• " la france n'aime pas son industrie ", disait georges pompidou.
    De fait, entre la société française et l'activité manufacturière, le malentendu vient de loin. comme si notre industrie savait toujours été " en retard " et que nos patrons ne savaient être que " malthusiens ".
    L'auteur n' a pas voulu bâtir une légende dorée contre cette légende noire, mais éclairer la complexité d'une aventure qui dure depuis cinq cents ans.
    S'appuyant sur une historiographie en plein renouvellement, cet ouvrage décrit les étapes et les rythmes de cette industrialisation de longue haleine, en essayant de répondre aux questions de fond : peut-on encore parler, dans le cas de la france, de révolution industrielle ou faut-il proposer une autre trajectoire ?
    Cette histoire est à la fois celle des procédés et de ceux qui les mettent en oeuvre, entrepreneurs et ouvriers.
    Ont-il dû compter avec cet acteur central de l'histoire nationale, l'etat ?.

  • " La France n'aime pas son industrie ", disait Georges Pompidou.
    De fait, entre la société française et l'activité manufacturière, le malentendu vient de loin. Comme si notre industrie avait toujous été " en retard " et que nos patrons ne savaient être que " malthusiens ".
    L'auteur n'a pas voulu bâtir une légende dorée contre cette légende noire, mais éclairer la complexité d'une aventure qui dure depuis cinq cents ans.
    S'appuyant sur une historiographie en plein renouvellement, cet ouvrage décrit les étapes et les rythmes de cette industrialisation de longue haleine, en essayant de répondre aux questions de fond : peut-on encore parler, dans le cas de la France, de révolution industrielle ou faut-il proposer une autre trajectoire ? L'industrie a ses territoires.
    Comment a évolué, à toutes échelles, la géographie de la production et que nous apprend, pour l'étude des sites, l'archéologie industrielle ?
    Cette histoire, enfin, est à la fois celle des procédés et de ceux qui les mettent en oeuvre, entrepreneurs et ouvriers. Ont-ils dû compter avec cet acteur central de l'histoire nationale, l'Etat ?

  • Le travail construit et transforme des paysages.
    L'agriculture, dans la très longue durée, a façonné ses espaces de travail. Qu'il s'agisse d'irrigation, de grande culture ou de jardinage, de pacages, de déforestation, nous sommes confrontés à un feuilleté d'histoire dont il faut tenter l'archéologie. L'industrie a tôt marqué sa place, dans le plat pays, par les travaux miniers ou dans le tissu des villes, en créant des bâtiments de toutes tailles voués à la production marchande.
    A côté des lieux de travail, un nouvel habitat s'est créé, massif, répétitif. Les friches industrielles et les terres délaissées constituent un moment de transition majeure dans l'histoire de ces paysages. Des politiques ont été élaborées, qui souhaitent combiner le maintien d'une activité et le traitement de ces espaces mutilés. Suffit-il de verdir les terrils ou de protéger des haies rélictuelles pour redonner du sens à ce qui n'en a plus ? Pour aborder ces questions vives, des historiens, des géographes, des ethnologues, des agronomes ont associé leurs méthodes et leurs outils.
    La plus longue durée était nécessaire : ce livre circule de l'Egypte des pharaons à la France médiévale et à l'Allemagne contemporaine. Enfin un jeu d'échelles, allant d'un site ou d'un ruisseau à une région entière, rend bien la richesse de la démarche.

  • Notre monde croule sous les emballages. En ce domaine, il aspire à la parcimonie et cultiverait presque la nostalgie du vrac. Ce sentiment de surabondance est un souci de pays riches. En Inde ou en Egypte, l'urgence est plutôt de conserver les récoltes en bon état. Chaque emballage efficace est ainsi une victoire ; les denrées périssables y gagnent en sursis. Cela n'empêche pas d'ailleurs la marée des sacs plastiques d'envahir les faubourgs des métropoles du Tiers-Monde, au gré des décharges et du vent. Limité dans l'espace, l'excès dénoncé est en outre récent. Il y a trente ans, en France, le tout-emballage n'était pas à l'horizon. Mettre notre époque en perspective historique permet d'éviter l'anachronisme. On gagne plus encore à choisir la longue durée. Où situer le point de départ ? Envelopper les marchandises a toujours été le moyen de les transporter en sécurité. Mais pour que cette action soit plus qu'épisodique, il faut que l'économie marchande devienne le mode dominant de la production et de l'échange. Alors la circulation intense des biens de consommation tend à faire de leur enveloppe un besoin ordinaire. Des papeteries se créent pour fournir l'emballage du sucre, des aiguilles et des épingles ; des verreries à bouteilles se multiplient à proximité des grandes villes. Les ports reçoivent à profusion des caisses et des balles ; les marchés sont encombrés de hottes, de cages et de paniers. C'est ainsi qu'à commencé, en France, au XVIIIe siècle, l'histoire moderne de l'emballage.

  • Quelle image retenir de François de Wendel : celle du chef de la Maison sidérurgique lorraine, de 1906 à 1949, ou celle d'un homme politique de droite, député puis sénateur, meneur dans l'ombre du camp conservateur ? Doit-on considérer surtout sa très longue présidence du Comité des Forges ou plutôt son action, pendant vingt-trois ans, au Conseil de régence de la Banque de France ? Ces fonctions assumées et ce pouvoir supposé ont fait de lui la cible de tous ceux, à gauche comme à droite, qui combattaient l'influence des " puissances d'argent ".
    Homme public mais discret, voire secret, il a été plus cité que connu et compris.
    A-t-il réellement retardé, pendant la Grande Guerre, le bombardement de ses usines du bassin de Briey ? L'accusation, qui reparaît épisodiquement de 1919 à 1949, est symptomatique du procès en trahison qui, d'un après-guerre à l'autre, lui a été fait. Image contre image, François de Wendel et les siens ont toujours revendiqué un patriotisme intransigeant et une vigilance continue à l'égard de l'Allemagne, qu'elle fût impériale, républicaine ou nazie.
    Le plus parisien des Lorrains a été également soucieux de quadriller son territoire industriel et de pratiquer un paternalisme efficace. Bien qu'attentif à l'innovation technique, il ne mettait cependant rien au-dessus de l'indépendance et de la continuité de sa Maison, au risque de réagir avec retard aux changements de sa branche d'industrie. Il se sentait en effet comptable de plus de deux siècles d'histoire d'une dynastie et d'une profession qu'il a personnifiées.
    Après lui, l'une et l'autre changent. Il aura été le dernier maître de forges.

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  • La France de l'industrie, dans la première moitié du XXe siècle, est un peu une France qui s'en va , encore familière par ses grandes usines sidérurgiques ou ses barrages, déjà effacée dans ses chevalements de mine abattus, ses ateliers sur cour transformés en lofts, ses usines de banlieue qui ont laissé la place à des stades ou des grandes surfaces. Pourtant, l'activité fabricante a été intense et diversifiée. Le charbon, l'acier, les textiles, ont continué de marquer l'économie et les paysages, tandis que les nouvelles industries, électriques, automobiles, aéronautiques, chimiques, installaient leurs machines et leurs pratiques. La richesse de la période, c'est aussi l'omniprésence du travail industriel, pas seulement dans le Nord-Pas-de-Calais, en pays stéphanois ou en région parisienne. Il est aussi question ici, entre autres, de l'ardoise en Anjou, des chaussures à Fougères ou des peaux à Annonay. Des patrons et des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers et des ouvrières ont été les acteurs de cette aventure.

    Le reportage photographique, la carte postale mais aussi l'affiche et les en-têtes de factures nous racontent cette histoire du travail et du hors travail, des gestes et des luttes, de la famille, du «chagrin» et de «l'échappée belle».

  • Troisième tome de l'Histoire de la France contemporaine, c'est aussi le troisième volet du tryptique sur la Révolution française. Comme pour les autres ouvrages de la série, on s'est efforcé, ici, de retracer l'histoire la plus globale de la France entre ces deux moments dramatiques que sont les deux coups d'État de Thermidor et de Brumaire. On s'est pourtant appliqué à conjoindre le récent ou l'événementiel qui restent indispensables, et l'analyse sociale, économique, et idéologique en évitant les " tiroirs ".
    Ce troisième tome de l'histoire de la France contemporaine nous conduit du 9 Thermidor (juillet 1794) au 18 Brumaire (novembre 1999). Sous l'instabilité politique dont profitera finalement l'ascension de Napoléon Bonaparte, l'auteur nous présente une période plus originale et plus créative que le simple épisode de transition qu'on s'était habitué à considérer en elle.

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