Sciences & Techniques

  • L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née, qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

  • " Les photographes savent tous comment la technique du grand angle permet dans l'espace de transformer les perspectives et la perception des distances... Des philosophes, physiciens, biologistes, sociologues, économistes, politologues... se sont exprimés et ont engagé un dialogue avec un public nombreux et passionné. Ils ont enfoncé un " grand angle " sur un avenir où l'espérance l'emporte sur les doutes ; où science et médecine se conjuguent pour allonger la durée de vie, améliorer le sort de l'humanité, protéger la planète. Est-ce à dire que l'esprit scientifique a effacé les risques qui, depuis la nuit des temps, rendent le monde incertain et dangereux ? " (Marcel Germon, Président de Marcel Germon Conseils, Fondateur de Grand angle sur l'avenir. Ce volume marque la première étape d'une réflexion nouvelle qui ne se contente pas de juxtaposition disciplinaire ou intuitionniste mais qui privilégie, sous le double signe de la raison et de la volonté, le choix de comprendre l'avenir.

  • L'erreur médicale

    Dominique Lecourt

    • Puf
    • 15 November 2006


    depuis 2005, le centre georges canguilhem et l'académie nationale de médecine organisent des séminaires communs dont le premier a été consacré à l'étude de la filiation.
    le second séminaire organisé en janvier 2006, avait pour thème les " effets indésirables " induits par les soins médicaux et portait un titre volontairement provocateur de l'infaillibilité médicale. le choix de ce thème reflète l'une des préoccupations majeures de la pensée médicale, mais aussi sociétale et juridique, face à une médecine de plus en plus performante avec des risques croissants qu'il convient de maîtriser.
    il s'agissait d'inaugurer un débat entre praticiens du milieu médical, juristes, philosophes, assureurs, sans oublier les patients devenus des " usagers du système de santé ". cet échange d'expériences a permis de montrer une profonde évolution : la prise en compte d'une nécessaire et réelle " prévention " se substitue peu à peu à la notion de la seule " compensation " des éventuels dommages liés à une intervention médicale.
    cette recherche d'une action efficace de prévention suppose un véritable changement de culture de la part de l'ensemble des personnes du monde de la santé. la décision de publier ces débats relève de cette volonté de favoriser le développement de la culture qualité-sécurité, de promouvoir une solidarité renforcée concernant l'appartenance à un ensemble humain et technologique dont l'efficacité dépend, non seulement de la compétence individuelle du personnel médical, mais aussi de la conscience d'une co-responsabilité dans l'efficacité du système de distribution des soins.


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  • La mort de la clinique ?

    Dominique Lecourt

    • Puf
    • 7 November 2009

    "Depuis 2005, le Centre Georges Canguilhem et l'Académie nationale de médecine organisent des séminaires communs. Des ouvrages, tels que L'Erreur médicale (Puf, 2006), en sont issus.
    Si la clinique se présente comme une activité qui s'exerce auprès de malades alités, la pratique médicale s'est vue bouleversée par une progressive déshumanisation du processus allant du diagnostic au pronostic pour aboutir à la thérapeutique. Alors que le temps consacré au dialogue avec le patient ou à l'examen physique vient à manquer, l'écran technologique interposé entre le patient et le médecin s'épaissit. L'ère du « colloque singulier » paraît désormais révolue.
    En effet, le poids financier considérable du secteur industriel désormais greffé à la clinique, de même que l'action des pouvoirs publics qui encouragent l'automédication, laissent planer un doute quant aux interactions entre raisons économiques et sécurité des patients. De même, les motifs éthiques ou religieux, qui contreviennent à l'exercice normal de la médecine en attisant le soupçon sur la palpation du corps ou sur les essais cliniques, en particulier dans les pays en voie de développement, laissent entrevoir une solution « technique » et l'avènement du « patient robot » à l'ère de la simulation. Face à l'accentuation de ces problématiques, la publication des ces débats relève d'une volonté de palier le désagrégement du facteur humain au sein de la clinique moderne." Dominique Lecourt, Didier Sicard, Alain-Charles Masquelet, Huguette Le Foyer de Costil, Guy Vallancien, Monique David-Menard, Daniel Widlöcher, Bernard Charpentier et Jean-François Braunstein ont participé à la rédaction de cet ouvrage.

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  • Retraçant l'histoire des concepts, des pratiques et des institutions de la médecine, ce dictionnaire vise à réinsérer la pensée médicale dans la culture générale. Cet ouvrage, sans équivalent, s'adresse aux professionnels de la santé mais aussi à tous ceux que les "prouesses" de l'art médical fascinent, enthousiasment ou inquiètent. Près de 200 auteurs ont participé à la rédaction de cette somme présentant environ 2000 notions et plus de 1200 noms.

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