Sciences humaines & sociales

  • La conscience est un champ de bataille où s'affrontent les idées, en un tumulte sur lequel continuent de planer les ombres du Théâtre Cartésien.
    Les certitudes en apparence les plus fortes, ancrées dans des notions qui tendent à préserver l'esprit de tout modèle qui nous en délivrerait, continuent de dispenser un brouillard que Daniel Dennett s'efforce allègrement de dissiper en s'attaquant aux contre-sens ou aux pseudo- évidences dont la plupart des débats sont inutilement encombrés. Abandonnant le rêveur à ses rêves et le magicien à sa magie, Daniel Dennett poursuit ici, avec brio, une entreprise de clarification qui tourne le dos aux convictions les plus tenaces, en faisant appel à un modèle qui ne s'en laisse pas conter, celui de la "célébrité cérébrale" : "Dans le cerveau, pas de Roi, pas de Contrôleur Officiel des programmes de la Télévision d'Etat", écrit-il.
    La démocratie, l'anarchie y sont autrement plus actives et efficaces. La conscience n'est pas un "médium de représentation"... Elle a "plus d'affinités avec la notoriété qu'avec la télévision".

  • En 1991 Daniel C. Dennett publiait un livre : La Conscience expliquée, qui devait avoir une forte influence sur les recherches scientifiques et philosophiques à propos de l'idée de conscience. De Beaux rêves (2005) revient sur l'idée de conscience conçue non plus comme « théâtre cartésien » se déroulant dans un site privilégié du cerveau où tout se passe, mais plutôt comme modèle à versions multiples selon lequel la conscience humaine serait une sorte de logiciel mental qui réorganise l'architecture fonctionnelle du cerveau lui-même.
    Avec la clarté et le brio qui le caractérisent, Daniel C. Dennett s'appuie sur des expériences de pensée, des tours de cartes ou des métaphores telles que la valeur intrinsèque d'un billet d'un dollar pour appuyer ses thèses.

  • Il y a des milliards d'années, il n'y avait pas de liberté sur Terre. Car il n'y avait pas de vie. Quelle forme de liberté a évolué depuis les origines de la vie ? Peut-il y avoir liberté et libre-arbitre dans un monde déterminé ? Si nous sommes libres, sommes-nous responsables de notre liberté ou n'est-ce qu'un hasard oe
    À ces questions philosophiques classiques, Daniel Dennett apporte des réponses originales fondées sur la biologie de l'évolution et les sciences cognitives. On croit en général que ce qui est déterminé est inévitable. Seul l'indéterminisme ferait de nous des êtres libres. Rien de plus faux, selon Daniel Dennett. On estime en général que, dans un monde déterminé, nous n'avons pas de choix réel, seulement une apparence de choix possible. Rien de plus faux, là encore.
    Où l'on découvre pourquoi, un jour, nous pourrions peut-être créer des robots capables d'être libres...

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