• Coupe-le

    Corinne Lovera Vitali

    Coupe-le réinvente à sa manière singulière la poésie épique. Il narre par une suite discontinue de versets non ponctués les aventures d´un Je contemporain à la conquête de lui-même. La voie qui y mène est celle des traumas amoureux et sexuels. Rien de lyrique cependant dans ce texte. Car c´est par le sexe et l´amour que s´exerce ici la domination. Chaque chant est l´exposition d´une forme de cette domination et des efforts non toujours conscients du Je pour la contourner ou la vaincre. La forme est de répétition litanique de blocs textuels sans ponctuation. L´ensemble forme un récit discontinu dont les péripéties dissimulent l´enjeu véritable : l´évolution progressive du rapport à soi du Je-Sujet. Peu à peu, de manière discontinue, par sauts successifs qui ne vont pas sans quelques régressions, l´écriture du Je, et donc le Je lui-même, change. Il devient le sujet de ses actions et de ses phrases. L´histoire que Coupe-le raconte est celle d´une écriture autant que de son personnage.

  • En quarante-sept courts chapitres, corinne lovera vitali nous invite dans la longue histoire d'amour de ses grands-parents fuyant l'italie.
    " tout ça a commencé avec les 190 centimètres de vasco qui se penchent sur 160 centimètres de rosana. tout ça a commencé avec le pénis antifasciste de vasco qui ne pouvait refuser le bonheur. le pénis rouge de vasco ne pouvait refuser la "vie facile" contre la peau libertaire de rosana, dans les cheveux libres de rosana, entre les cuisses libérées de rosana qui étaient naturellement antifascistes et ça a continué.
    C'est passé aux filles c'est passé aux petites-filles. ".

  • De ce petit livre on pourrait dire qu'il gomme et dégomme les grands hommes, mais ce n'est pas ça. Il donne et redonne plutôt.

    Il donne une place à des femmes écrasées par lesdits grands hommes et dont on ignore même les noms. Il redonne les noms de grandes femmes qui ne se sont pas laissé écraser.

    Il donne de la voix aussi. Le plus loin possible de l'autorité et de la « culture-phallus ». Au plus près des êtres et de la nature-ventre. Avec.

  • Nitti

    Corinne Lovera Vitali

    L'annonce disait : " petite entreprise de services recherche son personnel, expérience et disponibilité et débrouillardise requises, bras-cassés s'abstenir.
    " je suis sortie direction sud avec la cinquecento, six cents kilomètres et huit heures plus tard, un record, j'étais assise en face de joseph, le grand chef de on le fait pour vous. nitti est le premier roman de corinne lovera vitali.

  • Le rapport, c'est Jim qui l'écrit tous les mois pour le juge. Sa mère, Jean-François, l'instit' d'avant, l'assistante sociale, la psychologue, le juge, tous sont d'accord pour qu'il change d'air.
    Et lui aussi en fin de compte. Alors il est parti à la campagne, la vraie, dans une ferme vraie aussi. Chez Nini, une ancienne voisine qui est partie fumer des cigarettes sur le tracteur de son nouveau mari, Jos. Tout ça parce que Jim a eu une fâcheuse tendance à transformer un garage vide en caverne d'Ali Baba, un peu comme son père, en fait, qui est en taule actuellement, et c'est pour cette raison que sa mère pleure tout le temps.
    Donc il écrit, il raconte son histoire, et sa nouvelle vie, et ses projets.
    Cette histoire aurait pu être un magma de bons sentiments et de misérabilisme, mais l'auteur se garde bien de tomber dans ce travers.
    La narration à la première personne, la vivacité de l'écriture, l'humour et les différentes lectures possibles en font un texte à part, riche et simple, complexe et direct en même temps.

  • Lise est coincée à l'hôpital, la jambe gauche plâtrée. Dans le bazar de sa tête, Lise trouve des tas de vieux trucs : émotions, sensations, vieilles photos mais surtout des mots, plein de mots. Le temps de cette immobilisation forcée, Lise va essayer de se parler... Lise. avec un point dans le titre pour un roman sans ponctuation. Un texte exigeant, déroutant et magnifique.

    Indisponible
  • La taille des hommes est un recueil de six textes étroitement enchaînés, librement déroulés à la première personne - du féminin. Le texte d'ouverture, qui donne son nom au recueil, en questionnant avec insistance le plaisir des femmes et le sexe des hommes s'engage très clairement dans l'union du corps et des mots dès la première ligne: «Est-ce qu'il te viendrait à l'idée qu'un homme qui aurait de grandes oreilles t'entendrait mieux...». Une union parfois poussée jusqu'au harcèlement, qui ne se défera plus tout au long du livre. La présence de Virginia Woolf dans un de ces textes libres - «Il me vient une idée délicieuse: j'écrirai tout ce que je veux écrire» -, citation qui aurait pu figurer en bandeau de ce livre comme un fantasme absolu de l'auteur, nous donne sans doute un accès direct à une écriture du corps se faisant, sous nos yeux de lecteurs-voyeurs, écriture-corps.

  • Corinne Lovera Vitali a composé ce livre sur près de vingt ans. Il semble pourtant avoir été écrit comme il se lit, dans une forme d'urgence. Pas celle de la précipitation mais celle de la nécessité intérieure, sous le flux tendu du va-et-vient dans le temps devenu "suspendu" le long de dix-neuf chapitres d'une écriture fluide comme la vie.

    Comme une photographie, ce livre nous saisit. Il nous dit ce  qui  a  lieu  et  que  peut-être  nous  ignorons,  la disparition de sa famille, la mort de son enfant, une vie commune que l'auteur est "la seule à prolonger". Mais il exhume surtout tout ce qui nous relie, et nous relie aussi à ceux qui ne sont plus. Il nous accompagne là où certains livres, rares, peuvent nous obliger à nous enfoncer. Il nous fait rencontrer des êtres, qu'ils soient vivants ou morts, nous donnant ainsi l'occasion unique d'éprouver l'épaisseur du temps et la volupté de l'instant, l'éternel dans l'éphémère.

    Ce qu'il faut pourrait être une tombe, c'est un souffle.

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  • Il y a un mouton à l'horizon, apparu quand le vent s'est levé. Pas un ours brun, ni un porc-épic : un-gros-mouton-noir. Qu'est-ce qui le rend si attachant pour l'enfant ? Qu'il soit gros ? Qu'il soit noir ? Qu'il soit mouton ? L'enfant qui raconte aimerait que l'été dure et se questionne en observant l'animal. Ce mouton revient tout le temps le voir... à moins qu'il ne le quitte jamais. Et l'été, malgré tout, finira...
    Ce texte concis et poétique dit tout en délicatesse le rapport d'un enfant et d'un animal, à la fois réel et fantastique, à la fois animal et être vivant, semblable et autre. Leurs regards et leurs peurs peuvent-ils être les mêmes ?
    La puissance des images de Juliette Barbanègre (crayon rehaussé de couleurs par ordinateur) pousse l'étrangeté et le questionnement philosophique de ce texte tout en le rendant accessible aux enfants.

  • Kid

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    Kid, c'est le nom qu'une femme donne à ce chaton perdu qui s'installe dans sa vie à un moment où elle est elle-même un peu perdue. C'est l'été et Kid en profite : il joue dans le jardin et sieste sur les coussins.
    Tandis que la jeune femme ne voit rien de l'été et de ses couleurs. Elle revient chez elle alors que l'été s'achève et trouve ce petit chat plein de d'appétit de vie et d'affection. Elle pourrait être sa mère ! Dans les jours difficiles du chagrin et de la perte, les deux orphelins s'adoptent.

  • Des couples d'animaux improbables dans des mises en scène saugrenues totalement délirantes ! Animalamour est un trésor d'imagier animal.
    Un hymne à l'amour, un vrai, sous toutes ses formes et pour tout le monde, bien que certains couples ne peuvent pas s'aimer comme ils le souhaiteraient... L'auteur nous entraîne dans un flot ininterrompu de jeux de mots inattendus, drôles et rusés. Ainsi que Baleinorme et Taupetite n'uniront pas leur destin, tandis que Sourigolepas et Perrokeskiparle ne s'entendent pas toujours très bien !
    Après Mon chien entend bien, Corinne Lovera Vitali et Mathis réitèrent ici une brillante collaboration, riche des jeux de langage de l'une et du graphisme frais et piquant de l'autre. Ces portraits très intimes d'animaux qui ont du mal à vivre ensemble, ont la peau de nos stéréotypes quant à la saison des amours chez nos amis les bêtes, et nous font rire encore et encore.

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  • Un matin, c'est le drame : Anton découvre qu'on a volé une pastèque dans son grand champ bien rangé. Et il ne peut plus penser à rien d'autre qu'à cette pastèque disparue... Il la cherche partout, élabore des hypothèses, surveille son champ... son champ d'amour. Anton n'est pas loin d'en perdre la raison. La solution viendra de ses amis les chats sauvages. En chamboulant son champ avec vigueur et allégresse, ils lui permettront de remettre la pastèque à sa juste place et de retrouver goût à la vie !

  • Une petite fille s'interroge : mon chien a de très très longues oreilles. Pourtant il n'entend bien que ce qu'il veut. Cela tient-il à la longueur du chemin entre ses oreilles et son cerveau ?
    Ou, plus simplement, mon chien entend-il bien surtout ne pas s'embêter et n'embêter personne ?...


  • ce que salue simplement ce bravo - en vérité plusieurs bravos qui peuvent se lire et se regarder,

    mais aussi se détacher et même se dessiner au fil des années - c'est la complexité de l'arrivée du bébé dans le monde.


  • La petite princesse des airs est prisonnière depuis des années dans un vieux château. Un jour, elle arrive à s'échapper...

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