• Aux Antilles plus qu'ailleurs le cancer rouge gagne, et de mystérieux « chalutiers » comme partout, vont, viennent. Au hasard ou presque l'un d'eux est contrôlé : loto de mort pour cinq matelots et officiers de la Marine française. Alerte générale de la Martinique - secouée par les émeutes - à la Guadeloupe, et à une très étrange île franco-hollandaise, paradis fiscal en même temps que refuge des « mafiosi » retraités. Premier corps retrouvé, non loin justement d'une dame qui mouille le sable. Quoi de plus naturel qu'une dame-qui-fait-pipi sous les cocotiers entre France et Pays-Bas ? De plus inoffensif. (Même si elle se trouve près de 20 tonnes d'armes immergées, et si elle appartient à la terrible « Unité 14 » du G.R.U. « guébiste » ?) Un « Combat des Chefs » à l'ukrainienne débute, qui finira par le piqué apocalyptique de quatre Jaguar crachant de tous leurs canons-barillets de 30 mm.

  • Le journalisme mène partout et à tout, mais Jean-Michel Rettig pour sa part n'a récolté dans le métier que malchance, humiliations, quelques mois de bagne au Bangladesh en prime, etc. Lorsqu'il « couvre » en mai 75 la chute de Saigon, envoyé d'une grande agence, les ennuis à nouveau s'amoncellent. Et puis c'est le « scoop » que recherche tout journaliste. Un contact avec la plaque tournante clandestine des « Écoutes » à Saigon. En point d'orgue à ce double, triple jeu répugnant qu'ont mené tous les acteurs de la tragédie sans exception (17 minicassettes enregistrées aussitôt répertoriées en France « PRIORITÉ ROUGE », ultime échelon dans l'ultra-secret). Mais une « Priorité Rouge » politique, c'est invendable dans une agence de presse, juste de la dynamite à se faire sauter. Rettig, qui le comprend trop tard, fonce comme à l'habitude et finira par trouver ce qu'il a bien cherché : un choc en retour qui, de Singapour à Macao en passant par la sanglante ligne annamitique, où l'on recommence à se battre, les enverront, lui et ses deux femmes, début 1976, aux limites d'un monde d'où l'on ne revient jamais.

  • Un hasard tragique a voulu que Claude Rank arrivât le 16 janvier 1968 sur l'aéroport de La Aurora, au Guatemala, au moment précis où l'ami qu'il venait voir - le colonel américain Weber - était abattu sous ses yeux par des terroristes. Arrêté, interrogé, fouillé par la police guatémaltèque à la descente même du Boeing en provenance de Miami, via Cuba, il était bien près de renoncer deux heures plus tard à écrire ce récit de « politic-fiction » pour lequel pourtant il avait traversé l'Atlantique. A 14 heures, alors qu'incendies, explosions, attentats faisaient rage dans la ville, il rencontrait l'un des proches de Miss Guatemala 1959, assassinée la veille à coups de gourdin par des extrémistes. A 16 heures, il décidait d'écrire malgré tout ce roman : LE SOLDAT DE LA AURORA. C'est une femme. Diamante... Dure comme lui, résolue, implacable, pilote de chasse à vocation de kamikaze. Une femme ? Mieux. Le symbole de la guerre sans pitié que mène actuellement l'Amérique centrale contre l'arbitraire de l'injustice des trusts, mais aussi contre la monstrueuse imbécillité d'un extrémisme bien opposé, certes, au premier mais trop politisé, féroce et vain pour qu'il apporte jamais autre chose que déception, misère, corruption et anarchie.

  • Place Walther à Bolzano, Italie du Nord, un soir d'automne... Torches grésillantes au poing, musique en tête, les Sud-Tyroliens défilent, trombones et fifres, baudriers à plumes de paon, feutres ornés de poils de chamois. Parmi eux, combien de terroristes, combien de maquisards qui, demain, feront dérailler les trains, abattront des carabiniers, dirigeront un commando de représailles Kai Ingemund, le grand Kai, leader d'un des Comités de Libération, vient d'être trouvé mort et la nouvelle court à la vitesse de la foudre. Soudain, dans le Haut-Adige, c'est presque la révolution. Assassinat politique, provocation, meurtre du C.I.A. ou des services secrets de l'Est ? Une petite Française est là, jetée en pâture par le hasard au milieu des émeutes. Elle était la maîtresse de Kai. L'a-t-elle tué ? Sinon, QUI est coupable ? Le terrorisme s'étend brutalement, pylônes abattus, voies ferrées sabotées, casernes de carabiniers, commissariats sont attaqués. Gisela, passionnée Italienne du Sud, se lance à son tour dans cette véritable guerre qui commence. Avec la Force M. elle est l'une des seules à savoir qu'au bout de cette lutte, il peut y avoir non seulement un nouveau Tyrol, mais encore un autre avenir pour le Centre-Europe.

  •  La dernière Armée Blanche d'Afrique en lutte contre les Slaves et la mongolisation se trouve ici, en Namibie ! crie le très vieux major Biennerk, et son chef de 4e Section, sergent JoAnne Ward salue, sort, raidie après un demi-tour parfait. La guerre débute, sur le désert des Squelettes, dans le Sud-Ouest africain du Kaiser Guillaume qui recèle les plus importantes mines d'uranium, les plus grands gisements diamantifères du monde. JoAnne et le soldat de 2e classe Meinhild, ex-lieutenant, ex-divorcée ne sont pas loin de lui donner raison : les attaques du SWAPO bolcheviste se multiplient, s'aggravent : les Franco-Allemands décident de fournir aux mines de Rssing et de Langer-Heinrich les moyens d'accroître leur production. Moscou s'y refuse. Dans ce monde de démence du bout du Monde, la guerre éclate alors pour tout de bon sur la COTE DES SQUELETTES, et les femmes ne sont pas les dernières à y jouer un rôle.

  • Les Mémoires d'« E » ? Le monde entier les convoite ! « E » sans mémoire, et l'Allemagne fédérale peut respirer, les suicides s'y raréfient, le Chancelier retourne en paix pêcher à l'ombre de la Lorelei, les financiers de Bonn peuvent au besoin télécommander dans la coulisse l'avenir de la livre sterling et du franc. Mais une nuit, une nuit tragique, loin de Bonn et de Paris, une voiture en en télescopant une autre sur la route de Haïfa, en Israël, met accidentellement en route une machinerie géante. Sous les feux croisés des projecteurs de la police et des ambulances, Joy, jolie fille un peu folle, blonde, frêle et romantique, émergeant ensanglantée d'amas de ferrailles tordues, va devenir à la minute même et sans l'avoir voulu la cible numéro un des services spéciaux, de Bonn à Washington et de Moscou à Paris. Joy et sa guitare et son obsessionnelle terreur des « flics », Joy raffinée mais plus au moins beatnik, Joy cultivée et humiliée, malheureuse et faible, fuyant sans fin sur les plages entourant Tel-Aviv. La Force « M » va jeter toute sa puissance dans le dangereux duel qui débute. A l'issue de ce duel, au bout de cette clé que détient une petite fille écervelée de 18 ans, il peut y avoir par exemple une dévaluation en France, d'autres suicides en Allemagne fédérale, des liquidations en Ukraine, le limogeage de hauts fonctionnaires au Département d'État de Washington. Les Mémoires d'« E » ? De la dynamite !

  • Diable, oui ! Le Monde « est en marche » ! A Détroit, les Noirs se révoltent ; plus loin, on tire sur un futur Président ; à l'Est, les Démocraties Populaires bougent ; en France, en Italie, en Espagne, dans le Moyen-Orient, une force inconnue jette les gens les uns sur les autres... « Force inconnue » ? Voire... Peut-être pas si inconnue que cela. Au San Salvador, en ce mois de mai 1968, tout bougeait aussi : émeute, révoltes de paysans, troubles divers. Mais au San Salvador, trop d'enfants meurent victimes d'une étrange épidémie ; trop de récoltes sont détruites, annonçant la famine, la misère, d'autres rancoeurs. Viva la Revolucion ! La Révolution mondiale s'entend. Prince, toujours paralysé depuis l'attentat de Guatémala-City, refuse de voir lancée la Force « M » dans une aventure qui ne la concerne pas. Pourtant, l'Institut Pasteur, la Fondation agronome américaine Rockfeller sont « dans le coup ». Il faut agir, et vite. Diamante, ex-passionnée révolutionnaire de La Aurora, est-elle mêlée à toute cette agitation ? Est-elle morte, vivante ? Ange des prolétaires ou exécutante aveugle. Complice d'une explosive machination à l'échelle d'un continent... Pure, loyale, dure comme son surnom... Bombe ou Diamant ?

  • Moins 12 secondes, Albe revoit l'explosion éblouissante, les gens hurlants projetés en plein ciel dans l'apocalyptique lueur, corps qui retombent, tournoyant une seconde, abominables drapeaux rouges qu'accrochaient les squelettes d'arbres hachés depuis des jours par les incessants duels d'armes automatiques. La bouche entrouverte de terreur, il fixa bien dans les yeux le colossal vautour blanc, juste au-dessus du bec crochu à la dédaigneuse lippe ; il discernait déjà le doré des casquettes, pilote et copilote, entendait le ciel et la terre se désintégrer, pilonnage de mille débris d'acier mêlés à la chair. A ses côtés, Ray enserrait fermement de sa main droite la large poignée de mise à feu, paume écrasant réglementairement la manette de sécurité-armement et doigt dansant sur la détente électrique. Le supersonique passa au même moment au-dessus d'eux, hurlant comme mille tempêtes.

  • - J'y étais, donc j'en parle en connaissance de cause, je vous prie de le croire ! » Cuisiné par l'immigration à Port-au-Prince, bloqué par la douane à Porto Rico, obligé de séjourner - au bon moment ! - à Saint Domingue par suite de la grève de pilotes de « Jets », bousculé par des émeutiers à Caracas, secoué par les tremblements de terre à Santiago, trimbalé de Curacao à Lima et à Rio par des congressistes déchaînés, j'ai poussé en touchant Orly un énorme soupir. Quatre heures plus tard, j'étais devant ma machine pour tenter de vous distraire avec tout cela. Quel métier ! »

  • Traînées de poudre explosives, de Kazan à Moscou et à Taiwan. La « Gloire au sang » passée du petit dictateur peut-elle vraiment valoir un milliard de dollars, sans compter des bases face à la Chine ? Mais le prix à payer pour emporter l'enjeu s'avère cher. Sur l'autre plateau de la balance, morts en Normandie, déportations d'Oural vers la Sibérie, sans compter quelques luttes homériques dont les bordels d'Asie ont le secret.

  • 4 garçons et 2 filles dont l'une tenait un bébé entre les bras... Les seuls qui revirent le jour. Nous les vîmes surgir à travers les trombes d'eau puantes qu'on avait fait diriger sur eux en détournant la rivière sulfureuse. Ils émergèrent, effrayants, tout environnés de vapeur, leur Jugement dernier, accompagnés par les ordres hurlés « En joue ! Feu sur ordre ! » 20 carabines Bar dirigées sur eux. Pays de l'Est, Chili, Argentine ? Bavière été 1976... Pour « sauver les meubles » pourtant, et bien avant ce long enfer sous le Soleil des Loups, le garçon et la fille venus d'Allemagne en stop avaient tenté une ultime démarche. Personne ne les avait crus. Pas même la faune équivoque hantant le Bois de Boulogne, à Paris.

  • Qui ne se souvient de la longue marche du Che sur les plateaux andins de « l'Oriente » de Colombie ? Si les combats semblent avoir cessé au grand jour, les 800.000 morts de la guerre civile dont les stèles hérissent bananeraies, champs de caféiers et mines d'émeraude sont là pour témoigner de la férocité des affrontements. 100 Oradour-sur-Glane laissent des traces dans les cerveaux et les coeurs. La France, cependant, pas à pas, et là encore, sonde les marchés. Des acheteurs d'armes ? Olé ! Bien sûr qu'il y en a ici aussi. Mais Washington et son C.I.A. passé au crible, voient-ils d'un bon oeil ces nouveaux contrats sauvages ? Dans une petite ville du Pacifique, un très étrange évêque fait la loi. Blue-jeans, petites femmes, jeeps rapides sont sa mitre, sa crosse et ses bas violets. Et quand un nouveau scandale éclate dans un bordel « infantile » de Cali, la coupe est pleine ! Monseigneur à son tour part en guerre.

  • La fille pouvait avoir 19 ans, les cheveux caramel blanchis çà et là par les embruns. L'excitation de la course vers le poste de police de la plage avait fait glisser son short extra-court, découvrant ce que l'on voulait et les deux C.R.S. ne s'en privaient pas. Excitée, elle leur présentait une sorte de demi-sphère en plastique gaufré vert, criant presque. Un copain et elle avaient trouvé ça au large "au bout d'un long machin" en fibre de verre. Pour lui faire plaisir, ils téléphonèrent. Comment pouvaient-ils se douter que la jolie petite inconnue tenait d'une certaine façon entre ses mains le sort de plusieurs centaines de milliers de gens, bel et bien, hors roman, l'enfer pour demain ? Quoi qu'il en soit, elle leur apportait, sans le savoir, sa propre mort. Plus tard, un médecin légiste pourtant fut le seul à vraiment la plaindre quand, en découpant certains tissus, au ciseau, il constata qu'elle avait été violée. "Mal violée", précisa-t-il, et c'était là propos bien surprenant.

  • Comment diable cet officier français, en stage au Collège militaire de Fort Leavenworth, pourrait-il se douter, alors qu'il danse en plein ciel dans la carlingue d'un Sabreliner, version civile, et qu'il tient dans ses bras l'une des plus belles et plus riches filles du Missouri, que, peu de temps plus tard, il sera son prisonnier ? Peut-il imaginer qu'elle lui fera subir de très vilaines tortures, que sous l'ange se cache un singulier démon aux fâcheuses et déréglées habitudes ? Démocrates contre républicains, le raz de marée des élections d'automne balaie les derniers miasmes de Watergate, et alors c'est la guerre : déjà les républicains préparent 76 et toutes les armes, mêmes les plus ignobles, sont permises. Pris entre le marteau et l'enclume, entre la fille du nouveau gouverneur adjoint de l'État, une très épineuse affaire de manoeuvres ratées françaises et une fraction démocrate de la C.I.A. (quelque peu composée étonnamment de maffiosi et de tueurs à gages), le commandant Davolli file un très mauvais coton.

  • Quelque part dans le « patchwork » d'États d'Amérique centrale, le Belize, discrètement enfoui entre les ruines mayas mexicaines et le remuant Guatemala qui guigne son territoire. La pays de l'anarchie, du délire, du tout-permis, proie de choix pour le castrisme bolchevique. Une secte qui n'a rien à voir - mais rien du tout ! - avec ses consoeurs ès-fumisterie occupe, au bord du rio Hondo, une situation stratégique privilégiée : à quelque milles de forages « off-shore » d'un consortium anglobelizo-français, mais dont le siège est à Paris/La Défense...

  • Dans les centrales nucléaires françaises, une étrange agitation fait tache d'huile, travaux s'arrêtant, usines tout à coup en « panne », et grèves à répétition, souvent télécommandées à distance. Comment répondre à un plan de subversion, lorsque les choses sont difficiles à contrer en France, du fait de certains impératifs politiques, sinon par un autre plan de subversion ? Et c'est une nouvelle « Bataille d'Alger » qui débute, étrange et insidieuse, sans bombes ni O.A.S. comme 17 ans auparavant, pourtant pleine de mystères, semant morts et règlements de compte. Les petites hôtesses de l'air éventrées et d'anciens SS Nord-Africains de la sinistre Phalange n'y sont pas plus épargnés que les chefs du mouvement, de ce côté - ci ou de l'autre de la Méditerranée. Un combat à la « loyale » ponctué d'un coup bas inattendu.

  • Ces gigantesques bâtiments plats à trois ponts, pareils à des péniches de Titan, et qui, chargés jusqu'à la gueule de chars d'assaut, de canons, d'obus, sont remorqués au long de la Méditerranée jusqu'à Suez et plus loin, Aden, golfe Persique les marins du monde entier commencent à les connaître. Ils se signent en voyant le maléfique triple sillage : C'est la Mort qui passe. Mais le « transport d'automne » de la Barge 117 est plus maléfique encore, et le Diable s'en mêlera. (Le « diable » et les services secrets israéliens qui piègent le navire.) D'abord solidaire desdits « Services », la Force M. brusquement change de cap : entre le marteau et l'enclume, des garçons et des filles de la Marine royale des Pays-Bas que le Destin avait choisis, sans compter un officier français de la Sécurité militaire : quatre cadavres qui rompent le pacte, et marquent le début d'une guerre sans merci pour la possession - ou la destruction - de 48 milliards de francs d'armes de guerre.

  • Les rats sont parmi nous énormes, dangereux, pas toujours terrés au fond des égouts. Également, dans des forteresses d'acier et de béton à l'architecture, à l'infrastructure pleines de péril, totalement inconnues. L'une des plus importantes d'entre elles, en plein Seizième arrondissement, à Paris, est moins explorée que la planète Mars. Quel genre de rats destructeurs s'y cachent ? Une femme dont l'avortement tourne très mal, l'appel affolé d'un médecin un peu marron à police-secours, et une lourde machinerie va se mettre à tourner, qui écrasera plusieurs des rats, sèmera la terreur à coups de balles explosives jusqu'à Levallois, révolutionnera la D.S.T.

  • C'est à travers une action vertigineuse sous le brûlant soleil d'Andalousie, l'aventure d'une femme qui lutte pour une cause incendiaire, l'Alsace-Lorraine espagnole : Gibraltar. La voie du terrorisme mène à une impasse, et le « Movimiento » le comprend très vite. La Force M. - cette centrale indépendante qui doit si peu à la fiction, créée pour arbitrer les différends entre alliés et les affaires ambiguës - va-t-elle entrer en guerre ouverte contre le redoutable « Intelligence Service » gibraltarien ? Prince plonge à corps perdu dans ce monde d'hommes en colère. Mais Daïana - Daïana de Gibraltar - deviendra de toute façon « La femme à abattre ».

  • Cheikhs billionnaires en pétrodollars disposant de Boeing privés transformés en succursales volantes de lupanars des Mille et une Nuits, cadeaux d'un tiers de milliard qu'on s'échange dans la fumée du kat ou du H sur le dos des imbéciles d'Europe - nous - qui se sont laissés avoir, du courant. Une petite vendeuse de chez Cartier aux moeurs faciles, dont le grand-père était aide de camp du Kaiser, et qui signe un ambigu contrat qui va la conduire jusqu'à une Citadelle des Sables tenue par Brejnev en plein territoire « occidentalisé » du Yémen, « on » (les « Services ») ouvre l'oeil. Des gens qui s'entre-tuent en plein Paris, de la rue de la Faisanderie au Trocadéro, « on » (tous les Services) décide d'attaquer. Ça s'est - bel et bien ! - passé à Khamir. Plus tard... ou plus tôt. (Si vous survolez la région quelque jour, penchez-vous malgré tout par le hublot, à la hauteur du Jébel Sharag : les 8 cratères couleur deuil qui crèvent les dunes ne doivent rien à la géologie ou à la nature !)

  • Le Québec, quittant la Couronne d'Angleterre pour hausser haut et fier le pavillon bleu à croix blanche fleurdelisé de l'ancien régime, peut-il, par-delà deux siècles - grâce à l'atome militaire français - devenir « crédible », et rejoindre le drapeau tricolore de la Révolution, pour la plus grande sécurité de la France - et de l'Europe ? Hypothèse douteuse seulement pour les imbéciles, effrayante en tout cas pour le très dangereux condominium des deux superpuissances qui se forment - sur le dos de l'Europe. Un vieux cargo français secoué par la tempête au large de Terre- Neuve, et qui emporte vers le Saint-Laurent une « clé » de 6 milliards de francs, tout près du naufrage, est obligé d'accepter l'aide d'un bâtiment U.S.

  • « Les Français s'illusionnent en croyant avoir le monopole du conservatisme et de l'entêtement », disait la fille. Elle l'avait dit bien avant d'être découverte hachée à coups de chaîne, et pas de bicyclette... Aux États-Unis, en 1978, le Sud n'a pas encore perdu la guerre de Sécession, et le Républicains refusent la défaite paraphée par Watergate. Aucune lutte politique, aucune guerre des polices, aucun affrontement intérieur français ne peuvent donner la moindre idée de ce sauvage combat de géants qui se poursuit dans l'ombre, surtout depuis un certain 22 novembre... La MACHINATION débute insidieuse dans un camp de réfugiés vietnamiens de Washington, se développe dans les bars interlopes de la capitale fédérale, touche le ghetto noir et file en cent tentacules qui tous frôlent le parc Lafayette et la Maison-Blanche. Ordinateurs truqués, hauts fonctionnaires corrompus, et même fréquences centimétriques des satellites militaires de la C.I.A. interceptées par « l'ennemi héréditaire », le F.B.I., et un soir tout explose au milieu d'un feu d'artifice d'apocalypse dans une sorte de fjord norvégien qui se trouve pourtant entre Norfolk et Baltimore, léchant la super Académie Navale d'Annapolis.

  • En 1966 déjà, Che Guevara avait tenté de neutraliser les deux Congo, traversant le fleuve afin d'y instaurer une république populaire (cubaine). Dans l'ombre, l'état-major de La Havane décide de ressortir le plan « Lider Maximo 2 » des cartons militaires. Mais il y a un grain de sable : des morts par centaines, et absolument pas par balles : juin 86, le grand rêve du « Che » est une fois encore réduit à néant.

  • Des filles à l'agonie violées, des femmes accouchent en se traînant comme des bêtes, des centaines de milliers de misérables transformés en chiens nauséabonds... Auschwitz ou Treblinka, 1944 ? Et si ça se passait de nos jours ? Et s'il arrivait encore à notre époque de rayer d'un trait de plume un million d'hommes ou de femmes de l'espèce humaine ? Par exemple s'ils sont hindous en cachant l'imminence d'un raz de marée, s'ils sont musulmans en défoliant leurs cultures, s'ils sont noirs en les parquant, s'ils sont blancs en les massacrant par terrorisme interposé.

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