• Partant de l'idée que pas plus que l'on ne naît femme on ne naît homme mais qu'on le devient, cet ouvrage se donne pour tâche d'étudier les représentations qui, à différentes périodes historiques, concourent à forger une identité masculine : cette identité se constitue-t-elle indépendamment de celle de la femme ou, au contraire, en opposition avec elle ? Quelles sont ses fonctions ? Son efficace est-elle réelle ? En outre, alors que dans l'Occident contemporain l'identité sexuelle apparaît de plus en plus fluctuante, la question de savoir comment le masculin se définit désormais ne peut manquer d'être posée.
    Et, par suite, quelle image du masculin se font les hommes et les femmes ? Quelles sont les conséquences de la dissémination actuelle ? Les textes que l'on trouvera ici, articulés souplement de façon à constituer un ensemble qui concilie tout à la fois le respect de la chronologie et les regroupements thématiques, une large perspective herméneutique et la profondeur analytique, contribuent, chacun à sa manière, à établir les lignes de force à partir desquelles peut naître une pensée du masculin - jusqu'alors peu habitué à se donner en tant qu'objet et fournissent autant de bases solides pour appréhender les changements actuels.

  • Les fondements de la théorie du choix rationnel, dans ses multiples déclinaisons (économie théorique, théorie de la décision, théorie des jeux, théorie de l'action que l'on trouve au coeur de la philosophie analytique, etc.), ne sont plus aussi assurés en cette fin du XXe siècle qu'ils semblaient l'être durant, ou immédiatement après, la Seconde Guerre mondiale, lorsqu'un John von Neumann ou un Leonard Savage en posaient les prolégomènes.
    A la source des difficultés présentes, on trouve l'ambition croissante de la théorie du choix rationnel d'expliquer, et surtout de fonder, des phénomènes très éloignés du champ à l'intérieur duquel elle s'était d'abord confinée. Le défi le plus grand que le choix rationnel s'est fixé à lui-même est de rendre compte de la possibilité du jugement moral dans un monde d'individus isolés, autonomes et intéressés (et notamment de la promesse, de l'engagement, du contrat, de la parole donnée et tenue, de la menace, de la dissuasion crédible et efficace).
    C'est en tentant de relever ces défis que les théoriciens ont rencontré sur leur chemin, comme autant d'obstacles inattendus, des paradoxes redoutables. Ce livre présente les recherches les plus récentes dans le domaine. Il s'en dégage la thèse que le paradigme de la rationalité est radicalement incomplet. L'idéal de transparence qui est au coeur de la théorie du choix rationnel est incapable de venir à bout de l'extériorité et de l'opacité du collectif.
    Si elles ne prenaient appui sur des références extérieures qui les guident en les " poussant ", les interactions entre acteurs rationnels seraient en général incapables de produire à elles seules quoi que ce soit de déterminé. Les recherches ici présentées s'attachent à définir ce que sont ces dispositifs collectifs cognitifs qui encadrent et servent de support aux décisions individuelles. Elles s'inscrivent dans cette synergie entre sciences sociales, sciences cognitives et philosophie qui renouvelle aujourd'hui les sciences de l'homme.

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  • Le mouvement général des sciences est de fournir les moyens théoriques d'une reconstruction des phénomènes, en élaborant des lois explicitant leurs régularités sous-jacentes. Aujourd'hui, l'attitude générale en sciences repose sur l'a priori des déterminismes, quelle que soit leur forme. La pensée humaine, dans ses rapports au monde, est une confrontation permanente aux systèmes complexes qui nous habitent et dans lesquels nous habitons. Chacun des systèmes possède une histoire propre qui le rend singulier et source continue de surprises. On se prend à le penser comme système autonome avec ses lois et ses degrés de liberté interne. Quand il s'agit de penser l'être humain, la tentation est encore plus forte de lui prêter un libre arbitre. La question fondamentale est donc celle de la compatibilité entre la pensée scientifique en quête de déterminismes, et la compréhension des complexités, génératrice d'indéterminismes. Comment obtenir une conciliation quand, de la physique à l'éthique, en passant par la cellule biologique, les êtres multicellulaires et les sociétés, on remonte les niveaux d'organisation ? Peut-on y parvenir quant à l'être humain et la société sans remettre en question certains aspects cruciaux comme la responsabilité et l'éthique ? Ce livre a pour but de revisiter ce débat fondamental, auquel fleuri Atlan a consacré une grande partie de son oeuvre, en s'appuyant, d'une part, sur les approches récentes de la modélisation des systèmes complexes et, d'autre part, sur la tradition philosophique multimillénaire.

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  • Cet ouvrage collectif regroupe - sous la direction de Paul Dumouchel - les conférences et les débats du colloque qui se tint en juin 1983 à Cerisy-la-Salle.

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  • Du 29 juin au 9 juillet 1996 s'est tenu au Centre Culturel International de Cerisy la Salle un colloque international consacré à l'oeuvre d'Umberto Eco.
    Le colloque aborde l'ensemble des facettes de son oeuvre : les études philosophiques et sémio-linguistiques, du Moyen Age à la sémiotique actuelle, la création, l'esthétique, la narration et l'interprétation littéraires, la logique, l'intelligence artificielle et les sciences cognitives, l'informatique et les nouveaux outils de communication multimédia, le problème de la traduction et, évidemment, les romans.
    Il offre une occasion rare de pouvoir confronter, à partir de l'oeuvre d'une personnalité d'exception, les philosophies de la signification ainsi que les théories sémiotiques et linguistiques de la narrativité avec une pratique littéraire. Ce colloque est représentatif de la situation internationale de la sémiotique contemporaine puisque la plupart des grands centres de recherche (Bologne, Paris, San Marino, Aarhus, Louvain, Montréal) y étaient représentés.
    Sur le plan littéraire, il montre à quel point le laboratoire encyclopédique et l'ingénierie narrative d'Umberto Eco, avec leurs codes, leurs jeux, leurs algorithmes et leurs labyrinthes, s'ouvrent sur des dimensions anagogiques et, comme toute grande oeuvre, nous parlent des transcendantaux : le Vrai, le Monde, l'Etre, le Sens, peut-être aussi le Bien, et en tout cas la Limite, le Destin, l'Ananké, la Liberté.

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  • Remarquablement coordonné et organisé par Jean-Éric Aubert et Josée Landrieu, ce livre rassemble des textes de spécialistes de tous les continents et de toutes les grandes cultures. Ils sont organisés autour des données
    anthropologiques et historiques singulières qui déterminent les comportements individuels et collectifs ainsi que les trajectoires des sociétés et des civilisations ; la révélation de leurs potentialités que les auteurs étudient fonde leurs développements. Alors cet ensemble apporte deux idées fortes : il n'y a pas une mondialisation mais des mondialisations, vécues par les différentes civilisations selon leurs spécificités ; et émerge peut-être une mondialité autour de valeurs communes.
    Pour étayer ces réflexions, le colloque s'est interrogé sur l'utilité de développer une éthologie des sociétés humaines, élargissant la discipline communément centrée sur les sociétés animales. Des analyses éthologiques ont été fournies pour expliquer les systèmes économiques, les religions, les modes de vie, les
    dispositifs de gouvernance et pour spéculer sur leur devenir. Les pistes méthodologiques ainsi ouvertes renouvellent l'approche des sociétés comme de la prospective elle-même.

  • Le pré-texte de ce livre fut une rencontre, à Cerisy-la Salle, de lecteurs venus de quatre continents. Rencontre - en toute indisciplinarité - de la littérature et du cinéma, de la sociologie, de l'histoire et de la philosophie, la s'entendant du refus du propre, de la capacité et de l'invitation de Jacques Rancière à déjouer les places, à n'être jamais où l'on est attendu, à opérer des déplacements. La rencontre s'ancrait donc d'emblée dans l'irrespect des territoires assignés, et prêtait au périlleux défi de la vérification de la puissance de l'égalité, comme singularisation de la capacité de chacun à la manifester. Une compagnie d'indisciples singuliers s'est exercée à Cerisy à montrer ce que philosopher veut parfois dire, et peut quelquefois faire.

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