• Immersion dans les amourettes du Paris populaire du XVIIIe sièclePOUR UN PUBLIC AVERTI. Un cocher de Paris, avec un style empreint de fausse naïveté, narre quatre histoires amoureuses que son métier lui a données à voir, avant d'évoluer socialement et de devenir un bourgeois respectable grâce à la protection d'une riche veuve. Sur un ton de gaillarde désinvolture, ces petits récits sont l'illustration des moeurs des diverses classes sociales du XVIIIe siècle. Cette nouvelle a étonnamment échappé à la censure de l'époque.De petites histoires érotiques narrées sur un ton goguenard !EXTRAITPréface ¿ M. Guillaume au public.Monsieur le public, vous allez être bien étonné de ce qu¿un homme de mon acabit prend la plume en main, pour vous faire participant de bien des drôleries qu¿il a vu sur le pavé de Paris, où il peut dire, sans vanité, qu¿il a roulé autant qu¿un homme du monde qu¿il y ait.Quoique je sois, à cette heure, un bon bourgeois d¿auprès de Paris, cela n¿empêche pas que je ne me souvienne toujours bien, que j¿ai été cocher de place, après de remise, ensuite j¿ai mené un petit-maître que j¿ai planté là pour les chevaux d¿une brave dame, qui m¿a fait ce que je suis au jour d¿aujourd¿hui.[...]Premièrement, d¿abord et d¿un je commencerai par l¿histoire de mamselle Godiche, qui lui est arrivée dans le temps que j¿étais à la rue Mazarine, à la Glacière, à Chaillot, avec le fils d¿un marchand de l¿apport-Paris.Par après, je vous lâcherai l¿affaire de la femme de ce notaire avec un gros commis de la douane, à la foire Saint-Laurent, quand j¿étais remisier.Pour ce qui est de la troisième, ce sera l¿histoire de M. le Chevalier Brillantin, qui ne m¿a jamais payé mes gages qu¿à coups de plat d¿épée, pendant que j¿ai mené sa diligence.Et enfin finale, vous aurez celle de Mme Allain, ma bonne maîtresse, qui m¿a laissé de quoi vivre, avec M. l¿abbé Évrard, duquel elle vit son bec-jaune, comme vous le verrez vous-même à la fin du présent livre.Par ainsi, ça fera quatre aventures d¿amourettes.À PROPOS DE L'AUTEURAnne-Claude-Philippe de Tubières, dit Comte de Caylus (1692-1765) est un archéologue, antiquaire, homme de lettres et graveur français. Voyageur et collectionneur d'antiquités, on lui doit de nombreux ouvrages d'archéologie ainsi que les premières bases de la méthode comparative en la matière. Il est l'auteur de nombreuses nouvelles érotiques, parmi lesquels Histoire de Mr. Guillaume, cocher et Voluptueux Hors de Combat, incluses dans les ¿uvres badines complètes (1757), mais aussi de contes de fées : Les Féeries nouvelles (1741), Les Contes orientaux (1745) ou Cinq contes de fées (1745). À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces ¿uvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.

    Sur commande
  • Le comte de Caylus a parmi ses aïeux Madame de Maintenon et Agrippa d'Aubigné. Il abandonna une carrière militaire prometteuse pour se consacrer à l'étude des arts. Il se lia ainsi d'amitié avec Watteau et en rédigea une biographie qui fait encore référence aujourd'hui. Il s'illustra également en qualité d'archéologue.
    Par ailleurs, il fréquenta les milieux louches du Paris de l'époque ainsi que les salons littéraires et les fêtes que la duchesse du Maine donnait en son château de Sceaux. Peut-être s'inspira-t-il de ces expériences pour écrire ses nombreux contes érotiques.
    Histoire de M. Guillaume, cocher montre l'ascension sociale d'un cocher qui deviendra un bourgeois respectable, à la sueur de ses reins et grâce aux faveurs d'une dame.

empty