• Cet ouvrage se conçoit comme un petit manuel de ce qu'il faudrait savoir de la crise profonde qui s'est déclarée depuis quelques années en France sur la question controversée de notre histoire « nationale » : doit-elle ou non inclure l'histoire de la colonisation et de l'esclavage colonial dans notre patrimoine historique ? Ma réponse est oui, sans faux-fuyant. Mais cette réaction de bon sens ne fait pas du tout l'unanimité. Soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait « faire repentance », soit parce que l'ignorance ou la négligence entretenue depuis plusieurs générations fait qu'il ne vient même pas à l'esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale héritée n'est pas seulement hexagonale. La culture française (que d'aucuns veulent appeler « identité nationale ») résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué, et continue par ricochet de jouer un rôle important.

  • <p>L'Afrique " vue d'en bas " : c'est sur une histoire mconnue que ce livre original lve le voile.</p> L'Afrique " vue d'en bas " : c'est sur une histoire mconnue que ce livre original lve le voile. Malgr sa brivet relative, l'pisode colonial a profondment marqu les tats de l'ancien Ouest africain franais. Ils sont neuf aujourd'hui, d'ouest en est et du nord au sud : Mauritanie, Sngal, Mali, Niger, Burkina-Faso, Guine, Cte d'Ivoire, Bnin, Togo. Or, tandis que la politique " mtropolitaine " commence tre bien connue, il n'en va pas de mme de la rencontre entre coloniss et colonisateurs, de l'histoire vcue sur le terrain, tour tour et la fois lutte, dialogue et changes. L'histoire de la colonisation s'est inscrite dans le face face des institutions, des esprits et des cultures. Ce regard crois est l'origine de ce livre, fruit d'un travail d'quipe men depuis plusieurs annes par les meilleurs spcialistes africains et franais, qui ont mobilis des archives ouvertes parfois depuis peu, et les souvenirs oraux d'acteurs souvent encore en vie. La premire partie traite de thmes communs l'ensemble : la politique et la gopolitique franaises, l'arme coloniale, les objectifs conomiques, les dynamiques sociales, le rle de l'islam. La seconde partie rassemble les monographies consacres chacun de ces " tats coloniaux " : ils ont t marqus par une histoire chaque fois diffrente, suivant des milieux gographiques contrasts, des pripties antrieures, des hritages dmographiques et culturels anciens, et les modalits spcifiques de la pntration franaise. Au total, un ouvrage de rfrence indispensable pour comprendre, dans les tats francophones de l'Afrique de l'Ouest, l'unit et la diversit des soubresauts et des aspirations d'autrefois et d'aujourd'hui.

  • Découverte de l'Afrique : par qui, et pour qui ? Les gens d'ailleurs, Romains, Arabes, Européens, sont les premiers qui ont écrit sur l'Afrique : leurs témoignages reflètent, au moins autant que l'Afrique réelle de leur temps, l'Afrique imaginaire dont ils ont contribué à "fabriquer" durablement le modèle. C'est à ce double titre que leurs observations demeurent instructives, surtout dans la période ancienne où ces nouveaux venus, qui n'avaient pas encore à défendre la cause coloniale, firent parfois preuve d'une liberté de jugement moins empreinte des préjugés forgés après le Siècle des Lumières.

  • Cet ouvrage est le résultat de trois années de recherches collectives qui visaient à mesurer les étapes du processus d'urbanisation en Afrique. Le lecteur y trouvera une série d'études de cas centrées sur quelques thèmes privilégiés. A partir de quand peut-on parler d'urbanisation en Afrique ? Quelles en sont les principales étapes ? Tel est le premier thème considéré. Cependant, l'accent majeur de la recherche a porté sur l'accélération du processus d'urbanisation provoqué par l'épisode colonial. L'apport le plus novateur de ce livre consiste en l'analyse précise, pour la période coloniale, de la dynamique de l'occupation des sols, des modalités de l'appropriation foncière. Cette analyse permet non seulement de reconstituer l'histoire de la ville africaine telle qu'elle s'est inscrite en son sol, mais aussi de corréler cette dimension spatiale au processus historique d'affirmation de la ville comme centre de décision politique et de stratégie économique, ainsi qu'au processus de mise en place des groupes sociaux et professionnels dans la ville. Enfin, la dernière partie de l'ouvrage s'interroge sur les filiations et les héritages entre ville coloniale et contemporaine. Sans prétendre à l'exhaustivité, le présent livre permet de suivre, à travers le temps long de l'histoire, la genèse et les étapes d'un phénomène devenu depuis peu la révolution démographique majeure de l'histoire africaine, inscrite à la fois dans l'espace et dans la société l'urbanisation.

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  • Arrachés violemment à leur terre et à leurs proches, ils furent des millions à se retrouver enchaînés, entassés comme des bêtes dans des bateaux, contraints à traverser à pied forêts ou déserts dans des conditions tellement inhumaines que presque la moitié d'entre eux en mouraient. Ce crime effroyable, qui a dévasté l'Afrique subsaharienne, a pris de nombreux visages au cours des siècles. Car ses exécuteurs et ses commanditaires sont issus de tous les horizons : de l'Afrique elle-même avec la traite interne, des différentes terres musulmanes avec les traites orientales, de l'Europe avec la traite atlantique.
    Pour comprendre l'ampleur et la complexité historique de l'esclavage des Noirs, il faut donc en faire la géographie, qui passe par les routes des différentes traites. C'est cette synthèse que Catherine Coquery-Vidrovitch nous présente ici avec rigueur et pédagogie, loin de toute polémique. Elle s'appuie sur son savoir immense d'historienne de l'Afrique, mais aussi sur le riche matériau réuni dans une série de quatre films intitulée Les Routes de l'esclavage, diffusée par la chaîne ARTE, dont elle a été la conseillère historique, et où interviennent les meilleurs spécialistes issus de nombreux pays.
    Un ouvrage aussi passionnant que terrible, qui révèle les rouages d'un système criminel sur lequel s'est construit en grande partie notre monde actuel.

  • L'Afrique subsaharienne est le berceau de l'humanité, et son histoire la plus vieille du monde. Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d'un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que celle des autres continents, mais il s'attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l'Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne.
    Or l'Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde. Elle lui a fourni main-d'oeuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd'hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l'extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l'histoire longue.
    Mais si on lui a beaucoup pris, l'Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. 

  • En Afrique, aux Antilles et sur le continent américain, les esclaves ont été des acteurs majeurs et pourtant largement mésestimés de l'histoire. À rebours de l'historiographie dominante, ce livre, qui repose notamment sur les nombreux récits de vie qu'ils ont transmis, s'attache ainsi à montrer qu'ils ont contribué à l'évolution culturelle et sociale des côtes et de l'arrière-pays africains, à la création de nouvelles sociétés métissées aux Amériques ou à l'invention de formes de résistance.
    En restituant l'intensité des échanges noués entre l'Afrique et les Amériques, et en décrivant l'importance de phénomènes tels que la traite dans l'Atlantique sud ou la généralisation de l'esclavage interne précolonial dans les sociétés africaines du XIXe siècle, Être esclave offre une synthèse particulièrement éclairante des apports les plus récents de l'historiographie internationale sur l'esclavage.

  • Une histoire de la France coloniale ? Pour quoi faire ? Pour compléter les histoires de la France rurale, de la France citadine, de la France religieuse? Pour renouveler l'histoire des colonies françaises écrite selon la mode des années 1930 ? Pour écrire enfin une histoire scientifique à partir des documents d'archives et des recherches universitaires récentes ? Ce livre, rédigé par une équipe de professeurs d'université spécialistes de l'histoire coloniale moderne et contemporaine, se veut une histoire qui soit autre chose qu'un naïf récit d'épopée ou un catalogue d'abominations colonialistes.
    Il apporte des réponses précises aux questions les plus difficiles : pourquoi la France a-t-elle, inlassablement, pendant cinq siècles, été tentée par l'aventure outre-mer et retenue par l'entreprise coloniale ? Quelles furent les motivations successives des acteurs anciens et des décideurs modernes ? Doit-on croire que les mobiles économiques, ou patriotiques, ou religieux, ou diplomatiques furent essentiels ? L'opinion française fut-elle enthousiaste, réservée ou indifférente ? L'imaginaire social, le goût de l'exotisme, l'attrait de la puissance et de la gloire ont-ils joué un rôle appréciable ? Sur ces questions : le rôle de l'Empire, le jeu politique, le processus de la décolonisation, les auteurs ont fait le point, de manière neuve et impartiale, cernant les réalités multiples d'un concept dont il était nécessaire de ressusciter la richesse.

  • De la veille de la colonisation à nos jours, la condition féminine en Afrique noire a connu d'extraordinaires mutations, à des rythmes différents d'un point à l'autre du Continent, du Sénégal à l'Afrique du Sud et du Kenya au Zaïre. Dans ce monde où modes de vie anciens et nouveaux se côtoient et se mêlent, la vie, le rôle et les activités des femmes offrent un éventail de situations extrêmement diversifiées. En un siècle, tout y a changé, à commencer par le déplacement, à un rythme accéléré, des femmes de la campagne vers les villes.

  • Le passager clandestin publie pour la première fois ce document inédit et exceptionnel : un rapport que la République française enterra en 1907, parce qu'il mettait violemment en cause sa gestion coloniale. Ce document est le fruit des données recueillies entre juin et septembre 1905 par Pierre Savorgnan de Brazza, au cours de son ultime mission au Congo français. Le rapport qui fut rédigé par le ministère à partir des archives de la mission, jugé explosif, ne fut jamais publié. Il fut oublié et on le crut perdu... Il met en lumière un système inefficace, coûteux pour l'État et surtout à l'origine d'abus massifs et intolérables. Il montre le poids exercé par les intérêts privés sur la politique coloniale. Il prouve que l'administration française ne pouvait ignorer ces dérives, qu'elle les tolérait et que, dans une certaine mesure, elle les couvrait.
    Cette publication est accompagnée de nombreuses autres archives inédites, et d'une présentation détaillée par Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure émérite de l'université Paris-Diderot, historienne de l'Afrique et de la colonisation. Le passager clandestin met ici à la disposition de tous un document fondamental pour appréhender les enjeux, les pratiques et les prolongements de l'histoire coloniale européenne du tournant du XXe siècle.
    " Tout se passe comme si on avait affaire à un cas d'amnésie collective, ou plutôt à une volonté collective de ne pas savoir, de ne pas se souvenir. " (Catherine Coquery-Vidrovitch) En 1903, le journaliste britannique Edmund Morel entreprend de lancer une campagne européenne contre les abus du " caoutchouc rouge " (sanglant) de l'État indépendant du Congo, le futur Congo belge, alors soumis au pouvoir discrétionnaire de Léopold II, roi des Belges. Côté Congo français, les abus sont réputés moins criants. Néanmoins ils sont assez réels pour provoquer quelques remous dans la presse et au parlement au cours de l'année 1904-1905. En 1905, pour tenter de faire taire les rumeurs et calmer l'impatience des autres puissances coloniales de la région, les autorités françaises se sentent obligées de dépêcher sur place une mission d'inspection. Telle est l'origine de la dernière mission en Afrique de Pierre Savorgnan de Brazza, partie le 5 avril 1905 de Marseille, qui entraîna la mort de l'explorateur, le 14 septembre 1905, à l'escale du retour à Dakar.

  • Cette histoire est celle des Africains et non plus seulement celle de leur découverte par le monde occidental. Ce fut en effet une époque de bouleversements internes : à l'ouest, les guerres saintes ( jihad ) de conquête et de conversion à l'islam ; à l'est, l'expansion du sultanat esclavagiste de Zanzibar ; au sud, les réactions en chaîne dues à l'avancée des Blancs ; au centre, la floraison de seigneurs de guerre esclavagistes...Sauf aux deux extrémités (Maghreb et Afrique du Sud), l'intervention des Européens apparut longtemps comme un phénomène mineur. Certes, la révolution industrielle occidentale a joué le rôle de catalyseur d'une intégration accélérée du continent dans le système mondial de l'époque, d'où une série de ruptures : fin de la traite atlantique, début de l'exploitation internationale de matières premières agricoles et bientôt minières, création des premières colonies. Mais ces processus se sont inscrits dans la continuité de l'histoire des peuples et des cultures.
    Les Africains ont réagi en puisant dans leur patrimoine avec une remarquable capacité d'invention, qui s'explique en partie par un long passé d'assimilation culturelle. Le XIXe siècle a provoqué un formidable métissage culturel dans des sociétés qui n'en conservaient pas moins l'illusion qu'elles pourraient en exploiter elles-mêmes les fruits, en Égypte comme en Afrique noire.L'ouvrage privilégie à la fois les différenciations régionales et les thèmes récurrents à l'ensemble du continent, soulignant la rapide diffusion hors Afrique du Nord d'un islam populaire, l'introduction encore ponctuelle mais décisive du christianisme, la généralisation du mode esclavagiste, l'essor des villes, la transformation des rapports de genre et l'émergence de formes culturelles nouvelles fondées, entre autres, sur l'usage de l'écriture.L'histoire de ce déséquilibre et des énormes soubresauts qu'il a engendrés aide à comprendre les difficultés auxquelles est confrontée l'Afrique du XXe siècle.
    Catherine Coquery-Vidrovitch, ancienne élève ENS, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris VIIDenis Diderot et directrice de la formation doctorale « Dynamiques comparées des sociétés en développement ».
    Elle a notamment publié Afrique noire. Permanences et ruptures (2e éd. révisée, L'Harmattan, 1992), Histoire des villes d'Afrique noire des origines à la colonisation (Albin Michel, 1993), L'Afrique noire de 1800 à nos jours (en coll., 4e éd. révisée, PUF, 1994) et Les Africaines. Histoire des femmes d'Afrique du XIXe au XXe siècle (Desjonquères, 1994).
    Les hommes et leur environnement. Climat et démographie.
    L'islam politique et guerrier. Maghreb et Afrique occidentale avant la conquête. L'islam politique et marchand : L'Afrique orientale. La résistance de l'animisme. Ouverture et introversion : l'Afrique centro-occidentale. La rencontre des civilisations : L'Afrique du Sud. L'intervention coloniale. Les innovations du siècle.

  • Deux siècles d'histoire d'un grand continent, d'une époque précoloniale à l'âge des indépendances. Cette étude est attentive aux dynamismes sociaux et culturels du monde africain, au poids des des dépendances, à l'effet du contexte mondial. Elle montre les réalités et les initiatives des sociétés africaines au XIXe siècle, l'ouverture au commerce, à l'islam et au christianisme, elle analyse la nature profonde de la situation coloniale, elle examine la fin du XXe siècle en observant l'évolution du monde paysan, l'explosion urbaine et la vie politique.

  • L'Afrique subsaharienne est le berceau de l'humanité, et son histoire la plus vieille du monde. Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d'un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que les autres, mais il s'attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l'Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne. Or l'Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde ; elle lui a fourni main-d'oeuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd'hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l'extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l'histoire longue. Mais, si on lui a beaucoup pris, l'Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. Cet ouvrage n'a pas pour objet de raconter l'histoire africaine dans le détail, mais il en dégage les étapes cruciales, en mettant en avant, pour chacune d'elles, quelques idées fondamentales et souvent neuves. L'objectif de ce livre est aussi, et surtout, d'aider à comprendre le présent et à en dégager des perspectives d'action pour l'avenir.

  • Ce livre traite des esclaves en Afrique, aux Antilles et sur le continent américain, en s'attachant à montrer le rôle majeur qu'ils y ont joué et en restituant leur histoire grâce aux nombreux récits de vie qu'ils ont écrits ou qui ont été recueillis. Synthèse des apports de l'historiographie internationale, cet ouvrage contribue à une meilleure connaissance d'un phénomène majeur de notre histoire et rappelle que les principaux acteurs en furent les esclaves. En restituant l'intensité des échanges noués entre l'Afrique et les Amériques, sans négliger l'importance des Européens, il dépasse une vision européocentrique encore dominante.

  • Cette histoire est celle des Africains et non plus seulement celle de leur découverte par le monde occidental. Ce fut en effet une époque de bouleversements internes : à l'ouest, les guerres saintes ( jihad ) de conquête et de conversion à l'islam ; à l'est, l'expansion du sultanat esclavagiste de Zanzibar ; au sud, les réactions en chaîne dues à l'avancée des Blancs ; au centre, la floraison de seigneurs de guerre esclavagistes...Sauf aux deux extrémités (Maghreb et Afrique du Sud), l'intervention des Européens apparut longtemps comme un phénomène mineur. Certes, la révolution industrielle occidentale a joué le rôle de catalyseur d'une intégration accélérée du continent dans le système mondial de l'époque, d'où une série de ruptures : fin de la traite atlantique, début de l'exploitation internationale de matières premières agricoles et bientôt minières, création des premières colonies. Mais ces processus se sont inscrits dans la continuité de l'histoire des peuples et des cultures. Les Africains ont réagi en puisant dans leur patrimoine avec une remarquable capacité d'invention, qui s'explique en partie par un long passé d'assimilation culturelle. Le XIXe siècle a provoqué un formidable métissage culturel dans des sociétés qui n'en conservaient pas moins l'illusion qu'elles pourraient en exploiter elles-mêmes les fruits, en Égypte comme en Afrique noire.L'ouvrage privilégie à la fois les différenciations régionales et les thèmes récurrents à l'ensemble du continent, soulignant la rapide diffusion hors Afrique du Nord d'un islam populaire, l'introduction encore ponctuelle mais décisive du christianisme, la généralisation du mode esclavagiste, l'essor des villes, la transformation des rapports de genre et l'émergence de formes culturelles nouvelles fondées, entre autres, sur l'usage de l'écriture.L'histoire de ce déséquilibre et des énormes soubresauts qu'il a engendrés aide à comprendre les difficultés auxquelles est confrontée l'Afrique du XXe siècle.Catherine Coquery-Vidrovitch, ancienne élève ENS, est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris VII-Denis Diderot et directrice de la formation doctorale «  Dynamiques comparées des sociétés en développement  ». Elle a notamment publié Afrique noire. Permanences et ruptures (2e éd. révisée, L'Harmattan, 1992), Histoire des villes d'Afrique noire des origines à la colonisation (Albin Michel, 1993), L'Afrique noire de 1800 à nos jours (en coll., 4e éd. révisée, PUF, 1994) et Les Africaines. Histoire des femmes d'Afrique du XIXe au XXe siècle (Desjonquères, 1994).
    Les hommes et leur environnement. Climat et démographie. L'islam politique et guerrier. Maghreb et Afrique occidentale avant la conquête. L'islam politique et marchand : L'Afrique orientale. La résistance de l'animisme. Ouverture et introversion : l'Afrique centro-occidentale. La rencontre des civilisations : L'Afrique du Sud. L'intervention coloniale. Les innovations du siècle.

  • Inventeur du terme de "psychonévrose" et spécialiste des répercussions organiques des troubles psychiques, Paul Dubois peut être considéré comme un précurseur des " thérapies cognitivo-émotionnelles". Plutôt que de se concentrer sur les symptômes, il s'agit - après avoir créé un lien puissant de sympathie et de confiance - d'attirer l'attention raisonnée du patient. Voici les multiples variantes de sa méthode pour rester au plus près du cas.

  • Des historiens africains se sont réunis pour confronter leur regard sur les grandes mutations contemporaines des sociétés africaines. Deux constats majeurs s'imposent : d'une part la permanence des interrogations sur continuité-héritage-rupture par rapport à la colonisation, de l'autre l'ancrage des préoccupations historiques dans le temps présent, celui de la démocratisation laborieuse et des difficultés économiques. Trois thèmes s'entrecroisent : l'héritage des structures et les nécessaires innovations, les groupes de pression et la réinterprétation du politique, les diasporas et les réseaux transculturels et trans-sociaux.

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