• L'oeuvre de Napoléon

    Didier Laroque

    • Rocher
    • 3 March 2021

    Napoléon ne s'est pas ennuyé à Sainte-Hélène, il y paracheva secrètement l'un de ces grands poèmes qui fondent la dignité humaine. Une oeuvre élaborée au long et en marge de sa célèbre carrière ; et que la malveillance fit disparaître. Chateaubriand seul devina sous le « Dieu de la guerre » un être contemplatif, notant : « Il n'eût pas été ce qu'il était, si la muse n'eût été là. » Un vieil homme retrouve le poème. Il lui est dérobé. Commence alors une enquête pleine de rebondissements. S'identifiant peu à peu à l'Empereur, le vieillard sera gagné par l'énergie d'une vie nouvelle.

    Didier Laroque peint avec une érudition savoureuse un portrait inédit d'une des plus fascinantes figures de l'histoire.

  • Au siècle dernier, en divers lieux d'Afrique et d'Europe, jetés dans des aventures violentes, deux hommes attendent chacun d'accomplir l'acte qui donnera une plénitude de sens à sa vie. Ils se rencontrent, se découvrent leurs espérances, les croient complémentaires. Ils pensent former l'accord du héros et du poète : le geste courageux que l'un désire accomplir est cela même dont l'autre aspire à être le témoin le témoin, pour faire un récit. Naît une forte amitié. Mais le temps la ruine. Ils s'impatientent, se lassent, se désabusent beaucoup. Quand l'espoir semble faux et le dénuement parfait, survient ce qu'ils attendaient : la chevelure du dieu Kairos.

  • Paysage et ornement

    Didier Laroque

    • Verdier
    • 21 April 2005

    Les publications savantes consacrées au paysage abondent et portent sur mille aspects qu'on lui reconnaît, mais sait-on dire foncièrement et assurément de quoi il s'agit ? En désirant parvenir à quelque certitude, nous avons lié ici la compréhension du paysage à celle de l'" ornement ", entendu dans son sens antique et architectural d'ordre ; car il nous apparaît que cette vertu d'ordination éclaire d'une manière inédite et pertinente l'énigme du paysage. En effet, l'ornement pourrait bien se confondre avec la sagesse qui s'ajoute au pays, celle qui paraît sur les tableaux de Poussin rythmés par l'imitation de Palladio, ou dans les oeuvres du Lorrain qui progressent régulièrement en profondeur depuis l'harmonie d'un monument, jusqu'à l'horizon portant le poids du ciel comme une colonne reçoit une architrave. Le paysage se donnerait pour le lieu où architecture et peinture passent l'un en l'autre, où la crise architecturale cosmique des lumières se pressent et s'accomplit ; de telle sorte qu'au rebours de l'apparence, ne serait en question aucune image de la nature : son absence même deviendrait éloquente. Recueillant diverses études de théorie des arts et des lettres unis dans ce même objet de pensée, le présent ouvrage comporte quatre parties distinctes : une définition générale de son propos, où paysage et ornement sont évalués séparément et conjointement ; une réflexion sur l'architecture et le disegno dans leur relation à la nature et à l'espace ; une interrogation portant sur la spécificité de la peinture de paysage, puis sur ses formes variées et sur le Land Art ; une étude enfin de paysages littéraires spécifiques : ceux de Hoffmann, de Hugo et de Pessoa.

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  • On croit aujourd'hui pouvoir regarder comme " architecture " un édifice célébrant l'habileté à bâtir, ou enjolivant l'utilité; - ce qui ne mérite pas d'être cru. Car l'architecture est toute grecque. Seuls le temple dorique et sa postérité, parce qu'ils prennent en garde le suprême spéculatif, sont dignes de réflexions.
    Les sept études, ici réunies, prétendent montrer et étudier la condition du legs architectural grec dans l'époque moderne. Elles s'attachent à quelques réalisations, projets et traités choisis d'après leurs vertus exemplaires: ceux de Palladio, J. Perret, F. Blondel, Fischer von Erlach, Napoli; ceux du P. André, de Boullée et de Praz. Selon cet ensemble, réfléchir sur l'architecture paraît dévoiler l'essence du poème ou de l'oeuvre d'art.
    Didier Laroque, architecte DPLG, ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome, docteur en urbanisme, est maître-assistant à l'école nationale supérieure d'architecture Paris Val-de-Seine.

  • Plus qu'un livre, il s'agit ici d'une main tendue, d'une conversation sans comédie, décrivant l'essor d'une conscience à la recherche d'elle-même, c'est-à-dire de sa propre mesure, ici nommée «grandeur». Cet essai prend la forme d'un récit assez animé, sensible, vif, souvent très incarné, où un homme est seul au creux de l'expérience. L'ensemble se développe selon trois stades: la découverte de l'exil humain, celle de la patrie, puis celle de la grandeur qui accorde l'exil et la patrie. Contre l'usage des antidépresseurs et des anxiolytiques, cet essai fait valoir que l'angoisse est le précieux capital humain, l'appel nécessaire à la vie illimité de l'esprit; une méditation qui permet de comprendre notre situation, de soutenir notre séjour et de cesser de vivre comme ne vivant pas.

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  • L'été de 1803, un jeune officier de chevau-légers cantonné à Dijon est chargé de porter un message à Choderlos de Laclos, qui commande l'artillerie d'une armée d'observation dans les États de Naples.
    Le voyage en Italie, jusqu'à Tarente, est riche en péripéties : le messager connaît l'amour, défend sa vie, découvre enfin, avec la teneur étonnante de la lettre transportée, la gloire secrète de vivre.

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  • Ni le sublime ni l'architecture ne doivent être des domaines restreints aux seuls spécialistes. Bien au contraire, ils se destinent au partage et à la cohésion de la cité.
    L'étude que nous proposons, unique en son genre, tente de montrer ce qui joint essentiellement sublime et architecture. Depuis l'époque de Tibère, où le Pseudo-Longin composa probablement la lettre-traité qui en fit le premier éloge, jusqu'aux propos contemporains qu'il suscite, le sublime s'entend généralement comme l'expérience principielle de la vie humaine.
    On peut prétendre rapprocher un tel zénith vital de l'architecture lorsqu'elle est conçue selon son sens fondateur, si l'on prend au sérieux le mot architectonia marquant son apparition. Assemblage d'archè et de technè, il fait entendre la signification originelle d'une production du principe. Le sublime réalise donc l'épreuve de ce que l'architecture manifeste.
    Il ne s'agit pas, avec le sublime, d'analyser une catégorie esthétique particulièrement intéressante et séduisante, mais de chercher à reformuler l'esthétique tout entière. Nous soutenons que l'esthétique philosophique n'est pas à même de livrer le sens de l'architecture, et même, qu'à l'inverse, la prise en considération de l'architecture peut fonder l'esthétique, et agir ainsi en faveur d'un nouvel ordre de la cité.

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  • Quelle est la nature polymorphe, rebelle à toute délimitation, et donc proprement étonnante, du sublime ? En quoi consiste sa véhémence, sa force dynamique et dangereuse ? Comment expliquer les paradoxes de la sidération ou du plaisir négatif que son sentiment, sa passion ou même sa crise, engendrent chez tous ceux qui en font, moins l'expérience que l'épreuve ? Telles sont les trois principales questions que l'ouvrage entend poser dans l'inspiration des travaux de Baldine Saint Girons et de son livre Fiat Lux. Une philosophie du sublime (1993).

    Avec le soutien de l'École nationale supérieure d'architecture Paris Val de Seine, du CERILAC EA4410 (Centre d'études et de recherches interdisciplinaires de l'UFR Lettres, arts et cinéma) de l'université Paris Diderot (Paris 7) et l'équipe d'accueil HCA (Histoire et critique des arts) de l'université Rennes 2.

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