• L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née, qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

  • D'" agronomie " à " physique quantique ", d'" Avicenne " à " Wittgenstein ", de " bioéthique " à " hasard " et " loi de la nature ", en passant par " neurone ", " Newton ", " Prigogine ", " symétrie "... Bien au-delà de l'inventaire des progrès marquants de l'histoire des sciences, ce dictionnaire, couronné par l'Institut de France, a pour ambition d'introduire ses lecteurs aux réalités de la pensée scientifique. Réflexion philosophique et enquête historique y sont mêlées, mettant au jour les présupposés, ressorts et perspectives philosophiques des théories et des inventions scientifiques. Inédit en poche, ce dictionnaire, qui ne connaît aucun équivalent, s'adresse aux chercheurs, étudiants, ingénieurs ou pédagogues, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent aux sciences de la nature et ne se satisfont pas du positivisme dominant. Fruit de la collaboration de près de deux cents chercheurs et universitaires français et étrangers, scientifiques, philosophes, historiens et sociologues, ce dictionnaire est publié sous la direction de Dominique Lecourt, professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII où il dirige le Centre Georges Canguilhem.

  • L'égoïste est un être de la pire espèce, replié sur lui-même, aigri et misanthrope. D'ailleurs, qui se vanterait d'être égoïste? À côté, l'altruiste, empathique, habité par un noble désintéressement, incarne la vertu par excellence.
    Mais qui croit encore à cette petite musique des convenances? Tout acte généreux a beau paraître héroïque, l'altruisme demeure souvent empreint d'égoïsme. Au-delà de la morale et de l'hypocrisie, dans une société où règne l'individualisme de masse, Dominique Lecourt explore la voie de l'égoïsme rationnel.

  • La pensée de Georges Canguilhem (1904-1995), forgée au début des années 1930, ne se laisse réduire ni à celle d'un historien des sciences, ni à celle d'un philosophe de la médecine ou des sciences de la vie, pas plus qu'elle ne saurait étre tenue pour un « monument » des années 1960. Philosophe et médecin, ce résistant prit très tôt comme devise « penser debout ». Dominique Lecourt, disciple de Canguilhem, dresse un portrait intellectuel et sensible de l'auteur de Le Normal et le Pathologique, analyse son parcours comme philosophe de la médecine, comme épistémologiste, comme enseignant, et explique son apport à la philosophie en général. Il nous invite à redécouvrir ou à découvrir l'oeuvre du maître de Michel Foucault.
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  • Ces pages, écrites au lendemain de la chute du mur de Berlin, se voulaient une réflexion sur la fin d'une interprétation scientiste de l'idéal progressiste, très présent dans les pays du " socialisme réel ". Le concept de postmodernité donnait lieu à des batailles d'interprétation. Depuis cette date, la peur de l'incertain se développe, face aux nouveaux risques, le principe de précaution gagne du terrain. Contre le catastrophisme ambiant, l'auteur plaide pour que l'humanité se montre à la hauteur de ce qui lui arrive et que chaque individu assume sa vie pour lui-même et pour les autres.
    Dominique Lecourt est professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII et dirige le Centre Georges Canguilhem. Auteur de nombreux ouvrages, directeur de la publication de deux dictionnaires (Dictionnaire de la pensée médicale, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences), il dirige la collection " Science, histoire et société " aux PUF.

  • De Georges Canguilhem (1904-1995), Michel Foucault a écrit qu'il fut son maître et l'a présenté comme l'inspirateur secret des années soixante en France. Philosophe, docteur en médecine, il fut un historien des sciences dans la tradition de Gaston Bachelard et s'appliqua à penser les enjeux idéologiques des sciences de la vie. " Véritable héros de la Résistance ", selon le mot de Raymond Aron, il prit très tôt pour devise de " penser debout ". Dominique Lecourt, qui a été son élève, montre ici comment sa vie et son oeuvre - encore largement inexplorée - sont habitées par une exigence éthique et une vigilance politique sourcilleuses. C'est sa philosophie, élaborée dans le sillage d'Alain dès le début des années trente, qu'il restitue dans l'unité de toutes ses dimensions.

  • " Les photographes savent tous comment la technique du grand angle permet dans l'espace de transformer les perspectives et la perception des distances... Des philosophes, physiciens, biologistes, sociologues, économistes, politologues... se sont exprimés et ont engagé un dialogue avec un public nombreux et passionné. Ils ont enfoncé un " grand angle " sur un avenir où l'espérance l'emporte sur les doutes ; où science et médecine se conjuguent pour allonger la durée de vie, améliorer le sort de l'humanité, protéger la planète. Est-ce à dire que l'esprit scientifique a effacé les risques qui, depuis la nuit des temps, rendent le monde incertain et dangereux ? " (Marcel Germon, Président de Marcel Germon Conseils, Fondateur de Grand angle sur l'avenir. Ce volume marque la première étape d'une réflexion nouvelle qui ne se contente pas de juxtaposition disciplinaire ou intuitionniste mais qui privilégie, sous le double signe de la raison et de la volonté, le choix de comprendre l'avenir.

  • L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

  • Il se pourrait que nous ayons grand besoin d'une autre conception de l'éthique qui, elle aussi, s'émanciperait de la nécessité de " fonder " le partage du bien et du mal. La philosophie heureusement, n'est pas sans ressources pour commencer à le faire. Certains progrès scientifiques fondamentaux peuvent même nous aider à déblayer le terrain.
    Dominique Lecourt est professeur de philosophie à l'Université Denis Diderot-Paris VII et dirige le Centre Georges Canguilhem. Auteur de nombreux ouvrages, directeur de la publication de deux dictionnaires (Dictionnaire de la pensée médicale, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences), il dirige la collection " Science, histoire et société " aux PUF.

  • Bachelard : une longue nuit et puis son oeuvre apparaît au grand jour. au coeur de presque tous les débats philosophiques contemporains, et enjeu politique aussi depuis une dizaine d'années. car c'est sous sa bannière qu'avant 1968 toute une génération d'intellectuels rompait avec le passé, et sous cet étrange pavillon que passe une contrebande qui va d'althusser jusqu'au courant maoïste. dominique lecourt fut partie prenante dans l'affaire, et propose aujourd'hui une lecture originale de l'oeuvre : pour la première fois, une lecture matérialiste.

    Le principe est fécond et il permet de résoudre les problèmes où se heurtaient jusqu'ici la plupart des commentateurs. cette énigme notamment de la dualité de l'oeuvre, prise entre ses deux versants, poétique et épistémologique, qui s'opposent semble-t-il comme le jour et la nuit, et dont on devine pourtant la secrète complicité. la solution ? une contradiction aveugle, interne au dispositif philosophique, et qui donne lieu à ce que lecourt appelle " l'illusion épistémologique ". une contradiction qui se résout de façon imaginaire, et, précisément, dans une théorie de l'imaginaire.

  • Diderot ne saurait être considéré comme l'un parmi d'autres des "matérialistes français" du XVIIIe siècle. Sa pensée ne s'inscrit en réalité ni dans la tradition cartésienne ni dans la tradition lockienne en matière de philosophie de la connaissance, contrairement à une tradition d'interprétations qu'on peut faire remonter à Marx dans la Sainte famille et qui s'est illustrée plus près de nous de plusieurs noms.
    Diderot écrivain, philosophe et encyclopédiste est ici étudié à l'occasion du tricentenaire de sa naissance, à travers ses écrits - publics ou personnels - en cinq leçons ; un hommage par l'un des spécialistes de celui qui incarna peut-être le mieux, de son vivant déjà, le siècle des Lumières.

  • La " maladie de la vache folle ", la grippe aviaire, tout comme la crise récente liée à la grippe porcine et le débat autour des antennes- relais de téléphonie mobile, tous ces problèmes de santé publique ont contribué à mettre en relief la place désormais centrale accordée au principe de précaution dans le domaine de la santé.
    Dans une journée d'études réunissant des spécialistes issus du droit, de la médecine, de la santé publique et de la philosophie, le Centre Canguilhem (Université Paris VII) s'était efforcé, en 2008, de faire le point sur la manière dont ce principe a été intégré tant au niveau de la santé publique que dans la pratique clinique ou la recherche médicale. Ce sont ces réflexions qui sont ici publiées. On y voit comment le principe de précaution a transformé les politiques de gestion et de prévention des risques, mettant l'accent sur l'anticipation des risques potentiels et modifiant les procédures d'évaluation et de décision en santé publique.
    Le principe de précaution impose des obligations nouvelles mais pose aussi des problèmes nouveaux, tant juridiques qu'éthiques. Les débats, parfois tranchés, qui sont ici retranscrits, montrent les difficultés auxquelles se trouvent confrontés les divers praticiens. Plus généralement, ce volume permet de dresser un panorama du dispositif de précaution qui s'est mis en place au niveau international et national pour la gestion des crises et la détection des menaces sanitaires, dans un monde présenté comme " incertain ", soumis aux aléas des innovations technologiques et à la mondialisation.

  • Qu'un interet renouvelé se manifeste aujourd'hui pour la versant épistémologique de l'oeuvre de Gaston Bachelard peut se comprendre au regard de l'histoire contemporaine de la philosophie des sciences.
    Cette histoire a été dominée durant la plus grande partie du XXe siècle par une doctrine - celle de l'empirisme (ou positivisme) logique - promue à Vienne à la fin des années 1920 par une institution originale, le Cercle de Vienne qui publie son manifeste en 1929, et s'organise comme un mouvement à visée universelle et progressiste - celui de la «conception scientifique du monde».
    La tradition française de la philosophie des sciences a pris d'entrée de jeu un tout autre chemin. Si elle ne les a pas ignorées, elle a refusé de souscrire aux thèses majeures du positivisme logique lorsqu'il s'est présenté à elle. Elle a toujours lié étroitement philosophie et histoire des sciences.
    Dans le titre de ce petit livre écrit durant l'année universitaire 1967-1968 sous la direction de Georges Canquilhem, Dominique Lecourt a avancé l'expression d'«épistémologie historique» pour signaler, à propos de Gaston Bachelard, cette particularité.

  • Dans la postface de ce livre, l'auteur analyse la doctrine de l'" Intelligent design " au coeur de débats internationaux passionnés. Ses adeptes conçoivent l'évolution comme guidée par quelque plan secret d'inspiration divine qui se manifesterait spécialement dans la logique du vivant. L'enjeu immédiat de ces débats autour de Darwin est l'enseignement de la biologie à l'école, bien au-delà désormais de l'Amérique, dans le monde musulman, parmi les juifs et les catholiques, jusque dans les institutions européennes... La " science de la création " persiste à se vouloir fondée sur la Bible. L'" Intelligent design " prétend établir une preuve scientifique de l'existence de Dieu. N' y a-t-il d'autre réponse à ces extravagances que l'athéisme militant oe

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  • L'erreur médicale

    Dominique Lecourt

    • Puf
    • 15 November 2006


    depuis 2005, le centre georges canguilhem et l'académie nationale de médecine organisent des séminaires communs dont le premier a été consacré à l'étude de la filiation.
    le second séminaire organisé en janvier 2006, avait pour thème les " effets indésirables " induits par les soins médicaux et portait un titre volontairement provocateur de l'infaillibilité médicale. le choix de ce thème reflète l'une des préoccupations majeures de la pensée médicale, mais aussi sociétale et juridique, face à une médecine de plus en plus performante avec des risques croissants qu'il convient de maîtriser.
    il s'agissait d'inaugurer un débat entre praticiens du milieu médical, juristes, philosophes, assureurs, sans oublier les patients devenus des " usagers du système de santé ". cet échange d'expériences a permis de montrer une profonde évolution : la prise en compte d'une nécessaire et réelle " prévention " se substitue peu à peu à la notion de la seule " compensation " des éventuels dommages liés à une intervention médicale.
    cette recherche d'une action efficace de prévention suppose un véritable changement de culture de la part de l'ensemble des personnes du monde de la santé. la décision de publier ces débats relève de cette volonté de favoriser le développement de la culture qualité-sécurité, de promouvoir une solidarité renforcée concernant l'appartenance à un ensemble humain et technologique dont l'efficacité dépend, non seulement de la compétence individuelle du personnel médical, mais aussi de la conscience d'une co-responsabilité dans l'efficacité du système de distribution des soins.


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  • Le positivisme logique ? la france l'ignore à peu près totalement. pourtant, son histoire se confond avec celle de la philosophie contemporaine. tout commence vers les années 30 avec un petit groupe de scientifiques - le "cercle de vienne" - qui rêvaient de révolutionner la philosophie, de libérer la science et de délivrer l'humanité de ses démons fratricides. leur doctrine s'est vite muée en philosophie du fait accompli ; elle est à présent dans un état de crise ouverte. deux personnages tiennent ici les premiers rôles : karl popper et ludwig wittgenstein. a partir d'une interprétation inédite de wittgenstein, qu'il arrache à son enterrement "analytique", dominique lecourt dénoue le destin du positivisme logique et démontre les défaillances de l'alternative poppérienne. les garanties épistémologiques des sciences humaines sont, une à une, récusées et un diagnostic de leur malaise actuel esquissé. a leur tour les bases philosophiques matérialistes du marxisme sont soumises à un réexamen radical... c'est notre présent philosophique qui est, dans ce livre, mis en jeu. contre toute pensée d'ordre, est inaugurée une nouvelle pratique : le "surmatérialisme".

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  • La mort de la clinique ?

    Dominique Lecourt

    • Puf
    • 7 November 2009

    "Depuis 2005, le Centre Georges Canguilhem et l'Académie nationale de médecine organisent des séminaires communs. Des ouvrages, tels que L'Erreur médicale (Puf, 2006), en sont issus.
    Si la clinique se présente comme une activité qui s'exerce auprès de malades alités, la pratique médicale s'est vue bouleversée par une progressive déshumanisation du processus allant du diagnostic au pronostic pour aboutir à la thérapeutique. Alors que le temps consacré au dialogue avec le patient ou à l'examen physique vient à manquer, l'écran technologique interposé entre le patient et le médecin s'épaissit. L'ère du « colloque singulier » paraît désormais révolue.
    En effet, le poids financier considérable du secteur industriel désormais greffé à la clinique, de même que l'action des pouvoirs publics qui encouragent l'automédication, laissent planer un doute quant aux interactions entre raisons économiques et sécurité des patients. De même, les motifs éthiques ou religieux, qui contreviennent à l'exercice normal de la médecine en attisant le soupçon sur la palpation du corps ou sur les essais cliniques, en particulier dans les pays en voie de développement, laissent entrevoir une solution « technique » et l'avènement du « patient robot » à l'ère de la simulation. Face à l'accentuation de ces problématiques, la publication des ces débats relève d'une volonté de palier le désagrégement du facteur humain au sein de la clinique moderne." Dominique Lecourt, Didier Sicard, Alain-Charles Masquelet, Huguette Le Foyer de Costil, Guy Vallancien, Monique David-Menard, Daniel Widlöcher, Bernard Charpentier et Jean-François Braunstein ont participé à la rédaction de cet ouvrage.

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  • L´ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l´élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d´une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l´avenir de nos sociétés.

  • L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une "philosophie des sciences" pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

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