• Un mariage en robe blanche, deux charmants bambins, un bel appartement et une résidence secondaire - Bob et Sarah incarnent parfaitement l'image de la félicité conjugale. Et peu importe si la mariée n'était pas vierge, si Bob préfère les prostituées, si Sarah ne supporte pas sa progéniture et si leur accession à la propriété a spolié un couple de personnes âgées... L'essentiel n'est-il pas d'avoir l'air heureux et de susciter l'envie, coûte que coûte ?
    Cruelle, lucide et grinçante, cette comédie parle du désir, des apparences, du mensonge et de la réalité, dans la France des cinquante dernières années.

  • Brillant normalien, de famille athée, françois katz ne se sent juif en rien.
    Le régime de vichy et les nazis vont lui démontrer le contraire. interné par la police française dans le camp de drancy, il est pris dans un engrenage qui le conduit à participer à l'inconcevable. un salaud ? une victime ? non ! tout simplement un homme qui veut survivre à tout prix. de drancy à treblinka, en passant par auschwitz, françois est plongé dans le complexe concentrationnaire des camps d'extermination que les s.
    S. , avec leur humour très particulier, désignaient comme l'anus du monde. ce voyage au fond des ténèbres est également un parcours initiatique. françois s'accoutume à l'horreur, exécute les tâches les plus abominables, mais aussi s'interroge, compatit, aime ou se révolte à sa manière. peu à peu, celui qui avait été une parfaite bête à concours s'humanise. au terme de son itinéraire, chacun peut se demander : qu'aurais-je fait à sa place ? dans ce livre, la fiction prend le relais de la mémoire.
    Grâce à une écriture acérée, hallucinée, zimmermann transcende les faits les plus insoutenables et les métamorphose en diamants noirs. un impitoyable constat sur la nature humaine. un roman bouleversant et inoubliable.

  • Un pauvre gosse, ce Patrick surnommé le « Gogol » - parce que débile présumé ?
    Tout le laisse croire, il est laid, il sent mauvais et on le dit martyrisé. Mais ce faux débile est supérieurement malin... L'occasion pour Daniel Zimmermann de transplanter les grands mythes dans la banlieue. Violent, cruel, ce texte est aussi la belle et naïve histoire d'un amour hors du commun.

  • Le spectateur

    Daniel Zimmermann

    Le Spectateur, c'est l'histoire d'une existence, celle de Serge Gautier. Fils d'un couple communiste de la banlieue parisienne, il connaît une enfance heureuse, faite de rencontres, de bagarres, de vie de groupe et de moments de solitude. Serge voit naître sa petite soeur et disparaître son père dans les camps de concentration. Jeune homme, il s'occupe de sa mère, travaille comme ouvrier qualifié, découvre les femmes sans jamais s'attacher vraiment à l'une d'elles. A défaut de vivre sa propre vie, Serge Gautier passera son temps à observer celle des autres. Par procuration, il s'introduit dans les amours ou la mort de ses parents, de sa soeur, de ses amis, ou mêmes d'inconnus croisés au hasard. Serge Gautier est le témoin d'une époque, le XXe siècle. Personnage errant au rôle indéfini, confus, il devient l'observateur privilégié de la banlieue parisienne et de ses mutations, depuis les années 1930 et leurs logements campagnards jusqu'aux années 1980 et leurs tours de béton. Spectateur des bouleversements de ce décor, Serge connaît aussi les acteurs qui l'animent : le quotidien des ouvriers, les règlements de compte entre bandes rivales, les aventures amoureuses, mais aussi la résistance, le drame de la déportation, la guerre d'Algérie - autant d'événements qui défilent sous ses yeux d'enfant, d'adolescent, puis d'adulte. Et de simple spectateur, qui semblait refuser toute implication dans ce théâtre de l'humanité, il deviendra metteur en scène de son entourage, et de son propre destin.
    C'est d'une plume à la fois incisive et tendre que Daniel Zimmermann trace le parcours de la vie ordinaire de son personnage. Serge Gautier a ceci de prodigieux que, d'une vérité violente et crue, il fait surgir la beauté de l'imaginaire. Invisible ou presque aux yeux du monde, il voit tout, l'infime du quotidien comme le considérable de l'Histoire. Humour et gravité teintent ce récit qui, d'une réalité terre à terre, prend son élan et s'envole dans l'atmosphère vaporeuse des rêves et du fabuleux. Sans jamais sombrer dans le sentimentalisme ou la nostalgie, Le Spectateur raconte, à la façon de Zola ou de Maupassant, l'aventure sociale du XXe siècle.

  • L'anus du monde

    Daniel Zimmermann

    Sur commande
  • " le sous-lieutenant muguet a été tué sur le coup.
    Près de lui le cuirassier hervet est étendu face contre étoiles. il ne saura jamais qu'il a été descendu par ses camarades de peloton. entre autres, une balle de neuf millimètres est entrée par le poignet, est ressortie par le coude. son bras blessé bat le rythme de son agonie. régulièrement comme un métronome. " (méprise, extrait).

    Indisponible
  • Du début des années 1950 à la fin des années 1980, une grande épopée amoureuse dans la banlieue sud de Paris. Comme Roméo et Juliette, Marc et Jeanne éprouvent d'emblée le coup de foudre, alors que le monde des adultes s'oppose à leur amour d'adolescents. Mais quand on est apprenti maçon et manoeuvre en usine, on ne subit pas le destin, on le fabrique. Les deux chats parallèles ne connaissent pas les mots susceptibles de rendre compte des méandres de la passion. Aussi, pour exprimer leurs sentiments, recourent-ils au vocabulaire de leurs métiers et au langage codé du parti communiste.

    Sur fond de guerre d'Algérie, ils finissent par se marier. Leur légende conte la mise en oeuvre de leur « programme commun » : ne pas avoir d'enfant, ne pas s'endetter à vie pour construire une maison. Au fil des ans néanmoins, l'exigence absolue s'effrite avec les tentations du confort matériel et de l'infidélité. Le couple se sépare alors, afin de retrouver sa pureté d'antan au terme d'une quête éternelle dans le labyrinthe fantasmagorique des rues pavillonnaires et des grands ensembles.

    Dans une écriture coulée et crépitante, à travers ces destinées ordinaires métamorphosées en légende, Daniel Zimmermann ressuscite une riche culture ouvrière avec ses rites et son humour, ses élans généreux et ses interrogations critiques, son langage à la fois politique et populaire, à l'opposé d'une langue de bois.

    Sur commande
  • Malgré les commémorations, célébrations et autres divertissements médiatiques à propos de la torture dont chacun connaissait l'usage depuis 1955, la guerre d'Algérie demeure un tabou pour la société française, quarante ans après la fin des hostilités.
    Daniel Zimmermann exprime dans une suite de textes constats l'horreur au quotidien dont il fut le témoin. Certaines pages de son témoignage sont presque insoutenables tant la sécheresse de son écriture souligne la brutalité et la bestialité des faits relatés. Salué par une presse unanime lors de sa première édition, en 1988, Nouvelles de la zone interdite, devenu un livre-culte, a été plusieurs fois réédité et adapté à la scène par deux compagnies théâtrales.
    Daniel Zimmermann, avait écrit pour son édition définitive, quatre nouveaux textes, intégrés à ce volume.

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