoi aucune pensée apparemment nouvelle ne se présente-t-elle ? Devrions-nous renoncer à toute prise sur un monde dont nous déplorons la misère, la mesquinerie et la violence ? Je me suis donc efforcé de démêler les fils de l'histoire qui a conduit, nombre d'intellectuels français, à ne plus se donner pour autre ambition que d'acquérir le statut social de "leader d'opinion", comme on dit sur le marché.
    Pour cela, j'ai dû reparcourir le chemin qui les a vus passer, du rejet de leurs maîtres-à-penser, à l'abandon de toute pensée inventive. Un penseur qui délaisse la pensée, dont il a reçu la charge, et ne se soucie plus de la porter au-delà d'elle-même, je l'épingle comme un "piètre penseur". A l'ère des "maîtres penseurs" a succédé, selon moi, l'époque des "piètres penseurs".

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  • " Dans quelle mesure la pensée scientifique bouscule-t-elle nos certitudes ou nos convictions éthiques ? Quelles sont ses incidences sur la doctrine et la pratique juridiques ? Mais d'abord, interrogation lancinante, quelles leçons la politique peut-elle tirer de sa démarche et de ses succès ? Pouvons-nous encore rêver d'une politique scientifique qui apporterait la paix sur la terre et aux hommes le bonheur ? Faut-il au contraire nous résigner à ce que, devenus " maîtres et possesseurs de la nature ", nous restions à jamais les jouets de passions mortifères dans notre existence collective ? Ces passions, ainsi laissées à elles-mêmes, finiront-elles par retourner la maîtrise humaine de la nature contre l'humanité même ?
    " Un monde, dit-on, s'achève. Sans doute. Mais c'est, au premier chef, un monde de pensée qui s'effondre sous nos yeux. Celui qui s'annonce ne s'épargnera le retour de tragédies et de misères immenses que si nous sommes capables de repenser la pensée, sans désormais en exclure la pensée scientifique. " DOMINIQUE LECOURT.

  • Il se pourrait que nous ayons grand besoin d'une autre conception de l'éthique qui, elle aussi, s'émanciperait de la nécessité de "fonder" le partage du bien et du mal. La philosophie heureusement, n'est pas sans ressources pour commencer à le faire. Certains progrès scientifiques fondamentaux peuvent même nous aider à déblayer le terrain.

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